Créatures 3 - Supprimer : La cicatrice de l ange
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Description

Laure Bénédicte nous livre ici le troisième volet de la trilogie Créatures, fiction enlevante mi-fantasy mi-réaliste. Le suspense y reste entier. Dans le monde virtuel du jeu vidéo Créatures, il est désormais tout à fait possible de mentir, d’aimer, de pardonner et de prendre des initiatives, heureuses ou malheureuses. Tout y évolue d’une manière de plus en plus aléatoire et imprévue. Dans le monde humain non-virtuel, d’étonnantes similitudes entre ce jeu d’Oméga Plus et un jeu analogue intitulé Pandora, en cours de création chez Xtrème, une entreprise concurrente, suscite une tempête conflictuelle qui vire ouvertement à l’intrigue policière. Qu’en sera-t-il de la finalisation de cette double quête ? Que livrera le jeu vidéo en cyber-dérapage et quelles seront les conclusions de l’enquête et de la poursuite pour plagiat le concernant ? Dans un monde comme dans l’autre, à un niveau comme à un autre, est-il encore possible de survivre la tempête de la vie, virtuelle ou réelle, sans que ne s’accentue inexorablement la fatale connexion entre ces deux plans ?


Après Contrôle (Le monde d’Élise) et Halte (La cité des ombres), Supprimer (La cicatrice de l’ange) est le troisième et dernier volume de cette trilogie réunie sous le titre de Créatures.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 1
EAN13 9782924550557
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

CRÉATURES 3 Supprimer : La cicatrice de l'ange
LAURE BÉNÉDICTE


© ÉLP éditeur, 2020 www.elpediteur.com elpediteur@gmail.com
ISBN : 978-2-924550-55-7
Conception graphique : Allan E. Berger
Couverture: montage de l’auteure à partir des images de Nathan Lemon, 2017, et d’Isai Ramos, s.d., diffusées sur Unsplash.com
Avis de l’éditeur
Cet ouvrage d’ÉLP éditeur est pourvu d’un dispositif de protection par filigrane appelé aussi tatouage ( watermark en anglais) et, par conséquent, n’est pas verrouillé par un DRM ( Digital Right Management ), soit le verrou de protection nécessitant l’ouverture d’un compte Adobe. Cela signifie que vous en êtes le propriétaire et que vous pouvez en disposer sans limite de temps ou sur autant d’appareils (liseuses, tablettes, smartphones) que vous voulez.
Cet ouvrage s’avère néanmoins protégé par le droit d’auteur ; en l’achetant, vous vous engagez à le considérer comme un objet unique destiné à votre usage personnel et à ne pas le diffuser sur les réseaux sociaux ou les sites d’échange de fichiers. Veuillez prendre note que cet avis ne s’applique pas si vous vous procurez cet ouvrage dans un écosystème fermé.
ÉLP éditeur est une maison d’édition 100% numérique fondée au printemps 2010. Immatriculée au Québec (Canada), ÉLP a toutefois une vocation transatlantique : ses auteurs comme les membres de son comité éditorial proviennent de toute la Francophonie. Pour toute question ou commentaire concernant cet ouvrage, n’hésitez pas à écrire à :
ecrirelirepenser@gmail.com
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Pour Julien et Oona
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Chapitre 1 Les pirates
Samedi 23 août, 13h52

Lochan pianota encore quelques touchessur son clavier. Des lignes de codes défilèrent sur l’écran,enfin la valse folle des chiffres s’arrêta et une ligne se mit àclignoter. Il regarda attentivement cette série de code, refitquelques manipulations et sans tourner les yeux de son écran, ilprit le téléphone à côté de lui.
14 h 36,
Jérôme regardaitattentivement le tableau devant lui : des hommes et des femmesen train de faucher les blés, en arrière-plan, un château, et plusloin encore, une montagne illuminée par un soleil couchant, à moinsque ce ne soit un levant. Il regarda la légende et sourit quand ilvit le nom du peintre : Nicolas Poussin. Le tableau s’intitulait L’été et contait une histoire biblique, sur un paysage de fin d’après-midi.C’était donc bien un soleil couchant. Jérôme se demanda unmoment pourquoi il attachait autant d’importance à ce détail,regarda une dernière fois le tableau, s’imaginant une vision versl’ouest avant de décréter qu’il s’en foutait et passa ausuivant. Il repartit dans ses rêveries quand une sonnerie le tira deses pensées. Chut ! Desregards noirs se tournèrent alors vers Philippe Merid, qui fit unsigne à Jérôme et Mathéo de l’attendre, qu’il irait s’isolerun moment. Il décrocha son téléphone, répondit d’un allô discret, tandis qu’il se dirigeait à grands pas, vers un coin plustranquille du musée. Il n’y avait pas vraiment de coin tranquilleau Louvre un samedi après-midi, mais il profita d’un groupe deHollandais munis de leur guide afin de mener à bien sa conversation.Le guide parlait sans doute de l’histoire du tableau qu’il leurprésentait, en tout cas, il faisait un peu de bruit ce qui convint àMerid. Il pourrait ainsi être plus discret vis-à-vis des autresvisiteurs. La conversation ne dura pas longtemps et Merid se contentad’écouter son interlocuteur, lâchant de temps à autre des oui,OK, d’accord. Il rejoignit alorsJérôme et Mathéo. Jérôme l’interrogea du regard :
— C’était l’entreprise encharge de vérifier les pare-feu, ils auraient trouvé quelque chose,il faut que j’y aille. Restez, finissez votre visitetranquillement, je vais y aller.
— Est-ce que tu veux qu’onvienne avec toi ?
Merid regarda son fils un moment, sedemandant comment il pouvait poser une question pareille. Il étaitévident que non, il n’avait aucune envie de débarquer avec un adoet un ex-junkie pour rencontrer les personnes qui s’occupent dedécouvrir qui aurait plagié le jeu, où serait sa crédibilitélà-dedans dans le maintien du secret ?
— Non, écoute, je crois qu’ilvaut mieux que j’y aille tout seul. Profitez du musée, on seretrouve ce soir et je vous raconterai.
Merid repéra lasortie et s’y dirigea. Il ne fut pas long à regagner les bureauxd ’Oméga Plus. Lesbureaux n’étaient pas vides, mais les quelques personnesprésentes, il ne les avait jamais vues et se demanda un instant ceque serait la boîte sans les gens qui y travaillaient, sensationétrange d’être dans un univers aussi familier devant tant devisages inconnus. Il arriva devant son propre bureau et frappa à laporte. Ça lui faisait bizarre de savoir qu’il était attendu dansson antre. Il entra avant d’attendre la réponse et dans le bureau,se tenaient deux hommes : Pascal Robin, qui dirigeait le serviceet qui se trouvait derrière le bureau, et un jeune homme d’origineindienne que Merid ne connaissait pas, qui se tenait en face dupremier. Tous deux se levèrent quand Merid entra dans la pièce.
— Monsieur Merid, je vousprésente Lochan, le technicien qui a découvert quelque chose.
Merid détailla un moment l’Indien :milieu de la vingtaine et l’air serein. Merid lui tendit la mainque Lochan serra avec un sourire amical. Lochan plut tout de suite àMerid.
— Bonjour, alors comme ça, c’estvous qui avez découvert quelque chose ?
— Eh oui, c’est moi.
— Nous devrions nous asseoir,proposa Pascal Robin.
Les trois hommes prirent place. Encoreune fois, il sembla étrange à Merid de se retrouver à cette placedu bureau, mais il n’en fit pas état et se concentra sur Lochan,assis à côté de lui et qui avait légèrement tourné sa chaiseafin de se retrouver en face de lui.
— Qu’avez-vous découvert aujuste ?
— Nous avons découvert que votreréseau a été piraté.
Meridessaya un moment de peser ses paroles : était-ce une bonne ouune mauvaise nouvelle ? Ce n’est jamais une bonne nouvelle desavoir que le réseau a été piraté, mais la bonne était que leplagiat ne venait donc pas d ’Omégaplus.
— Depuiscombien de temps sommes-nous piratés ?
— Nous ne le savons pas encore,il est possible d’effectuer des recherches.
Merid soupira et laissa le jeune hommeparler :
— Les pirates sont rentrés dansvotre réseau par l’intermédiaire d’un cheval de Troie.
— Un cheval de Troie ?
— Oui, l’un de voscollaborateurs a reçu un courriel, avec un lien, il a cliqué dessuset voilà comment des pirates entrent dans son ordinateur. Rendu là,il est facile d’accéder au réseau.
Merid sembla réfléchir un instant,l’air grave, Pascal Robin prit la parole :
— Voussavez, Philippe, vous ne pouvez pas blâmer l’un de vos salariésd’avoir ouvert ce genre de courriel. L’adresse paraît cohérente.C’est un courriel qui a passé le pare-feu et parfois même, çapeut être une adresse connue de celui qui l’ouvre. Ce n’est pasdur de se créer une vraie fausse adresse de nos jours.
— Non, je ne blâmerai personne,je suis sûr que si j’avais eu ce genre de mail, j’aurais étéle premier à l’ouvrir.
Pascal paru un moment soulagé, il avaitété témoin de nombreux salariés ayant perdu leur travail pouravoir cliqué sur un lien, alors que tout le monde pouvait se faireavoir tellement facilement, surtout dans le milieu du travail oùl’on recevait tous les jours des mails d’adresses inconnues.
— Il est possible de remonterdans les boîtes courriel pour trouver le mail en question, ça nouspermettra de dater depuis quand le réseau a été infiltré, mais ilfaut que vous sachiez une chose : cela ne prouve rien au niveaudu plagiat.
— Comment pouvez-vous dire cela ?Si nous avons été piratés, c’est bien que quelqu’un a eu accèsà des informations confidentielles.
— Oui, quelqu’un est rentrédans les ordinateurs, a trouvé des informations, mais qui vous ditque cette personne s’est servie de ces informations pour plagiervotre jeu.
— Mais enfin, les ordinateurs ontété visités de l’extérieur et nous avons un plagiat.
— Ça pourrait être unecoïncidence, le piratage ne doit pas être négligé et nous allonsrenforcer la protection des ordinateurs. Il y a en effet de forteschances que ce soit l’origine de votre plagiat, comme ça peut êtrejuste un adolescent en train de s’amuser, un journaliste peuscrupuleux qui souhaite être le premier à mettre certainsrenseignements croustillants dans son journal, ou encore une sociétévoulant découvrir certains de vos besoins afin de vous vendrecertains produits. Peut-être aussi quelqu’un qui cherche à voirvos finances, un mari abusé qui cherche à lire les mails de safemme. Vous avez été piraté, c’est un premier point, nous allonsmaintenant essayer de découvrir depuis combien de temps etparallèlement nous chercherons à savoir qui vous pirate.
— C’est possible ? demandaMerid.
Lochan reprit la parole :
— En fait, il est possible deremonter jusqu’à une adresse IP, après, essayer de découvrir àqui appartient cette adresse, c’est plus difficile, s’il s’agitd’un professionnel, il y a fort à parier qu’il a utilisé unordinateur public, soit dans un cybercafé, une bibliothèque, ouencore qu’il utilise un VPN.
— VPN ? répéta Merid.
— Oui, s’il s’agit d’unsystème permettant de masquer l’adresse IP, poursuivit Lochan.
— Donc, vous êtes en train de medire que tout ce travail risque de ne pas aboutir à grand-chose.
— Je ne suis pas d’accord avecvous, reprit Pascal, la date nous donnera un indice, si le piratageest récent, alors vous vous douterez que cela n’a rien à voiravec votre plagiat, Pandora est en construction depuis un moment.Aussi, si nous ne trouvons pas à qui appartient l’adresse IP,alors nous saurons que nous avons affaire à un professionnel. Unadolescent qui s’amuse va pirater de chez lui, ceux qui vont dansles cybercafés ou les bibliothèques n’ont pas d’ordinateur chezeux, et, en général, ils n’ont pas de connaissances approfondiessur la question.
— Hum, jecomprends, mais si des informations sont passées d ’OmégaPlus à X-trème ,et que nous avons été piratés, ça prouve bien que…
Lochan toussa pour reprendre la parole :
— Excusez-moi, mais ça ne prouverien, ce sont des faits que nous pouvons lier ensemble ou non. Vouspouvez avoir été piraté par un adolescent qui veut juste connaîtreavant tout le monde quel va être le prochain jeu et qu’unepersonne de chez vous ait acheté des informations.
— Ce sont quand même des faitstroublants ? répliqua Merid.
— Des faits, oui, mais un peuminces pour porter des accusations aussi graves qu’un plagiat.Monsieur Merid, laissez-nous approfondir avant de tirer desconclusions trop hâtives.
— Combien de temps cela va-t-ilvous prendre pour avoir ces informations ?
— Ça ne devrait pas nous prendretrop longtemps, le temps de trouver le mail, dit Pascal.
— Mais, la personne qui a dûrecevoir le mail a dû l’effacer.
— Ce n’est pas un problème ça,dit Lochan avec un sourire malicieux.
La conversation se termina peu de tempsaprès et Merid rentra alors chez lui, où il trouva Jérôme etMathéo en train de converser tout en préparant un repas quiparaissait appétissant.
— Ça paraît bon tout ça...Qu’est-ce que vous préparez ?
— Un poulet sauce Ketchup,répondit Mathéo.
— Alors, que t’ont-ils ditpapa ? s’empressa de demander Jérôme.
— On s’est bien fait pirater.
— Par quel moyen ? demanda àson tour Mathéo. Vous ont-ils précisé ?
— Oui, un cheval de Troie.
Merid leur rapporta alors laconversation de l’après-midi.
— Malheureusement, dit Mathéo àla fin de la conversation, c’est souvent comme ça, lescybercriminels se font rarement prendre.
Les trois dînèrent dans un silence quiétait plutôt rare, chacun dans ses pensées. À la fin du dîner,Jérôme s’éclipsa dans sa chambre, tandis que Mathéo s’attaquaà la vaisselle.
— Philippe, dit-il, je voudraisvous parler.
Merid l’invita du regard à parler.
— Je voulais vous remercier, pourtout ce que vous avez fait pour moi, je ne suis pas sûr que j’auraisréussi à décrocher tout seul. Je pense que je suis prêt pourrentrer chez moi. Et puis, Jérôme est rentré, il a récupéré sachambre, je ne peux pas squatter éternellement votre salon.
— Mathéo, es-tu sûr d’êtreprêt ? Ça ne fait même pas dix jours que tu as quittél’hôpital. Où en es-tu dans ta médication ?
— Je continue les antioxydants,c’est une cure de trois semaines. Pour ce qui concerne lesneuroleptiques, je n’en prends pas beaucoup. Je n’en ai pas prisdepuis deux jours, et jusque-là, ça ne me manque pas. Je dorsmieux, je mange mieux.
— Tu n’as touché à riendepuis que tu es là ?
— Rien du tout, juste descigarettes.
— C’est vrai que tu asmeilleure mine en tout cas.
Mathéo lui sourit :
— Je ne peux pas rester là troplongtemps, sinon ça risque de me faire flipper de me retrouver toutseul. Et puis de toute façon, on se voit tous les jours.
— Oui et je vais garder l’œilsur toi, dit Merid, feignant la menace et le pointant du doigt.
— Avec plaisir, lui réponditMathéo avec un sourire. Je partirai demain, mais je voudrais vousinviter au restaurant avec Jérôme, pour vous remercier de tout ceque vous avez fait pour moi.
— Alors un restaurant pourdemain, c’est noté.
— Et puis nous prendrons le tempsde discuter d’un moyen pour que les choses rentrent dans l’ordredans le jeu, je vous le promets.
Remerciements
Jene sais pas combien de personnes il faudrait que je remercie. Merci àtous ceux qui ont cru en moi et m’ont soutenue tout au long decette aventure. Un merci particulier à Dina et à toute l’équiped’ÉLP éditeur.
À propos deLaure Bénédicte
Laure Bénédicte est originaire des Yvelines (France) où elle a grandi. Elle vit actuellement à Montréal (Canada) avec sa famille. Elle a deux enfants à qui elle aime bien inventer des histoires pour les faire rêver. Elle-même plutôt rêveuse, avecune imagination plus que débordante, ses amis la qualifient d'être out of the box . C'est du moins ce qu'ils disent !Quant à ses lecteurs, ils s'en réjouissent… car qui n'aimepas rêver ?
Après Contrôle (Le monde d’Élise) et Halte (La cité des ombres) , Supprimer (La cicatrice de l’ange) est le troisième et dernier volume de cette trilogie réunie sous le titre de Créatures .

De la même auteure
Créatures, tome 1 : Contrôle – Le monde d’Élise . ÉLP éditeur, 2017
Créatures, tome 2 : Halte – La cité des ombres . ÉLP éditeur, 2018
Créatures, tome 3 : Supprimer - La cicatrice de l'ange . ÉLP éditeur, 2020
ÉLP éditeur est une maison d’édition 100% numérique qui publie en moyenne douze ouvrages par année. Pour en savoir davantage sur nos auteurs et pour lire de nombreux extraits de leurs ouvrages, n’hésitez pas à visiter notre site Web :

www.elpediteur.com
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