Destinés - 3 - Double menace
250 pages
Français

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Destinés - 3 - Double menace , livre ebook

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Description

Dystopie - 445 pages


Après les vives émotions provoquées par les révélations sur sa vie passée et l’apparition d’Iliana, Lénia a plus que jamais besoin de ses amis et de Tristan, son âme sœur, pour accepter sa destinée et avancer. Pourtant, tous vont être contraints de se séparer pour préparer la résistance face à leur ennemi commun, plus dangereux que jamais.


L’affrontement est inévitable, la guerre est toute proche, et au-delà des divergences qui les déchirent, ils vont devoir rester unis.


Mais ont-ils conscience de l’épreuve qui les attend, du fléau qui les menace ?



Car Lisia est bien déterminée à s’emparer de la pièce maîtresse qui lui fait défaut... celle qui doit, selon elle, lui assurer une victoire écrasante.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 6
EAN13 9782379612626
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Destinés – 3 – Double menace

3 – DOUBLE MENACE


LUCIE BARNASSON
3 – DOUBLE MENACE


LUCIE BARNASSON




Mentions légales
Éditions Élixyria
http://www.editionselixyria.com
https://www.facebook.com/Editions.Elixyria/
ISBN : 978-2-37961-262-6
Couverture : Didier de Vaujany
CHAPITRE 1


LÉNIA

Je suis toujours étendue sur le sol, Tristan assis à mes côtés me tient dans ses bras. Tout le monde me regarde en silence depuis un petit moment. La force maléfique qui a fait de ma vie un enfer ces dernières semaines vient de quitter mon corps. Je me suis dédoublée ! Comment est-ce possible ? Suis-je toujours en possession de mes pouvoirs après cette « cassure » ?
— Tu voulais te souvenir, voilà qui est fait ! Tu vas bien ? pense Tristan inquiet.
— Oui… Il faut que l’on parle de ces découvertes aux autres, lancé-je à voix haute en tentant de me relever, stoppée net par des vertiges.
— Tu nous parleras quand tu auras repris des forces, m’ordonne Cole en jetant un coup d’œil à Tristan.
Il m’aide par la même occasion à me remettre sur mes pieds. Tous deux m’obligent à m’allonger sur le canapé. Mon âme sœur s’y installe également tandis que nos camarades essaient de comprendre ce qu’il vient de se produire. Scott, poussé par son entraînement de sentinelle, propose de partir immédiatement à la poursuite d’Iliana, accompagné de Duncan et de mon père. J’aimerais y aller aussi, mais y renonce.
Je ferme les yeux et me sens partir dans un sommeil sans rêves.
Lorsque je me réveille, il fait nuit noire. Je suis dans mon lit, Tristan dort profondément. Je revois sans cesse l’image de James qui se fait foudroyer, puis Auguste devenant… lui, mon tortionnaire : Drake ! Je comprends mieux à présent. Il était mon ami, il a voulu m’aider à échapper à Lisia, c’est pour cette raison qu’il me voyait dans ses rêves. Il m’a dit, il y a une éternité, me semble-t-il, s’être réveillé non loin de Portavia, sans aucun souvenir de qui il était. Comment est-il arrivé là-bas, à notre époque qui plus est ?
Encore et toujours des questions !
Le fait de retrouver la mémoire m’a permis de répondre à bon nombre d’entre elles, tout en m’en apportant de nouvelles.
Je sais à présent que ma mère est mon ennemie, alors que mon père et Shadow, que je vais devoir m’habituer à appeler Charles ou grand-père, ont toujours fait de leur mieux pour me protéger d’elle et de moi-même.
Après une bonne heure à me retourner sans cesse, je décide de me lever. Il ne sert à rien de rester couchée, à m’interroger sur des sujets auxquels je ne peux pas répondre.
La maison est calme, silencieuse. Je descends l’escalier en prenant garde de ne faire aucun bruit, mais c’est sans compter sur mon ventre qui crie famine. Après tout, cela va faire vingt-quatre heures que je n’ai pratiquement rien mangé.
En passant par le salon, je remarque que Sevan dort sur le canapé. Il n’a pas renoncé à surveiller mon père, allongé également sur un fauteuil non loin. Je lui dirai dans quelques heures que cette méfiance est inutile, que mon père ne me veut aucun mal, bien au contraire.
Une fois dans la cuisine, j’ouvre le placard où se trouvent les gâteaux. Je repère mes préférés grâce à la clarté de la lune qui brille à travers les fenêtres ouvertes. Il fait lourd, la saison chaude a commencé depuis quelques jours. Je m’installe sur la terrasse avec mes pâtisseries et un verre d’eau. La fraîcheur de la chaise en bois déclenche en moi un agréable frisson.
— Déjà debout ?
Je sursaute avant de découvrir Sevan, tout sourire, devant la porte.
— Tu es bête, tu m’as fait peur.
— Désolé, s’excuse-t-il. Tu n’arrives plus à dormir ?
— Non. Je n’arrête pas de penser à mes vies antérieures.
— Tu t’en souviens vraiment ?
— Oui, de toutes, dans les moindres détails.
Mon ami part dans la cuisine et revient quelques dizaines de secondes après avec une canette de soda qu’il ouvre dans un « pshitt ».
— Tu me racontes ? me demande-t-il après en avoir bu une gorgée et s’être installé en face de moi.
Je commence alors le monologue de mes souvenirs : ma première enfance dans une petite ville du sud de la France, mon ami Auguste, mon déménagement au Japon, ma rencontre avec ma première âme sœur Ema, sa jalousie, notre combat, ma victoire, puis l’affrontement avec l’être qu’est devenu ma mère.
Avant de continuer, je bois un peu d’eau et croque dans un gâteau afin de laisser le temps à Sevan de me poser d’éventuelles questions.
— Ce n’est pas Shadow, mais bien ta mère qui a causé toutes ces souffrances ?
— C’est ça. Et attends, ce n’est que la première partie !
Je reprends mon récit, trop impatiente de lui relater ma deuxième existence en commençant avec ma bourde à l’école, notre déménagement, ma rencontre avec Manon, le retour de ma mère, la résurgence d’Iliana, mon enlèvement, l’aide d’Auguste, l’attaque contre lui et sa nouvelle apparence.
— Attends, attends ! m’interrompt-il. Auguste, c’est Drake ?
J’approuve d’un signe de tête et conclus mon histoire avec le retour de Manon, son assassinat par Iliana et notre combat intérieur, déclencheur de la fameuse explosion qui a décimé la majorité des êtres vivants sur la planète.
Quand j’arrête de parler, il ne dit rien non plus.
J’avais plus ou moins décidé de ne faire ces révélations qu’une fois tous mes amis réunis, néanmoins je suis finalement contente d’en avoir d’abord parlé à Sevan. Il est devenu plus qu’un ami depuis notre formation chez les sentinelles, il est un confident, voire même un frère. Il me dira sans langue de bois ce qu’il a sur le cœur, même si je ne doute pas que mes camarades le feront eux aussi, chacun à leur manière.
Après quelques instants de silence, la tête baissée afin de mieux réfléchir, je suppose, Sevan lève les yeux vers moi.
— Tu crois qu’il se rappelle quelque chose ? Drake, précise-t-il devant mon air interloqué.
— Je pense qu’il a des souvenirs très flous. Il m’a dit un jour me voir dans ses rêves. C’est pour cette raison qu’il m’a torturée, il voulait que je lui dise ce qu’il ignore sur lui-même. Moi, j’aimerais comprendre comment il est arrivé à notre époque.
— Je ne pense pas qu’il a la puissance nécessaire pour avoir fait ça tout seul ! Ta mère peut-être ?
— C’est possible. Elle a pu l’envoyer dans le futur pour y retrouver un allié ou un larbin.
— C’est dingue cette histoire ! Je vais pouvoir arrêter de me méfier de tout ce que dit ton père.
— Oui, tu peux dormir sur tes deux oreilles, il est clean ! assuré-je en souriant.
— C’est bien toi qui es responsable de ça, lâche-t-il doucement comme s’il avait prononcé les mots sans s’en rendre compte.
— C’est mon combat contre moi-même, oui. Contre Iliana. Au fait, ils l’ont rattrapée ? demandé-je, ravie de changer de sujet de conversation.
— Non. Ils sont partis durant des heures, mais ils n’ont rien trouvé de plus que quelques branches cassées.
Nous replongeons l’un comme l’autre dans un silence seulement interrompu par les bruits des gâteaux sous nos dents.
Tristan rêve, je le vois. Mes souvenirs se mélangent dans ses songes où je deviens une femme totalement éprise de Drake, jalousée par ma mère qui veut me tuer par amour. Je me demande si je ne devrais pas monter le réveiller lorsque Sevan me surprend en tombant de sa chaise, déséquilibré par un endormissement que je n’avais pas deviné dans le noir.
J’ai beaucoup, et bien dormi, alors que lui n’est qu’au beau milieu de sa nuit.
Après avoir calmé notre fou rire déclenché par sa chute sans autre bobo que la perte d’une partie de sa dignité, je l’oblige à retourner s’allonger. Il s’exécute en ronchonnant, quand même soulagé de pouvoir fermer les paupières sans risquer une rencontre brutale de sa tête avec le sol.

Au petit matin, mon père est le premier à me rejoindre sur la terrasse. J’ai passé les deux dernières heures à repenser à mes vies antérieures et ne peux m’empêcher de lui sauter au cou quand je le vois approcher.
Ravi de cette soudaine envie de câlins, il m’entoure de ses bras et je sens une larme mouiller le haut de mon front. Il a dû tellement souffrir d’être si souvent éloigné de son enfant unique, par la femme qu’il a jadis aimée, qui plus est.
— Merci d’avoir toujours été là, papa ! soufflé-je, en prononçant le dernier mot sans même y penser.
Son étreinte se fait encore un peu plus forte. Il me relâche doucement afin de me faire face, essuie quelques larmes du revers de la main et me regarde dans les yeux.
— Je serai toujours là pour toi, toujours.
Cette fois, c’est moi qui pleure. Sa phrase me touche tellement ! Il m’attire à nouveau dans ses bras. Nous restons ainsi quelques secondes, quelques minutes, je ne saurais le dire. Ce n’est qu’à l’arrivée de Tristan que nous nous détachons l’un de l’autre.
Ce dernier salue mon père, puis m’embrasse.
Avant même d’avoir eu le temps de me demander si c’est une bonne idée de rester ainsi, sur le balcon, durant probablement une bonne heure à cause du temps qui s’accélère, je lui rends son baiser.
Comme presque chaque fois, nous restons quelques secondes, front contre front, partageant nos pensées avant de revenir à la réalité.
— J’ai cru t’avoir perdue hier.
— Désolée de t’avoir inquiété. J’ai cru me perdre aussi. Iliana était tellement puissante. Je l’ai ressentie au plus profond de moi, comme si ma vie m’échappait.
— On y retourne ? Ils doivent s’impatienter, pense-t-il tandis que je lui devine un sourire.
Nous nous séparons délicatement. Mon père est la première personne que je vois, pratiquement à la même place qu’avant notre baiser. Le soleil est toujours bas dans le ciel, personne ne semble s’être levé ni avoir déjeuné ici.
Tristan et moi nous interrogeons du regard avant que ce dernier n’annonce tout haut nos suppositions silencieuses.
— Pardon de vous demander ça, Logan, mais combien de temps s’est écoulé depuis mon arrivée ?
— Oh, je dirais deux ou trois minutes ! Vous avez vécu ces instants à la même durée que nous ! s’exclame-t-il tout à coup, comprenant le sous-entendu de mon â

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