Le sort des Hiboux Boiteux
156 pages
Français

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Le sort des Hiboux Boiteux , livre ebook

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Description

Destiné à l'enfer de par son nom Abenem rencontre le surnaturelle jour de la mort de son père et des révélations mystérieuses de son grand-père. Face à la misère et aux phénomènes inexpliqués qui surviennent à Nkol-Ewondo son village, il doit prendre une décision qui scellera son destin. Entre morts, paranormal, amour et pauvreté, vivez la vie incroyable d'un garçon de 17 ans qui se retrouve tres tot entrainé dans le cercle vicieux de la sorcellerie.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2022
Nombre de lectures 25
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0500€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

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SERTHY
e ort es Ls d iboux oiteux H B
ROMAN
Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés pour tous les pays. No part of this book may be reproduced in any form by print, photo-print, microfilm or any other means without written permission from the publisher.pepitoayissi@gmail.com/693779364Copyright © APELEditions, Yaoundé 2022
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e ort es Ls d iboux oiteux H B ROMAN
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AVERTISSEMENT
Ce livre contient des éléments liés aux surnaturels. Toutes personnes sensibles et les enfan moins de douze ans y sont fortement déconseillés.
faits ts de
Les faits relatés dans ce livre sont purement fictifs quoique racontés dans un village, mon village, du centre Cameroun. C’est pourquoi toutes coïncidences ne seraient que pur hasard.
Illustration de la couverture : MENS
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À ma famille
Chapitre I
 « be, viens ici ! » A La voix de mon père faisait trembler les vieilles poutres de la case familiale. J’étais comme secoué par elle, elle me faisait peur. J’accourus, comme aspiré par ses mots et me plantai devant lui, tremblant. -Est-ce que tu es allé vérifier les pièges aujourd’hui? -Non, pepah…-Et pourquoi tu ne l’as pas fait? -Maman ne se sentait pas bien. Je viens juste de finir de cuisiner le repas du soir pour elle…
Je ne pus continuer. Il se leva et me gifla violemment. Il était encore saoul ce soir. Il me reprocha d’être un paresseux comme ma mère, d’être un fils indigne car je refusais de perpétuer
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la tradition en refusant de devenir un bon chasseur à mon tour.
« Toi et ta mère vous ne me servez à rien. Elle ne veut plus me faire à manger et toi tu ne veux plus aller à la chasse du gibier. Mais non ! Je vais te corriger pour t’apprendre à respecter mes ordres. »
Et il me frappa encore et encore, se baissa pour saisir un bâton qui traînait sur le sol de terre de notre case. Ma mère, couchée sur l’okèkamconjugal, suivait la scène depuis la chambre. Elle se leva aussi vite que son état de fièvre le permettait et vint dans notre pièce principale pour intervenir. -Arrête, Meyok, tu vas le tuer ! -Qu’il meure et toi tu vas le suivre après chez lesbekôms,ainsi vous me laisserez en paix. J’aurai plus à me plaindre de vous.
Elle se précipita pour saisir le bâton et le mouvement circulaire qu’effectua mon père en le soulevant, la heurta. Le petit bout du bois d’hévéa qui dépassait de la main de mon père frappa ma mère à l’œil droit. Celle-ci poussa un grand cri et se tint le visage des deux mains.
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-Aaaaaah ! -Meumah, meumah ! Je me précipitai sur ma mère en bousculant mon père au passage. Elle hurlait de toutes ses forces en roulant de gauche à droite en frappant des deux pieds le sol. Des lignes de sang se dessinaient sur sa joue droite, brouillée par ses mains qui voulaient empêcher son écoulement. Elle avait certainement une blessure.Son œil était-il crevé ? Ma mère allait-elle mourir ? Mon père nous observait chancelant, le regard hagard ; il s’en foutait. Je trouvai un tissu accroché au mur, dans un coin de ce qui nous servait de salon, et j’en fis un pansement pour ses yeux.
 Ma mère et moi, passâmes devant un homme barbu, habillé de haillons, le visage violé par la souffrance et le vin de palme de toutes les buvettes du village. Il ne dit mot. Nous franchîmes la porte de bambou. Moi soutenant par le bras ma mère et elle, le regard éteint, grognait de plaintes et marchait d'un pas traînant. Nous perçâmes la noirceur de la nuit et allâmes chez la traitante Allüsse Lucie. La piste conduisant chez cette femme était herbeuse et à part la pleine lune de juin et les lucioles qui clignotaient, on ne voyait rien. J’essayai de faire marcher plus vite ma mère.
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Ce spectacle nocturne dans mon village n’était pas pour me rassurer. La cime des arbres dessinait des ombres inquiétantes que mon imagination animait. Arrivés au détour d’un bosquet, nousdistinguâmes enfin le carré de terre battu de la case de la traitante, éclairé par une lampe-tempête.
Le chemin menant chez Allüsse n’était pas loin, une cinquantaine de pas, par chance. Je traînais presque ma mère, la tenant par les aisselles. Mes senstout en éveil, j’étais en effroi, surtout pour la santé de Memah. Mon père l’avait pratiquement embrochée par son geste. La peste soit de cet ivrogne qui n’a de cesse de nous causer tant d’ennuis.
On traversa les talus qui bordaient la petite haie qui entourait chez Bita, ma marraine. On distinguait juste les raies de lumière des lampes et quelques pleurs d’enfants comme c’était toujours le cas chez elle, épouse de Nzock Bite qui avait une multitude d’enfants. Mais chut! Si elle m’entendait, je m’en mordrais les doigts. Bita était une femme corpulente qui avait juste un mètre cinquante-cinq. Elle faisait penser à Obélix de par ses formes et à Astérix de par sa taille. Néanmoins, elle pouvait mettre en mauvaise posture une centaine de personnes par son
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