Papy Léon, Christine, et … Dieu ?
206 pages
Français

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Description

Christine, une jeune infirmière dynamique, célibataire et athée, réalise à la mort de son grand-père que celui-ci a probablement découvert quelque chose de fondamental. Cinq livres, totalement différents, la conduisent sur le même cheminement que celui parcouru par Papy Léon. Dans les pas de la lecture de cet homme âgé, elle essaie de percer le mystère de son dernier sourire. Guidée par d’énigmatiques lettres anonymes, au fil de rencontres riches de sens, Christine recherche ce qui pourrait être La Vérité.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 août 2017
Nombre de lectures 0
EAN13 9791029007293
Langue Français

Extrait

Papy Léon , Christine , et… Dieu ?
Michel Haidon
Papy Léon , Christine , et… Dieu ?
Les Éditions Chapitre.com
123, boulevard de Grenelle 75015 Paris
© Les Éditions Chapitre.com, 2017
ISBN : 979-10-290-0729-3
A mes deux filles,
Emilie et Margaux.
« L’important n’est pas de convaincre,
mais de donner à réfléchir. »
Beranard Werber
Avant - propos
L’histoire principale de cet ouvrage repose sur la lecture et les critiques de cinq livres ; les noms des auteurs et des éditeurs sont clairement précisés, et finalement cités une dernière fois dans la large rubrique « références bibliographiques ». Si le lecteur veut se forger une opinion plus complète, ou s’il recherche des informations complémentaires, il peut ainsi les retrouver facilement.
Sans prétention littéraire, j’ai essayé, de rendre un peu plus accessibles, des écrits magnifiques, mais qui sont parfois assez difficiles à aborder, ou que tout lecteur n’a pas forcément envie d’entamer. Pour intéresser un public de tous âges, j’ai mis en scène Christine, l’héroïne du roman, une jeune infirmière dynamique, aventurière, au caractère bien trempé. Ses dialogues francs et directs égayent un long cheminement de réflexions philosophiques et religieuses. Ses connaissances internationales et sa vie sentimentale associent la vie de tous les jours aux questions intemporelles.
En Belgique, les Athois retrouveront dans les larges passages consacrés à leur ville, toute la grandeur de leur folklore du mois d’août. Que les connaisseurs me pardonnent si mon travail ne fait pas assez transparaître toute la ferveur de cette fête. C’est une mission bien difficile, tant il faut vivre ces moments pour les apprécier. Et si mes quelques lignes incitent l’une ou l’autre personne à rejoindre Ath le quatrième dimanche du mois d’août, alors j’aurai un peu réussi mon pari.
Le lecteur est aussi amené à voyager en Alsace ; il assiste à la fête du houblon de Haguenau, visite le château du Haut-Koenigsbourg, et s’émerveille de la vue au Mont Sainte Odile. Autant d’invitations pour vos prochaines vacances.
Les dures conditions des Malgré Nous pendant la seconde guerre mondiale sont brièvement évoquées. La position du Général Charles de Gaulle n’est pas présentée sous son plus bel aspect. Les férus d’histoire me critiqueront certainement, et ils auront peut-être raison. Qu’ils écrivent, commentent, détaillent, accusent, mais surtout qu’ils ne se taisent pas. Qu’on n’oublie pas les Malgré Nous !
Les Isariens redécouvriront peut-être un tout autre pan de leur histoire religieuse, à propos des reliques disparues pendant la Révolution. Que ce soit de la ville de Compiègne, ou du village de Neufvy-sur-Aronde, je ne peux qu’inviter tous les détenteurs de compléments d’informations sérieuses sur ce sujet à se faire connaître, et à communiquer sur les réseaux sociaux.
Enfin, et de la même manière que l’on devrait normalement aller chercher au dictionnaire ou sur la toile la signification des mots inconnus, je vous invite à découvrir quelques peintures, et quelques clés pour relever les détails qui font toute leur richesse. Je n’ai aucune prétention de connaître cet art, mais ici aussi, si je peux modestement éveiller l’une ou l’autre sensibilité artistique, alors mon roman a tout son sens.
Chapitre I
Le Big Bang de Papy Léon
Sur le flanc de la colline inclinée vers l’Escaut, Antoing accueille chaleureusement le soleil de la mi-juin. Cette petite ville belge frontalière d’environ trois mille habitants s’offre à l’œil touristique et discret d’un rare et silencieux planeur. Rien ne trouble la faible circulation automobile, du pont du Préau aux célèbres champs de Fontenoy. Au milieu d’un feuillage vert bien réparti, le château des Princes de Ligne flamboie de par son architecture multiple ; la silhouette fragile et altière du donjon domine impérialement des portes de la Belgique jusqu’aux confins de Tournai. Comme par concurrence, la majestueuse église Saint-Pierre domine du haut de la rive les points cardinaux ; les quatre grandes horloges annoncent clairement 17 heures.
Dans la salle à manger de Léon, les diodes rouges du réveil digital, gagné dans une tombola locale, indiquent 17 h 08 ; les aiguilles de l’horloge murale à piles peinent quant à elles à approcher les 17 h. Le coucou, lui, avec une exactitude infaillible, défie les différents appareils et souvenirs accumulés au fil du temps, et annonce triomphalement l’heure.
Ses cinq sorties n’ont toutefois pas retenu l’attention de notre sympathique grand-père. Absorbé dans sa lecture, assis à la table de cette pièce centrale, il est appliqué tel un enfant faisant ses devoirs. Un vieux dictionnaire, fidèle professeur, l’accompagne. Il le referme, et caresse de ses gros doigts durcis par le temps et le travail, la couverture du lexique. Il vient encore d’apprendre un mot, et il en est fier. Il aime de plus en plus apprendre. Malgré ses 75 ans, Papy Léon ne passe plus au-dessus d’un verbe, un nom ou un qualificatif, sans en connaître la définition exacte.
Il dépose les affreuses lunettes qui cassent son si bel air débonnaire, pour regarder sous la table. Les pieds des trois autres chaises disposées autour, l’empêchent d’allonger aisément ses lourdes jambes. Car si son visage aux joues couleur jeunes fraises a gardé une certaine fraîcheur campagnarde, ses membres, eux, accusent un peu le poids des années. Dès quatorze ans, il a travaillé dans les carrières calcaires de la cité du Pays Blanc.
C’est pourtant alerte comme un pompier appelé au feu, que Léon réagit à la première sonnerie du téléphone. Au risque de renverser sur son passage la sellette en bois avec sa plante verte, Léon arrive rapidement auprès de l’appareil.
– Allo, papa ?
– Bonjour, fille. Comment vas-tu ?
Léon a immédiatement reconnu la voix de sa fille aînée, Jeanine. Elle habite Ath. La ville est située à une trentaine de kilomètres de chez son père. Elle téléphone tous les samedis quand son horaire à l’hôpital ne lui permet pas de venir.
– Je vais très bien papa, et j’ai une excellente nouvelle. C’est une surprise. Ne quitte pas…
Léon n’a pas le temps de poser une question, que Jeanine passe l’appareil :
– Bonjour Papy, c’est Christine.
– Christine !!!, répond Léon d’une voix émue, et le souffle tremblant. Tu vas bien ? Tu es en bonne santé ? s’inquiète immédiatement Léon.
– Je pêche la forme !
Par cette courte expression typique de sa région natale, Christine exprime à la fois sa vitalité, « avoir la pêche », et aussi son enthousiasme, « être en forme ».
Elle revient juste du Rwanda ; elle y était partie comme infirmière volontaire depuis six mois. Personne ne connaissait la date exacte de son retour. Elle n’avait toujours donné que des indications floues, peu de précisions sur le jour de sa rentrée. Elle voulait ainsi que sa famille ne soit pas dans l’attente, et surtout pas dans la crainte, en cas de retard. Christine n’a peur de rien ; ni de la vie, ni de la mort. Elle donnerait son cœur pour sauver un enfant. Et elle est aussi jolie que généreuse, aussi spontanée que serviable, aussi aventureuse qu’intelligente.
Léon est ému, et heureux :
– Quand es-tu rentrée ?
– Juste ce midi. Les parents étaient surpris !
– Oh bê, bien sûr. Quand viens-tu me voir ? Tu vas tout me raconter, hein ?
– Tu sais bien que je n’ai pas de secret pour toi ; je te dirai tout. Mais aujourd’hui, ce sera un peu dur. Je n’ai pas pu dormir dans l’avion, et à vrai dire, je suis un peu « à plat ». Et puis, papa et maman désirent un peu me garder.
– C’est normal, tu leur as beaucoup manqué.
– Papy , j’ai 28 ans ; il faut qu’ils apprennent à vivre sans moi !
– Sacrée Christine ! Tu ne changes pas.
– Ecoute, demain, maman me dit que c’est la journée des 4 cortèges à Tournai. On pourrait y aller, et regarder par la fenêtre de chez ma tante.
Christine sait que son grand-père aime admirer les défilés de chars fleuris et groupes folkloriques. La Cité aux Cinq Clochers est, en effet, chaque deuxième week-end de juin, animée par ses cortèges qu’entrecoupent des musiques militaires.
Léon reprend, un peu évasif :
– Oh …, euh…, j’n’sais pas…, tu sais, il y a beaucoup de monde. Et puis, Marlène sera très occupée à la boulangerie. Marlène , Gérard , et Nathalie . C’est un bon jour de ventes pour eux. Ne les embêtons pas ; ils auront assez de travail comme ça. Pourquoi ne viens-tu pas ici, demain ? On sera plus à l’aise pour parler.
– OK, d’accord. Vers 2 heures ?
– Viens donc pour manger, j’f’rai une côte à l’os et des frites, à midi.
– Papy, ne pense pas déjà à me gaver ; je n’ai pas eu faim au Rwanda. Il y a de quoi se nourrir l

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