Destinés - 2 - Les sentinelles
279 pages
Français

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Destinés - 2 - Les sentinelles , livre ebook

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Description

Dystopie - 470 pages


Lénia et Tristan sont désormais confrontés au difficile apprentissage des futures sentinelles. La vie n’est pas de tout repos dans un camp replié sur lui-même, où l’horizon est loin d’être paradisiaque.


Entre entraînements, trahisons et révélations, l’univers de Lénia et de ses amis va à nouveau être bouleversé. Tous doivent se préparer à affronter un ennemi qu’ils n’imaginaient pas.



Mais à braver les pires dangers, les instincts les plus sombres de la jeune rebelle ne risquent-ils pas d’éclater au grand jour ?

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 1
EAN13 9782379612602
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Destinés – 2 – Les sentinelles

2 – LES SENTINELLES


LUCIE BARNASSON
2 – LES SENTINELLES


LUCIE BARNASSON




Mentions légales
Éditions Élixyria
http://www.editionselixyria.com
https://www.facebook.com/Editions.Elixyria/
ISBN : 978-2-37961-260-2
Couverture : Didier de Vaujany
CHAPITRE 1


La fête du solstice est terminée depuis une semaine déjà et, même si la notion de temps est très relative pour nous, je sais que nous sommes samedi. Pourtant, j’ai l’impression que quatre jours seulement se sont écoulés, quatre jours idylliques ! Durant cette courte parenthèse, nous avons enfin pu vivre comme un couple normal.
Tristan dort encore, baigné dans le rayon de soleil matinal qui éclaire la chambre d’une douce lueur. Je le regarde un instant respirer tranquillement. Il est paisible. Il rêve de nous, pas besoin de m’introduire dans ses songes pour m’en rendre compte, je le vois à l’air heureux que son visage affiche. Cela me fait sourire.
J’observe un moment le tatouage qui souligne ses côtes jusqu’à son épaule. Il m’a expliqué que c’est une portée musicale, l’écriture d’une chanson. En l’occurrence, une partie de celle que nous avons écoutée en dansant le soir du solstice {1} . Il a longtemps espéré rencontrer quelqu’un avec qui la partager, c’est chose faite. Il m’a même appris à la jouer sur le petit piano du salon et à reconnaître quelques symboles comme la clé de sol, celle de fa, les noires, les blanches et les croches.
Je repense combien ma vie a changé ces six derniers mois. J’ai intégré une nouvelle école où j’ai rencontré l’amour et deux vrais amis, avant de perdre tragiquement de vue l’un d’entre eux. Je me suis réconciliée un temps avec ma mère, dont j’ai appris au hasard d’un test d’ADN réalisé en travaux pratiques qu’elle ne l’était pas vraiment, pas plus que mon père. J’ai découvert ma nature d’enchanteur, mais aussi que je suis le monstre qui a failli anéantir l’espèce humaine il y a plus d’une centaine d’années, que ma véritable mère est en réalité celle que j’ai toujours considérée comme ma nourrice, que j’ai plus de deux cents ans et, enfin, que mon père et mon grand-père souhaitent que je devienne, comme eux, une meurtrière avide de pouvoir et de puissance.
Quelle année ! Et ce n’est sans doute pas fini ! Que me réserve la formation de sentinelle dans laquelle Tristan et moi nous lancerons bientôt ?
— Que des bonnes choses, si tu veux mon avis. Si on occulte le fait que nous allons être séparés, bien sûr.
— Depuis quand m’espionnes-tu ? demandé-je en revenant me blottir dans ses bras.
— Quelques minutes, avoue-t-il. Puisqu’on en parle, tu n’as pas vraiment deux cents ans. Soixante tout au plus, si on ne compte que les années où tu as réellement vécu, continue-t-il en souriant avant de m’embrasser.
Notre connexion a énormément évolué au cours de ces derniers jours. Désormais, nous arrivons à communiquer par la pensée sans même nous toucher, cela nous demande juste un peu plus de concentration. Cependant, la seule imperfection que nous aurions voulu apprendre à dominer reste inchangée. Le temps avance toujours plus vite, trop vite, lorsque nous sommes très proches.
En ce qui concerne nos pouvoirs, nous ne savons rien de plus. Nous n’avons pas souhaité les utiliser, cela aurait été une perte de temps et aurait provoqué des nuits difficiles. De même que nous nous sommes tenus à distance des nouvelles du reste du monde, la télévision qui trône dans le salon est restée éteinte. Nous avons supposé que si quoi que ce soit d’important arrivait, quelqu’un viendrait nous prévenir.
— Tout ça va vraiment me manquer.
— À moi aussi, soupiré-je.
— Tu vas vraiment me manquer, ajoute-t-il en me caressant la joue.
— Nous nous retrouverons après la formation. On doit se focaliser là-dessus.
— Les autres ne vont pas en revenir quand ils verront la couleur de nos yeux !
Effectivement, nos regards ont encore changé. Nos pupilles sont toujours très noires, mais nos iris sont totalement blancs à présent, avec juste un tout petit liseré bleu pâle qui les cerne, apparu après notre première nuit ensemble. C’est très étrange. Toutefois, j’aime beaucoup.
— Il va quand même falloir penser à se lever et refaire nos valises avant que la maison ne s’effondre sur nous, me chuchote Tristan alors que je commençais à me rendormir.
— Je sais, mais c’est trop dur ! Encore une heure, s’il te plaît !
— Comme si j’allais refuser !

Après avoir enfin trouvé le courage de nous lever, nous avons pris un dernier petit-déjeuner sur notre terrasse ombragée, avons rangé nos affaires, et nous nous tenons maintenant devant la petite villa qui aura été notre unique univers pendant ces derniers jours.
— J’espère qu’on pourra la recréer plus tard. Je n’aime pas penser que cet endroit va disparaître à jamais.
Tristan me serre dans ses bras, puis j’avance d’un pas vers la maison. Comme l’a fait Lisia, il y a, me semble-t-il, une éternité, je frappe dans mes mains et tout s’écroule, ne laissant plus sous nos yeux qu’un tas de terre abandonné.
Nous nous embrassons encore une fois, profitant de ces derniers instants de solitude. Puis, après que le soleil soit passé en quelques secondes de « à peine au-dessus de la colline » à « haut dans le ciel », nous tournons le dos à notre vie de rêve, main dans la main, pour aller partager celle des sentinelles, éprouvante et solitaire.
— Ils sont là ! s’écrie James depuis la terrasse, apparemment enthousiaste à l’idée de nous revoir.
Tout est redevenu normal aux abords de la grande demeure. Plus personne ne va et vient en tous sens, plus de foule bruyante, plus de bâtiments supplémentaires, et plus de musique !
En revanche, l’intérieur de la bâtisse immaculée grouille de vie. Cela me change du calme de notre petit cocon, mais c’est agréable ! James nous ouvre la porte. Dans la cuisine, Léanor et Tybian sont en pleine préparation du repas. Gwenn, Lisia et Dada discutent au salon autour d’un journal, et les quatre garçons, forcément, hurlent devant un jeu vidéo.
— On avait peur que vous soyez déjà partis, se réjouit Tristan en découvrant son frère.
En effet, Tim et Liam vont se joindre à un groupe de chercheurs qui tentent de désactiver le gène Z sur les Non Magiques. Ils nous l’ont appris pendant la fête du solstice, quand Robin leur a demandé s’ils venaient avec nous chez les sentinelles.
— On ne serait pas partis avant d’être sûrs que notre cadeau vous a plu.
— C’était génial, les remercié-je. Ça nous a fait du bien de nous retrouver un peu seuls.
— Vos yeux sont plus clairs que jamais, remarque Tybian. Vous vous êtes entraînés ?
— Non. Même pas, répond son fils, tout sourire.
Nous allons saluer tout le monde, partageons un peu de notre bonheur avec eux, puis posons la question :
— Et sinon, il s’est passé des trucs pendant notre absence ?
— Oh oui ! Et pas qu’un peu, lance Sevan, mais Tybian va tout vous expliquer.
Prenant place dans le canapé du salon, nous focalisons notre attention sur le chef de famille.
— Au lendemain de la fête, une rébellion a secoué la ville d’Amalica. Des enchanteurs, ayant certainement ingurgité un peu trop d’alcool pour l’occasion, se sont soulevés contre le gouvernement, nourrissant l’espoir d’empêcher les autorités de répertorier les nôtres. Ils marchaient sur le palais présidentiel quand ils ont rencontré un premier barrage de sécurité. Persuadés que ce n’était que des NM dépourvus de tout pouvoir, ils ont attaqué avec bienveillance, cherchant simplement à forcer le passage sans blesser personne. Cela a été une grave erreur ! Le nouveau régime a mis en place une armée…
— L’armée des ombres, le coupé-je en fixant Lisia, éberluée.
— Je croyais que vous ne saviez rien des actualités ? m’interpelle Dada.
— C’était dans le rêve que m’a fait vivre Lisia, expliqué-je. Et ma mère, enfin Cléo, a pris le pouvoir ? Elle est devenue Mast

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