Qui se sent morveux se…!
230 pages
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Description

Ce livre décrit et raconte l’univers carcéral sénégalais: la surpopulation, la mauvaise alimentation, le quotidien des détenus et leurs problèmes, dépeint des surveillants de prison tortionnaires, des directeurs de prison «prévaricateurs, corrompus, ne possédant aucun atome de pédagogie,d’indulgence de mansuétude à l’égard des détenus». L’auteure dénonce également le laxisme notoire de l’administration sénégalaise : des rapports non exploités, des lettres classées sans suite, des lenteurs administratives, toutes choses qui se répercutent sur l’état de santé physique etmentale de certains détenus et se soldent par des morts, d’où le cri de coeur de l’auteure qui taxe d’assassins le médecin de l’administration pénitentiaire, le directeur de l’administration pénitentiaire, les magistrats, le ministre de la justice. C’est la raison pour laquelle elle se pose la question à savoir: à quoi servent les juges d’application des peines ? L’observatoirenational des lieux de privation de liberté ? Les activistes des organisations de défense et de promotion des droits de l’homme ? L’auteure est une civile, détachée dans un monde paramilitaire où elle est décrite comme une intruse, une étrangère par les agents qui ne lui faciliteront passa tâche et son parcours professionnel qu’elle parviendra cependant à mener vaillamment. la tête sur les épaules, jusqu’à sa retraite au seuil de laquelle elle leur dira, en guise de pied-de-nez : Qui se sent morveux se !

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Informations

Publié par
Date de parution 01 juillet 2020
Nombre de lectures 185
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,05€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Qui se sent morveux se…!
Qui sesent morveux se…!
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Qui se sent morveux se…!
Tous droits réservés pour tous pays
© CopyrightLes éditions Artige de Chidid Guédiawaye, Gadaye Cité Municipal Dakar Sénégal Conception:Alioune Badara Chidid Qui se sent morveux se… 2020Indicatif de l’éditeur: 978-2-490673-08-7 Editeur:Alioune Badara Chidid ISBN:978-2-490673-32-2Tél:(+221) 77 900 23 91 Boite Postale: GW 15000 E-mail:editionartige@gmail.com
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Qui se sent morveux se…!
Mme Fatou Diouf SAMB
Qui se sent morveux se…!
Roman
Les éditions Artige
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PRÉFACE La CRÉATION ARTISTIQUE en général, LITTÉRAIRE en particulier, n’est pas TOUJOURS et FORCEMENT adossée à des connaissances et compétences résultant d’un cursus académique et universitaire avéré. La preuve par trois nous est fournie par les prodigieuses productions littéraires de l’ancien Tirailleur sénégalais BAKARY TRAORE (auteur du roman FORCE BONTÉ, 1926), du romancier et cinéaste d’envergure mondiale SEMBENE OUSMANE et sculpturales du kinésithérapeute OUSMANE SOW, pour nous en arrêter simplement aux frontières du Sénégal. En plus ou sans possession de ces atouts par quelqu’un, la CRÉATION tout court est d’ABORD affaire de capacité d’imagination, d’amour des belles choses, d’aptitude à savoir conjuguer harmonieusement RÉALITÉ et FICTION avant TOUT AUTRE INTRANT à devoir convoquer ou investir ENSUITE. De ce point de vue, il est heureux que Madame SAMB née FATOU DIOUF vienne avec QUI SE SENT MORVEUX SE… allonger et enrichir cette merveilleuse lignée. Prions avec ferveur pour que cette perspective se perpétue encore et encore longtemps ! Outre le fait de venir s’ajouter aux créateurs autodidactes cités plus haut, Madame SAMB me paraît être, par ailleurs aussi, une héritière d’écrivaines sénégalaises de talent comme ANNETTE MBAYE D’ERNEVILLE, NAFISSATOU DIALLO, MAME YOUNOUSSE DIENG, AMINATA MAIGA KA, MARIAMA BA, AMINATA SOW FALL, SOKHNA BENGA, FAMA DIAGNE SENE, RAKHMATOU SAMB SECK, ANDRE MARIE DIAGNE, FATOU DIOME, MADJIGUENE NIANG, ELISABETH NGOM FAYE et j’en oublie…Après qu’il est universellement reconnu que le premier devancier cité est un romancier, malgré son unique production, que le second a une bivalence d’écrivain et de cinéaste émérite, que les œuvres colossales du troisième lui ont conféré une stature de sculpteur génial, la question maintenant est de tenter de ranger le « bébé » littéraire de Madame SAMB ou, plus simplement, FATOU DIOUF
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SAMB « MATHIOU » -si je peux m’appuyer sur une familiarité antérieurement installée - dans une des catégories des productions des belles lettres. L’on me permettra, en passant, de rendre hommage à celui qui nous a fait nous rencontrer et connaître : Monsieur ABDOU AZIZ GUEYE alias ZIG ZAG, artiste comédien amoureux de son art, conteur talentueux, maître de cérémonies émérite. Au sujet de cette tentative de classification de la présente œuvre, l’on notera qu’elle présente les caractéristiques suivantes :-elle s’étale sur 229- pages, s’ouvre par un IN MEMORIAM, des REMERCIEMENTS, un AVANT PROPOS, -s’articule autour de 43 séquences ou parties (c’est moi quiai pris la liberté de les dénommer ainsi dès lors que l’auteure n’a mentionné à leurs frontispices quelque appellation générique que ce soit). La longueur, certes, lui confère la qualité de roman mais l’écriture à la première personne du singulier n’en fait certainement pas une autobiographie dès lors que l’auteure pose des problématiques extérieures à sa personne, qu’elle dénonce ou soutient, fait défiler sous nos yeux des personnages réels dont elle mentionne les noms et prénoms, pour certains, ou dontelle change les leurs, pour d’autres, pour ne pas encourir des poursuites judiciaires ou blesser leurs innocents descendants. Cependant, même si on ne peut pas ranger cette production dans les catégories des œuvres littéraires classiques (poésie, roman, théâtre, recueil de contes ou de nouvelles), elle n’en apparaît pas moins comme un précieux et pluridisciplinaire DOCUMENT DE LITTÉRATURE GÉNÉRALE dans lequel les divers acteurs de la justice (magistrats, greffiers, avocats), de l’administration pénitentiaire, du Parlement, du Pouvoir exécutif, des organisations de défense et de promotion des droits de la personne humaine pourront trouver d’inestimables informations de source, à même de leur permettre d’accomplir leurs missions plurielles.Au final, et à mon humble sens, FATOU DIOUF SAMB possède des talents certains d’écriture qui, très prochainement, pourront nous procurer d’autres produits qui, les uns après les autres, feront émerger et confirmeront une écrivaine de renommée. Le long de sa carrière administrative, elle a été d’abord Maîtresse d’Éducation Populaire, donc agent du Ministère de la Jeunesse et des
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Sports avant de réussir ensuite son entrée à l’École Nationale d’ÉconomieAppliquée (E.N.E.A) d’où elle est sortie comme Médiatrice Pédagogique. Par détachement, elle a eu à migrer vers le Ministère de la Justice, dans sa composante « administration pénitentiaire » et à y revêtir un statut de Travailleuse sociale. L’on peut donc assurément affirmer que c’est cette double casquette d’éducatrice qui a dû légitimement incliner et prédisposer FATOU DIOUF SAMB à s’ériger en défenseur acharné, mieux, en avocate intrépide des détenus, chaque fois qu’il lui a été donné de constater ou d’apprendre des violations de leur qualité de personnes humaines, quelle que soit la gravité des faits les ayant conduits dans cet univers. S’agissant maintenant de son choix de m’avoir copté pour servir la Préface de sa production, à vrai dire, l’auteure, FATOU DIOUF SAMB, est généreuse et a simplement voulu me faire honneur mais son AVANT PROPOS pouvait bien valablement suppléer une Préface. En effet, tout est dans cet AVANT PROPOS magistral : son sens pointu de l’observation et de l’analyse, son aptitude à imaginer des alternatives de nature à humaniser les procédures et sanctions administratives, judiciaires, pénales en les adaptant au profil spécifique du détenu, voire de la personne humaine tout court et, surtout, son extrême humilité qui lui fait qualifier ce produit de « modeste contribution, teintée du sceau du partage … ».Dans cette œuvre, elle a choisi de nous transporter voire de nous immerger, de gré ou de force, dans le monde difficile, mais inconnu du grand public, de la prison au Sénégal : un monde qui, au lieu de vous tendre la perche pour vous permettre de remonter la pente, vous noie dans la brutalité, la rancœur, l’esprit de revanche, la récidive et, au bout du compte, la marginalisation totale. Mais, force est de reconnaître que, même s’il subsiste des imperfections et des iniquités dans les systèmes judiciaire et carcéral sénégalais, des avancées notoires sont à relever pour s’en réjouir et féliciter les gouvernements successifs du Sénégal. Tout d’abord, pendant la colonisation et au cours des premières décennies post-indépendance, l’on employait lemot PRISON et les « matons »-hommes tenaient le haut du pavé, ce qui n’était pas sans entraîner des dérives, souvent possibles et parfois même avérées,
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surtout à l’endroit des femmes, en dépit de ce que l’administration enrôlait des femmes avec un statut de contractuelles pour encadrer les détenus de sexe féminin. Mais, depuis 1983-1984 d’abord (1ère promotion de 06 Surveillantes de prison) et 1988-1989 (2ème promotion de 04 Surveillantes), les rangs des personnels de l’administration pénitentiaire ont commencé à accueillir des femmes par voie de concours. De surcroît, l’on ne parle plus sèchement de PRISONS mais plutôt de MAISONS D’ARRÊT ET DE CORRECTION, les DÉTENUS (-ES) ont remplacé les PRISONNIERS, les RÉGISSEURS ont cédé la place aux DIRECTEURS et, même, il a été créé une structure étatique dénommée OBSERVATOIRE DES LIEUX DE PRIVATION DE LIBERTÉ. Mieux, il nous semble que d’autres mutations devant aller plus avant dans le sens de conférer plus de respect et d’humanité aux détenus doivent survenir car je trouve les vocables d’ARRÊT et de CORRECTION encore porteurs de violence sémantique. Pour terminer, l’on me concédera l’audace et la liberté d’avancer que l’œuvre de FATOU DIOUF SAMB, sous un certain angle, n’est pas sans avoir la tonalité puissanteet les accents pathétiques de l’un des chefs-d’œuvre d’Emile ZOLA, son fameux et retentissant roman J’ACCUSE, notamment, dans lequel il prenait parti pour le Capitaine ALFRED DREYFUS, officier français d’origine juive, dégradé d’abord, condamné et déporté ensuite en 1894, injustement, pour soupçon d’espionnage à la place du véritable traître, son chef, le Commandant ESTERHAZY qui entretenait des relations suspectes avec l’Allemagne.En effet, dans cette belle et touchante œuvre (initialement, simple lettre ouverte adressée au gouvernement de l’époque et parue dans le journal L’AURORE : 13 Janvier 1898), ZOLA livrait un vibrant réquisitoire et une retentissante plaidoirie contre l’injustice faite envers ALFRED DREYFUS durant les années 1890. Pour sauvegarder l’honneur de l’armée et étouffer l’affaire, on muta ailleurs ESTERHAZY et créa de toutes pièces un document accablant ALFRED DREYFUS. Par la suite, en raison du tollé suscité, entre autres, par le brûlot de ZOLA, ESTERHAZY fut traduit devant le Conseil de guerre et finalement acquitté le 11 Janvier 1898 mais le mal avait déjà été fait
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à un innocent, un bouc émissaire, en raison de son ascendance extra-française ou extra-européenne. Il a fallu attendre le 29 Octobre 1898 pour l’ouverture en révision du procès du Capitaine ALFRED DREYFUS et le 13 Juillet 1908 pour voir le bonhomme réhabilité à travers sa réintégration dans l’armée et le 21 Juillet sa citation réparatrice à la dignité de Chevalier de Légion d’honneur.Atravers J’ACCUSE, ZOLA a pointé un index accusateur, finalement victorieux, sur l’injustice, l’antisémitisme, le racisme, l’européocentrisme aveugle et FATOU DIOUF SAMB, quant à elle, avec QUI SE SENT MORVEUX SE …, laisse éclater son profond dégoût à l’encontre de certains fonctionnaires plus que de raison zélés, menteurs, tortionnaires, prévaricateurs, ne possédant aucun atome de pédagogie, d’indulgence et de mansuétude à l’égard d’individus qui se sont volontairement, pour les uns, mis en marge de la société ou, d’autres qui ont été incriminés de façon erronée. Fort heureusement, même si c’est à une échelle moindre, elle aussi, est parvenue quelques fois à sortir du bourbier et de la fange certains détenus. De surcroît, bien qu’admise à la retraite, aujourd’hui, et ce depuis 2016, elle poursuit son combat et son sacerdoce à travers QUI SE SENT MORVEUX SE …Thiès, le 24 Juin 2020 Cheikh Abdourahim ANNE,Professeur de français retraité et Écrivain,Directeur du 1er Cycle des Cours Privés« El Hadji Mouhamadou Diop »Président de laCONVERGENCE POUR LA RENAISSANCE DE L’ÉCRITUREET DES ARTS DE THIÈS (C.R.E.A.T)
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In memoriam * À ma mère Ndèye Ngoné Ndiaye, femme de valeurs, modèle intégral du don de soi. * À mon père Abdou Karim Diouf, qui tenait sur les études de ses enfants. * À Tamsir Jupiter Ndiaye, premier lecteur du manuscrit initial. Quand je lui ai dit que j’avais un cahierdans lequel j’ai noté une partie de mon parcours professionnel, il m’a généreusement et judicieusement conseillé d’en faire un livre.« Écrire n’est pas facile, lui avais-je rétorqué. Vas-y la Linguère ! Je vais t’encadrer, tu as beaucoup de choses à relater concernant le milieu carcéral et le travail social. »Après lecture de l’ébauche, il a ajoutéLes idées sont là, il y a: « beaucoup d’imperfections, mais on fera un best-seller. »Hélas ! Jupiter n’a pas attendu qu’on fasse la correction: il est parti sur la pointe des pieds. C’était un homme intéressant, cultivé, correct, qui vouait du respect à tout le monde. Un homme avec qui j’avais hâte de discuter.* À Ousseynou Ndiaga Diop, un homme au grand cœur qui a eu à apporter un soutien matériel et moral aux détenus avec désintéressement. Il a personnellement initié le personnel à l’informatisation des fichiers du greffe.Qu’Allah vous accorde Sa miséricorde et vous accueille dans les plus hauts degrés du Paradis. Amiine !
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