Le squelette a disparu
42 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Découvre YouScribe en t'inscrivant gratuitement

Je m'inscris

Le squelette a disparu , livre ebook

-

Découvre YouScribe en t'inscrivant gratuitement

Je m'inscris
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
42 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Dans une grotte de Lozère, des spéléologues amateurs font une étrange découverte, un squelette humain qu’ils pensent ancestral.


Mais le maire, chez qui ils sont venus montrer fièrement leur trouvaille en pleine nuit, constate rapidement qu’à défaut de reliques, les ossements sont plutôt récents, la preuve, le trou dans le crâne visiblement fait par une balle.


Le magistrat décide de conserver chez lui la pièce à conviction pour la confier, au lever du jour, à la justice.


Au petit matin, stupeur, le squelette a disparu.


Gonzague GAVEAU alias « Le Professeur », est alors dépêché sur place pour retrouver à la fois le corps du délit, le voleur et l’éventuel assassin !...

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 0
EAN13 9791070036525
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0007€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

LES ENQUÊTES DU PROFESSEUR
- 15 -

LE SQUELETTE A DISPARU

de
René BYZANCE
CHAPITRE PREMIER
À LA RECHERCHE D'UNE GROTTE
 
Dans un pré, au bord de l'Allier, une tente avait poussé, comme un champignon, au cours de la nuit.
Les indigènes furent intrigués et choqués par ce phénomène. Des chrétiens peuvent-ils avoir la fantaisie de coucher en plein air, à la dure, quand, en face de la gare, l' Hôtel de la Lozère et l' Hôtel du Luxembourg offrent aux voyageurs leurs façades jumelles, tandis que l' Hôtel de la Poste est doté du confort moderne et dresse, au cœur de la ville, un bâtiment, rose et blanc comme les berlingots d'antan.
Les citoyens de Langogne, véritable capitale des hauts plateaux, sont des gens à la page. Déjà, ils ont contemplé ces espèces de sauvages qu'on appelle des campeurs. Mais la pleine saison n'était pas encore venue, et, la nuit tombée, il faisait si froid que M lle  Étiennette, la bonne du curé, faisait encore une grosse flambée.
La stupéfaction des habitants atteignit son comble lorsqu'ils virent défiler dans la grand-rue, trois étranges personnages armés de pelles, de pioches et bardés de cordes. L'un d'eux, tout rond, tout rose portait un costume de golf ; le second était déguisé en alpiniste du type Tartarin, et, comme son illustre aïeul, avait une carrure puissante et portait une barbe anachronique. Une femme complétait le trio. Pouvait-on dire une femme ? La créature était longue comme un jour sans « pinard » et plus maigre que le serpent de cordes qu'elle coltinait.
Ces touristes originaux s'arrêtèrent devant l'officine de M. Horace Maiseau-Matseau, pharmacien de première classe de la faculté de Montpellier, et ils pénétrèrent dans la boutique. Ils ne se proposaient pas d'acheter un fortifiant pour la fille aux pâles couleurs. Ce n'était pas à M. Maiseau, potard diplômé, qu'ils avaient affaire, mais à M. Maiseau, premier magistrat de la ville de Langogne.
— Pardon, Monsieur, fit le golfeur en se découvrant courtoisement, vous n'auriez pas par hasard une grotte ?
— Une grotte, fit le maire éberlué ?
— Oui, je dis bien, une grotte, un gouffre, un aven, enfin un trou naturel dans la terre.
— Ça pourrait se trouver, dit M. Maiseau qui recouvrait avec peine ses esprits.
— Je me présente. Veuillez jeter un coup d'œil sur ce bristol.
M. Maiseau chaussa ses lunettes et il lut :
 
César SIFIGUE
Président du Spéléologue Club de Provence
 
Le pharmacien-maire était un savant. Il se souvint que la spéléologie était la science consacrée à l'étude des cavités du sol illustrées par Martel et par d'autres savants.
— Je vois, dit-il. Je crois, Messieurs, que je pourrais vous satisfaire.
— Combien je vous serais reconnaissant, Monsieur le Maire, reprit le président, dont l'accent ensoleillé chantait comme une romance de Vincent Scotto. J'ai voué ma vie à des recherches désintéressées. Quand je dis ma vie, je devrais dire mes loisirs. La majeure partie de l'année, je la passe, hélas ! aux « Galeries de Belzunce » où j'ai l'honneur de diriger le rayon des layettes… Si Madame la Mairesse a un nouveau-né… Mais je m'égare ; ici, je veux oublier le métier et ses servitudes… Donc, le meilleur de moi-même, je le consacre à sonder les abîmes. J'ai fondé le Spéléologue Club du Sud-Est.
« Monsieur Gerfaut, mon vice-président est ici présent, ainsi...

  • Accueil Accueil
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • BD BD
  • Documents Documents