Marées basses
138 pages
Français

Marées basses

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138 pages
Français

Description

À marée basse, les distances s'étirent, les fractures se dévoilent. François décide de partir. Zoé veut remplir son arrosoir. Akin doit faire vite. Samuel erre dans la ville. À marée basse surgissent des questions : que cache Adeline sous son maquillage ? Qui est cette femme au manteau rouge ? Qu'est-ce qui ronge Mathilde ? Les personnages de ces nouvelles vont et viennent dans leurs quotidiens un peu chahutés. Ils nous rappellent la complexité des rapports humains, mais ils le savent : la mer finit toujours par remonter.

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Informations

Publié par
Date de parution 30 octobre 2019
Nombre de lectures 0
EAN13 9782806110442
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

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Exrait

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MarieAstrid Roba
Marées basses Nouvelles
Marées basses
D/2019/4910/61
©Academia – L’Harmattan s.a.Grand’Place, 29 B-1348 Louvain-la-Neuve
ISBN : 978-2-8061-0495-3
Tous droits de reproduction, d’adaptation ou de traduction, par quelque procédé que ce soit, réservés pour tous pays sans l’autorisation de l’éditeur ou de ses ayants droit.
www.editions-academia.be
Marie-Astrid Roba
Marées basses
Nouvelles
« Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard. » Jean-Jacques Goldman « Et de vagues rochers que les marées dépassent Et qui ont à jamais le cœur à marée basse. » Jacques Brel
La plage
Lorsque je viens te voir, tu me demandes comment il fait dehors. Tu regardes le ciel à travers la fenêtre et le ciel est changeant. On ne peut pas se fier à ce qu’ils disent : hier encore il pleuvait et ça devait durer, mais là il fait soleil. Toi, tu fixes le ciel en fredonnant lesOies Sauvagesde Michel Delpech. Ce n’est pas la migration pourtant. Tu observes les nuages. Ils te rappellent sûrement les animaux que tu y apercevais, enfant. Tu écoutes le chant des oiseaux. Il n’y a pas d’oiseau dehors et la fenêtre est fermée, mais leur pépiement emplit la pièce à travers le disque qui tourne en boucle. Te souviens-tu des soirs d’été où tu m’emmenais écouter les bruits de la nature ? Notre jardin de ville était pour toi un havre de ressourcement. Tu dénouais ton tablier et laissais à l’intérieur tous les miasmes du ménage. Le crépuscule t’appartenait et il t’offrait inlassablement cette mélodie céleste qui t’enchantait. Est-ce pour cela que j’ai toujours voulu regarder plus loin, plus haut ? Y aurait-il une hérédité dans mon métier d’astrophysicienne ? Pour ce qui est de s’élever, j’avoue, tu me bats… Si j’ai pu tutoyer les étoiles, toi tu es la confidente du divin. C’est un après-midi de janvier, l’air est froid et sec. Tout est figé sous le gel qui n’en finit plus de sévir en vagues successives. La dernière m’a glacée plus que toutes les autres. Depuis ce coup de téléphone, je cours après le temps. Je cours après toi. Je voudrais rassembler toute ma vie avec toi en une seconde. Il parait que c’est comme ça que ça se passe, comme
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