Juge Delisle assassin
322 pages
Français

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Juge Delisle assassin , livre ebook

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Description

Il est né pour une brillante carrière. Aux portes de l’Université Laval, toutes les avenues lui sont ouvertes. Il choisit le Droit. Une excellente performance professionnelle, jusqu’à la magistrature à la Cour d’appel du Québec.
Une retraite qui n’était pas prévue. Le drame.
Il vient de découvrir le corps sans vie de son épouse, un revolver à ses côtés. L’homme propose un suicide d’abord, une mort assistée par la suite. Au procès, un jury décide : il s’agit d’un meurtre, le plus grave de tous, le meurtre prémédité.
L’homme est en prison, avec possibilité de libération conditionnelle lorsqu’il aura 102 ans.
Où est la trame d’une telle tragédie ? Des circonstances, un caractère, des émotions, du sexe, de l’argent ?
L’auteur suit l’homme depuis la naissance, avec des us et coutumes, des circonstances, dans une trame qui a été perméable à une certaine fiction.
Dieu a donné aux hommes un cerveau et un pénis, mais malheureusement pas assez de sang pour faire fonctionner les deux en même temps. (Robin William)
À la Cour d’Appel du Québec, surnuméraire, c’est comme le ciel sans mourir. (Juge Delisle)
En prison, dans une cellule, c’est comme l’enfer sans mourir. (L’auteur)

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 16 avril 2020
Nombre de lectures 0
EAN13 9782897753429
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Extrait

Pour écrire ce livre, l’auteur a pris connaissance du dossier complet de Jacques Delisle, tel que disponible au dossier du greffe de la Cour supérieure du Québec, ville de Québec. En regard de plusieurs informations contenues dans son livre, l’auteur est reconnaissant envers de nombreuses sources médiatiques, ainsi qu’aux auteures Pauline Cloutier et Catherine Lamontagne, pour l’œuvre de chacune d’elles, On l’appelait monsieur le juge L’affaire Delisle meurtre ou suicide ? et Le dernier procès L’affaire Jacques Delisle.
Conformément au titre du livre, Juge Delisle Assassin Une trame, la trame proposée par l’auteur est sujette à des fictions.
Le 12 juillet 2018, l’auteur a tenté de communiquer avec Jacques Delisle, pour les fins mentionnées dans la lettre ci-après reproduite :
Monsieur Jacques Delisle,
Établissement Archambault
242, montée Gagnon
Sainte-Anne-des-Plaines. Qc.
J0N 1H0
 
Bonjour monsieur Delisle,
J’entreprendrais d’écrire un livre sur votre vie, qui serait basé sur des circonstances et hypothèses, dans un style relativement semblable à celui utilisé dans mon écriture du livre que je viens de publier sous le titre : Juge Garon assassiné - La trame.
Je vous offre une copie de ce livre, pour vous permettre une certaine appréciation de mon projet. Un peu comme dans le cas du juge Garon, vous avanceriez dans votre vie, depuis 1935, jusqu’au jour de la publication du livre.
Un épilogue mentionnerait la demande de révision de votre dossier, en voie d’examen sous l’autorité du ministre de la Justice.
Je souhaite vous rencontrer si vous êtes disponible pour participer à identifier et commenter des circonstances de votre vie.
Je vous remercie.
Gabriel Fontaine
Le 16 juillet 2018, ce courrier a été livré à l’Établissement Archambault.

Ultérieurement, l’auteur n’a pas connu de développements reliés à sa correspondance de juillet 2018, vers l’ex-juge Delisle.
 
 
 
 
 
 
Juge Delisle assassin
 
Une trame
 
 
 
 
Gabriel Fontaine
 
 
 
 
 
 
 
À mes premières institutrices et mes autres éducateurs.
Il y a dans mes écritures une trace, des savoirs et manières de vivre de tout ce monde, qui m’a tant été utile.
 
 
 
 
Pour l’examen de la main gauche, le technicien va trouver quelque chose de différent, de bien étonnant. Face à lui, la main de la dame repose le pouce vers le haut. Ce dernier lui semble reposer sur le rebord de la main. Les quatre doigts sont légèrement recroquevillés. Tout près du côté de la main, peu avant la naissance du petit doigt, il écrira l’auriculaire, une tache noire, plus ou moins ronde comme une pièce d’un dix sous. Il pense que la tache noire proviendrait du revolver, au moment du tir.


 
Remerciements
 
 
Blanchard Jacques Honorable Juge (1936-2018)
Bouchard Éric Me
Bougie Martine
Brousseau Sylvain
Carrier Germain
Drapeau Alexandre
Dubé Cyril
Dubord Gilles
Dumont Christian
Dupéré Hélène
Ferland Marc
Fortin Roger
Garceau Louis-François
Garneau Paule
Godbout Raymond
Lachance Nicole
Laflamme Jean-Marc
Le Groupe TRAQ
Lemelin Bertrand
Lemieux Louis-Guy,(Les capsules historiques, Le Soleil.)
Noël De Tilly Maude
Routhier Benoit
Savard Yvan Me
Saindon Gilles
Saindon Jean-Marie
Simoneau Michelle
Tremblay Maurice Me.
Vallières Lorraine
Vallières Sylvain
Plusieurs autres personnes ont fourni à l’auteur des renseignements dont ce dernier s’est servi. Ces collaborateurs et collaboratrices ont préféré ne pas être inclus dans la liste des personnes remerciées. L’auteur a agi en conséquence.
 
 
Pont-Rouge, été 1946
 
 
Au deuxième étage, dans la chambre des garçons, il y avait deux lits larges, le premier avait un matelas conventionnel, le second, celui du fond, une paillasse.
C’était la première fois que Jacques partait pour passer plus d’une semaine chez ses grands-parents, à la ferme de Pont-Rouge, dans le beau comté de Portneuf.
Grand-mère avait donné le choix à son petit-fils de la ville, la paillasse ou l’autre lit. Jacques avait choisi le lit du fond, il voulait dormir sur une paillasse. Une vraie paillasse, un grand sac avec toile sur un côté, de coton blanc sur l’autre côté.
Depuis les dernières années, beaucoup d’enfants, dont le père de Jacques, avaient quitté la grande maison de ferme, la paillasse était devenue un objet rare, presque un luxe pour les cousins de la ville.
Cet été, pour le temps des foins, c’était au tour de Jacques de faire l’expérience de la paillasse. Grand-mère y avait ajouté une fourchée de paille, pour arrondir l’espace pour s’étendre, pour que le petit dorme bien.
Dans l’après-midi, Jacques avait foulé, sur le chariot à foin qui faisait le champ, depuis le milieu de deux andins. Grand-père, du côté de l’andin droit, menait les chevaux au son, pour que l’attelage avance. La jument blanche comprenait toujours le kik de grand-père, l’autre cheval, un poulain de quatre ans, se fiait à la jument blanche.
Après une douzaine de pieds, jument et poulain s’arrêtaient. La plupart du temps, le woo de grand-père n’était pas nécessaire. Jacques apprenait vite, il foulait bien, le haut du voyage fera un peu plus large, on chargera la longueur d’un andin de plus.
Grand-père était content, il savait comment récompenser le petit fiston.
— Je vais mener les chevaux, jusqu’au chemin du milieu de la terre, et je te donnerai les cordeaux.
Et depuis le haut de la terre, jusqu’à presque devant la grange, Jacques assis sur le haut du voyage, les deux pieds bien ancrés sur la planche de la ridelle d’en avant, tenait les cordeaux.
La jument aussi connaissait le chemin, pour la dénivellation longue du chemin, longue d’un arpent, elle et poulain retiendraient la charge, avec le harnois, le pôle de l’attelage, et principalement, le cul des deux bêtes.
Et pour remonter la dénivellation, Jacques avait à peine ouvert la bouche que la jument avait décidé, c’était le temps de bander les attelages. Jusqu’à la grange. C’est au tournant proche de la grange que grand-père reprit les cordeaux.
— Regarde-moi faire, le prochain voyage, tu entreras toi-même le voyage dans la batterie.
— Il faut que tu entres droit, toujours sans accrocher les poutres qui supportent les portes de la batterie... Ne t’énerve pas, les chevaux vont s’arrêter tout seuls, tout juste aux pieds du mur, la jument est habituée.
Pour l’époque, la grange était moderne, on n’avait pas de gangway pour amener le foin au niveau du fenil, on utilisait la mécanique. Au plus haut de la toiture intérieure, à la jonction des deux versants de la haute structure, un rail, deux poulies, une fourche avec des accrocheurs de chaque côté, un palan depuis la fourche d’en haut, un câble du palan vers en bas, sur une poulie d’ancrage. Pour décharger les foins, le câble est relié à l’attelage d’un troisième cheval, une vieille bonne bête, comme à sa pension, le vieux Prince, une grande robe d’un brun café, une bordure de blanc sur le front, comme un croissant de lune. Prince a vingt-trois ans, il est né sur la ferme, et il aura le droit d’y mourir, comme le disait souvent grand-père.
Une fois la fourche bien ancrée dans une plus grosse botte possible de foins du voyage, c’est la job du cheval à sa retraite de tirer. C’est Jacques qui conduit Prince, à la bride. Prince se plie légèrement le cou à la hauteur du petit Jacques. Le vieux cheval ne doute pas qu’il se conduit lui-même, le jeune Jacques ne doute pas qu’il décide tout pour le cheval.
Grand-père crie : « Prince ». Le cheval se muscle, se tire plus d’air, Jacques se laisse influencer, il force avec sa bête, l’énorme fourchée se sort du voyage. Sur les rails d’en haut, la charge se déplace vers le bon endroit.
Who. Who.
Prince a entendu et compris avant Jacques. La charge s’arrête.
D’une cordelette qui va de la fourche en haut, jusqu’au bout du câble en bas, grand-père déclenche les deux accrocheurs, une charge de foins en plus dans le fenil. Encore deux autres et on repart pour un autre ramassage, cet

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