L Algonquin au XVIIe siècle
562 pages
Français

L'Algonquin au XVIIe siècle , livre ebook

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Description

Une édition critique, analysée et commentée de la grammaire algonquine du père Louis Nicolas.

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Publié par
Date de parution 22 avril 2011
Nombre de lectures 0
EAN13 9782760523401
Langue Français
Poids de l'ouvrage 4 Mo

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Exrait

Dans la même collection 1.LE SECOND REGISTRE DE TADOUSSAC (1668-1770) Léonidas Larouche,1972 2.DICTIONNAIRE MONTAGNAIS-FRANÇAIS (1678-1684) Lorenzo Angers, David E. Cooter, Gérard E. McNulty,1974 3.LE TROISIÈME REGISTRE DE TADOUSSAC Léo-Paul Hébert,1976 4.JOURNAL DES VOYAGES DE LOUIS BABEL (1866-1868) Huguette Bouchard-Tremblay,1977 5.JOURNAL DES VOYAGES DE CHARLES ARNAUD (1872-1873) Huguette Bouchard-Tremblay,1977 6.COURS DE CRIS ILouis-Philippe Vaillancourt,1978 7.COURS DE CRIS IILouis-Philippe Vaillancourt,1978 8.LE QUATRIÈME REGISTRE DE TADOUSSAC Léo-Paul Hébert,1982 9.APPARAT FRANÇAIS-MONTAGNAIS David E. Conter,1988 10.DICTIONNAIRE FRANÇAIS-CRI Louis-Philippe Vaillancourt,1992 11.LE REGISTRE DE SILLERY (1638-1690) Léo-Paul Hébert,1994 e 12.L’ALGONQUIN AU XVII SIÈCLE. Une édition critique, analysée et commentée de la grammaire algonquine du Père Louis NicolasDiane Daviault,1994
Une édition critique, analysée et commentée de la grammaire algonquine du Père Louis Nicolas
Presses de l’Université du Québec 2875, boul. Laurier Sainte-Foy (Québec) G1V 2M3
Diane Daviault
 1994
Fondation de l’Université du Québec à Chicoutimi C.P. 1474 Chicoutimi (Québec) G7H 5K3
Cette publication et les recherches qui l’ont précédée ont pu être réalisées grâce à l’aide financière des organismes suivants : Fonds des chercheurs et action concertée (FCAC) Conseil de la recherche en sciences humaines (CRSH) Fondation de l’Université du Québec à Chicoutimi (FUQAC) Réalisation et montage graphique : Jacinthe Ratté enr.
Données de catalogage avant publication (Canada) Daviault, Diane, 1952-e L’algonquin au XVII siècle : une édition critique, analysée et commentée de la grammaire algonquine du Père Louis Nicolas (Tekouerimat ; 12) Publ. en collab. avec : La Fondation de l’Université du Québec à Chicoutimi. Comprend des réf. bibliogr. ISBN 2-7605-0770-X 1. Langues algonquin – Grammaire. 2. Nicolas, Louis, d’époque 1667-1675. Grammaire de l’algonquin. I. Nicolas, Louis, d’époque 1667-1675. II. Université du Québec à Chicoutimi. Fondation. III. Titre. IV. Collection. PM602.D38 1994 497’.3 C94-940963-4
ISBN 2-7605-0770-X Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés © 1994 Presses de l’Université du Québec e Dépôt légal – 3 trimestre 1994 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada Imprimé au Canada
À mon fils Félix
PRÉSENTATION
Ce livre est constitué de deux parties, la première nous projetant dans le passé, et la deuxième faisant en quelque sorte le lien avec le présent. Le point de départ de ce livre est un manuscrit ancien, une grammaire de l’algonquin, e écrite par un missionnaire du nom de Louis Nicolas, vers le milieu du XVII siècle. Ce document, rédigé sans aucun doute dans des conditions difficiles, n’avait jamais été publié du vivant de son auteur (pour des raisons dont nous reparlerons), et était tombé dans l’oubli après la mort de celui-ci. Je pris connaissance de ce manuscrit en 1978. Ce fut alors comme un coup de foudre. La grammaire était bien faite, les données y étaient nombreuses et semblaient, à la première lecture, bien étoffées et plutôt cohérentes. Un premier examen permettait également d’établir qu’il s’agissait d’un dialecte ojibwe en r , et ce fait constituait à lui seul une découverte d’une importance capitale, puisqu’un tel dialecte n’avait jamais été attesté par les algonquinistes.
Je décidai donc de publier le manuscrit, afin de rendre accessible à la communauté des chercheur(e)s un document d’une telle qualité. Ce fut le début d’une longue aventure. e La grammaire était (évidemment) manuscrite, rédigée en français du XVII siècle, et comportant plusieurs abréviations qui ne sont plus en usage de nos jours. La première étape consistait donc à préparer une édition critique du texte en question.
Cette édition critique constitue la première partie de ce livre. Le principe directeur de cette édition a été de rester aussi fidèle que possible au texte de l’auteur, en rendant cependant sa lecture plus accessible au lecteur moderne. J’ai donc modifié quelque peu son orthographe (selon des principes qui sont clairement énoncés), mais je n’ai altéré ni la présentation du texte, ni, en aucune façon, les exemples en langue indienne.
L’examen systématique des données en langue algonquienne, constituait la deuxième étape du travail. Cette étape était la plus ardue, mais aussi la plus excitante. Ma première préoccupation était bien sûr celle d’identifier le dialecte décrit par le missionnaire. Il fallait donc procéder à des analyses phonologiques et morphologiques, tenir compte du passage du temps (plus de 300 ans) et des changements linguistiques survenus dans l’intervalle. Ces analyses font l’objet de la deuxième partie du livre.
Il m’a fallu, dans un premier temps, faire une analyse du système de transcription utilisé par le missionnaire, afin de pouvoir émettre quelques hypothèses sur la phonologie de la langue qu’il décrivait. Par la suite, afin de pouvoir procéder aux analyses morphologiques, j’ai dû réorganiser toute la présentation des données contenues dans la grammaire selon le système de classification utilisé par les algonquinistes. Les données morphologiques des langues algonquiennes sont extrêmement complexes et se prêtent donc à plusieurs systèmes de classification virtuels. La comparaison des systèmes de e classification de ces données chez les missionnaires du XVII siècle et chez les algonquinistes contemporains (modèle élaboré par Bloomfield) fait l’objet de tout un chapitre du livre.
X
Présentation
Une fois les données du Père Nicolas étant réorganisées selon le modèle bloomfieldien, j’ai comparé, du point de vue morphologique, toutes les données présentées dans la grammaire avec celles des dialectes apparentés contemporains et avec celles de certains e dialectes du XIX siècle particulièrement bien documentés (comme ceux décrits par Cuoq, Lacombe ou Baraga). De ces comparaisons systématiques est ressorti un portrait assez clair du dialecte décrit dans le manuscrit. D’autre part, ces analyses morphologiques font ressortir un fait inusité : celui de l’étonnante stabilité d’une langue à tradition orale. À plus de 300 ans de distance, le dialecte décrit par Nicolas présente somme toute assez peu de différences avec les dialectes ojibwe contemporains. Ce livre s’adresse d’abord et avant tout aux algonquinistes. Mais je crois qu’il saura aussi intéresser les linguistes dans leur ensemble, ainsi que les médiévistes et les historiens.
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