L Etoile du prophète
302 pages
Français

L'Etoile du prophète

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Description

Khadîdja est la première des femmes de la Mecque. Énergique, généreuse, majestueuse, tous la respectent dans la ville de la Kaaba, tant pour sa richesse que pour ses vertus. Après lui avoir offert l’éducation grâce à laquelle il deviendra le prophète, cette femme exemplaire accompagnera Muhammad durant la fondation de l’islam. À travers l’exemple de Khadîdja, première femme du prophète Muhammad, Mohamad Al Dourobi nous rappelle la place de premier plan que les femmes ont occupée dans l’histoire de l’islam. Cette représentation romancée de la vie du fondateur de la religion musulmane et de sa famille se révèle tout aussi plaisante qu’instructive et offre un beau regard sur le sujet.

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Publié par
Nombre de lectures 34
EAN13 9782748361322
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0094€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

L’Étoile du prophète
Mohamad Al Dourobi L’Étoile du prophète
Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0115046.000.R.P.2010.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2011
« Ma religion n’a pu émerger que grâce à l’aide de l’argent de Khadîdja et du sabre d’Ali. » Le prophète Muhammad
1 Sa maison a disparu. Ses traces ont été effacées par le temps, l’urbanisation et par la volonté d’hommes ambitieux. Ses chambres d’adobe et de pierres, nombreuses et vastes, ont été brûlées par l’asphalte noir et fondu. Des champs de palmiers qui, pendant plusieurs générations, avaient protégé et rafraîchi la demeure, ont été ridés par le cours des années et le manque de vigilance. L’espèce de générosité, qui planait au-dessus des trois portes de la maison comme une bannière de port, s’est fait complètement oublier. C’était, il me semble, la seule demeure inscrite dans les mémoires vivantes qui fût jamais anéantie pour enterrer volontairement une réalité pourtant fondamentale : celle d’une femme noble et majestueuse, créant la virtualité d’un homme combattant. Une altération délibérée de l’image de jadis. C’était surtout la seule maison, selon la légende islamique, dans laquelle l’ange Gabriel soit entré plusieurs fois pour transmettre le message de Dieu à Muhammad. C’est là qu’a été conçu l’embryon d’une religion qui changea le cours de l’histoire des hommes. Dans cette maison naquit une nouvelle spiritualité qui fut rejetée par la majorité : les militants de la foi des ancêtres et les puissants adorateurs d’idoles qui s’y réfugièrent pendant plusieurs siècles. Cette maison, c’est celle d’une jeune et riche femme, peut-être la plus fortunée de son temps. Selon les historiens, c’était une femme exquise, de petite taille, d’une énergie intarissable, au visage paisible, aux lèvres
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obligeantes. Une femme dont les grands yeux noirs et vivants étaient éclairés par son sourire. Éternelle naïade dans une mer de vertu, elle fut divinement respectée, tant grâce à son âme tendre qu’à son intelligence aiguë. Parmi ses nombreuses qualités, mentionnons qu’elle était probablement la seule femme qui sût lire et écrire parmi les rares lettrés habitant cette région de l’Arabie à cette époque. On dit même que grâce à cette capacité, elle était parvenue à connaître certaines vérités du messianisme. Cette femme se nommait Khadîdja, mais les gens autour d’elle lui attribuaient une kyrielle d’appellations élogieuses pour lui manifester leur affection et raffermir son rang prestigieux dans la hiérarchie sociale. Dans les lignes des livres nostalgiques et tronqués, on trouve de nombreux surnoms de Khadîdja, tels que « la vertueuse », « la résolue », « l’ingénieuse », « la dame », « la première dame », « la lune de la Mecque », « Om Hend »… Ces mots vides n’étaient que paillettes et vernis, mais ils étaient choisis de bon cœur pour rendre justice à cette grande dame. Rien n’y faisait ! Car Khadîdja était, avant tout, une missionnaire passionnée, une humaniste, une mère véritable, attentive aux orphelins et aux enfants égarés, une protectrice intrépide de l’Église et, plus tard, de l’islam naissant. La ville où se dressait sa maison n’est plus là non plus aujourd’hui. L’homme et le temps l’ont recouverte d’une sourde obscurité et l’ont ôtée des mémoires. De gigantesques centres commerciaux en béton et en verre coloré lui ont rampé dessus, comme une civilisation sans âme. Ses vieilles et simples demeures ont été enlevées et jetées dans les ténèbres du passé – comme d’ailleurs ses divinités, ses temples et ses idoles. Les chameaux, les chevaux, les ânes, baladés au travers des siècles dans les rues, portant sur leurs frêles échines voyageurs et marchandises, ont laissé leur place à des camions bruyants
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