Magnetismus 2 , livre ebook
41
pages
Français
Ebooks
2022
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Publié par
Date de parution
06 décembre 2022
EAN13
9782819109693
Langue
Français
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Date de parution
06 décembre 2022
EAN13
9782819109693
Langue
Français
Samuella Chenier
EZIO
Magnetismus 2
« Le Code de la propriété intellectuelle et artistique n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, que les " copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective " et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, " toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite. " » (Alinéa 1 er de l’article L. 122-4.) « Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. »
© 2022 Les Editions Sharon Kena
www.skeditions.fr
Table des matières
Chapitre un
Chapitre deux
Chapitre trois
Chapitre quatre
Chapitre cinq
Chapitre six
Chapitre sept
Chapitre huit
Chapitre neuf
Chapitre dix
Chapitre onze
Chapitre douze
Chapitre treize
Chapitre quatorze
Chapitre quinze
Chapitre seize
Chapitre dix-sept
Chapitre dix-huit
Chapitre dix-neuf
Chapitre vingt
Chapitre vingt et un
Épilogue
Chapitre un
Ezio
Ezio descendit du bus d’un pas décidé.
Il les avait enfin retrouvés.
Voilà maintenant cinq ans que sa mère avait été assassinée.
Le garçon avait douze ans lorsqu’il s’était retrouvé derrière le canapé, terrorisé par le silence qui régnait après le meurtre.
Il était sorti de la maison en cavalant, pleurant de douleur autant que de peur, car il avait compris qu’il ne la reverrait jamais.
Il avait couru jusqu’à en perdre haleine, longeant les rues, sans savoir où aller.
Il ne se rappelait pas combien de temps il avait fui, mais c’est essoufflé et larmoyant qu’il avait stoppé sa course en apercevant un halo de lumière.
Son arrière-grand-père Méo s’était tenu devant lui, un sourire bienveillant sur son visage.
Ezio l’avait reconnu grâce au regard bleuté qu’il partageait avec Norine. Il l’avait déjà vu sur les portraits que lui avait montrés sa mère, fière d’appartenir à la lignée de ce grand sorcier.
Le jeune garçon s’était laissé tomber au sol, épuisé et avait écouté ce que son aïeul avait à lui dire.
Il était question de vengeance, d’un pendule, de pouvoirs magiques.
Son ancêtre allait l’aider à retrouver l’assassin de sa mère.
Chapitre deux
Jawen
Jawen marchait tranquillement, les mains dans les poches, son sac vissé sur le dos, la tête baissée.
Il rentrait de la fac, où il se perfectionnait en mathématiques pour pouvoir être enseignant.
Il était fatigué par cette semaine de cours ; les examens approchaient.
Ces cinq dernières années avaient été difficiles, car il avait fallu repartir de zéro.
Depuis la disparition du pendule, des pouvoirs de Satheen et son retour à la vie, les deux amis s’étaient résignés à déménager, car il aurait été compliqué d’expliquer la résurrection de Jawen.
Ils s’étaient donc exilés aux États-Unis, à La Nouvelle-Orléans, où Satheen avait acheté une vieille maison dans le quartier français.
L’ancienne magnétiseuse, qui avait renoué avec ses habitudes, avait ouvert une agence immobilière qui était maintenant florissante. Elle n’avait pas eu de peine à s’imposer ici. Jawen, présenté comme son cousin, avait intégré la faculté de la ville.
Il était devenu un élève assidu et s’était fait des amis. Il avait pu étudier sa matière préférée : les mathématiques.
Il était très doué et avait enfin pu se projeter vers l’avenir en décidant de poursuivre ses études pour devenir professeur. Il voulait enseigner cette discipline qu’il aimait à des élèves qui, comme lui par le passé, n’avaient que peu d’ambition. Des élèves des quartiers sensibles, selon les dires des personnes plus aisées.
En déménageant à La Nouvelle-Orléans, ils s’étaient créé une nouvelle vie et il avait enfin une chance de réussir la sienne.
Il arrivait devant le portail de leur maison lorsque son regard las fût attiré par un chaton qui lui parut mal en point.
— Viens par ici, mon mignon, qu’est-ce que tu as ?
L’animal se léchait la patte arrière.
Il tenta de s’enfuir quand Jawen fit un pas vers lui.
Il trottina un peu en boitant puis s’effondra finalement aux pieds du jeune homme qui le prit dans ses bras.
Le chat se lova contre sa poitrine, apeuré, miaulant de douleur. Le garçon sentit un drôle de picotement dans sa main gauche.
Il tenait le félin en poussant la grille de chez lui, lorsqu’il entendit Satheen l’appeler.
— Jawen ? C’est toi, mon grand ?
— Oui, oui.
— Qu’est-ce que tu nous ramènes, là ?
— C’est un chaton. Il est blessé, je crois. Il boîte. Aïe !
Son bras entier irradiait maintenant.
Le chaton miaula de douleur à nouveau, puis sauta à terre avant de déguerpir en direction de la rue.
— Mais ! Qu’est-ce qui se passe, Jawen ? Ça va ?
— Je ne sais pas, j’avais des fourmis dans les doigts et puis, d’un coup, ça m’a brûlé. En tout cas, le chaton a l’air d’aller mieux. Il s’est sauvé.
Satheen fixait son cousin d’un air horrifié.
— Des picotements dans la main, comme des aiguilles, tu veux dire ?
— Oui, c’est ça.
— Depuis quand tu sens ces piques ?
— Ça fait quelques semaines que ça me gêne. Pourquoi ? Qu’est-ce qu’y a ?
La jeune femme s’arrêta un moment de respirer.
Elle ouvrait la bouche en inspirant profondément et la refermait sans produire un seul bruit.
Elle avait l’impression d’avoir reçu un coup de poing dans la poitrine.
Aucun son ne sortait de ses lèvres.
— Satheen... Qu’est-ce qu’il y a ?
Toujours pas de réponse.
— Satheen ! Réponds-moi !
— Jawen... murmura-t-elle. Les picotements, le pouvoir... tu l’as guéri ce chat... Il est revenu, le pouvoir. Jawen...
Elle était livide.
Le jeune homme ne savait pas à quoi s’attendre. Il se retint de respirer à son tour lorsqu’elle prononça enfin les mots qu’il craignait d’entendre.
— Le pouvoir, il est revenu, répéta-t-elle. Sauf que c’est toi qui l’as maintenant.
Chapitre trois
Ezio
Ezio se rappelait le jour où il s’était enfui de sa maison.
Caché derrière le meuble, il avait profité de l’agitation pour partir.
Il s’était retrouvé seul, livré à lui-même.
La peur au ventre, il avait arpenté les rues, hagard.
Déambulant au hasard, il s’était effondré sur le parvis d’une église, épuisé.
...