Le drame de la chambre noire
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Description

Alors que Stan KIPPER, le célèbre « roi des détectives » américain installé en France, s’apprête à partir en congé pour taquiner le goujon, il reçoit un courrier émanant de la fille d’un professeur qu’il a bien connu quand il habitait encore à New York.


La lettre résonne comme un appel au secours, la jeune femme ressentant que des choses étranges se déroulent dans le château de la famille de son époux depuis le décès de celui-ci lors d’un accident de chasse.


Elle l’invite pour le week-end afin qu’il juge par lui-même.


La bâtisse se situant sur les rives de la Dordogne, Stan KIPPER pense profiter du voyage pour faire d’une pierre deux coups : rassurer sa « cliente » et aller à la pêche.


Mais une fois sur place, force lui est de constater que la détente au bord de l’eau attendra : la comtesse vient d’être retrouvée morte dans son laboratoire de développement de photos...


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Informations

Publié par
Nombre de lectures 1
EAN13 9791070030820
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0007€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

* 4 *

LE DRAME DE LA CHAMBRE NOIRE
À PROPOS

*****
STAN KIPPER

le célèbre détective américain résout les énigmes policières les plus compliquées. Ne reculant jamais devant les enquêtes les plus dangereuses, bravant la mort,
STAN KIPPER
– LE ROI DES DÉTECTIVES –
a déclaré la guerre au crime et, sur tous les points du globe, il traque les malfaiteurs acharnés à sa perte. Le récit de ses aventures vous passionnera.
CHAPITRE I
 
Le courrier de Stan Kipper était toujours très copieux et souvent très pittoresque. Il comprenait, auprès d'appels parfois désespérés à la science policière du roi des détectives, des menaces anonymes, des explosions de gratitude, des consultations demandées par des membres de la police régulière, tout un fatras où il fallait discriminer l'affaire intéressante de celles qui l'étaient moins ou qui ne l'étaient pas du tout.
Cette tâche incombait à la clairvoyante Zénaïde Bonneau. Chaque matin, elle dépouillait cette volumineuse correspondance, la classait, la triait, opérait une sélection raisonnée et ne présentait au « patron » que la substance même de ces lettres si diverses, provenant du monde entier, tant la renommée de Stan était devenue universelle.
Ce matin-là, elle était au travail depuis près de deux heures, lorsque Stan Kipper fit son entrée dans le bureau de sa secrétaire.
— Je souhaite, s'écria-t-il dès l'abord, que vous ne m'annonciez rien d'important, ma bonne Zénaïde ! Je meurs d'envie de laisser là les affaires sérieuses et d'aller pêcher à la ligne dans quelque coin tranquille, sans penser à rien, durant deux ou trois jours...
— Précisément, patron, répondit la dévouée secrétaire, voici une invitation à passer le week-end dans un château, sur les bords de la Dordogne, où vous pourriez satisfaire, j'imagine, cette soudaine passion pour la pêche. Le reste du courrier n'est que broutilles, et je ferai, avec votre agrément, les réponses négatives et courtoises accoutumées. Toutefois, pour ce qui est de pêcher sans penser à rien, je crains que ce ne soit pas encore au château Saint-Médéric que vous connaîtrez cette sensation.
Elle tendait, en souriant, une lettre, d'une grande écriture penchée, tracée sur une feuille de vélin prétentieux, ornée, à l'angle droit supérieur, d'une couronne gravée en relief, surmontant cette indication :
 
« Château de Saint-Médéric, par Cruzac (Dordogne). »
 
— J'ai cherché où nichait ce castel et j'ai trouvé que ses tourelles – s'il en a – doivent se refléter dans l'eau claire de la Dordogne, non loin de Périgueux... Quant à la comtesse de Saint-Médéric, signataire de la lettre, je n'ai pu encore avoir aucun renseignement sur elle. Ni dans vos archives ni au bottin mondain, son nom n'est mentionné. Mais j'ai pensé tout de même que son appel était de ceux qui méritent d'être entendus. Lisez plutôt vous-même...
Stan Kipper prit la feuille armoriée et lut.
 
« Monsieur le détective, écrivait la comtesse de Saint-Médéric, j'ai peur. Il se passe, au château, des choses anormales. Rien de défini, aucune menace précise, mais un malaise vague, une mystérieuse angoisse, étreignent ses habitants, c'est-à-dire mon beau-père, ma belle-mère, mon jeune beau-frère Roger, et moi-même. Mon mari est mort, voici un an, au cours d'une partie de chasse, à la suite d'un accident : comme il sautait un fossé, son fusil étant chargé, le coup est parti et il a reçu, à bout portant, la charge de chevrotines, destinée aux sangliers. Depuis ce tragique événement, je n'ai pour ainsi dire pas quitté le château.
« Déjà, après le fatal accident, l'atmosphère était devenue ici presque irrespirable, entre ces deux vieillards accablés de douleur, et auprès de cet adolescent neurasthénique et désœuvré. J'aurais pu partir, assurément. Mais je suis orpheline, sans fortune. J'ai été épousée par amour, alors que j'étais, moi-même, une obscure maîtresse de piano, courant le cachet à Périgueux. Mes beaux-parents ne m'ont jamais adoptée sans réserve. Ils se sont opposés cependant à mon départ, chaque fois que j'en ai exprimé le désir : il ne convient pas qu'une comtesse de Saint-Médéric, même veuve, donne des leçons de piano !... Je n'ai pas eu le courage de passer outre.
« Mais, depuis quelques semaines, il est advenu des choses étranges. Un chien, qui me venait de mon mari, et qui était mon compagnon ordinaire, a été trouvé mort, dans sa niche. La pauvre bête avait été abattue d'un coup de fusil, sans que l'on sût comment ni par qui. Ma femme de chambre, qui m'était toute dévouée, est subitement tombée malade et a dû me quitter pour retourner chez ses parents. Un vieux jardinier, qui avait eu pour mon mari la plus vive affection, qu'il avait reportée sur moi, a été emporté en deux jours par une grippe maligne. L'on dirait que le sort se plaît à m'isoler et que je porte malheur à ceux qui m'aiment...
« La nuit, dans les longs et sombres corridors du manoir, l'on entend des bruits mystérieux, comme si les armures qui ornent les paliers se mettaient à vivre et à marcher. Dans ma chambre, immense et sombre, je grelotte de terreur. Ni mes beaux-parents ni leur fils ne me parlent de ces choses, et je n'ose leur en parler non plus. Mais je suppose, à leur mine, qu'ils éprouvent les mêmes sensations et que leur sommeil est aussi troublé et aussi précaire que le mien.
« Je sais que, si je me confiais à eux, ils attribueraient tout cela à des influences occultes et supraterrestres auxquelles je me refuserais à croire, ce qui créerait entre nous un nouveau malentendu, s'ajoutant à tant d'autres. Mais mon père à moi, qui était professeur de physique et de chimie, m'a élevée dans des principes positifs. Je crois que les faits que je vous ai rapportés ont des causes naturelles, et que le danger que je pressens est réel, sinon tangible. Et je vous appelle à mon secours. Mon pauvre papa vous a connu, au cours d'un congrès scientifique, alors que vous habitiez encore à New York. Vous aviez sympathisé. Sans doute, n'avez-vous pas oublié son nom : le professeur Marguet ? Il m'avait parlé de vous, et, depuis, la renommée m'a appris votre séjour à Paris, où vous êtes fixé, me semble-t-il, à présent.
« J'ai pu découvrir votre adresse pour vous lancer ce S. O. S. Si vous estimez mes craintes chimériques et ridicules, jetez cette lettre au panier. Sinon, ...

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