Les « Piqués » du Métro
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Description

Un nouveau genre d’agression sévit dans le métro parisien !


Des gens de bonnes fortunes se plaignent d’une piqûre effectuée dans la cohue d’un compartiment.


Quelques minutes ou heures après, elles ont des comportements étranges : une vieille dame bien sous tous rapports se promène nue dans la rue ; un vénérable monsieur à la moralité sans faille fugue pour faire la noce ; un commerçant honnête s’enfuit avec la caisse ; une dévote investit dans les maisons de plaisir...


L’inspecteur Pessart, chargé de l’enquête, n’ayant pas réussi après plusieurs semaines d’investigations à trouver le « piqueur » ni les « piqués » du métro, demande de l’aide à son ami Claude PRINCE, le célèbre détective radiesthésiste...


Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 2
EAN13 9791070030165
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0007€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

- 5 -

LES « PIQUÉS » DU MÉTRO

De
Marcel PRIOLLET
* 1 *
LES SOUCIS DE L'INSPECTEUR PESSART
 
Assis en face de l'inspecteur de la P. J. bien connu, son ami le radiesthésiste Claude Prince écoutait, tout oreille.
Ayant ouvert sur son bureau un dossier copieux, le policier en compulsait les nombreuses feuilles.
— Laissez-moi vous faire un récit détaillé par ordre chronologique. Voici les faits. Et vous jugerez par vous-même si cette affaire des « piqués » du métro n'est pas la plus empoisonnante que j'ai eue à démêler.
« Premier fait. — Le 29 décembre, c'est-à-dire à la fin du mois dernier. Le premier président Lestringes, qui venait de sortir du palais, rentrait chez lui comme il le faisait chaque soir, sa besogne accomplie. Ici, il n'est pas inutile d'ouvrir une parenthèse pour établir le portrait moral de l'éminent magistrat.
« Maxime Lestringes est un homme de soixante-trois ans, encore vert, portant la tête droite, l'air sévère, un peu hautain et dédaigneux, très imbu des anciennes coutumes judiciaires. Il porte encore les favoris d'autrefois et n'a renoncé qu'à regret à l'antique redingote et au traditionnel chapeau haut de forme de la génération précédente. La concession qu'il a accordée à la mode actuelle, il la rachète par la sévérité de sa tenue, toujours habillé de noir de la tête aux pieds, cravaté de piqué blanc, coiffé d'un chapeau-cape impeccable. Voilà pour le physique. Au moral, un être juste, mais intransigeant, implacable sur les idées de morale, les devoirs familiaux, les mœurs. Le président était particulièrement respecté au palais où on le citait en exemple pour sa haute conscience, la rigidité de sa vie, la probité de ses jugements.
« Ceci dit, revenons à cette soirée du 29 décembre d'où devaient découler tant d'événements inexplicables.
« Donc, ce soir-là, le premier président Lestringes rentrait chez lui. Il se hâtait plus que de coutume, car une fête familiale devait avoir lieu à son domicile. En effet, on devait célébrer, quelques heures plus tard, au cours d'un repas tout intime, les fiançailles de son fils Jean, avocat à la Cour, et de M lle  Renée Mérindal, la propre nièce du fameux professeur neurologiste, titulaire d'une chaire de faculté, Martin Paupon.
« Ce mariage prochain lui causait une grande joie, la jeune fille étant d'une espèce à peu près disparue à notre époque de snobisme. Tout en étant fine, jolie, instruite et cultivée, elle possédait les grosses qualités indispensables à une maîtresse de maison. Bref, à plus d'un point de vue, cette union répondait aux vœux les plus chers de l'austère magistrat.
« Il se hâtait un peu, ayant peur de se faire attendre : c'est cette raison qui l'incita à faire une dérogation à ses habitudes en prenant le métro. Ordinairement, il se rendait à pied à son logis de la rue Bonaparte dont le lieu n'était guère éloigné du palais. Il prit un ticket, plongea dans les profondeurs humides de la station de la Cité et pénétra à l'intérieur du premier wagon de première classe d'une rame qui venait d'entrer en gare.
« Il était six heures du soir, les ateliers et les bureaux se vidaient, ce qui occasionnait une certaine presse dans la rame. M. Lestringes dut rester debout près de la porte, assez serré entre de jolies vendeuses outrageusement maquillées, un ouvrier en bourgeron bleu et un vieux couple assez minable sentant le chien mouillé !
« Le convoi venait à peine de démarrer de la station, s'engouffrant avec un bruit de tonnerre sous la voûte du souterrain, lorsque le magistrat ressentit la pénible impression d'être légèrement piqué au bras gauche.
« Il se retourna vivement prêt à interpeller sévèrement le maladroit, mais parmi cette foule compacte, il lui était bien impossible de l'identifier : le vieux couple se tenait immédiatement derrière lui... Ce n'était certes pas ces braves gens qui pouvaient être fautifs. Il songea que c'était plus vraisemblablement l'une de ces belles petites à la mode qui l'avait égratigné d'une épingle ou d'un piquant de broche, et il pesta contre les stupidités de la parure féminine.
« À ce moment, il aperçut, assis quelques banquettes plus loin, le professeur Martin Paupon qui lui faisait signe de venir le rejoindre à une place demeurée libre.
« — Comment ! vous, mon cher professeur ! Quelle heureuse surprise !
« — Mon Dieu, mon cher président, je me rendais chez vous... Renée a dû m'y précéder, cette petite était tellement impatiente de voir son fiancé ! Ah ...

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