Mes frères pourquoi vous me faites ça ?
241 pages
Français

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Mes frères pourquoi vous me faites ça ? , livre ebook

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Description

Arrivé à Kinshasa en 1983 pour quelques semaines seulement, Ditalala y passera 18 ans contre son gré. Il pensait y trouver une ambiance familiale favorisant l'épanouissement, or son expérience fut dramatique. Dans ces conditions, la famille dans sa conception africaine, pouvait-elle encore avoir tout son sens ? C'est à cette question que l'auteur tente de répondre en remontant les événements malheureux vécus par Ditalala.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 avril 2009
Nombre de lectures 275
EAN13 9782296226456
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0124€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Mes frères,
pourquoi vous me faites ça ?
Ecrire l’Afrique
Collection dirigée par Denis Pryen


Dernières parutions

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Emmanuel MATATEYOU, Palabres au Cameroun , 2008.
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Fatou NDIAYE DIAL, Nerfs en feu , 2008.
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Alain THUILLIER, De la Forêt des Abeilles au mont Cameroun , 2008.
Alexis Kalunga


Mes frères,

pourquoi vous me faites ça ?


L’H ARMATTAN
© L’H ARMATTAN , 2009
5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-08609-8
EAN : 9782296086098

Fabrication numérique : Socprest, 2012
Ouvrage numérisé avec le soutien du Centre National du Livre
S’il y a une gymnastique difficile à faire dans la vie de quelqu’un, c’est celle de parler de soi, lorsque l’on veut s’engager dans la recherche de voies et moyens pour le redressement d’une situation communautaire qui fait mal. La difficulté se situe d’abord en la personne à utiliser dans le récit de certains faits.

En effet, en faisant usage du je, on court le grand risque de ne parler de soi qu’avec indulgence et prétention et d’accuser littéralement les autres.

Or, les responsabilités étant partagées, il est donc indiqué de faire davantage usage du nous en vue d’assumer aussi sa part, si minime soit-elle. Cela est d’autant plus juste et honnête, à la fois, que le personnage nommé Ditalala, un nom qui signifie paix, calme, entend ouvrir son cœur et suscite un grand débat de société dans une histoire qui passe pour être vraie, dans ce monde plus que jamais corrompu.

En effet, en route pour Bruxelles où je devais poursuivre mes études universitaires en droit, après l’obtention de mon diplôme d’Etat, l’équivalent du baccalauréat, je suis arrivé à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, alors République du Zaïre, au soir du 14 septembre 1983.

Cette escale, m’avait-on laissé entendre, ne devrait prendre qu’environ trois semaines, le temps de disposer du passeport en vue de solliciter le visa d’étude à l’ambassade belge. Il faut dire qu’à cette époque l’obtention du visa ne posait pas autant de problèmes que, actuellement, avec l’explosion de l’immigration qui suscite tant de débats, parfois avec passion, et de commentaires en sens divers.

Mais seulement voilà, au moment où je m’apprêtais à retirer le passeport au service ad hoc du ministère des Affaires étrangères, Jacques, mon frère aîné, avec qui j’avais quitté Lubumbashi et qui devait assister à mon embarquement à l’aéroport de N’djili pour Bruxelles a eu un entretien avec Bruno, l’oncle paternel et frère cadet de mon père, qui nous accueillait chez lui. Il avait bénéficié de l’encadrement de celui-ci pendant qu’il était encore à l’âge scolaire et avant que mon père n’ait son premier enfant. La décision prise au cours de cet entretien qui s’était tenu loin de mon regard était sans appel à mon sujet.

En effet, le voyage pour le pays du roi Baudoin Ier était tout simplement ajourné d’un an. Plusieurs raisons avaient été avancées, mais deux seulement me reviennent à l’esprit. La première était que la personne qui devrait m’accueillir en Belgique était décédée.

Et n’ayant pas une autre connaissance, à cette époque-là, disposée à me recevoir, il n’y avait pas moyen de se faire prier pour se plier à cet argument. La vie dans un internat quelconque n’était pas évoqué en aucun moment. Pendant ce temps, certains des mes frères, enfants de Bruno, vivaient déjà dans ce pays depuis quelques années. Quant à la deuxième raison, il faut dire qu’elle était toute aussi inédite.

En effet, pour maximiser mes chances de réussite à l’université belge, il m’importait de passer un an à l’université de Kinshasa. Concrètement, il s’agissait de me familiariser avec le monde de l’enseignement supérieur afin de mieux me tirer d’affaires le moment venu en Belgique.

Au-delà de l’ajournement de mon voyage, il fallait penser maintenant à la destination du billet d’avion. Que fallait-il en faire ? Le garder puisqu’il était valable pendant un an ou le retourner à la compagnie aérienne émettrice et se faire rembourser ? C’est cela qui m’a fait dire que la deuxième raison sortait aussi de l’ordinaire.

C’est pour dire que quand on n’a rien à dire dans la prise de décisions qui nous concernent, on est de temps en temps cour-circuité par la tournure que prennent les événements dont on semblait, pourtant, avoir le contrôle du déroulement.

En effet, alors que je venais d’enlever de ma tête un éventuel atterrissage à Zaventem, tout en développant bien entendu l’idée de garder le titre de voyage pour l’utiliser le moment venu, quelques jours après, il a été décidé que celui-ci serait utilisé par Placide, un fils de Bruno. Entretemps, celui-ci prit l’engagement de me trouver un autre billet dans un an ce qui était tout à fait logique.

Le nécessaire a été fait et, avant la fin de l’année 1983, Placide avait foulé le sol belge. Une chose, cependant, si mes chances de réussite dans les universités belges étaient subordonnées à une année préparatoire à l’université de Kinshasa, pour mon cousin Placide qui avait décroché son diplôme d’Etat, l’équivalent du baccalauréat, un an plus tôt que moi, la préparation n’était pas un impératif, si bien qu’il vécut une période d’oisiveté que l’on tenait, coûte que coûte, à m’éviter.

C’est ainsi que Bruno prendra contact, personnellement, m’avait-il laissé entendre, avec le recteur de l’université de Kinshasa de l’époque, en vue de mon inscription à la faculté de droit. Je pouvais bien accepter ce trafic d’influence, du fait que je n’avais pas rempli le formulaire de demande d’inscription en bonne et due forme et à temps.

Et il convient de souligner qu’à cette époque-là avoir une inscription à l’université relevait du parcours du combattant, les capacités d’accueil étant insuffisantes.

Malgré les efforts engagés par Bruno, je n’ai pas pu être inscrit, malheureusement. Le temps passe et l’année préparatoire se transforme en une année d’oisiveté. Personne n’a plus évoqué mon problème de voyage. Le dossier se ferme allègrement sous mes yeux. Rendant visite à mes amis d’enfance, Maurice et Martin, qui sont à l’institut supérieur de commerce de Kinshasa, ils me conseillent d’être souple d’esprit, afin d’éviter une deuxième année blanche.

Nous faisons alors une descente à la section Soir, où nous prenons contact avec un secrétaire qui nous fait une proposit

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