Eline Salisbury
115 pages
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Eline Salisbury , livre ebook

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Description

Alors que tout le monde croit que les fées sont des légendes, voici le récit d’une histoire vécue, authentique, qui démontre le contraire. Les fées existent bel et bien. Seulement elles rusent, elles se protègent, elles font semblant de rien, se cachant souvent parmi les mortels… Jusqu’au jour où…
Destin fantastique d’une fillette "hybride", née d’une union interdite entre une fée et un humain. A dix ans, alors qu’une bosse commence à lui pousser dans le dos, signe implacable de la sortie de ses ailes, sa grand-mère va venir la chercher pour la ramener à Faerie. Afin que son "Il était une fois" débute et qu’elle accomplisse son destin. Et quel destin !
Une fillette d’autant plus attendue que le pays des fées se meurt et que selon la prophétie seule l’enfant prodige peut le sauver ! Les signes sont inexorablement là. Eline réussira-t-elle à renverser le cours du temps ? A redonner vie à la Terre ? L’avenir de Faerie dépend d’Eline or si Faerie disparaît, la Terre ne lui survivra pas.
Cette jeune enfant, élevée comme tous les enfants humains, va découvrir les enchantements d’une vie féerique : la sienne. Avec à ses côtés son compagnon et complice Thurel, un jeune elfe, Eline va devoir se battre contre les caprices d’êtres obscurs, de gnomes sorciers désenchantés, lutter contre tous les paparafés en quête de scoop... Si Zoric veut la peau d’Eline, il n’en aura pas les ailes.
Sa Majesté la Reine des Fées, Dame Nature, Dame Blanche, les fées et les fés, les elfines et les elfes, les sylphides et les sylphes, les kobolds, les griffards, les gnomes… et tous les autres sont aux cotés de la jeune fée-héroïne. Parviendra-t-elle, première entre tous depuis l’origine des mondes, à réconcilier les peuples de la lumière et les peuples de l’ombre afin de préserver la Vie. Découvrez ce chemin initiatique… Soyez-en enchantés, voici Eline Salisbury.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 30 mars 2012
Nombre de lectures 17
EAN13 9782312006529
Langue Français

Extrait

Eline Salisbury
Damien Raimbaud
Eline Salisbury
Tome I « L’élue de Faerie »








Les éditions du net 70, quai Dion Bouton 92800 Puteaux
Au nom de mon père….








Du même auteur

Le jeu de 72… L’âme tibétaine, Éditions Safran, 2008.
Thèse Divinatoire, Éditions Safran, 2000.
L’oracle sans nom, Éditions Safran, 2000.











© Les Éditions du Net, 2012 ISBN : 978-2-312-00652-9
Ce que je vais vous conter ici, n’est pas incroyable. Ce qui l’est, c’est ce petit rien qui nous fait oublier nos croyances d’enfant, sitôt que l’on pense être grand.
Alors, ne pensez plus ! Fermez les yeux et souvenez-vous…
Soyez-en enchantés, je vous présente Eline Salisbury.
Chapitre 1
B onjour Hélenn !
– Que fais-tu ici ?
– Tu pourrais au moins me dire bonjour !
– Je te demande ce que tu fais ici !
– Hélenn, tu oublies que je suis ta mère. Tu pourrais au moins m’accueillir comme il se doit !
– Rentre, sinon, tous les voisins vont te remarquer !
– Et alors ?
La vieille femme fardée entra chez les Salisbury, dans l’étroit pavillon de banlieue. Enveloppée d’une aura de mystère, elle portait sur elle des vêtements attestant d’un décalage certain avec les tendances actuelles, capeline noire, semblant dissimuler une énorme bosse qui, si elle était vue de ces voisins, rendrait Hélenn honteuse, aux pieds, une vieille paire de bottines noires, dont les extrémités pointues se dressaient vers le ciel et sur la tête, un long chapeau noir, décousu par endroits qui, lui aussi, se terminait en une pointe arrondie.
Les deux femmes ne s’étaient plus revues depuis bientôt douze ans. Leur relation s’était interrompue brutalement à cause d’une bien triste querelle familiale. Madame Salisbury Lisiane s’était opposée au mariage de sa fille Hélenn. Ainsi, après une très longue absence, de nulle part, elle resurgit, rouvrant de vieilles plaies d’un passé encore douloureux.
– Que fais-tu ici ? Je ne croyais plus jamais te voir . Il était difficile de dire si Hélenn était satisfaite ou non, face à la visite impromptue de sa mère, tant sa voix laissait passer quelques intonations incertaines, dénonçant maladroitement son émoi.
– Tu n’es donc pas contente de revoir enfin ta vieille mère ?
– Là n’est pas la question ! Ce n’est pas moi qui t’ai reniée !
– Certes, mais comprend moi, tu es ma fille unique. Et ce mariage avec un homme… de cette société… enfin… tu comprends . Lisiane, se confondait dans des explications peu tangibles aux yeux – brillants – de sa fille. Les deux femmes étaient là, dans l’entrée de la maisonnée, immobiles, se considérant gravement.
– Richard était un homme tout à fait respectable. Nous nous sommes aimés jusqu’à son dernier souffle . Hélenn éprouvait beaucoup de peine à parler de son défunt mari, qui avait succombé à une lourde maladie, laissant derrière lui sa femme et son unique enfant, alors âgée de quatre ans.
– Richard était très gentil, certes. Mais on ne peut pas dire qu’il faisait partie de notre monde !
– Si c’est ce même monde qui t’a fait renier ta propre fille, alors, il n’est pas très intéressant d’en faire partie !
– Ne dis pas n’importe quoi ! Je n’avais pas le choix ! Tu le sais bien ! répondit la vieille femme, sur un ton amer. J’ai tenté de revenir te voir, après le départ de Richard, mais…
– Mais ?
– Mais ce n’était pas le moment !
– Alors, pourquoi aujourd’hui ?
– Eh bien, ma chère fille, reprit Lisiane en susurrant ces mots.
– Oh non ! Ne prends pas ce ton mielleux avec moi. Qu’as-tu à me demander ? Il y eut d’abord un silence, un instant d’hésitation, puis Hélenn reprit craintivement… Tu ne vas pas me dire que c’est en rapport avec mon enfant ?
– Ma petite fille, tu veux dire.
– Ahhhhhh tu peux parler ! Ta petite fille ! Tu ne t’es jamais souciée d’elle ! Tu ne sais même pas comment elle s’appelle !
– Eline ! interrompit Lisiane.
Hélenn resta muette face à sa mère, les yeux écarquillés d’étonnement, ne sachant plus quoi dire, ni plus quoi penser.
– Mais… Co…Comment… ? bredouilla-t-elle, pleine de confusion.
– Tu veux savoir comment je connais le prénom de ma petite fille ? Hélenn, comment as-tu pu imaginer que je puisse ne pas garder un œil sur vous ? Même si tes choix n’étaient pas ce que j’espérais de mieux pour ton avenir !
– Tu ne vas pas revenir là dessus ! De toute façon, il n’est plus là ! Et puis, ce n’est pas à toi de me dire ce qui est bien ou pas, pour moi ! Les retrouvailles ne semblaient pas très bien engagées jusqu’à la soudaine arrivée d’une jeune et si jolie petite fille. En un coup de poignée, vif et rapide, la porte s’ouvrit dans la précipitation de son retour.
Eline stoppa nette sa cavalcade dans le couloir lorsqu’elle tomba nez à nez, face à cette vieille inconnue, au charisme si mystérieux. Lisiane, elle, serrait la crosse en cristal violet de sa canne sur laquelle elle prenait appui, retenant son souffle. Tout semblait séparer ces deux êtres, et pourtant, il planait ici, comme un étrange air familier. Cette visite, aussi unique qu’inattendue, surprit la jeune enfant.
– Bonjour ma chérie , accueillit Hélenn. La fillette jeta au sol son gros sac d’école, dont une règle et quelques livres dépassaient. Elle n’avait que dix ans. Son accoutrement de jeune adolescente laissait apparaître un goût certain pour l’excentricité vestimentaire, et ce, malgré les quelques rapiècements de tissu qui dénonçaient l’usure du vêtement. Coiffée de deux nattes brunes, la jeune enfant avait les joues rougies par l’effort.
D’un pas mal assuré, elle se réfugia dans les bras de sa mère. Intimidée par la présence de l’étrangère, Eline chuchota à l’oreille d’Hélenn, pour savoir qui était leur invitée.
– Tu ne vas pas me dire qu’elle ne sait pas qui je suis, demanda Lisiane.
– Eline… voici ta grand-mère ! Comme si l’on venait de lâcher un poids, lourd de mille kilos, sur le vieux plancher de bois, l’instant fût marqué par un écho souffreteux. Le visage blafard, Eline resta immobile. Ses lèvres semblaient crier : « Mais comment ? Pourquoi ? … ».
Jusqu’à ce jour, elle ignorait l’existence de cette grand-mère. Devant cet air de famille justifié, elle osa enfin poser ses questions à voix haute.
– Elle est malade comme moi ? demanda-t-elle.
– Heuuufff… oui… on peut dire ça, répondit Hélenn, embarrassée par l’interrogation.
– Qu’est-ce que c’est que ces histoires de maladie ? soupçonna la grand-mère.
– Oui, tu sais bien maman, cette maladie … Pour l’occasion, c’était au tour d’Hélenn de parler avec un ton mielleux, tant elle était confuse.
– Tu me caches quelque chose ! La grand-mère se tourna vers Eline pour lui demander : ma tendre enfant, peux-tu retirer ton pull-over ?
Maladroitement, Eline passa sa tête dans le trou de son pull, décoiffant ainsi ses deux couettes tressées. La vieille femme découvrit alors que sa petite fille avait le torse enroulé dans un épais bandage blanc.
La grand-mère ne put contenir son émotion, libérant une larme sur sa joue. Sitôt ses esprits retrouvés, elle fut prise d’un affreux doute.
– Tu n’as quand même pas…
– Non, ce n’est que le début. La bosse vient tout juste de naître.
– Mais, qu’est-ce que tu racontes ? s’indigna la grand-mère Salisbury. De quelle bosse parles-tu ? Ohhhhhhhhhh, je vois !
– Non, non… Non, tu ne vois pas du tout ! répliqua Hélenn, en colère, craignant la réaction de la grand-mère, puis lui chuchota : je n’allais tout de même pas lui dire … Mais aussitôt, un éclair vint lui traverser l’esprit, élucidant toute l’énigme de ce soudain retour. Maiiiiiis dis-moi. Tu n’es pas venue dans l’idée deeeeeeee…
– Si ! L’heure est venue. Puis, sur un ton ironique, la grand-mère justifia. La preuve, la bosse commence à sortir !
Eline, elle, ne savait plus quoi penser. Elle restait là, bouche béante, face aux brouhahas des deux femmes. S’apercevant de l’expression de son enfant, Hélenn se décida à plus d’explications.
– Tu vois Eline, comme je te l’ai déjà dit, dans notre famille, il y a cette maladie génétique qui fait pousser une vilaine bosse dans notre dos. C’est pour cela que maman a cette affreuse cicatrice. Et pour t’éviter d’avoir la même chose, je te soigne très tôt. Dès que les premiers signes sont apparus, conclut-elle sur un ton insistant, soutenant du regard la grand-mère qui restait fair-play face au tissu de mensonges inventés par sa fille. Hélenn, elle, attendait impatiemment la réaction de sa mère, qui ne tarda plus à exprimer toute sa stupeur.
– Ben ça a

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