ON ME L’A ÔTÉ
182 pages
Français

ON ME L’A ÔTÉ , livre ebook

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Description

"Tu empoignes la barre brûlante en face de toi, ou tu t'écrases sous la semelle des plus forts !" Toute une philosophie qui résume la vie de Nobindja, cette femme-mâle, fille de l'esclave Vasseko et de Sibima, celle qui venait de la brousse de Khwana. Mahoua S.Bakayoko se confie, se dévoile comme jamais. Elle s'ouvre sans faux-fuyants au regard des Hommes. Cette auteure émouvante, du réel, restitue son enfance. Un Véritable hommage à ses parents : leurs forces, leurs faiblesses, leur apport à l'humanité, tout y est dit. La citadine d'Abidjan nous fait découvrir cette grande tradition du mandé dans ses aspects plus insoupçonnés. Nous restons convaincus et affirmons avec force que ce livre vous bouleversera, vous laissera son empreinte, tout en vous ouvrant les yeux sur notre Afrique profonde qui est en voie de disparition.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2021
Nombre de lectures 2
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,05€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

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Mahoua S. Bakayoko
ON ME
L’A ÔTÉ
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On me l’a ôté
À cette terre du Worodougou
À Klwana
Ces pas évanouis au royaume de djodjobroudjo
Vasseko
Messotié
Sibima
Maloga
À la femme-mâle aux multiples noms
Nobindja
Massouho
Maïmouna
Siéba-Bindjia
Worodougouka-mousso
La porteuse de canne
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PROLOGUE
1Zro yé né bé
Tadjroogoké
Né bié tadjroogoké
Un haut chant rageur s’élevait de la plaine.
Avançant tranquillement sur cette voie depuis une heure
environ, Vaflahi est ébranlé par cette assourdissante
voix emplissant de façon soudaine mais graduelle
toutes les ouvertures de son corps. Les oreilles, le
nez, la bouche, la peau. Ses organes déconcertés,
contraints aspiraient goulûment ce ténébreux son.
Cette voix surhumaine sortie des tréfonds du néant.
Vaflahi et ses passagers étaient seuls dans cet
endroit auréolé par l’intrigante ambiance apocalyptique
qui s’épaississant de plus en plus autour du Courrier.
Vaflahi, dans un instant de panique, lança un long et
bruyant pet á lui défoncer l’orifice anal. Ils
s’entremêlaient les pinces. Ses mains confondent le volant et
le frein à main, ses pieds, les différentes pédales. Il
1- chant
L’exciseuse m’a fait tomber
Je vais lui faire la même chose
Moi, je vais lui faire la même chose
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On me l’a ôté
cala sec le moteur de sa fidèle guimbarde, une 504
familiale surnommée le courrier pour la préférence de
l’administration à lui confier tous ses courriers pour
l’arrière pays.
Le Courrier était toujours surchargé. Le
porte-bagage était représentatif d’un village en miniature
avec, côte à côte, des tabourets, de la vaisselle, des
sacs de voyage et de céréales. Des moutons bêlant
à tue-tête, des chèvres intraitables chevrotant sans
retenue. Des poules caquetant inlassablement en
donnant le change aux aboiements d’un chien
exigeant sa libération. Tout trouvait une place sur le toit
du Courrier, emprisonné par ces cordes nouées de
mains de maître par un expert. Vaflahi ne filait jamais
à vive allure sur cette piste qu’il connaissait comme
l’intérieur de sa case à coucher.
Voici bientôt trente ans qu’il avait remplacé au
volant de « la 504 familiale » son vieil oncle maternel
parti sans crier gare á Djodjobroudjo, au royaume
des ombres. La fougue du jeune chauffeur avait
progressivement fait place á la tempérance de l’âge. La
vie, cette redresseuse des égos, émoussait toute
ardeur, même la plus volcanique. Du pays, il en avait
parcouru, à bord du Courrier. Il avait transporté tant
de passagers de la région ! Ses clients de tous
horizons et de tous sexes devenus fidèles de génération
en génération. De père en fils, de mère en fille. Que
d’aventures vécues avec le Courrier ! Que de femmes
à terme qui avaient donné vie couchées à l’arrière du
courrier, quand d’autres passagers avaient poussé
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On me l’a ôté
leur ultime expiration affaissée sur cette même
banquette ! Vaflahi avait fait sienne cette destination.
Deux allers et retours par jour, parfois le double en
période faste, sur cette voie assez calme et perdue
en claire savane. Une piste escarpée par endroits
avec ces roches inattendues surgissant en pleine
chaussée, mais sans grand danger pour qui l’a
domptée. Une voie qui devenait pénible, impraticable
en saison pluvieuse avec cette coulée de latérite qui
se transformait en une longue piste de patinage
désynchronisé. Le septuagénaire reconnu prudent
aussi bien par ses congénères transporteurs que les
passagers, le demeurait dans cet arrière pays, où les
voitures faisaient encore fuir les villageois en sens
opposé du bruit, en direction de la brousse.
Nombreux étaient ces clients réservant la veille, pour
s’assurer une place dans le Courrier de Vaflahi.
Les passagers de ce jour, une bonne quinzaine de
personnes entassées les unes sur les autres, sont
projetés violemment vers l’avant de la voiture.
Chacun s’accrochant tant bien que mal à quelque chose
dans l’habitacle, alors que s’élevait cette sorte de
brume tout autour du Courrier. Une fumée surréaliste
qui s’épaississait à vue d’œil. Certains,
profondément endormis, bercés par le ronronnement paisible
du Courrier et réveillés brutalement, n’avaient qu’un
seul but : sortir de cette voiture par le plafond, les
yeux toujours clos, sans même avoir repéré la lueur
d’une lucarne. Un grand branle-bas sanglant en
perspective avorté par la reprise de la mystérieuse
chanson.
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On me l’a ôté
- Zro yé né bé
- Tadjroogoké
- Né bié tadjroogoké
Alors que s’estompait le chant, la brume
commença à s’éclaircir. Ils l’aperçurent tous ensemble,
impossible qu’il en soit autrement. Elle était partout
devant leurs yeux ronds de stupéfaction. Un rêve,
mais dans toute sa réalité. Parmi la quinzaine de
personnes paralysées par la peur, seule une passagère
ayant encore les ressources nécessaires pour brayer
lançait des cris sauvages qui vinrent réactualiser les
mémoires engourdies par tous ces éléments
surnaturels arrivant on ne sait d’où.
- Koutoubou yédjé
- Yéla oh…….yéla
La chanson retentit à nouveau. Mais diantre, d’où
pouvait donc provenir cette voix caverneuse
envahissant ainsi tous les recoins de la vallée ?
Tremblotants comme des étoffes suspendues sur une corde
livrées à une tornade, les passagers se serraient les
uns contre les autres. Apeurés, ils n’osaient se mouvoir.
Seuls bougeaient les yeux pour les plus téméraires
espérant apercevoir la source du son. Cette fresque
grandeur nature continuait de remplir leur champ de vision.
Vaflahi, le premier à se reprendre pour déterrer de sa
mémoire des indices, lentement articula :
- Les disparus du marigot…..
Ils restaient ébahis. Tous avaient entendu une fois,
ce récit dans leur vie !
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On me l’a ôté
Cinq siècles, cent ans, cinquante ans, vingt ans ?
Nul ne saurait situer l’époque de la survenue de cette
légende qui demeure intacte dans la mémoire des
3habitants du Worodougou . La légende aura traversé
les saisons, les lunes, les soleils. Invariable dans son
récit et son mode de transmission.
Cette année-là, Dame Nature fut d’une générosité
remarquable. Des pluies abondantes et régulières
arrosaient toutes les cultures avec en prime une
fertilisation naturelle du sol. Les oracles étaient formels,
un bonheur inédit courait á vive allure vers le village.
Tout le village eut une grande et belle récolte. Des
tonnes et des tonnes d’ignames, de patates et de
céréales enregistrées. Des milliers de paniers croulant
sous le poids des produits maraîchers furent récoltés
chaque jour. Ereintés par de longues journées de
travail, les paysans regardaient impuissants les grappes
de fruits pourrir sur les arbres après la razzia des
animaux sauvages. Face á cette production
exceptionnelle, tous se mirent á rêver d’un marigot d’une
splendeur jamais égalée dans toute la région.
2 - un grand malheur sur moi
Eh allah, oh mon Dieu en malinké
3 - worodougou
Le Worodougou, situé dans le centre-ouest du pays, est l'une des 30
régions de Côte d'Ivoire et du district deWoroba. D'une superficie de 21
900 km2, sa population est estimée en 2010 à 536 012 habitants (densité
: 24,5 hab./km2). La ville de Séguéla en est le chef-lieu (ainsi que du
district du Woroba qui englobe la région) ; la région abrite également les
villes (sous-préfectures) de Kamalo, Sifié, Worofla, Diarabana, Dualla,
Massala (département de Séguéla) et de Djibrosso, Morondo,
Fadjadougou, Kani (département de Kani). Source Wikipédia
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Durant un mois, le village serait en fête. On
passerait les journées et les nuits á danser et chanter au
son des djembés. Chaque famille ayant au moins une
fille á exciser, le marigot de cette année serait l’affaire
de tous sans exception. Même pour les plus
démunis, sans aucun moyen. Avec toutes ces récoltes,
tous étaient en mesure de briller aussi. Le nombre
des candidates cette année, plus d’une centaine de
jeunes filles, un record pour le village. En réponse aux
invitations, les hôtes arrivaient de partout, les bras
chargées de présents. Des sacs de riz, d’arachides,
des énormes fuels d’huile rouge, des étoffes rares. Des
beaux pagnes tissés à offrir aux nouvelles excisées.
4Le jour de l’excision , toutes les appelées du
marigot firent honneur aux familles en faisant preuve d’une
grande bravoure. En ces temps-là, l’excision se
pratiquait au bord d’un cours d’eau, un endroit sacré,
discret, loin du village appelé « le marigot de l’excision ».
Un cours d’eau qui en rajoutait à l’idée de purification
après la coupure de l’objet de souillure. Ce lieu, comme
une citadelle imprenable par des esprits malins,
bénéficiait d’un bouclier mystique.
Les filles passèrent sous le couteau de la
Zro5mousso comme elles passeraient chez la coiffeuse
du village. Elles repartirent du marigot, le sexe
sanguinolent, le visage rayonnant, affichant un large
sourire aux lèvres. La cerise sur le gâteau, ces pas de
4 - excision
Une excision est, dans son sens le plus général, l'ablation d'une partie de
tissu biologique. Le terme est plus communément utilisé pour désigner
l'ablation du capuchon du clitoris voire du clitoris en entier, pratique
également connue sous le nom de mutilation génitale féminine. Wikipédia
5 - Zro-mousso : l’exciseuse
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danse vigoureux exécutés par chacune des excisées
sous les applaudissements et cris de joie des familles
et des proches. Installés à mi-parcours, attendaient
les Djembés et les hommes interdits de marigot. Les
nombreux joueurs de djembés venus de toutes les
contrées se relayaient. Des hommes esquintés par
des excisées qui ne s’épuisaient pas quand elles
étaient face à eux. Elles dansaient jusqu’au bord de
l’évanouissement. Le soleil était au rendez-vous. Il
frappait ces têtes et corps dégoulinant de sueurs. Ce
fut sous cette chaleur caniculaire que la file de filles
continuaient de passer aux mains de l’équipe des
Zro-mousso recrutées pour leur réputation bien
établie dans tout le Worodougou. L’excision rythmée par
les djembés ira jusqu’au fond de la nuit. L’écho de
cette gigantesque fête se répandait comme une trainée
de poudre, á des centaines de kilomètres á la ronde.
Partout l’on vivait au rythme de cette grande fête.
La sortie des jeunes excisées après la cicatrisation
fut mémorable. Tout le village était pris d’assaut. Il
devint, le temps de cette grande sortie, le centre
névralgique de tout le Worodougou. Chaque chose ayant une
fin, même les plus douces, la fête s’acheva un jour.
Et pourtant personne ne souhaitait cette fin. Les
Zro-mousso repartaient avec des malles de pagnes
et beaucoup de vivres récompensées pour la maîtrise
de leur métier par des parents satisfaits.
Dès le lendemain, à peine les derniers hôtes partis,
les ultimes rangements achevés que la mélancolie
s’installait dans le cœur des villageois. L’on ne parlait
que de ce marigot : dans les champs, au fleuve, sur
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les marchés hebdomadaires, au clair de lune. Rien
d’autre n’intéressait les villageois. Seule, la grande
fête meublait les conversations, du lever au coucher
du soleil. Le conseil des chefs, gagné aussi par la
morosité de leurs sujets se réunit.
- Nous décidons la réédition du marigot pour la
seconde fois. Nous referons cette fête inoubliable. Nos
mêmes vaillantes filles seront á nouveau excisées.
Une deuxième coupure. Nous les honorerons comme
jamais pères ne l’auront fait de mémoire d’hommes !
Explosion de joie dans toutes les chaumières. Les
cœurs reprirent goût á la vie. Les visages
s’illuminèrent á nouveau. Pour la deuxième année consécutive,
les récoltes furent belles et abondantes. On remit tout
en place. Les mêmes filles excisées de l’année
écoulée furent rappelées, même celles déjà mariées.
Comme l’année précédente, tout fut remis en
place. Á quelques éléments près, rien ne manquait á
cette reprise générale.
L’équipe des Zro-mousso en place au marigot
attendaient les jeunes filles. Les Djembés et les plus
grandes chansonnières installés á mi parcours
entonnaient déjà des chants á la gloire de ces braves
jeunes filles qui osaient narguer une seconde fois le
couteau des zro-mousso. Les filles avec leurs
accompagnatrices dansant en plein soleil, en route
pour le marigot. Á quelques encablures de là,
s’alignaient sur des gros foyers de feux, les grosses
marmites de sauces en pleine ébullition qui débordaient
de viandes de brousse ou de bœufs abattus depuis
la veille. Les marmites de riz prêtes á nourrir les
cen14Maquette on me l'a ôté 2bon.qxp_Mise en page 1 05/04/2019 21:45 Page15
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taines d’invités. Des femmes, attroupées autour de
dizaines de grands mortiers, pilaient avec force le
foutou d’ignames alors que les marmites de tô
étaient tournées avec hardiesse par des femmes
transpirant á grosses gouttes.
Tout á coup, le ciel commença á s’assombrir. Le
tonnerre se mit á gronder au-dessus du marigot et
alentours. Le soleil, comme pourchassé, disparut
subitement sans que l’on ne sache comment. La nuit
tomba en pleine journée sur le marigot. Le ciel
semblait se rapprocher des têtes des hommes. Des
éclairs déchiraient les gros nuages, accompagnés de
bruits infernaux. Et tout se figea instantanément !
Tout ce qui était dans cette clairière, humains,
animaux végétaux, marmites, Djembés, rien n’avait
échappé á la furie d’une puissance invisible. Ils se
transformèrent en pierre. Sauf quelques hommes et
femmes venus en retard sur les lieux. Le temps avait
suspendu sa course en ces lieux. Un silence de
cimetière planait désormais sur ce marigot bruyant il y
avait quelques minutes. Aucun élément vivant n’a
subsisté au phénomène.
Tout cet amas de pierres s’évaporait dans les airs
sans laisser de trace. Quand la nouvelle parvint au
village, ce fut le choc, la désolation, les pleurs. Tout
un village endeuillé, meurtri et qui décréta illico :
- Plus jamais de filles ne seront excisées sur nos
terres.
Personne aujourd’hui ne saurait dire exactement
á quel endroit la scène s’était déroulée. La nature
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elle-même s’était chargée de brouiller les pistes. En
un laps de temps, poussèrent de gros arbres,
surgirent des collines, coulèrent de nouveaux ruisseaux.
La nature reprit le dessus, en effaçant tout indice
pouvant conduire au lieu de la scène. Elle ira même
rajouter á ce camouflage une autre malice. La scène
réapparaissait á différents endroits de la région, de
temps en temps aux yeux des humains, tel un mirage
sans jamais se montrer á ceux espérant la voir.
Comme un derviche en quête de concentration, les
chercheurs de la scène tournoient sur eux-mêmes,
sans la voir, si tant est qu’ils étaient venus débusquer
les hommes de pierre du marigot.
Ce jour-là, la scène s’offrait dans toute sa lumière
aux passagers du Courrier qui n’en revenaient pas.
Une vision certes brève mais inoubliable pour ces
témoins installés aux avant-loges de la scène. Une
minute d’apparition avant de retourner au sein de son
invisibilité dans laquelle elle était plongée depuis des
temps immémoriaux.
Vaflahi avec le Courrier avait certes fait
d’innombrables rencontres insolites sur les routes. Mais ce
fait figure en-haut de l’affiche. Avoir eu le privilège de
voir de leurs propres yeux cette scène maintes fois
ressassée, ils prirent peur. Mais ils voulurent jeter un
dernier coup d’œil. Soudain ils se souvinrent de cet
avertissement : « Si en partant vous vous retournez
pour jeter un dernier regard, vous êtes á votre tour
transformés en statues de pierre » selon le fin mot
de la légende.
16ère1 PARTIE
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