Lui ou l autre ?
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Description

Jean-Louis et Louis-Jean Germandé sont de parfaits jumeaux.


Ils se prénomment ainsi, en hommage à leur riche oncle.


Ce dernier, décédé durant la grossesse de leur mère et ignorant qu’elle attendait deux enfants, a couché sur son testament son neveu Jean-Louis.


À quelques mois de la majorité des jeunes hommes, le notaire chargé de gérer la fortune du défunt annonce que seul celui portant l’exact prénom inscrit dans la succession pourra entrer en possession du capital.


L’exhérédé affecté par la décision en sa défaveur se renferme et, un jour, il est retrouvé mort après être parti à la chasse.


La justice conclut au suicide.


Mais quand le tabellion commence à émettre des doutes sur l’identité du bénéficiaire, suspectant une substitution entre les frères, les détectives Ned BURKE et Romain FAREL sont appelés à la rescousse pour débrouiller cette affaire...


Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 0
EAN13 9782373479157
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0007€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

BURKE & FAREL
LUI OU L'AUTRE ?
Roman policier
H.-R. WOESTYN
CHAPITRE PREMIER
OÙ LE DÉTECTIVE NED BURKE ENTEND PARLER D'UNE ANCIENNE CONNAISSANCE
— Quel nom dites-vous ? demanda le vieux détective en se tournant vers la domestique qui venait d'annoncer un visiteur désira nt parler à ses maîtres, Ned Burke et Romain Farel.
— M. Bonnal, répéta la servante.
— Bonnal, fit Burke, en s'adressant à sonalter ego,connaissez ça, vous Romain ?
— Pas du tout.
— Ce monsieur, insista la bonne, a ajouté que son n om ne vous apprendrait rien, car il vous était inconnu.
— Et il désire nous voir pour ?...
— Pour affaires.
— Ah ! fort bien. Alors, veuillez faire entrer.
La domestique se retira aussitôt, pour revenir, pré cédant le visiteur devant qui elle s'effaça en l'annonçant.
Les deux policiers s'étaient levés pour le recevoir et Burke, ayant indiqué un siège au nouveau venu, reprit sa place au coin du f eu, tandis que Romain s'asseyait au bureau, tous deux examinant d'un coup d'œil l'inconnu, qui se trouvait placé en pleine lumière.
C'était un homme d'âge déjà, aux cheveux presque bl ancs, de noir vêtu assez simplement, et qui, à première vue, laissait l'impression d'un valet de chambre de bonne maison, blanchi sous le harnais.
L'inconnu montrait une certaine émotion qui se trah issait déjà dès ses premières paroles.
Un peu de gêne plutôt.
— Vous me pardonnerez, messieurs, s'excusa-t-il en manière de préambule, de m'être présenté chez vous sans vous avoir écrit au préalable, en vous demandant de me fixer un rendez-vous, mais l'affair e dont j'ai à vous entretenir aurait nécessité de longues explications que j'ai p référé vous donner de vive voix.
Le vieux détective américain qui, de son coin, ne c essait de dévisager leur interlocuteur avait été frappé de son air de franch e bonhomie, plaidant en sa
faveur.
— Mon ami et moi, intervint-il à ce moment, nous no us montrons très accueillants même aux personnes qui nous sont total ement étrangères.
« Par métier d'abord, car, si nous ne sommes pas po liciers professionnels, nous nous employons parfois à élucider certaines af faires mystérieuses, quand celles-ci nous semblent offrir quelque intérêt...
Le visiteur, mis à l'aise par les paroles de Burke, reprit aussitôt :
— C'est précisément, messieurs, le renom que vous o nt acquis certaines affaires retentissantes où la justice avait reconnu son impuissance, qui m'a fait venir vous trouver.
« J'ai pensé, en outre, que M. Ned Burke, ayant lon gtemps appartenu au service de la police américaine, avait peut-être co nnu l'un des personnages qui se trouvent incidemment, mais de très près aussi, m êlés à l'affaire qui m'amène ici.
— De qui voulez-vous parler ? interrogea le vieux d étective, un peu intrigué.
— De M. le comte de Nançay, jadis attaché de l'amba ssade de France aux États-Unis...
Burke se recueillit un instant, semblant chercher d ans sa mémoire, puis s'écria :
— Le comte de Nançay... Attendez donc... Mais parfa itement... Je l'ai connu... Il y a longtemps de cela...
« Un original, qui a brusquement abandonné la carri ère diplomatique, pour diriger une grande entreprise industrielle... une e xploitation de mines de pétroles...
— C'est cela même ! approuva Bonnal, avec un hochem ent approbatif de la tête.
— Mais, voyons, remarqua Ned assez surpris, si je m e souviens bien, Nançay est mort depuis bon nombre d'années déjà...
— Oui, monsieur... Il y a exactement vingt-deux ans ...
— Votre mémoire est meilleure que la mienne, monsie ur Bonnal.
— Oh ! c'est que j'ai, pour fixer cette date, un ex cellent point de repère : mes deux jeunes maîtres n'étaient pas encore nés...
— Vos deux jeunes maîtres ? Vous êtes donc en servi ce ?...
— J'aurais dû mieux me présenter, je crois... Mon n om est Bonnal, vous le savez, Flavien Bonnal, régisseur de MM. de Germandé , au château de La Ribaudière, en Touraine.
« De M. Jean-Louis de Germandé, devrais-je dire plu tôt, maintenant que son frère jumeau, M. Louis-Jean, n'est plus.
— Jean-Louis et Louis-Jean, s'écria Farel avec surp rise. L'ordre des prénoms intervertis, et pour des jumeaux encore...
« Voilà qui n'est pas banal, par exemple.
— Oui, monsieur, répliqua Flavien Bonnal en se tour nant vers le disciple de Burke, et vous allez voir tout à l'heure comment ce s deux prénoms retournés peuvent être cause d'un bizarre litige, dans une qu estion d'héritage...
— Celui du comte de Nançay, peut-être ? questionna Ned Burke.
— Oui, l'héritage de M. de Nançay, qui était l'oncl e de MM. de Germandé, leur mère étant la propre sœur de l'ancien attaché d'ambassade.
— Expliquez-vous, fit l'Américain, dont ce simple r enseignement avait déjà suffi à éveiller la curiosité.
— Je vais m'efforcer de vous exposer les faits auss i simplement que possible, messieurs, bien que ce ne soit guère chos e aisée, d'autant qu'il me faut reprendre les événements en remontant de quelq ues années en arrière.
« Enfin, si je n'étais pas suffisamment explicite, questionner comme vous l'entendrez, messieurs.
n'hésitez pas à me
CHAPITRE II
L'HÉRITAGE DE M. DE NANÇAY
Je vous ai dit commença le vieillard, que mes maîtr es habitaient en Touraine, au château de La Ribaudière, dont j'étais le régisseur.
me « Je n'ai pas toujours eu ces fonctions, et, du viv ant de leur mère, M de Germandé, j'avais continué à lui servir de valet de chambre, comme j'avais été celui du comte, son mari, avant qu'il ne mourût, vi ctime d'un accident de chasse.
« Ma femme – défunte depuis bon nombre d'années – a vait élevé les deux enfants, et, en raison de mes bons services, comme en souvenir des soins dévoués qu'elle avait prodigués à nos jeunes maître s, j'étais demeuré au château.
« La comtesse, quand elle sentit sa fin prochaine, il y a cinq ans environ, fit émanciper ses deux enfants et, dès qu'elle eut rend u le dernier soupir, ceux-ci décidèrent de me confier le poste de régisseur à La Ribaudière, mon âge ne me permettant plus de les servir assez alertement comm e valet de chambre.
« Maintenant que vous êtes au courant de ces premie rs détails qui ont leur importance, il me faut en revenir à l'oncle de mes maîtres, M. de Nançay, le frère de Madame, que M. Burke se souvient avoir jadis con nu en Amérique.
« Après avoir abandonné la carrière diplomatique po ur s'occuper exclusivement de l'exploitation de terrains pétroli fères dont il s'était rendu acquéreur, l'ancien attaché d'ambassade n'avait pas tardé non seulement à refaire sa fortune, fortement entamée par la vie qu 'il avait menée très large, mais à l'accroître considérablement.
« Il n'était revenu en France qu'une fois seulement pour assister au mariage de sa sœur, qu'il aimait beaucoup, avec le comte de Germandé.
« En retournant aux États-Unis, il avait insisté po ur être le parrain du premier-né des jeunes mariés, en stipulant que, si c'était un garçon, on lui donnerait ses propres prénoms, Jean-Louis, et, si c 'était une fille, on l'appellerait Jeanne-Louise.
« Ces conditions, d'ailleurs, on les trouva bien st ipulées encore dans la clause principale du testament qu'il fît en faveur de son futur filleul ou de sa filleule à venir.
« Car il avait fait cet acte avant de repartir en A mérique et l'avait déposé entre les mains de Maître Ménard, son notaire, à To urs. Il y a de cela exactement vingt-deux ans aujourd'hui.
« Atteint d'une fièvre typhoïde à bord, durant la t raversée, cette maladie l'enleva très rapidement dès son arrivée à New York et le produit de la liquidation des terrains pétrolifères vint s'ajoute r à la fortune personnelle de M. de Nançay, formant l'héritage à venir.
me « Un an après son mariage, M de Germandé donnait le jour non point à un garçon, ni à une fille, mais bien à deux jumeaux , et, fidèles à leur promesse, le comte et la comtesse leur donnèrent les deux pré noms de l'oncle, en appelant l'un Jean-Louis, l'autre Louis-Jean, ainsi qu'il en avait exprimé le désir.
« Comme ils étaient deux, l'ordre des prénoms seul avait été interverti pour l'un d'entre eux.
« Vous allez voir tout à l'heure comment l'expresse volonté de M. de Nançay, à laquelle les parents avaient cru devoir o béir, est cause...
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