Le laboratoire diabolique
57 pages
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Le laboratoire diabolique , livre ebook

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Description

À Roquevaire, la réception donnée par Charles Pariset vire au drame quand une jeune actrice, Martha Limanor, après avoir été prise d’un malaise, se lève brusquement et plante un poignard dans le dos de son mentor le docteur Bénazet.


De peur du scandale et pour éviter la prison à la comédienne, dont il est fortement épris, le maître des lieux, plutôt que de prévenir les autorités, décide de faire appel au célèbre détective marseillais Marius PÉGOMAS.


Sur place, il constate l’étrange atonie de la meurtrière et la soupçonne d’avoir agi sous influence.


Mais soudain, la police débarque, prévenue par le frère de la victime, et arrête Martha devant l’évidence de sa culpabilité.


Une évidence que Marius PÉGOMAS va s’empresser d’infirmer...


Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 0
EAN13 9782373478358
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0007€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

AU LECTEUR
***
MARIUS PÉGOMAS, Détective marseillais, se présente :
Simple citoyen de Marseille devenu, par la force de s choses, le détective français le plus réputé, il va raconter ses merveil leuses aventures dans des livres numériques.
Chacun d'eux contiendra un romancomplet et absolumentinédit, de 3.000 lignes que, grâce aux progrès des moyens tech niques,OXYMORON Éditionspeut offrir au prix de moins deUNeuro.
En lisant, à chaque parution, ces romans stupéfiants plus saisissants encore parce qu'ils sont vrais, le lecteur ne pourra manqu er d'éprouver une émotion intense, et quand il en aura parcouru un, il voudra les connaître tous, car ils sont dus à la plume dePierre YRONDY, l'auteur deThérèse Arnaud, Espionne française.
MARIUS PÉGOMAS, Détective marseillais, est un type véritablement extraordinaire, qui, au milieu des situations les p lus tragiques, conserve sa bonne humeur, son ironie mordante et cette blague i nimitable chère aux enfants de la Canebière.
MARIUS PÉGOMAS, Détective marseillais, n'a pas son pareil pour ré soudre les énigmes les plus obscures. Et bien souvent, la police doit faire appel à sa collaboration.
Les romans de cette série pourront être mis entre t outes les mains. Ils sont le type parfait du roman familial.
Petits et grands se passionneront, et attendront av ec impatience la prochaine parution qui leur apportera trois heures de lecture saine et captivante.
***
EN VENTE PARTOUT SUR INTERNET.
Marius PÉGOMAS
DÉTECTIVE MARSEILLAIS *
**
***
LE LABORATOIRE DIABOLIQUE
De
Pierre YRONDY
***
**
*
CHAPITR EPREMIER
UNE RÉCEPTION QUI SE TERMINE MAL
Entre Aubagne et Peypin, à trente-trois kilomètres au Nord-Est de Marseille, s'étend l'immense propriété de Roquevaire, domaine de la famille Pariset.
La petite rivière de l'Huveaune lui apporte la fraî cheur délicieuse d'une oasis.
Autour de la table à thé, dressée, ce jour-là, à l' ombre de la pergola en fleurs, se réunissaient peu à peu les invités de Ch arles Pariset.
Le soleil accrochait, par instant, un reflet d'or d ans la chevelure très blonde de Maud Larivière, dont les 22 printemps disaient l a joie de vivre. La jolie jeune fille marchait d'un pas souple et allongé que seule peut donner la pratique journalière des sports.
Marcel Vernouillet, avec qui elle venait de dispute r une partie de tennis, réglait son pas sur le sien.
— Beau couple, ne put s'empêcher de dire le docteur William Bénazet à me M Larivière, mère de Maud.
Flattée de ce compliment non équivoque, Germaine La rivière sourit, creusant deux sillons dans le fard habile qui masqu ait les meurtrissures de la quarantaine.
Une flamme ironique remplaça aussitôt le reflet d'a dmiration dans le regard du docteur.
me Déjà, M Larivière interrogeait :
— Que pensez-vous, mon cher docteur, des méthodes n aturistes ?
— Je crois, chère Madame, que tout ce qui se rappro che de la nature est sain et normal. Pour être vraiment heureux, il faud rait vivre avec la simplicité fruste des premiers hommes.
Du groupe déjà installé autour de la table s'élevai t la voix du maître de céans :
— Docteur, docteur, venez donc déguster ces excelle nts fruits rafraîchis.
Sans sourciller, William Bénazet poursuivit :
— ... Car les hommes actuels sont plus sauvages que leurs ancêtres. La folie règne sur le monde. La science n'est qu'un in strument pour assouvir les bas instincts.
— Les fruits rafraîchis se réchauffent, insista Cha rles Pariset.
Dernier descendant d'une vieille famille provençale , le « seigneur de Roquevaire » comme se plaisaient à l'appeler ses am is, était, à 29 ans, l'auteur apprécié de plusieurs ouvrages, dont le dernier,« La douceur de vivre », avait recueilli les éloges unanimes des critiques.
Il se démenait au milieu de trois artistes dramatiq ues, interprètes de plusieurs de ses œuvres : Marthe Limanor, Louis Cérutase et Jane Moti.
Pour la première, amie d'enfance de Charles, le dom aine de Roquevaire avait toujours été un séjour estival de prédilectio n.
Déjà, depuis le début de l'après-midi, la jeune fem me était quelque peu nerveuse. Au fur et à mesure que les heures s'écoul aient, ce nervosisme grandissait. Au moment où elle porta à sa bouche un verre de limonade glacée, elle le repoussa loin d'elle avec un geste d'horreu r.
— Qu'y a-t-il, Marthe, s'inquiéta Charles Pariset. Vous êtes souffrante ?
— Non, répondit-elle. Mais le parfum de cette orang eade m'irrite. Je ne puis le tolérer.
— Voulez-vous un cherry glacé ?
— Merci, Charles... Je vous en prie : ne vous tourm entez pas pour moi. Ce malaise va passer. Voyez : c'est déjà beaucoup mieu x.
Légèrement rassuré, le « seigneur de Roquevaire » s e mêla, de nouveau, à la conversation générale.
Un bruit de vaisselle brisée, Marthe, qui s'était l evée brusquement, s'éloignait vers la maison d'une allure saccadée qu i produisit une impression étrange.
Déjà, Charles Pariset se précipitait pour l'arrêter quand le docteur Bénazet le happa au passage :
— Laissez donc, dit-il d'un ton calme, mais autoritaire.
Et les deux hommes suivirent Marthe de loin.
La jeune femme avait gagné le studio. Sans hésiter, elle se dirigea vers le large divan, où elle s'assit, comme si elle y avait été contrainte par quelque force supérieure.
Puis, sans raison apparente, la détente se produisi t : Martha Limanor fondit en larmes.
Le docteur Bénazet et Charles s'efforçaient à la ca lmer :
— Voyons, chère petite, qu'y a-t-il ?
— Rien... rien... je vous assure, répliqua la jeune femme d'une voix blanche. Peut-être la fatigue de ma dernière création aux Fr ançais. Le rôle était très
subtil. Je m'y suis énormément dépensée. Sans doute est-ce là la cause de ma nervosité... Je ne me sens pas moi-même. IL ME SEMB LE QUE QUELQUE CHOSE RÔDE AUTOUR DE MOI.
— Petite Martha, ordonna paternellement le docteur, vous devez vous reposer quelques minutes.
Martha s'éloignait, soutenue par le seigneur de Roq uevaire.
— Je suis toute bouleversée, affirmait Germaine Larivière.
— Pauvre fille, s'exclama Jane Moti à qui l'attitud e de Martha n'avait pas échappé.
— On croirait qu'elle se débat contre une volonté p lus forte que la sienne, murmura Marcel Vernouillet
— Non, affirma Louis Cérutase. Il y a certainement autre chose.
Tandis que les suppositions continuaient, le docteu r Bénazet et son hôte, après avoir tenté de calmer Martha, revinrent vers le studio.
Chacun se précipita vers eux :
— Comment va-t-elle ? s'inquiétèrent plusieurs voix .
— Un malaise sans gravité, assura le docteur. Une d emi-heure de repos et il n'y paraîtra plus.
La réponse calme du praticien assainit quelque peu l'atmosphère. Chacun, plus léger, reprit son bavardage.
Marcel Vernouillet que Charles avait rejoint se dirigea vers Maud :
— Un peu de musique ? proposa-t-il.
— Volontiers, Marcel. Mais, à une condition : vous chanterez.
Vernouillet fit la grimace :
— Pourquoi cette condition ? Je vous affirme que vo tre talent suffira largement à effacer les derniers émois de nos amis...
Tandis que, d'une allure nonchalante, Maud Larivièr e se dirigeait vers le piano, s'y installait et attaquait« Ma Poupée Chérie »de Déodat de Séverac, le docteur Bénazet s'était assis sur une chaise, près d'un guéridon. Le praticien, fermement convaincu que l'incident dont il avait ét é le témoin n'aurait pas de suite, se disposait à écouter avec ferveur cet air qui, peut-être, lui rappelait des souvenirs particuliers...
Et le silence, de nouveau, planait sur cette assemb lée qui, sans doute frivole, avait complètement oublié l'incident pénib le de tout à l'heure.
Seul Charles Pariset ne semblait guère rassuré.
De temps à autre, il jetait un regard rapide vers l a portière séparant le studio de la pièce où Martha reposait.
Tandis que l'ambiance s'adoucissait autour du piano où, légers, les doigts de Maud effleuraient les touches, Martha, après êtr e demeurée prostrée un long moment, s'était redressée.
Les narines dilatées, comme si elle avait éprouvé u ne grande difficulté à reprendre sa respiration normale, elle demeurait le regard fixe.
Une expression étrange se dessinait sur son visage, ses pupilles s'étaient dilatées, ses mains semblaient agitées d'un tremble ment convulsif.
On devinait que la jeune femme faisait tous ses eff orts pour lutter contre un mystérieux malaise.
Soudain, son buste se roidit. Le sourcil froncé, el le se dressa.
Alors, pour la première fois, peut-être, depuis qu'elle se trouvait seule, vis-à-vis d'elle-même, un profond soupir s'évada de sa po itrine contractée.
Un long frisson la parcourut toute.
— Pauvre homme, articula-t-elle à mi-voix.
Elle resta immobile quelques secondes. On eût dit q u'une volonté supérieure la retenait en place, et que ses pieds ne pouvaient s'arracher à l'épaisse...
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