Ma vie de chiotte
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Ma vie de chiotte , livre ebook

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Description


La nature humaine vue par le trou de la lunette




Il était une fois... un cabinet de toilette.



Au cours de sa vie il évoque, toujours avec humour et spontanéité, les différentes personnes qui le fréquentent, ainsi que les événements marquants de sa vie, ses réflexions sur le monde... et il y a de quoi en faire tout un « pot » !



Installé dans un paquebot de croisière de luxe, un centre commercial, un appartement, une prison... Il est temps d’analyser les portraits de l’humanité dans son intimité !



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EAN13 9782381537634
Langue Français

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Exrait

ISBN : 9782381537634
 
L’œuvre présente sur le fichier que vous venez d’acquérir est protégée par le droit d’auteur. Toute copie ou utilisation autre que personnelle constituera une contrefaçon et sera susceptible d’entraîner des poursuites civiles et pénales.
 
Ma vie de chiotte
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La SAS 2C4L — NOMBRE7, ainsi que tous les prestataires de production participant à la réalisation de cet ouvrage ne sauraient être tenus pour responsables de quelque manière que ce soit, du contenu en général, de la portée du contenu du texte, ni de la teneur de certains propos en particulier, contenus dans cet ouvrage ni dans quelque ouvrage qu’ils produisent à la demande et pour le compte d’un auteur ou d’un éditeur tiers, qui en endosse la pleine et entière responsabilité.
Aurore Balland-Pieuchot
Ma vie de chiotte
 
 
Il était une fois… Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants.
Non, ce n’est pas exactement ça ma vie… D’ailleurs, est-ce la vie de quelqu’un ? À part peut-être dans les films de « filles » ou bien dans quelques romans qu’on lit pour se rassurer, se donner de l’espoir…
Non, la vie ne ressemble pas à un conte de fées… Ni la mienne, ni la vôtre j’en suis certain.
***
Ce n’est pas comme cela que je pensais terminer ma vie : seul et inconsidéré. Lorsqu’on est âgé de trente ans, on est dans la force de l’âge. On a des projets plein la tête. On pense que l’on a toute la vie devant soi. Puis une certaine routine s’installe, les années passent et un beau jour, vous vous sentez vieux, presque inutile. Oui, j’ai la nostalgie de mes jeunes années. De cette forme d’insouciance que j’avais à croire que tout était possible… À penser que j’avais la parfaite maîtrise de mon destin. Aujourd’hui, je me rends compte que l’on ne décide de pas grand-chose…
 
Perdu dans mes chimères, je commence à entendre les sirènes de chantier et les bulldozers arriver à proximité de l’établissement. La municipalité a enfin validé la démolition de cette structure que je squatte depuis quelques temps. C’est seulement maintenant que je me rends compte que certaines choses vont changer.
Là, alors que je suis coincé dans 9 mètres carrés entre quatre murs d’une couleur grisâtre, j’observe pour la dernière fois mon environnement. La lumière du jour passe à travers la fenêtre munie de barreaux. On y retrouve un lit superposé scellé dans le mur, ainsi qu’une table servant de bureau et quelques étagères… Cela fait un petit moment que je me trouve ici sans que personne ne me rende visite. La solitude me pèse. Mais avant que mon bourreau procède à mon exécution, l’équipe fait une dernière fois le tour du propriétaire afin de constater que tout est prêt. Que plus personne ne se trouve dans ce lieu avant la destruction.
J’essaie de lui indiquer ma présence. Il ne m’entend pas. Je crie de toutes mes forces sans qu’aucun son ne sorte, totalement aphone. Fatigué par ces efforts vains, j’en suis réduit à me résigner. Après tout, cela devait se passer ainsi. C’était mon destin.
 
Dans un sursaut de vie, à quelques heures de la fin, avant d’être enseveli à tout jamais sous un tas de gravats, je vais vous raconter ma vie.
 
CHAPITRE I – Ma naissance
Je suis né le 17 avril 2000, dans une petite ville de France où il fait bon vivre. Loin des autoroutes, de la pollution, de l’agitation. Cette agglomération se situe au milieu de montagnes verdoyantes. Les touristes visitent ce lieu préservé et ainsi profitent des chemins de randonnée. Certains sentiers au sommet des crêtes offrent une vue époustouflante.
En contrebas, on peut apercevoir le centre-ville. La nature environnante semble former un écrin protecteur telle une bulle.
Au cœur de la municipalité, les ruelles les plus anciennes desservent les administrations régaliennes. L’imposante prison impressionne de par son architecture et de par l’immense portail métallique qui accentue son aspect austère. Un peu plus à l’écart, on peut voir l’hôpital. Des personnes à la mine inquiète pénètrent dans l’établissement.
Tout autour de nombreux bâtiments sont toujours dans des locaux anciens au charme des années 1900. Rien à voir avec ces villes ultra-modernes qui perdent peu à peu toute âme. En périphérie de cette ville, cinq usines sont implantées mais ne défigurent en rien le paysage. Parmi celles-ci, on remarque les deux entreprises les plus prospères : une fabrique de faïence et une industrie créant des luminaires.
Les habitants sont heureux d’avoir du travail au milieu d’espaces verts. Cette ville est presque un havre de paix perdu au bout du monde. Loin de tout diront certains mais au calme, avec une sérénité et une proximité qui n’ont pas de prix.
Dépourvu de tramway, de métro, il y a cependant quelques lignes de bus disponibles où les usagers trouvent sans problème une place assise. De toute façon, la plupart des commerces sont accessibles à pied. C’est écologique et bon pour la santé, il suffit d’aimer marcher. Cette cité n’est pas tout à fait ordinaire avec son côté désuet. Le temps semble s’être arrêté. Et moi, un jour je finirai ma vie ici.
 
Les mois passent, les années s’égrainent sans que l’on ne s’en aperçoive. Les enfants grandissent, font des études, se marient, construisent une maison, vont travailler.
Puis à leur tour, scolarisent leurs enfants et inéluctablement, un jour c’est l’heure de la retraite. Les parents deviennent, alors, grands-parents… Le cycle de la vie recommence sans prévenir, presque sans laisser le temps de savourer les différentes périodes. Seule l’accumulation des souvenirs, des rides aux coins des yeux sont autant de petites choses qui rappellent aux individus que l’existence passe et se termine.
 
Parfois j’aurais aimé savoir ce qui m’attend pour profiter à fond des bons moments et anticiper les mauvais. Pas vous ?
 
Pour l’heure, je vais tout d’abord vous raconter mon vécu. Sans ne rien vous cacher, sans filtre. Juste la vérité, une longue confidence qui je l’espère, pourra vous éclairer sur le sens de la vie.
***
Tout a commencé par une belle journée de printemps où la nature expose fièrement ses fleurs colorées. Cet instant fugace où les habitants semblent plus joyeux avec l’apparition des premiers rayons du soleil. Je perçois en une fraction de seconde que quelques oiseaux font leurs nids. Que des gens se rendent au travail, pendant que leurs chats profitent d’une maison sans bruit, confortablement installés près du radiateur… Ah ! Quelle belle vie, ils ont ces félins ! Une vie de rêve…
Je prends peu à peu conscience du monde qui m’entoure. De la luminosité ambiante, de vous, de moi, de vos échanges.
 
Mais revenons à ma naissance qui a eu lieu précisément à 14 h 12, dans une salle toute blanche, impersonnelle, froide aussi bien par sa température que par son décor. Pendant mes premiers instants, je me souviens que toute une équipe s’est affairée autour de moi presque comme pour une star. J’ai été lavé, manipulé avec soin et beaucoup d’égard. Tout le personnel était habillé en blouse blanche, très concentré sur leurs gestes minutieux, rythmés telle la chorégraphie d’un ballet.
***
Concernant ma conception, elle a été programmée, souhaitée. Aucune place pour le hasard. Mon entourage a choisi mon nom, bien avant ma venue : Azur Isotor, de genre masculin, tout blanc, sans signe distinctif, pas même un petit grain de fantaisie. D’autres sont nés ce même jour. Tout au long de ma vie, je vais en côtoyer certains, ou tout simplement les observer, scruter leurs faits et gestes pour mieux vous les faire partager.
Les jours passent à une allure effrénée, comparable à un tourbillon où tout s’enchaîne malgré moi. J’en ai des vertiges. Pourtant, je n’en garde que quelques maigres souvenirs de cette période.
Très vite, me voici déjà propulsé dans ma première affectation.
Il me tardait tellement de commencer mes fonctions, de me retrouver dans la vraie vie, parmi vous. D’avoir un rôle à jouer dans la société. D’avoir une place ! Les gens qui ne côtoient pas l’ennui, ne savent pas comment il est difficile d’attendre sans but précis.
Et puis, le grand jour est arrivé. Une fois dehors, une pluie fine tombe sur moi. Ce n’était pas désagréable de sentir la fraîcheur du matin. De pouvoir apprécier le contact de l’air sur moi. Grâce à ce petit tour en extérieur, cela m’a permis d’observer d’autres individus que je ne connaissais pas, d’entendre quelques bribes de conversations. Ensuite, des personnes m’ont mis dans un véhicule à l’arrière. Bien calé et ceinturé pour ne pas que je puisse bouger ou tomber.
Après un trajet d’environ une demi-heure avec un bon nombre de virages qui m’ont donné la nausée, nous sommes arrivés enfin à bon port.
C’est là qu’une autre équipe a pris le relais et m’a installé avec gentillesse et précaution dans une pièce joliment aménagée.
 
Mon nouvel environnement sent très fort la peinture. Visiblement, je suis le premier à occuper les lieux. Quelle sensation agréable de penser qu’on a fait tous ces efforts uniquement pour ma venue !
La petite pièce est de couleur sable, ocre avec des nuances de marron. Tout de suite, je me sens dans mon élément. Cela me procure un sentiment de bien-être, parfait pour assurer mes futures fonctions.
En détaillant mon nouveau milieu, je discerne que ces nuances sont nullement agressives, mais reposantes, idéales pour se relaxer et se vider la tête.
***
Une fois que mon installation est faite, une hôtesse bien habillée avec un tailleur noir et turquoise, tenue sobre mais élégante, me met à l’aise en me racontant son parcours professionnel et dérape sur sa vie personnelle. Ensuite elle vérifie que je ne manque de rien que tout est en ordre. Parfaitement rassurée cette femme prend congé me laissant seul un petit moment. Je peux ainsi profiter du calme avant de pouvoir enfin jouer mon rôle…
***
Ma carrière est rythmée par vos apparitions quotidiennes. Quel que soit votre métier, votre problème, je vous reçois. Et je sais tout de suite comment vous allez…
Je dois bien admettre que c’est plutôt glorifiant que tout le monde vienne me voir. Je suis incontournable, essentiel. J’ai à plusieurs reprises eu l’impression d’avoir même un pouvoir sur vos vies. Sans pour autant oublier ma destinée : vous rendre service à tout moment, en fonction de vos envies et besoins. Malheureusement je suis souvent caché, mis à l’écart : les gens ont presque honte de venir me voir pourtant je vous soulage, j’absorbe sans jamais me plaindre. Je vous observe, je sais tout de vous, vos habitudes, votre façon de vous habiller, votre état de santé, vos humeurs. Je suis toujours là pour vous, fidèle mais discret… Parfois, vous venez en chantant ou avec un livre. Depuis quelques années, certains d’entre vous viennent avec une tablette. Peut-être pour avoir avec soi un objet familier qui vous aide. Rares sont ceux qui n’apportent rien, juste à attendre que la mission se passe…
Je suis fier de constater que le plus souvent, vous repartez avec un air satisfait.
 
Je suis là pour vous et ne refuse aucune présence même si l’attitude d’un sujet ne me plaît pas. Je n’ai pas le droit ni le pouvoir de vous chasser. Mon devoir est d’apporter une solution à votre problème avec patience et dévouement.
Personne au monde ne peut vivre sans moi pourtant, lorsqu’on vient me « consulter », c’est tabou et vous ne m’écoutez pas. Alors j’ai décidé de me livrer au travers de ce récit. De vous raconter mon ressenti presque de crier ma peine ou mes joies pour qu’on puisse m’écouter, rien qu’une seule fois. Après promis, je reprendrai le cours de ma vie et vous la vôtre.
Mais qui suis-je ? Un banquier, votre psy ou bien un ami ?
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Lorsque la panse se dépense et déverse son flot de pensée...
CHAPITRE II – Qui suis-je ?
Non rien de tout cela, je suis une chose de votre quotidien… Je suis insignifiant, presque invisible à vos yeux. Vous ne faites jamais attention à mon existence et profitez de moi sans ménagement… Si ce n’est pas malheureux de n’avoir aucune considération. Moi qui sais tout de vous… En revanche vous ne savez rien de moi… Avez-vous trouvé mon identité ?
 
Je suis un WC, un cabinet d’aisance ou de toilette également appelé vulgairement une « chiotte »… Aussi, au travers de mon récit vous allez vivre ma vie de chiotte…
Mais avant de commencer ma longue confession, je vais vous donner la définition du mot « Toilettes ». Terme qui désigne un local appelé aussi « cabinet » ou « petit coin ». Ce lieu, souvent à l’écart, où vous pouvez vous enfermer, et vous consacrer à votre soulagement volontaire. Autant de déjections corporelles : principalement des urines, défécations, et parfois des vomissements.
 
Connaissez-vous l’histoire de mes origines ? D’où vient mon nom ? Et comment ai-je « atterri » dans vos logements ? Car autrefois je n’existais pas, les gens faisaient dehors ou derrière un escalier… Puis pendant l’Antiquité, à Rome, on inventa un lieu appelé « latrines ». Du latin « Latrine » qui viendrait de « laventrina » qui signifiait jadis « bain ». Mes aïeuls ont connu cette période. Les dites latrines étaient disposées dans une grande pièce. À l’intérieur, il y avait des bancs en pierre percés de trous à intervalles réguliers. Si vous avez l’occasion de visiter les ruines de la ville d’Éphèse en Turquie vous pourrez admirer mes ancêtres encore en bon état.
À cette époque les déjections produites terminaient dans un système d’égout ultra-révolutionnaire. Dans cette salle, il pouvait y avoir jusqu’à 80 personnes. C’était d’ailleurs un lieu de rendez-vous où les habitants de la classe moyenne, pouvaient se retrouver pour dialoguer, échanger ou conclure des affaires tranquillement… Décidément les Romains savaient joindre l’utile à l’agréable… Imaginez-vous aujourd’hui en réunion, tous ensemble, dans la même pièce en train de déféquer, péter, de vous vider les entrailles aux côtés de vos supérieurs… Certes, avec ce système vous n’aurez plus peur de votre Big Boss ! En revanche il serait peut-être délicat de demander une augmentation ou bien de parler de chiffre d’affaires entre deux prouts ? Seriez-vous tout aussi crédible ? Non, dans notre civilisation le fait d’aller aux toilettes est bien trop tabou. Princes et princesses que vous êtes, ne fréquentez jamais ce lieu…
 
Il a existé plusieurs versions de cet équipement par exemple les chaises percées ou les pots de chambre.
Les toilettes ont donc connu des évolutions, la principale étant l’invention de la chasse d’eau au XIXème siècle.
À partir de 1834, des urinoirs appelés « vespasiennes » sont mis à disposition dans les villes de France. Au fil des années, ce concept s’est avéré peu hygiénique et extrêmement mal odorant. Si bien qu’à Paris, en 1959, la municipalité avait donc décidé de les détruire, au profit des « Water Closet ». Ces espaces sont plus intimes, moins sales, avec « Dame pipi » pour nettoyer après chaque passage. La prestation était payante, soit 37 centimes la commission.
 
À cette période les WC « privatifs » étaient installés dans un cabanon au fond du jardin. Lugubre et sombre, ce petit coin était dépourvu de décoration. Pour la démocratisation de cet objet, il aura fallu attendre 1960 pour que les cuvettes soient intégrées dans les maisons.
Au fil des années mes confrères et moi avons acquis une certaine légitimité. Maintenant cet espace a toute sa place dans les foyers. Désormais les fabricants surfent sur cette vague et proposent des abattants fantaisies. Une petite touche de déco pour rendre le lieu plus agréable.
 
Ce qui est amusant, c’est de savoir que depuis l’invention du cabinet de toilette la forme de la cuvette n’a pas réellement changé. Cependant, des chercheurs veulent mettre en place des toilettes plus écologiques. Elles seront conçues de façon à moins gaspiller d’eau car lorsque vous tirez la chasse c’est en moyenne neuf litres d’eau potable rejetée.
 
De nos jours les chiottes ont une place partout et même la loi « se range » de notre côté :
D’après l’INRS, les employeurs ont des obligations à respecter concernant ce petit coin :
« Afin de garantir l’hygiène des salariés ainsi que de bonnes conditions de travail, l’employeur doit mettre à leur disposition les moyens d’assurer leur propreté individuelle, notamment des vestiaires, des lavabos, des cabinets d’aisances et le cas échéant, des douches.
Combien de toilettes doivent être mises à la disposition des salariés ?
Pour que son établissement soit en conformité avec la réglementation, l’employeur a l’obligation de mettre à la disposition de son personnel des cabinets d’aisances séparés pour le personnel féminin et masculin, à raison d’au moins :
un cabinet d’aisance et d’un urinoir pour 20 hommes ;
et de 2 cabinets pour 20 femmes.
Le nombre de toilettes à concevoir dépend donc de l’effectif de l’établissement, en prenant en compte le nombre maximal de travailleurs présents simultanément dans l’établissement, que ces derniers soient en contrat à durée déterminée ou indéterminée, à temps complet ou à temps partiel.
Le décompte est à faire séparément pour les femmes et pour les hommes, par tranche de 20 personnes. Ainsi, il conviendra de prévoir au minimum :
de 1 à 19 femmes : 1 cabinet d’aisances ;
de 20 à 39 femmes : 2 cabinets d’aisances ;
de 40 à 59 femmes : 4 cabinets d’aisances (etc.).

de 1 à 19 hommes : 1 cabinet d’aisances ; ...

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