Envers et contre tout
142 pages
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Description

"Stupéfaction !

Malick Guèye, du groupe Sunu Meew a été retrouvé inanimé, au siège de la compagnie dont il est le PDG. Il semblerait qu'il soit tombé du balcon jouxtant son bureau. Aussitôt transféré à l'Hôpital Général, il a été admis en soins intensifs.

Pour l'heure, une seule question obsède les esprits. Aurait-il tenté de se suicider ou a-t-on voulu l'assassiner ?"

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Informations

Publié par
Date de parution 01 août 2020
Nombre de lectures 569
EAN13 9782363900166
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,03€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Malick Guèye, du groupe Sunu Meew a été retrouvé inanimé, au siège de la compagnie dont il est le PDG. Il semblerait qu'il soit tombé du balcon jouxtant son bureau. Aussitôt transféré à l'Hôpital Général, il a été admis en soins intensifs.

Pour l'heure, une seule question obsède les esprits. Aurait-il tenté de se suicider ou a-t-on voulu l'assassiner ?"

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ENVERS ET CONTRE TOUT
Cet ouvrage a été édité grâce au Fonds d’Aide à l’Édition du Ministère de la Culture et de la Communication
© Les Éditions Nara Almadies Villa n° 12 Dakar - (Sénégal) Tél : 77 181 57 57
E-mail:editionsnara@yahoo.fr Dakar 2019
ISBN : 978-2-36390-016-6
Conception de couverture : Tous droits réservés
Fatou Bintou B FALL
ENVERS ET CONTRE TOUT
Roman
Cette oeuvre est une pure ictîon. Toute concîdence ou res-semblance avec des personnages ou des Faîts réels est Fortuîte et învolontaîre.
Collection Signare
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Léopold Sédar Senghor, Chant pour Signare,LQ 1RFWXUQHV
Note de l’éditeur
Allîer la Face ludîque et înstructîve à travers des œuvres ictîves ! Tel est le crédo que les édîtîons NARA souhaîtent dîfuser à travers la collectîon Sîgnare. Ludîque parce que le mot aîmer englobe tout à la Foîs, traduît un orîlège de sentîments. Il est l’abécé-daîre de la vîe. Aîmer est la plus belle chose quî puîsse nous arrîver. Déclîné en vers par tous les poètes du monde, chanté par les plus belles voîx que l’humanîté aît connues, îl se conjugue à tous les temps, se traduît dans toutes les langues et se retrouve chez tous les peuples. L’AFrîque contînent rîche de son passé et de sa culture ne sauraît être en reste, car comme le dît un adage aFrî-caîn « là où on s’aîme, îl ne Faît jamaîs nuît ». InstructîF, parce qu’îl nous apparaït împortant de revîsîter notre patrîmoîne culturel, d’aller à la redécouverte de nos valeurs cardînales, quî doîvent être notre guîde éclaîré au « banquet du donner et du recevoîr ». Le mot Sîgnare renvoîe à ces belles et gracîeuses dames de notre récent passé. Ces élégantes des cîtés de Saînt-Louîs, de Gorée et de Ruisque.
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I
— Il est hors de question que j’accepte ce diktat, s’insurgea Malick Guèye, le PDG de la « Laiterie SunuMew». Ce serait trahir mes employés ! — Mais pourtant, il le faut, insista Birane Gaye, son ami et adjoint. Nous sommes obligés de licencier au moins le quart de nos effectifs. Les charges sont trop lourdes. Le groupe traverse sa plus grave crise ÀQDQFLqUH GHSXLV VD FUpDWLRQ LO HVW SUHVTXH DX ERUG de la faillite. ³ 7RXW j IDLW FRQÀUPD 0RGRX 'LRS OH GLUHFWHXU ÀQDQFLHU Un regard circulaire autour de la table de la salle de conférence, où avaient pris place tous les responsables du groupe, Malick se rendit vite à l’évidence. Il était le seul à ramer à contre-courant de la proposition de Birane. — Je constate que vous avez tous, opté pour le licenciement, mais je suis déterminé à les garder tous, sans exception, et cela, envers et contre tout ! 5pDIÀUPDWLO DYDQW GH TXLWWHU VXELWHPHQW OD VDOOH indifférent au concert de désapprobations. — Ce n’est pas croyable ! Il veut nous mener vers le dépôt de bilan, s’indigna Birane.
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Il prit à témoin, son assistante personnelle, madame Sow, qui avait également pris part à la réunion. — Vous avez entendu ? ils préconisent tous, le licenciement. — Le bruit court depuis la semaine dernière dans la boîte, et le collège des représentants du personnel est déjà en ordre de bataille. — Ah bon ? 0DGDPH 6RZ FRQÀUPD ³ /HV V\QGLFDOLVWHV GpÀOHQW GDQV PRQ EXUHDX GHSXLV ce matin. Ils souhaitent que vous les receviez. — Très bien, ils peuvent venir tout de suite, et préviens le directeur des ressources humaines pour qu’il assiste à l’entretien. — Bien, Monsieur. Il se demandait qui pouvait bien, être derrière cette rumeur ? Evidemment, il excluait Birane ; sa loyauté envers lui, ne souffrait d’aucun doute. Ses soupçons se portèrent plutôt sur deux de ses collaborateurs, Seyni Diène, le directeur du transit et du matériel, et Galaye Thiaw, le directeur de la production. Ces derniers n’étaient mus que par des intérêts crypto-personnels. Bien entendu, il attendait que l’occasion se présente pour les congédier. Qu’importe si Galaye était son beau-frère. Quant à Seyni, il l’aurait certainement renvoyé si Birane n’était pas intervenu pour l’en dissuader. — Il est le seul soutien de ses vieux parents, et de son village.
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A cause de cet argument, ô combien sensible, il y DYDLW ÀQDOHPHQW UHQRQFp La quiétude de son bureau fut soudain troublée, par des bruits de voix et des cris de protestation. Il se précipita à la fenêtre. C’était un mouvement d’humeur du personnel. Le premier depuis la création de SunuMew ! Massés dans la cour, les employés manifestaient bruyamment leur désaccord. — Non au licenciement ! Nous ne céderons pas ! Scandaient-ils d’un même élan. Il en resta Interloqué, mais ne manqua pas de mesurer l’ampleur de leur colère. dD DORUV  &HV ÀFKXV V\QGLFDOLVWHV FKHUFKDLHQW visiblement à lui mettre la pression. Mais il ne comptait pas se laisser faire. Il tourna le dos et se dirigea vers son bureau. Il appuya rageusement sur le bouton de liaison de son poste téléphonique. — Faites entrer les syndicalistes ! Ordonna-t-il d’un ton rageur. Il avait à peine raccroché, que la porte s’ouvrait sur ces derniers. Ils ne prirent même pas la peine de dissimuler leur hostilité au grand patron, à qui il vouait pourtant, un profond respect. Malick, d’un geste sec de la main, les invita à s’asseoir. Ils obtempérèrent. $FFRXGp j VD WDEOH GH WUDYDLO LO OHV GpÀD GX UHJDUG — Je vous écoute, annonça-t-il, assez sèchement. Le plus ancien parmi eux, un technicien du laboratoire de contrôle, fut désigné par ses camarades, pour prendre la parole.
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— Nous avons été informés que le conseil d’administration devait se réunir aujourd’hui, avec pour ordre du jour, le licenciement, pour motif économique, d’une partie du personnel. Nous tenons simplement à vous dire que nous allons nous opposer, avec les moyens légaux dont nous disposons, à l’application de cette mesure arbitraire. — Tiens donc ! Et de qui tenez-vous cette information ? — Nous ne pouvons pas dévoiler nos sources, répondit un autre délégué. Par contre, nous ne GRXWRQV SDV GH OHXU ÀDELOLWp Au paroxysme de l’exaspération, Malick se cabra. — Il est dommage que vous vous basiez sur de simples rumeurs pour entraîner le personnel dans un mouvement illégitime et illégal. Et j’en arrive à douter de vos capacités à représenter vos collègues, parce qu’un meneur digne de ce nom, n’aurait pas agi sur la simple base de rumeurs. Je ne vous ai jamais fermé ma porte, bien au contraire ! Pourquoi, n’avez-vous pas cherché à me rencontrer, dès que vous avez eu vent de ce prétendu licenciement ? répliqua-t-il amèrement. Un silence gêné accueillit ses paroles. Il poursuivit, — je veux savoir si vous êtes là pour obtenir des FODULÀFDWLRQV RX SRXU PH GpFODUHU OD JXHUUH " L’assemblée restait silencieuse et sans réaction. Et alors, que décidez-vous ? — Nous souhaitons discuter avec vous, monsieur le 3UpVLGHQW OkFKD ÀQDOHPHQW XQ GpOpJXp — Très bien. Alors écoutez-moi attentivement.
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