L Héritage de Nathan
170 pages
Français

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L'Héritage de Nathan , livre ebook

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Description

En ce mois de mai 1852, Nathan de Jade est dans une position critique à l’île de la Réunion où il est venu à la reconquête de la plantation de canne à sucre de son père. Après avoir montré un courage exemplaire, pour vaincre ses ennemis, aidé par son ami Augustin Hibon, il retourne à Paris et remplira diverses missions secrètes pour Sa Majesté l’Empereur Napoléon III.
Ses missions l’entraîneront dans le Nord industriel du Sucre et du Textile en plein essor. Il participera à l’annexion du Comté de Nice, remplira une nouvelle mission à La Réunion avec le Gouverneur Hubert-Delisle, sera appelé au Sénégal pour assister le Général Faidherbe.
Dans le faste des réceptions du Second Empire, il rencontrera Louise de Rayneval, dame du Palais de l’Impératrice Eugénie. Il n’oubliera pas son village de Wissant et y reviendra dès qu’il le pourra.
Un héros, dans le cadre historique éblouissant du Second Empire, qui vit passionnément sa vie d’homme. On découvre la noblesse d’empire, l’ascension de la haute bourgeoisie industrielle, la dure condition ouvrière, l’essor colonial…
Le héros est attachant, élégant et aventureux. Autour de lui, on retrouve les grands personnages du Second Empire. On entre dans ce livre avec un rare bonheur car il nous plonge dans un autre monde.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 15 février 2019
Nombre de lectures 1
EAN13 9782312064963
Langue Français

Extrait

L’Héritage de Nathan
Jean - François Bell
L’héritage de Nathan
Tome II – Les missions de Nathan de Jade
Diplomate aux Affaires Extraordinaires
de Sa Majesté Napoléon III
LES ÉDITIONS DU NET
126, rue du Landy 93400 St Ouen
© Les Éditions du Net, 2019
ISBN : 978-2-312-06496-3
À ma famille
Avant ­ propos
En 1851, Nathan Boutoille voit son destin complètement transformé à la mort de son grand-père en apprenant qu’il est en réalité Nathan de Jade, descendant d’une illustre famille de la noblesse, implantée à l’île de La Réunion.
Son père, le comte Henry-Édouard de Jade a été assassiné en 1830 par son frère Philippe de Jade avec la complicité de son cruel intendant Pascal Befour.
Il part donc à la recherche de son héritage. Un long périple le mène de Boulogne-sur-Mer, où il est accueilli comme un fils par la famille Sauvage, à Paris, puis en Corse, où il va retrouver son grand-père maternel, le baron Durazzo et enfin à l’île de La Réunion, où il découvre la plantation familiale de canne à sucre.
Il est amené à rencontrer le Prince Impérial Louis-Napoléon Bonaparte, Président de la République, qui le prend à son service pour des missions de diplomatie secrète.
Il part à La Réunion , avec son fidèle serviteur Augustin Hibon . Ils se font secrètement embaucher dans la plantation de son oncle Philippe de Jade , mais se met en grand danger car ses ennemis sont puissants.
Au moment où il va récupérer son héritage, il tombe dans une embuscade, entre les mains du sinistre Pascal Befour, l’intendant de son oncle…
Fin de la 1ère Partie
Les jours difficiles
Nathan avait été jeté violemment sur le sol de la cabane, aux pieds de Pascal Befour, dont le visage était déformé par la haine.
En cet instant tous ses traits reflétaient une cruauté sans nom. Il s’adressa d’une voix sifflante à Nathan :
– Nathan de Jade ! Vous allez souffrir ! Je vous hais ! Vous êtes venu contrecarrer tous mes plans. J’allais devenir le maître de la plantation !
Je suis obligé de fuir avec quelques fidèles, de quitter La Réunion et la France.
Je vais partir pour l’Amérique. J’irai en Louisiane ou en Géorgie et j’achèterai une plantation, plus grande que celle-ci avec beaucoup d’esclaves. Je serai alors reçu, sur un pied d’égalité avec les autres planteurs.
J’entends déjà leur : « Cher ami, quelle joie de vous revoir et de vous accueillir ». Oui, j’aurai là-bas la position qui m’a été refusée ici ! Je le jure !
Mais avant de tout quitter ici, vous allez payer ! Vous allez me faire une donation de tous vos biens en testant en ma faveur et vous serez tué proprement. Si vous y mettez de la mauvaise volonté, je briserai votre résistance par des tortures physiques si intenses que vous me supplierez d’y mettre fin avec le peu de forces qui vous resteront. Croyez-moi, mes hommes sont des pures brutes et se réjouiront des souffrances qu’ils vous infligeront !
Je vous écoute.
– Enlevez-lui son bâillon !
Nathan prit une profonde inspiration. Il lui fallait gagner du temps.
– Befour, en me séquestrant de cette manière, vous aggravez votre cas. Toutes les forces de gendarmerie de l’île sont à votre recherche et le gouverneur a donné à votre encontre des ordres très précis. Si vous êtes attrapé, vous serez envoyé au bagne en Guadeloupe pour y finir vos jours.
Vous êtes encore libre et feriez mieux de ne perdre aucun moment pour vous enfuir et quitter La Réunion.
De plus, je n’ai pas encore hérité des biens des Jade, puisque vous savez certainement que mon oncle Philippe de Jade est mort dans l’incendie de sa maison.
Les successions prennent du temps, d’autant que j’avais été déclaré mort et que je vais devoir fournir de nombreux documents au notaire.
Quant aux biens qui sont les miens aujourd’hui, un testament est déjà déposé dans une étude parisienne, avec des ordres extrêmement précis, car prévoyant ce qu’il pouvait m’arriver et me doutant de vos sinistres projets, j’avais mis au point avec mon notaire des clauses afin que ni vous, ni mon oncle ne puissiez en aucun cas toucher quoique ce soit de moi.
Vous vous êtes déjà honteusement enrichi dans cette plantation et vous allez tout perdre par cupidité. En me tuant, vous allez devenir meurtrier une fois de plus, et quand vous serez pris, ce ne sera plus le bagne mais la mort.
Relâchez-moi et fuyez, s’il en est encore temps !
– Vous êtes un beau parleur, mais je connais le droit ! C’est le dernier testament qui compte, et vous allez me signer ce document olographe, qui sera contresigné par deux de mes hommes :
« Je soussigné, Nathan-Louis de Jade, sain de corps et d’esprit, et devant témoins, désigne monsieur Pascal Befour, comme seul héritier de tous mes biens présents et à venir.
Fait à La Réunion, ce 5 mai 1852 »
Allez -vous signer de votre plein gré ou faut-il vous y contraindre ?
Il fit un signe à l’un des hommes qui l’entouraient et lui dit :
– Enlevez-lui sa chemise et les liens de ses mains et allongez-le sur le banc, les pieds liés. Ensuite, s’il n’obtempère pas, vous le fouetterez avec ces lanières de cuir.
Nathan fut allongé sur le banc, son dos magnifique exposé aux coups. Sa colère intérieure était telle qu’il se jura de ne pas céder quoiqu’il lui en coûtât de souffrances, et de ne pousser aucun cri.
Il leva la tête pour regarder bien en face Pascal Befour et avec cran se mit à rire en lui disant :
« Pauvre petit homme qui croit faire plier un Jade, tu n’es rien et ne seras jamais rien ! »
La fureur de Pascal Befour fut telle, qu’il prit lui-même le fouet des mains de l’homme qu’il avait chargé de la besogne. Il leva haut le fouet, les yeux injectés de sang, lorsque soudain la porte s’ouvrit violemment et Nambi, le nouveau commandeur, désigné par Nathan, surgit l’arme au poing avec un petit groupe d’engagés et tira sur Pascal Befour le blessant grièvement d’une balle à la cuisse. Pascal Befour s’effondra aussitôt en hurlant de douleur.
Les autres hommes furent désarmés et immédiatement entravés.
Nambi se précipita sur Nathan pour le délier et l’aider à se relever. Nathan le serra dans ses bras et lui dit « merci, Nambi, tu viens de me sauver la vie et je ne l’oublierai jamais »
– Comment êtes-vous arrivé jusqu’ici ?
– Nous avons su, Maître , que monsieur Befour s’était enfui et nous avons juré de le retrouver. Nous avons surveillé les chemins et l’un de nous a vu l’embuscade dans laquelle vous êtes tombé et vous a suivi. Ensuite il a couru, du plus vite qu’il le pouvait, pour venir me prévenir. Aussitôt , j’ai réuni quatre hommes décidés et nous nous sommes mis en route pour venir vous délivrer. Nous nous sommes approchés silencieusement de la cabane pour ne pas leur donner l’éveil.
Ce « mauvais homme » n’a que ce qu’il mérite et chacun de nous pleure de joie dans son cœur de son échec et remercie notre dieu Ganesh, fils de Shiva, de nous avoir permis d’arriver à temps pour vous sauver.
– Vous êtes des hommes extraordinaires et je suis fier de vous avoir à mon service. Il faut garder ces brutes sous bonne garde. Serrez -les dans des liens solides. Faites un garrot à la jambe de monsieur Befour pour arrêter le sang. Nous les remettrons tous aux gendarmes, que je vais faire prévenir. Avez -vous de quoi tenir deux jours ?
– Oui, Maître, nous avons tout ce qu’il faut.
Nathan s’approcha de Pascal Befour qui gémissait, tout en lui jetant des regards de haine.
– C’est fini Befour , vous allez être remis à la justice et serez jugé pour tous vos meurtres, ainsi que votre tentative sur ma personne !
Il s’assura qu’ils étaient bien entravés et sortit de la cabane avec Nambi.
– Nambi, viens avec moi jusqu’à la case Jade. J’ai besoin de toi là-bas. Nous allons sûrement trouver les chevaux à l’arrière de la cabane.
Nathan trouva le cheval de Pascal Befour, lourdement chargé de sacs. Il ne prit pas le temps de regarder ce qu’ils contenaient, et l’enfourcha pour rejoindre au plus vite la case.
En chevauchant il remercia Dieu de lui avoir épargné les terribles souffrances qu’il s’apprêtait à endurer et surtout la mort qu’il savait inéluctable.
Un immense sentiment de joie l’envahissait en galop

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