Terra-Luna
136 pages
Français

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Terra-Luna , livre ebook

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Description

Fantasy - Tout public - 260 pages


Malgré le renforcement du bouclier d’invisibilité, les rebelles sèment toujours la discorde au sein du peuple magique. Afin de conserver le pouvoir, les magiciens les combattent avec âpreté. Batailles et trahisons se succèdent. Vulkan, maître du feu, et une section de sentinelles poursuivent Livia jusqu’en Amérique du Sud pour tenter de la capturer.


Premier humain à être autorisé à venir sur le septième continent, Gus découvre avec ravissement Terra-Luna qui lui semble être un paradis. Mais, est-il vraiment là par hasard ? Une fois les combats terminés, que réservent encore les jeux de l’amour à nos héros ? Des runes vibreront-elles ? Et si oui, perturberont-elles l’ordre établi ?


Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 61
EAN13 9782379611940
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Terra-Luna – 2 – Le septième continent

Eva Justine
Eva Justine


Mentions légales
Éditions Élixyria
http://www.editionselixyria.com
https://www.facebook.com/Editions.Elixyria/
ISBN : 978-2-37961-194-0
Illustration de couverture : Baptiste Colin
Et si le temps n’était qu’une perception de la réalité parmi d’autres ?
1

Le temps répare les blessures de ceux qui ont souffert d’avoir été séparés

Depuis son réveil, Gus ne cessait d’aller de surprise en surprise. Quand il avait ouvert les yeux, il s’était tout d’abord cru au paradis, puisqu’il flottait dans une pièce immaculée. Où étaient les anges et ses grands-parents ? Un sanglot était monté dans sa gorge à l’idée de ne plus jamais revoir ses parents et ses amis, et de définitivement dire adieu à son rêve d’être le roi de la pizza. Sentir des larmes couler sur sa joue l’avait cependant intrigué. S’il était au paradis, pourquoi pleurait-il ? Il aurait dû être heureux et sauter de nuage en nuage, ou se prélasser dans un bain chaud avec un tas de jolies filles. Qu’est-ce qui clochait ? Prudemment, il avait glissé une main sous lui pour vérifier s’il y avait bien un lit, mais n’avait rencontré que du vide. Je vole , avait-il pensé, émerveillé.
— Vous voilà enfin réveillé. Je commençais à désespérer de voir la couleur de vos yeux, déclara une infirmière en entrant dans la pièce.
Son appréhension d’être bloqué entre deux mondes se dissipa.
— Je suis à l’hôpital ? demanda-t-il d’une voix incertaine.
— Sur Terra-Luna, nous l’appelons « centre de soins ». Vous êtes dans une salle d’examen.
— Ai-je dormi longtemps ?
— Un peu plus de quarante-huit heures. C’est la première fois qu’un humain est dans notre service, alors nous ne connaissions pas votre réaction au sort d’endormissement.
— La vache ! Quarante-huit heures. La dernière fois que ça m’est arrivé, j’étais grippé. Comment ai-je été transporté ici ? Je ne me souviens de rien.
— Notre maître soigneur répondra dans un instant à toutes vos questions.
Elle pulvérisa quelque chose dans ses oreilles, semblable à un vent frais.
— Qu’est-ce que c’est ?
— Un stabilisateur émotionnel. Je suis déjà passée tout à l’heure vous insuffler une dose d’énergie. C’est sans doute grâce à elle que vous êtes enfin réveillé.
Elle appuya légèrement une paume sur son nombril, puis tâta ses côtes. Les yeux écarquillés comme des soucoupes, Gus recouvrit pudiquement son sexe de ses mains quand il réalisa qu’il était totalement nu.
— Je repasserai plus tard. Reposez-vous ! Votre tension est encore un peu élevée.
Après son départ, Gus examina attentivement le plafond pour tenter de repérer les fils qui le maintenaient en l’air. Pourquoi étaient-ils invisibles ? Rompraient-ils au moindre mouvement ? Il y en avait forcément, sinon comment expliquer qu’il ne se cassait pas la figure ? À quelle hauteur du sol était-il ? Un peu plus d’un mètre, selon son estimation. Mettre les corps en apesanteur avait assurément un certain nombre d’avantages pour ausculter des malades, mais ça fichait les jetons. Gus ouvrit grand les yeux. Hein ? Avait-il bien entendu le nom de Terra-Luna ? Il ressentit le besoin de prononcer le nom à haute voix pour y croire, parce qu’après tout ce qu’Abraham et Louan lui avaient raconté, il était certain qu’y mettre les pieds était impossible.
— Comment te sens-tu ? l’interrogea Exodiale, le maître soigneur, à son entrée dans la pièce.
— Prêt à escalader des montagnes, répondit spontanément Gus.
— Quel dommage qu’il n’y en ait aucune sur Terra-Luna.
— Je suis vraiment sur Terra-Luna ? Mais, je croyais qu’aucun être humain n’avait le droit d’y venir sans exploser, ou un truc comme ça ?
Le maître soigneur sourit.
— Effectivement. Tu es le premier à avoir obtenu la permission de pénétrer sur notre terre sacrée. L’Ancienne a autorisé ta venue à cause de ton état de santé jugé critique, lui expliqua-t-il avec la plus grande franchise.
Gus afficha un sourire heureux. Si ce continent ressemblait réellement aux descriptions d’Abraham, il était en quelque sorte au paradis. Le maître soigneur posa les mains sur son crâne.
— Pas de fourmillements ou de palpitations ?
— Non.
— Une douleur ?
— Non plus. Je me sens en pleine forme.
— Alors, c’est parfait.
Exodiale prit un air satisfait. À son arrivée au centre, ce patient avait perdu beaucoup de sang, aussi avait-il réservé son diagnostic pendant plusieurs heures.
— De quelle façon suis-je arrivé ici ? J’étais avec Veilleur dans le salon de tatouage et… paf ! je me réveille à l’hôpital. Pourquoi est-ce que je ne me souviens de rien ?
— J’ai effacé de ta mémoire les derniers instants et les conséquences tragiques de ton attaque.
— « Tragiques de mon attaque », répéta-t-il.
— Aucun chirurgien n’aurait pu te sauver, affirma Exodiale, c’est pour cette raison que l’Ancienne t’a confié à moi. Il fallait agir vite, aussi ai-je fait de mon mieux pour te maintenir en vie.
— Pourquoi a-t-elle fait ça, puisque je ne suis pas magicien ?
— Elle seule connaît la réponse à cette question. Tu auras bientôt l’occasion de la lui poser.
L’expression sur le visage de Gus suffisait à montrer combien il était tourneboulé.
— Quelques gouttes de sang magique t’ont permis de survivre, alors sois heureux d’être encore parmi nous.
— Est-ce que ça veut dire que je suis devenu une sorte de mutant ?
— Tu ne possèdes aucun pouvoir. Je t’ai juste insufflé l’énergie nécessaire pour surmonter le pire.
Gus observait ce docteur qui ressemblait beaucoup à Gandalf 1 . Il l’avait sauvé, mais pour combien de temps ? Un jour ou l’autre, le mal prendrait sa revanche, car cela se passait toujours ainsi dans les films. Lyïs était-elle déjà venue lui rendre visite pendant qu’il dormait ? S’il ne se trompait pas, son amie devait probablement être en ce moment même dans la salle d’attente, à se faire un sang d’encre. Alors qu’il allait lui poser la question, Exodiale le remit sur pied grâce à un sort, puis, assuré que son patient allait bien, se dirigea vers la porte.
— J’ai encore de nombreuses tâches à accomplir. Une soigneuse va t’accompagner jusqu’à une chambre dans laquelle il y a un vrai lit, précisa-t-il, amusé, avant de lui souhaiter une bonne journée et de sortir.
Gus était en pleine confusion. Une dizaine de questions tournaient dans sa tête depuis qu’il avait remarqué la longue cicatrice barrant son cœur. Que lui était-il arrivé ? Les rebelles l’avaient-ils torturé pour le faire parler ? Que s’était-il passé après le départ de Lyïs ? Qui l’avait trouvé dans le salon et transporté jusqu’ici ? Ce soigneur était resté trop mystérieux, alors il espérait qu’Abraham et Lyïs l’aideraient à y voir plus clair.
Quelques heures plus tard, après une sieste récupératrice, son réveil fut bien différent du précédent puisque son ami se tenait à ses côtés. Un large sourire sur le visage, Abraham le regardait, sans cacher son plaisir de le revoir.
— Comment te sens-tu ?
— La tête un peu cotonneuse, mais ça va. Et toi ? Et vous tous ? Je savais que vous réussiriez à leur filer entre les pattes. Est-ce que Lyïs est venue avec toi ?
— Elle ne sait même pas encore que tu es ici.
— Ah bon ! Comment ça se fait ?
— Elle et Louan ont fusionné le soir de leur arrivée. Ils sont actuellement en retraite charnelle, donc tu la verras plus tard.
— C’est le nom que vous donnez au voyage de noces ?
— En quelque sorte. Combien de temps dure-t-il chez vous ?
— Je ne sais pas trop… une ou deux semaines, si l’on a assez de fric.
— Ici, la retraite dure un mois entier.
— Oh. Eh bien, ils ne doivent pas s’ennuyer, pouffa-t-il. Et Veilleur ? Est-il rentré lui aussi ?
— Non. Il est encore à Paris. L’un de nous le ramènera à l’occasion d’une prochaine mission. Pour le moment, la gardienne de l’immeuble s’occupe de lui.
Une expression ravie sur le visage, Gus pavoisa :
— Je suis sûr que tu es épaté de me voir là.
— Carrément. Pour être honnête, quand on m’a dit que tu étais ici, j’ai d’abord cru à une énorme farce.
— Qui t’a prévenu ?
— Vu que c’est la première fois qu’un être humain est autorisé à fouler notre sol, l’annonce de ta présence a fait le tour du continent aussi vite que ça, déclare-t-il dans un claquement de doigts.
— Oh eh… vous aussi vous êtes humains. Enfin… physiquement, vous donnez bien le change.
— C’est vrai, mais nous nous considérons avant tout comme des magiciens. J’admets que ce n’est pas très sympa de vous appeler ainsi. Désolé ! s’excusa-t-il avec une légère grimace. En vérité, beaucoup disent que tu es un curieux mélange.
— Un mélange de quoi ?
Abraham toussota dans sa main avant de révéler :
— D’humain et de crétin.
— C’est charmant… vraiment charmant.
— Ne fais pas attention. Tu seras surtout le Black humain, vu que nous ne sommes pas très nombreux sur le 7 e . Il y a plusieurs siècles, un mystérieux virus a décimé les nôtres. Nous avons succombé en masse. Le temps que les soigneurs de toutes les contrées trouvent un remède, la maladie nous avait cruellement touchés. Puisque nous ne pouvons fusionner qu’avec une magicienne de la même couleur de peau, nous resterons malheureusement toujours minoritaires.
— Merde, soupira Gus.
— Ouais, c’est pas de chance.
— Le bon côté des choses, c’est que votre souffle de vie est sûrement plus facile à trouver.
— Oui et non, regretta encore Abraham. Il se peut que le mien réside sur une contrée différente ou que je le croise sans que nos runes vibrent. En tout cas, ne t’en fais pas, tu vas toutes te les mettre dans la poche, aussi sûr que deux et deux font quatre.
Pour l’instant, ce n’était pas ce qui préoccupait le plus Gus, alors il changea de sujet.
— À ton avis, l’Ancienne va-t-elle me garder ou me renvoyer en France ?
— Bien malin qui pourrait le savoir. Pourtant, il n’y a pas trente-six solutions. Soit tu restes parmi nous, soit tu retournes chez toi et tu ne te souviendras même pas de ton séjour ici, grâce à un sort d’oubli.
Gus contempla le nom « Terra-Luna » tatoué sur son avant-bras. Peut-être se demandera

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