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Histoire de Richard Ier "Coeur de Lion", duc d Aquitaine et de Normandie, comte d Anjou, roi d Angleterre
177 pages
Français

Histoire de Richard Ier "Coeur de Lion", duc d'Aquitaine et de Normandie, comte d'Anjou, roi d'Angleterre

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Description

Richard Cœur de Lion, voilà un nom qui excite toujours, huit siècles après sa mort, l’imaginaire de l’humanité ! Prince d’un empire atlantique s’étirant de l’Ecosse à la Navarre, homme orgueilleux, courageux jusqu’au téméraire, stratège incomparable des guerres de son temps, homme d’état méconnu, mort trop tôt à 42 ans, il est le type même du héros “romantique”.


Mais quelle a été sa vie véritablement ? Alors ce petit ouvrage vous le dira et vous donnera les clés pour mieux comprendre cette folle existence dans un XIIe siècle ténébreux et cruel mais où les princes sont aussi troubadours... Où les protagonistes s’appellent Cœur de Lion, Henri II, Aliénor d’Aquitaine, Philippe-Auguste, Jean Sans Terre, Saladin... et où l’on sillonne l’Europe et le Proche-Orient du Poitou à la Palestine en passant par la Normandie, la Sicile, Chypre, l’Autriche, le saint Empire germanique et... l’Angleterre.


Baptistin Poujoulat (1809-1864), né à La Fare-les-Oliviers, historien. On lui doit divers ouvrages historiques notamment sur les Croisades et l'histoire de Constantinople et de l'Asie mineure.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 10
EAN13 9782824054933
Langue Français
Poids de l'ouvrage 34 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0056€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

978-2-8240-0388-7 9HSMIME*aadiih+
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POUJOULAT
HISTOIREDE er RICHARDICURDELION
ducdAquitaine ducdeNormandie, comtedAnjou,roidAngleterre
Tous droits de traduction de reproduction et d’adaptation réservés pour tous les pays. Conception, mise en page et maquette : © Eric Chaplain Pour la présente édition : © EDR/EDITIONS DES RÉGIONALISMES ™ — 2006/2010/2014/2020 EDR sarl : 48B, rue de Gâte-Grenier — 17160 CRESSÉ
ISBN 978.2.8240.0388.7 Malgré le soin apporté à la correction de nos ouvrages, il peut arriver que nous laissions passer coquilles ou fautes — l’informatique,outil merveilleux, a parfois des ruses diaboliques... N’hésitez pas à nous en faire part : cela nous permettra d’améliorer les textes publiés lors de prochaines rééditions.
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B A P T I S T I N P O U J O U L A T
H I S T O I R E D E e r R I C H A R D I C Œ U R  D E  L I O Nd u c d ’ Aq u i t a i n e & d e No r ma n d i e , c o mt e d ’ An j o u , r o i d ’ An g l e t e r r e
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er Le roi Richard I .
er CHAPITRE I
La famille de Plantagenêt jusqu’à Richard Cœur-de-Lion.
l ne sera pas inutile de rappeler quelle fut la famille I du héros qui au moyen âge remplit le monde du bruit de sa renommée. On se plaît à scruter l’ori-gine des hommes célèbres, comme on veut connaître la source des grands fleuves et les suivre jusqu’à la mer où ils s’engloutissent. Les eaux qui passent seront toujours une fidèle image de l’existence humaine : une fois lancé sur le chemin de la vie, l’homme ne s’arrête plus que dans la mort, ou plutôt dans cet océan sans fin qu’on nomme l’éternité. Cinquante-neuf ans (de 1067 à 1126) s’étaient écoulés depuis la conquête de l’Angleterre par les Normands. La race anglo-saxonne était entièrement asservie par ses nou-er veaux maîtres. Henri I , fils de Guillaume le Conquérant, avait succédé à son frère Guillaume le Roux. Il régnait sans opposition comme sans partage sur l’Angleterre et sur la Normandie. Son unique fils légitime, le prince Henri, avait péri dans un naufrage (1120). Il ne restait au puissant souverain que sa fille Mathilde, veuve de l’empereur d’Allemagne Henri IV. On la surnommait l’imperesse (l’impératrice). Pour fixer la couronne d’Angleterre dans sa famille, il er fallait donc que Henri I pût la léguer à sa fille. Des obstacles s’opposaient à ce dessein. Mathilde, qui aimait l’Allemagne, n’aurait pas voulu échanger son rang élevé et son beau douaire dans l’empire germanique contre une succession incertaine. D’un autre côté, les barons anglais et normands ne paraissaient pas disposés à se soumettre au gouvernement d’une femme ; car un gouvernement pareil était sans précédent en Angleterre comme en Normandie.
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Mais Henri, qui ne voulait pas voir s’éteindre avec lui la dynastie fondée avec tant d’éclat par son père, imposa sa volonté souveraine. Mathilde céda, et les barons, les évêques, convoqués en assemblée générale, durent recon-naître l’imperessecomme héritière présomptive du trône d’Angleterre (1126). Au nombre des seigneurs qui jurèrent solennellement de soutenir les droits de la fille de leur er roi figura Étienne, comte de Blois, neveu de Henri I , qui devait supplanter sa cousine sur le chemin du pouvoir. L’acte par lequel l’énergique fils de Guillaume le Conquérant avait assuré la couronne à Mathilde n’était pas l’accom-plissement de tous les vœux du roi d’Angleterre : il voulut marier sa fille pour lui donner une postérité. er Henri I avait toujours recherché l’amitié de Foulques, comte d’Anjou, dont la puissance pouvait menacer la Normandie. Déjà le prince Henri, son fils, celui-là même qui disparut dans les flots, avait épousé Mathilde, fille de Foulques. Ce seigneur venait de laisser ses États d’Eu-rope à son fils aîné, pour accepter la brillante mais fragile er royauté de Jérusalem. Henri I s’empressa d’offrir la main de l’imperesse au nouveau comte d’Anjou, Geoffroy, sur-nommé Plantagenet (ouPlantegenêt) à cause de l’habitude qu’il avait de mettre à son chaperon, en guise de plume, une branche de genêt fleuri. Mais avant d’entamer les négociations matrimoniales avec Geoffroy, le roi d’Angleterre, qui l’aimait pour sa bonne mine, pour l’élégance de ses manières et sa réputation de courage, l’attira à sa cour, et l’arma chevalier à Rouen. Le mariage se célébra dans cette ville, en 1127, avec une grande pompe. Le premier jour des noces, des hérauts d’armes en grand costume parcoururent les rues de la capitale de la Normandie, criant à chaque carrefour cette proclamation : « De par le roi Henri, que nul homme ici présent, habitant ou étranger, riche ou pauvre, noble ou vilain, ne soit si hardi que de se dérober aux réjouis-
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sances royales ; car quiconque ne prendra point sa part des divertissements et des jeux sera coupable d’offense envers son seigneur et roi ». Pour comprendre le sens de cette singulière proclamation, il est bon de dire que le mariage, négocié en secret, avait excité le mécontentement des barons, lesquels déclarèrent qu’on ne pouvait pas, sans les consulter, disposer de la main de leur future souveraine. Le roi brava toutes ces plaintes, et s’applaudit d’avoir confondu par ce mariage les intérêts de sa famille et ceux des Plantagenêts. er Mais ce mariage, dont Henri I avait compris toute l’importance politique, fut pour lui, d’abord, une source de chagrins et d’inquiétudes. Geoffroy était beau, aimable, vaillant ; mais ce n’était encore qu’un tout jeune homme (il avait seize ans quand il épousa Mathilde, plus âgée que lui). En s’unissant à Geoffroy, la veuve de Henri IV n’avait cédé qu’à regret, nous l’avons déjà dit, aux ordres de son père. Perdre son titre d’impératrice, et de plus ne recevoir en échange que celui de comtesse d’Anjou, être soumise à un adolescent, c’était pour elle une humiliante situation à laquelle elle ne se résignait qu’avec douleur. Orgueilleux et fier comme tous ceux de sa race, Geof-froy fit entendre à sa femme que la lignée à laquelle il appartenait valait bien celle des ducs de Normandie, et qu’il ne serait pas l’humble serviteur de la fille du roi d’Angleterre. De violentes querelles éclatèrent bientôt entre les deux époux ; Mathilde se retira à Londres auprès de son père. er Grâce aux efforts de Henri I , Geoffroy et sa femme se rapprochèrent après une année de séparation. Ils eurent trois fils, dont l’aîné, qui devait commencer la dynastie des Plantagenêts, fut plus tard Henri II. Mais cette union, d’où sortit une longue suite de rois illustres, ne fut jamais heureuse.
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Rarement les souverains abso-lus, même les plus habiles, ont pu imposer leurs volontés à leurs peuples au-delà de leur vie. er Henri I croyait avoir assuré la couronne à sa fille et lui avoir préparé un règne paisible. Après la mort du monarque (1135), le trône d’Angleterre fut ravi à Mathilde par un rival qu’elle ne soupçonnait pas ; car il avait été un des premiers, dans l’assemblée de 1126, à lui rendre hommage comme à sa future souveraine : c’était Étienne, comte de Blois, er fils d’une sœur de Henri I . De s c e n d a n t d e l a r a c e d e Guillaume le Conquérant par sa mère, populaire en Angleterre comme en Normandie, brave, actif, habile et résolu, Étienne joignait à tous ces avantages celui d’être sur le théâtre des évé-nements, tandis que sa cousine était retenue sur le continent. À peine Mathilde, accompa-gnée de quelques amis fidèles, débarquait en Angleterre pour recueillir l’héritage paternel, que déjà Étienne s’était fait couron-ner à Londres ; et la noblesse, qui avait juré de soutenir les Gisant de l’imperesseMathilde. droits de l’imperesse, avait prêté foi et hommage au nouveau maître. Dans un moment où l’hérédité monarchique n’était pas encore fortement
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établie en Angleterre, le trône appartint au premier occupant. La guerre civile écla-t a e n t r e l e s p a r t i s a n s d’Étienne et ceux de Ma-thilde, qui fut contrainte de repasser la mer. On dit que Geoffroy Plantagenêt vendit la paix pour une pension annuelle de cinq  (1) mille marcs . Mais Etienne avait ren-contré un adversaire plus redoutable que sa cou-sine, dans la personne de Henri, fils de Mathilde et de Plantagenêt. Les mœurs du temps ne permettaient pas au jeune Henri de rien entreprendre avant d’avoir été armé cheva-lier ; cette dignité impo-sait des obligations aux-quelles il ne voulait pas manquer ; il alla donc Geoffroy Plantagenêt. visiter son oncle David, roi d’Ecosse, qui, avec l’accolade, lui donna l’épée et les éperons des guerriers. À son retour, son père lui céda le duché de Normandie. Quelques années plus tard, il lui légua en mourant (1150) le comté d’Anjou. En 1151, il épousa Aliénor d’Aqui-taine ou de Guyenne, qui, par suite de son divorce avec
(1) Augustin Thierry,Histoire de la conquête de l’Angleterre par les Normands, t. III.
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Louis VII, enleva à la France, pour les donner à l’Angleterre, les riches provinces qu’elle avait apportées en dot à son premier époux. H e n r i P l a n t a g e n ê t débarqua bientôt en Angleterre avec une armée. La guerre civile ensanglanta de nouveau ce pays. L’archevêque de Cantorbéry et l’évêque de Winchester, intervenant au nom Sceau de Henri II. de la religion, purent faire entendre leur voix ; la paix se rétablit. Eustache, comte de Boulogne, fils aîné d’Etienne, étant mort, ce prince consentit à adopter Henri, pour fils et successeur. Guillaume, le seul fils qui restât à Étienne, renonça à la couronne au profit de Plantagenêt. Quelques mois après, le roi Étienne mourut à Cantorbéry (1154) ; son règne, orageux et contesté, avait duré neuf ans. Le fils de Geoffroy et de Mathilde, devenu roi sous le nom de Henri II, se vit maître de vastes États à l’âge de vingt ans. L’Angleterre était à lui ; un tiers de la France sur la côte occidentale, depuis les frontières de la Picar-die jusqu’aux montagnes de la Navarre, reconnaissait son autorité. Il était cependant vassal du roi de France ; mais le vassal qui faisait hommage à son suzerain pour ces domaines était en réalité plus redoutable que le souverain qui recevait cet hommage. Les combinaisons politiques de er Henri I atteignaient enfin leur but : un fils de l’imperesseportait la couronne de Guillaume le Conquérant. Henri II s’appliqua pendant plusieurs années à dissiper les maux que les guerres intestines avaient enfantés en Angleterre. Il réussit dans la tâche difficile de dompter et d’humilier
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