Tracker de Merveilles
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Tracker de Merveilles , livre ebook

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Description

Rendez-vous en terre inconnue, celui d’un monde fascinant et rêveur.


C’est la Terre d’Orion. Qui vit ici ?



Les Merveilles.


Elles regroupent les Géants, les Nains, les Vampires, Farfadets et bien d’autres êtres fantastiques.


Ensuite, il y a l’être humain.



Mais ils ne se sont jamais réellement bien entendus entre eux... Cela engendra de gigantesques guerres, créant des séquelles et du mépris au fil des années.



Cette animosité poussa les Humains à créer des soldats d’élite que l’on nomma les Trackers de Merveilles.




Soyez prêts à suivre cette aventure intense et profonde avec Stolis, confronté à ce monde perturbant dans lequel les Humains dirigent les Merveilles.



Arrivera-t-il à affronter son propre destin et les secrets qui entourent son passé ?



Selon vous, qui mérite de vivre sur ces terres ?



Cela sera à vous d’en juger...

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Informations

Publié par
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EAN13 9782381537115
Langue Français

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Exrait

ISBN : 9782381537115
 
L’œuvre présente sur le fichier que vous venez d’acquérir est protégée par le droit d’auteur. Toute copie ou utilisation autre que personnelle constituera une contrefaçon et sera susceptible d’entraîner des poursuites civiles et pénales.
 
 
Tracker de Merveilles Et le garçon du village endormi
 
 
La SAS 2C4L — NOMBRE7, ainsi que tous les prestataires de production participant à la réalisation de cet ouvrage ne sauraient être tenus pour responsables de quelque manière que ce soit, du contenu en général, de la portée du contenu du texte, ni de la teneur de certains propos en particulier, contenus dans cet ouvrage ni dans quelque ouvrage qu’ils produisent à la demande et pour le compte d’un auteur ou d’un éditeur tiers, qui en endosse la pleine et entière responsabilité.
TED CHAIX
 
Tracker de Merveilles Et le garçon du village endormi
Prologue
« Le passé, le présent, le futur. On s’y perd souvent, et si toutes ces lignes temporelles étaient une simple illusion, et qu’il y avait seulement un chemin, celui du destin ?
Quelque chose d’écrit où, quoiqu’il arrive, personne ne puisse en changer, pas même les Penseurs ».
Dans la profondeur de milliards de galaxies se trouvaient des entités de la création, ils pouvaient être de partout à la fois, maîtrisant la vitesse supraluminique.
Imaginez-les comme vous le pensez, sous n’importe quelle forme, ils se nomment Les Penseurs .
Un jour, un Penseur se rendit sur la Terre d’Orion , une planète plate englobée par une couche d’ozone, illuminée par un soleil incroyablement actif qui brûlait en permanence, bien plus près de la Terre d’Orion se trouvait également une lune qui faisait trois fois sa taille, ce qui donnait pendant les périodes pleines, des nuitées prodigieusement colorées.
Ce monde ne manquait pas de place ni d’air pur, une planète verte et rocheuse encadrée par d’immenses glaciers.
Elle était idéale pour gérer une prochaine population. C’est lors d’une visite de curiosité que le Penseur tomba amoureux de cette planète, car elle en était riche avec une flore intéressante et d’une faune complexe, féroce, et agrémentée étrangement d’une grande colonie de papillons différents.
Le Penseur était rempli d’imagination, il ne s’ennuyait jamais et sa meilleure période se passait pendant sa nuitée, lorsqu’il dormait, il s’amusait à créer des êtres stupéfiants, il pouvait se le permettre, car il lui suffisait de fermer les yeux pour aussitôt se retrouver dans un profond rêve lucide au contrôle total. C’est ainsi pendant de longues nuits, dans ses pensées les plus lumineuses et obscures dans sa tête, qu’au fil de son temps, quelque chose s’éveilla en lui, décidant à son tour de créer des êtres. C’est une plume à la main, comme à l’ancien temps, qu’il réalisât d’interminables croquis concrets de ce qu’il désirait, on pouvait apercevoir des Gobelins, un Géant qui faisait trois pages, ou encore des personnages plus compliqués et uniques. Après les esquisses, place ensuite à la pratique, le Penseur fini par créer ces êtres extraordinaires et il les avait appelés Les Merveilles .
Vous vous demandez : mais qui sont ces Merveilles ? Il y avait ;
Les Nains, les Vampires, Loup Garou et quelques bêtes extravagantes bien connues du grand public des Dieux des étoiles, mais pas seulement !
Il créa pas loin d’une dizaine d’espèces supplémentaires faites de toutes pièces par lui-même, chacun avait un pouvoir exceptionnel, un talent, et d’infinies qualités calquées sur lui.
Bien des années se sont écoulées
Mais quelque chose d’effroyable se produisit pour ces géniales Merveilles de la Terre d’Orion.
Le Penseur fut dérangé deux fois par un cauchemar intense ! Un rêve perturbant qui lui avait donné des frissons, même des sueurs froides à cette grande entité de la création, assez pour prendre une décision importante.
Mais quel était ce cauchemar ?
C’était celui de se voir un jour dépassé par ces êtres adorés qu’il avait créés, peur que s’ils leur prenaient l’idée de vouloir aller au-delà des frontières de leur planète et pourquoi pas, retrouver son créateur et d’atteindre une évolution interstellaire, c’était peut-être que son imagination débordante lui jouait des tours, ou alors étaient-ce ses dons de voyance lui avaient prédit quelque chose de vrai ?
Sans transition, il se rendit une nouvelle fois sur la Terre d’Orion, adoptant une décision mûrement réfléchie pendant 20 années dans un rêve d’une nuit. Il n’avait certes pas les pouvoirs pour ôter des vies car c’était une entité de la création, il avait besoin de ralentir tout cela. Seulement, il avait pris connaissance de quelque chose qu’il avait déjà vu, parmi d’autres Penseurs provenant de plusieurs univers, c’était là le simple moyen pour tout arrêter et tout oublier, celui de créer une dernière race qui s’alliait parfaitement avec les 7 péchés capitaux.
C’est lors du treizième jour du douzième mois de la fin de l’année -580 que le Penseur conclut de créer l’Être Humain .
 
Chapitre 1 : La naissance de Stolis
882 ans plus tard
Dans une nuit obscure d’une soirée inhabituellement agitée à l’extérieur, celle de l’hiver de l’année 302 dans un bourg appelé Millana, une maison de pierres en était éclairée. On pouvait apercevoir à travers les vitres des gens portant la voix haute, ainsi que des cris qui ricochaient dans les murs de l’enceinte. Puis il y avait cette dame sur son lit, dégoulinant de sueur, le ventre légèrement bombé et les jambes écartées, poussant d’affreux hurlements de douleur. Même les Loups-garous des forêts n’auraient pas osé traîner dans les alentours, tellement les sanglots les effrayaient à travers le bois.
Les cris cessèrent, et une dame prit l’enfant tout chaud encore humide, barbouillé de sang entouré d’un liquide visqueux qui s’effaçait sur le tissu qui l’entourait. La femme qui était étendue sur sa couchette releva la tête, fixant la sage-femme qui tenait l’enfant.
— Donnez-moi mon petit, je veux le voir ! s’écria-t-elle à bout de force, les mains en avant, faisant trembler le bout de son index et de son annulaire.
Un enfant est né et il s’appela Stolis.
***
Hélana adorait son Stolis plus que n’importe qui, elle ne l’admettra jamais, mais elle avait un soupçon de préférence pour lui plutôt que sa fille aînée Yvy, quelque chose de particulier et impalpable liait Stolis à sa maman. Elle ne s’arrêta pas de lui parler, même s’il n’était qu’un nourrisson pouvant lâcher que des amas de bave bien gluante et de rots orangés.
Mais qui cela dérange ? Sûrement pas Hélana, qui pouvait passer ses journées à contempler ses jolis yeux verts lumineux en forme de petite coquille, le tenant dans ses bras, continuant sa marche et papotant avec son poupon en bas âge enroulé d’une esthétique fourrure de plumes de gosier de dragon.
C’était le seul garçon de la famille en réalité, car le père était parti, un matin ou un soir on se sait plus vraiment. Très vite oublié par son épouse Hélana restant très ferme, ne raconta peu de choses à son sujet tandis qu’Yvy, elle, prenait son rôle de grande sœur à cœur, elle ne lâchait jamais des yeux son petit frère bien longtemps jusqu’à ce qu’il grandisse.
 
Certains médecins des villes disaient qu’un enfant marche avant de parler, et bien ce n’était pas le cas de Stolis. Il commençait déjà à baragouiner un langage tout en n’arrêtant pas de tomber à chaque pas, mais le moment où il comprit comment ajuster son équilibre, c’en était fini pour sa maman, un ténu monstre imprévisible était apparu au sein de cette famille.
Il gambadait de partout où il le pouvait, en quête de découvrir plein de lieux, jusqu’à que ses minuscules jambes lâchent de fatigue, pour finir par s’écrouler.
De ses petites mains de velours, il s’agrippait fermement à sa jupe tel un aigle serrant sa proie, peur du monde en général, des bruits des bêtes… Tout cela l’effrayait autant que tous les derniers jours de la semaine, quand les Géants allaient à la mine, toutes les maisons du côté ouest du village avaient le droit d’endurer un tremblement agaçant, il fallait bien entendu de ne pas oublier de ne rien laisser traîner en hauteur et de fixer toutes les choses fragiles.
C’est à l’âge de 4 ans qu’Hélana l’amena à l’école du bourg, il était enfin temps pour Stolis d’être lâché, et voir le contact du public extérieur.
Son premier mois était difficile car Stolis était malgré tout quelque peu différent des autres enfants. À cause de sa timidité, il était pénible de lâcher sa maman bien-aimée, même pour quelques heures, il n’était pas épargné par ses camarades, déstabilisé, il subissait déjà les moqueries, certains le traitaient de « Petit jaune » . Peut-être par rapport à la couleur de ses yeux au vert clair intense et lumineux, un coloris unique dans bien des contrées.
Ce sont « des jaloux ! ». Voilà ce que sa mère lui disait à chaque fois qu’il rentrait de l’école, avec ses joues rondes, toutes humides des larmes accumulées de la journée. Il portait son sac à dos, faisant chanter son mini os de dragon accroché à l’anse de son sac, mais heureusement sa mère savait pertinemment comment réconforter Stolis.
Pour lui faire plaisir, c’était une nuit sur deux que Hélana adorait attraper un vieux livre pour lui conter les histoires palpitantes de la Campagne Est, ou lui chanter une douce musique pour enfin voir un large sourire sur son visage.
— Le grand chevalier traînant sa longue épée de sang, il marchait, longeant tous les corps des Merveilles de toutes les races, jusqu’à s’arrêter sur un dernier survivant devant lui. C’était un Géant déjà bien faible, et il se retrouvait accroupi, faisant une tête de plus que l’homme qui tenait l’épée, et le chevalier lui dit.
« Je suis Oktarc Nutrus , et je mets fin à cette guerre ! Courbe-toi, salue les humains, et nous te laisserons la vie sauve ! »  dit le chevalier qui pointait son épée dégoulinant de sang frais à la gorge du Géant. Le Géant s’exécuta et l’humain tenu parole. Il fut épargné et, à compter de ce jour, l’homme prit possession de la Campagne Est, donnant la promesse de ne plus faire couler aucune goutte de sang.
— Encore ! Encore ! J’adore cette prophétie ! s’écria Stolis enroulé de son immense couverture qui faisait trois fois sa taille.
— Ne confonds pas tout mon Stolis, ceci n’est pas une prophétie, mais fait partie de l’histoire d’ Orion . Bon, tu dois te coucher à présent ! Sinon le grand Oktarc va venir déposer au pied de ton lit son épée immaculée de sang ! dit sa mère brandissant les mains au niveau de sa poitrine chaude et en sueur.
Il se cacha sous la couette, ne lâchant plus aucun mot, laissant paraître son buste se soulever de la couverture séquentiellement.
— Petit malin, va ! dit Hélana qui souffla sur la torche enflammée sous sa cloche de verre.
 
Chapitre 1.5 : Les classes d’histoires
Il y avait également les inoubliables classes obligatoires qui faisaient partie des Fondamentaux de la Campagne Est , elle commençait à l’âge de la parole.
Elle avait lieu dans l’école habituelle de Stolis, toutes les fins de semaine, mais Stolis ne l’entendait pas de cette oreille, il avait monté un petit groupe de collègues de la classe, et ils s’amusaient à aller voir le chaman du village, car lui au moins disait la vérité à la place des douces pensées de la maîtresse, qui était camouflée, servant à endoctriner les plus jeunes.
Il n’en manquait pas une seule, captivé par ces histoires intenses, endossant une grande veste de laine épaisse, son doudou qui représente un Cyclope . À force de la traîner partout, cette pauvre bête avait déjà perdu son unique œil qu’elle portait, la laine elle s’était expulsée de toute part à chaque coup de chicane qu’il lui donnait, mais elle n’était pas prête de tomber avec la couche successive de sa bave sur la peluche.
La première classe parlait en général de l’être humain, et de ses évolutions au sein de la Campagne Est.
***
— Les enfants, connaissez-vous l’être humain ?
— Ben, c’est moi, j’ai cinq doigts regardez, dit un ami à Stolis, pendant que d’autres se comparaient leurs orteils.
— Les apparences sont trompeuses ne l’oubliez pas ! La seule chose à savoir, c’est que cela reste une race résistante, et imperméable à toute situation. Maintenant, continuons.
— Une pluie humaine se retrouva parsemée sur la Terre d’Orion, entourée de choses incroyables et des Merveilles déjà bien installées depuis des décennies.
Ils avaient donc appris à toute vitesse de leur entourage, parcourant rapidement l’âge de la connaissance, du partage et de la technologie.
En réalité, les Merveilles avaient pitié des humains de les voir patauger dans leur ignorance. On peut dire que l’humain, à ses débuts, faisait peur. C’était comme s’il était borné et ne voulait pas avancer et il n’était sûrement pas aidé par les attaques de dragons ou de monstres dont cette terre regorgeait. Les Merveilles de grande bonté décidèrent de créer des Talismans de Pouvoirs , afin que les humains s’en servent pour leur bien, pour rapidement atteindre des niveaux raisonnables, et les aider à survivre sur cette planète. Les Cyclopes étaient les maîtres d’armes grâce à leur habilité à facilement se procurer le métal des roches. Ils acceptèrent de s’allier avec des Sorcières , pour réaliser des Talismans de pouvoir au composant solide, dit le chaman, qui disposait d’importants parchemins avec des schémas très explicites sur les Talismans :
Un Talisman du feu pour qu’aucun humain n’ait froid durant les longs hivers, et pour leur permettre de repousser les ennemis.
Un Talisman de la vie , détendeur de ce pouvoir, il accepte la vie éternelle, et devra voyager pour que toute personne se trouvant à proximité de son Talisman découvre l’amour et de la fertilité.
Un Talisman de la chance , si, à certains moments de leur vie, rien ne sourit, il avait pour but d’aider et de rendre la vie meilleure.
Un Talisman de la flore , pour permettre d’avoir des récoltes généreuses tout le long des saisons.
Un Talisman de la parole universelle , afin d’éviter les conflits avec des animaux hostiles et de pouvoir communiquer entre eux, à l’exception des dragons.
Un Talisman de l’énergie absolue , le détendeur ne sera accru d’aucune fatigue, pourra construire des maisons et des édifices sans perdre de temps.
— Mais monsieur le chaman, ces Talismans existent toujours ? demande un bambin au fond de la pièce.
— Oui, bien entendu, certains sont égarés, mais nous gardons un œil dessus.
Les humains fidèles à leur race finissaient par prendre goût d’une nouvelle saveur : celle du pouvoir et de la riche connaissance que les Merveilles leur avaient offerte. Puis vient une idée qui germa dans leurs têtes, celle d’être en permanence en dessous des Merveilles, ils avaient toujours ce jugement de savoir qui est le plus fort, les humains ou les Merveilles.
Dans un silence d’apparence, et pendant longtemps, ils mirent un plan d’attaque, celui de tout renverser en leur faveur, profitant de la confiance qui en était accordée par les Merveilles.
Les premières rébellions engendrèrent de la haine, la discorde, ainsi que des guerres qui éclatèrent de partout dans la Terre d’Orion étalant la mort, le sang, créant également la séparation très distincte des peuples sur la Terre d’Orion. On retrouvait la Campagne Ouest et celle de l’Est dans lesquelles nous nous trouvons actuellement, tandis que le nord représentait les Rives d’Istres , qui était un lieu inexploré par les humains.
Les Merveilles étant prises de court malgré une force et des talents indiscutables. L’inattendu paye toujours, ils ne se rendirent pas compte, ils n’avaient jamais eu peur d’un humain, mais qu’est-il de milliers d’humains, déterminés à devenir les meilleurs, munis de joyaux au pouvoir magique.
Les victoires humaines s’enchaînèrent sur les terres au fil des années, prenant toute domination, dictant le seul but de ne plus être humilié, poussant les Merveilles peu à peu à se faire décimer et se cacher, entraînant une grande guerre, appeler ainsi La Régularisation .
Ils devenaient de moins en moins nombreux sur la Terre d’Orion, laissant seulement des poignées de races différentes sur les terres, ils avaient tout perdu, même leur gracieux Talisman, il y eut une réelle séparation entre les humains et les Merveilles.
Certaines Merveilles avaient réussi à s’échapper en direction de la Campagne Ouest, mais sans doute vite rattrapées par des contingents d’humains, tandis qu’aux Rives D’Istres, aucun humain ne décida de mettre les pieds là-bas, du fait de sa localisation, un accès difficile, et d’après les dires, c’était les animaux qui contrôlaient cette terre.
Les humains décidèrent de profiter de leur supériorité, et clouèrent la victoire une dernière fois, créant une institution, une ligue de combattants formés et expérimentés afin de servir le monde des dangers du paranormal et de la magie. Ils leur donnèrent le nom de Tracker de Merveilles, c’était l’élite, une organisation soudée, une grande famille qui respectait des règles bien précises.
Être un Tracker de Merveilles était le résultat d’une promotion, des longs efforts, d’une fierté humaine de représenter sa terre.
Puis Les Fondamentaux furent ensuite créés sur la Campagne Est, gravés sur le marbre de chaque point cardinal de la Campagne. Il était dit qu’il fallait seulement être un humain pour pourvoir bénéficier des ressources que leur terre offrait, la présence de Merveilles au pouvoir exceptionnel ou surnaturel serait dans l’obligation d’être exécuté à la vue du peuple, par le feu pour expier le mal en lui, car oui, ici, seuls les humains étaient légitimes. Les héritiers uniques des Dieux, considérés comme la race propre, le reste devait être exclu, cela mentionnait même des paliers de grade de 1 à 4 pour les Merveilles, les niveaux 3 étaient bannis ou à la réserve qu’il soit comme il disait « utile à la société », ils pouvaient ainsi cohabiter avec les humains, mais avec des droits très restreints et sous surveillance, mais tandis que les niveaux 4, eux, devaient être abattus.
Il y eut par la suite la création du Haut Conseil reposant leurs idées sur des membres, ils prétendaient aux peuples de ne pas avoir de dictature, que jamais une personne seule ne déciderait des choix de la campagne Est, mais la bonne question était, qu’est-ce qu’il valait de pire, d’avoir un roi ou plusieurs individus qui en faisaient de même avec des avis très suivis. Ils en étaient égoïstes, ils gardaient même la majorité des Talismans au sein d’un coffre à la capitale de Menbro, appelée aussi le Plaza , les utilisant, seulement à bon escient, et pendant les moments de crise, ordonnant à tout habitant qui serait en possession des Talismans aurait l’obligation de le remettre au conseil sous peine d’exil, c’était donc ainsi qu’une nouvelle terre donnait naissance sous la coupe des humains.
 
La Terre D’Orion
 

Chapitre 2 : Le commencement
Une vingtaine d’années plus tard
— Va me ranger ce livre et va travailler Stolis ! s’écria Hélana.
Stolis s’exécuta, rouspétant, et posa son tas de feuilles sur sa table de chevet, où il était écrit « Histoire approfondie de la Campagne Est »  : sa bible, comme il l’appelait.
C’était, passant par plusieurs ruelles confinées et humides de la place principale de Millana, qu’une maison banale en pierres blanchâtres avec une toiture de chêne se dressait : la fameuse demeure de Stolis et sa famille.
Stolis avait déjà entamé ses 21 ans, depuis pas mal de mois, c’était un grand garçon, costaud et en forme, pas loin d’un mètre 80, aux cheveux noir intense et longs, le visage délicat, les yeux toujours aussi clairs.
Bien des années étaient passées, il était resté le même garçon, gentil et de plus en plus passionné par les dragons, et bien d’autres choses extraordinaires dont regorgeait sa terre. Il était légèrement curieux, parfois avec un brin d’assurance de trop.
Quant à sa sœur, elle vivait une relation constamment solide et très liée avec lui, ils se partageaient chaque jour leur fin de journée, et ce qu’ils avaient vu comme choses surnaturelles.
Ils en étaient tous deux enthousiasmés, Yvy avait la bosse de la magie, très réceptive au livre de formule magique, son aisance rendait certaines fois Stolis jaloux.
Chaque jour, ils avaient des devoirs, des tâches à accomplir comme sa mère leur disait, ceux de travailler dans des domaines qui leur plaisaient et qui doivent rapporter assez de Drunch pour la semaine, des graines pour les plantations, ou des services à gagner aux jeux de la foire de Millana. Tant que Stolis s’occupait et apportait de l’aide, sa maman le laissait tranquille.
Vous avez entendu le mot Drunch, oui le Drunch est la monnaie de la Campagne Est, c’est une bonne pièce en nickel blanche, frappée au revers de papillons d’Orion en relief, et aux couleurs métalliques bleutées.
Sinon, parlons de Millana, un lieu fascisant construit dans une fosse de cratère regroupant une deuxième ville Cratella, qui faisait partie d’une région nommée l’Hacienda d’Anora . Le chaman de la ville vous le confirmera, ce n’était pas une météorite qui avait fait cela, mais la chute d’un Talisman, il y a des années. Il n’a pas forcement tort, car il est vrai que les récoltes de Millana n’ont jamais connu de faiblesse ni de maladie, une production active d’année en année qui se dissipe que très modérément, les puits ne manquaient jamais d’eau potable, les longs bords du cratère coupaient le vent provenant des mers, et les ingénieurs avaient créé un système de complexe d’irrigation pour ne jamais être inondés, ce petit détail de Millana en faisait sans aucun doute, une convenable place à vivre.
Hélana, elle, travaillait tous les jours aux activités des missives, le service postier de Millana, travaillant aux côtés de créatures appelées les Dugs , des merveilles de niveau 2.
Ils étaient, pour tout dire, très horribles. Enfin d’un point de vue d’un botaniste d’Orion, il disait que c’était un mélange d’une libellule des bosquets, et d’un humain à la fleur de l’âge, mais en réalité ils faisaient plutôt peur. Ces bêtes avaient des bulles géantes à la place de leur cerveau, et des éclairs surgissaient de l’intérieur à chaque message qu’ils envoyaient, et puis ils faisaient aussi des bruits avec leur bouche, brefs, répugnant !
Ils naissaient par paire, garçons et filles confondus. Leur puissante aptitude était de pouvoir communiquer à des milliers de kilomètres, et seulement entre eux, grâce à leurs synapses surdéveloppées. Ainsi, chaque frère ou sœur jumelle se postait à chaque ville et créait un point relais pour les courriers, et tout ce talent en échange bien entendu de Drunch, que soit dit en passant, ils en dépensaient pratiquement la totalité dans leurs vêtements de noble couture pour créature fantastique, un concept complètement farfelu.
— Je m’en vais chasser des âmes au cimetière, maman ! s’écria Stolis tenant la porte de la maison entre ouverte.
— Tu sais que je n’aime pas que tu traînes dans cet endroit… dit-elle d’une voix douce s’avançant près de Stolis.
— Et tu sais très bien, je ne risque rien, et je n’ai pas peur des morts ! dit Stolis lâchant la porte.
— Je te préférais quand tu étais un bébé, au moins tu ne pouvais pas me répondre, et à 20 heures 30, sois prêt à l’heure du souper ! cria sa mère souriante, le voyant déjà se mettre à courir en direction du cimetière.
Stolis avait parfois une drôle de façon de passer ses journées. Il n’avait aucune peur à traîner nuit et jour dans les catacombes ou dans des lieux sordides de la sorte, mais en même temps sa mère le laissait faire, car la valeur des âmes perdues pesait bien son poids de Drunch.
Il zigzaguait de tombe en tombe sautillant sur les pierres recouvertes de terre et de lianes mortes. Ce champ du repos était quelque peu laissé à l’abandon et rares étaient les fleurs qui ornaient les tombes, sauf vers la partie nord du cimetière, on apercevait des sépultures de luxe, c’était le nom que Stolis leur avait donné. Ce n’était pas une question de taille de pierre tombale, mais la qualité de celle-ci, car ils avaient droit à une gravure hors norme des figures des défunts sur une devanture en bois, c’était des visages très réalistes en trois dimensions, sans doute faits par des professionnels.
Stolis continuait sa marche tout en sifflotant, tenant fermement à la main son prisme magique que le chaman du village lui avait offert l’été dernier. Cette pierre aux multiples facettes : il suffisait que le regard d’une âme égarée aperçoive une des faces du prisme pour en être aussitôt capturée à l’intérieur, chaque angle représente une pièce pour un esprit, c’était donc un prisme 18 A que Stolis avait en sa possession. La lettre donnait l’information sur la taille des cases du prisme, plus il est grand plus il pouvait accueillir des âmes complexes.
Pendant ce temps, Yvy aidait grandement sa mère aux tâches quotidiennes de la maison auxquelles Stolis essayait souvent d’échapper.
***
Le repas était servi. Un bouillon de vieux légumes du jardin et des morceaux de viande herbivore longuement cuits à basse température et des miches de pain aux céréales.
— Range-moi ce prisme, ce n’est pas un objet que l’on garde à table, bon sang ! Stolis ! dit sa mère, versant des pochons de soupe dans son assiette creuse.
Stolis s’exécuta, soupirant, et rangea dans sa poche son prisme qui n’arrêtait pas de s’éclairer de l’intérieur comme des faisceaux de lumière qui ricochaient sur les parois de la pierre.
— Encore une année, et tu seras majeur mon fils, tu seras enfin béni par les Dieux.
— Majeur, pfffiouu, il n’est même pas mâture… dit Yvy, rigolant la tête dans sa soupe.
— Tu as passé le balai dans ma chambre, comme je sais que tu adores faire cela, je pense même t’offrir un balai pour ton anniversaire ! dit Stolis trempant sa miche de pain dans sa popote, lui faisant une grimace.
— Le moment venu, tu seras en âge de savoir des choses nécessaires, profite de cette dernière année, la prochaine tu devras te comporter en tant qu’homme.
Un léger silence régnait dans la pièce, on entendait seulement le raclement des cuillères au fond des assiettes en terre cuite.
Car oui, sur la Campagne Est, la majorité était à l’âge de 22 ans et il faisait partie des Fondamentaux, celui de devenir un homme ou une femme. C’était là, l’ultime phase de la vie. Chaque famille devait transmettre quelque chose, soit des livres ancestraux, une offrande au Dieu pour certain, des reliques précieuses de leurs ancêtres pour les protéger ou encore partager une transmission, un secret, un fardeau, une vérité très difficile à prendre sur soi et en devenir plus grand pour sa future vie. Les Fondamentaux étaient tout le temps respectés dans les bonnes familles, sous peine de représailles du dieu sacré d’Orion.
— Demain, je veux que tu te rendes à Cratella, débarrasse-moi de ces âmes, je n’ai pas envie d’avoir une maison hantée, et achète-moi au passage des bactéries pour les mauvaises herbes du potager.
— Est-ce que je peux dépenser le reste ? demande Stolis regardant sa mère du coin de l’œil.
Sa mère sourit et lui fit un signe de tête.
Le repas terminé, Stolis se mit à faire la vaisselle comme une fois sur deux dans la semaine et à son habitude, il se positionna devant la fenêtre, écartant les rideaux au maximum et pendant qu’il astiquait les assiettes, il contemplait la vue au loin, il savait exactement où observer, laissant traîner son regard vers les nuages, car souvent les dragons abandonnaient régulièrement des déchirures dans le ciel, des sortes de coupures, produites dans le vent en raison de leur vitesse. Certains formaient naturellement de sculpturales formes, car il était rare en cette époque d’apercevoir souvent un dragon, la plupart fuyaient l’être humain. C’est comme si leur gène avait pris connaissance au fil des siècles que l’humain devenait plus fort et qu’il fallait s’en méfier, et cela sans aucun doute à cause de leurs aïeux, la lointaine équipe qu’on appelait Les Chasseurs de Dragons .
C’était l’heure de roupiller, direction leur chambre à l’étage.
Stolis tapotait à la droite de son lit, là où les parois du mur étaient très fines et correspondaient à la chambre de sa sœur, et puis au bout du deuxième tapotement, on pouvait voir la brique du mur bouger faisant tomber une fluette cascade de poussière sur son lit.
C’était comme une petite fenêtre pour qu’ils puissent communiquer entre eux, la case laissait apparaître les yeux à moitié ouverts de sa sœur, les paupières rougeâtres et boursouflées.
— Tu ne dors pas encore !
— J’ai une question Yvy, demande Stolis d’un air gêné.
Elle ne répondit pas, reprit son sérieux et lui fit un signe d’écoute.
— Le jour où tu as eu 22 ans l’année précédente, dis-moi ce qu’il s’est passé…
— Stolis, nous avons déjà parlé de cela, ne commence pas à me fâcher. Cette chose est destinée à chacun, rien ne doit être révélé, les Dieux seraient en colère, « que les Dieux nous guettent, puissent que les Dieux nous guettent » dit Yvy, répétant ces deux dernières phrases machinalement telle une coutume.
Stolis ne répondit pas, attristé et légèrement anxieux que ce jour arrive très vite.
— Tu dois savoir que ce sont des choses à prendre au sérieux, cela peut concerner seulement toi ou ton entourage.
Stolis fit un signe de tête et boucha ses lèvres supérieures, s’allongeant sur son lit les yeux en l’air et très pensif.
— Bonne nuit tête de mule, dit sa sœur refermant la brique de pierre.
***
C’est de bon matin que Stolis était déjà levé, surexcité à l’idée de partir à la ville voisine pour vendre ses âmes. Il prépara toujours son sac d’excursions, malgré que la ville se trouvait à seulement une heure de marche, c’était un rituel, avoir sa gourde d’eau fraîche, un morceau de Zibon séché, des restes de biscuits à la lavande et son petit sabre de métal rouillé, et bien sûr la carte de la Campagne Est roulée, mise au fond du sac .
« Une aventure » c’est comme ça qu’appelait Stolis les voyages qu’il faisait, sachant que son unique voyage était de Millana à Cratella et de Cratella à Millana.
C’est passant par les ruelles de la ville, portant son sac à dos qu’il n’hésita pas à le faire bouger de droite à gauche, pour faire chanter tous les ossements qu’ils endossaient, dérangeant les piétons autour qui faisaient de sales ganaches avec des gestes afin qu’il s’éloigne vite, mais Stolis s’en fichait et souriait bêtement, continuant de piétiner dans la ruelle en direction de la bicoque du chaman.
Le chaman de Millana était comme à son habitude, ce petit homme vêtu de vêtements en plume d’aigle et d’un charnu collier de dents de dragon, les cheveux en pétard et le regard chargé de passion, c’est donc dans cette belle journée que Stolis voulait lui rendre une visite pour lui demander conseil sur ce qu’il pouvait bien acheter cette fois-ci au bazar de Cratella.
C’est frappant successivement sur la vitre de la porte.
— Il a quelqu’un ! hé ho ! C’est moi, Stolis !
— Toujours décaler du monde à ce que je vois Stolis ! Ton ami sénile est parti aux Plaines Bardas , dit un garçon un peu enrobé derrière Stolis qui se retourna et lâcha une grimace.
— Cédrat, c’est agréable de t’entendre…
— Non, je n’ai pas le temps de m’intéresser à ces sauvages de Merveilles, ou à leur coutume, je pars à la Campagne Ouest, pour être formé dans une des meilleures écoles afin de devenir le plus robuste des Trackers ! Je te laisse, dit Cédrat le visage orgueilleux.
— Tu ne sais pas de quoi tu parles, ils étaient ici avant nous je te rappelle, on leur doit le respect, je pense, bref bon vent ! s’écria Stolis.
— Tu changeras d’avis un jour.
Cédrat et Stolis était ennemie d’enfance, ils faisaient partie de ceux qui l’embêtait à l’école, principal rival de Stolis, car Stolis était toujours le plus performant pour les exercices physiques à réaliser, Cédrat entretenait souvent une haine envers Stolis, sans réelle raison.
 
C’était donc sous un soleil aux rayons perçants et de nuages dégagés que Stolis prit le chemin de terre vers le village voisin appelé Cratella, afin de vendre ses petites âmes fraîches à l’emblématique Mage-o-Brac , cette place célèbre pour leur échange paranormalesque.

La Campagne Est
 
 
 
 

 
 
Chapitre 2.5 : L’éveil du mal acte 1
Dans une maison, loin des villes, à l’écart des regards curieux, au nord de la Campagne Est.
On aperçu les moutons qui s’excitaient à tout va, à la vue de cet homme qui se dressait de marbre sans dire un mot, il était grand, vêtu d’une tunique d’un gris sombre avec un col haut et droit, son visage était étrangement recouvert d’un masque de pierre grisâtre avec les reliefs d’un profil comprenant le nez, la bouche et les lèvres, il était aussi réel qu’un visage humain, les yeux percés pour qu’il puisse voir, et la bouche également, derrière lui s’érigeai une longue chevelure noire attachée, son cou laissa apparaître des traces de lacérations profondes, ses poings fermés étaient couverts de gants de cuir, portant à sa ceinture une épée d’un métal noir, là était soudé une plaque de métal noir carbone à la base de sa lame, représentait le symbole d’une flamme.
L’homme au masque de pierre, aperçu à travers la fenêtre de l’agitation, il ne perdit pas de temps et lança un grand coup de pied au niveau de la serrure, la faisant exploser, s’ouvrant sous les cris d’une dame qui ne se trouvait pas loin, l’homme se mit à faire trois pas et saisi la tignasse de la femme, puis la jeta violemment contre un mur, faisant éclater sa figure où elle s’écroula aussitôt, c’est lorsqu’il sortit son épée qu’un homme déboula à toute vitesse, tout essoufflé.
— Mon Dieu, ma chérie… Mais qui êtes vous… dit l’homme se retrouvant nez à nez, face au masque de pierre, il entendait seulement la lourde respiration de l’individu.
— Il est temps de finir avec tout cela, les humains, les Tracker, Orion, il faut revenir comme aux âges immémoriaux, vous n’en valez pas la peine, laisse-toi faire… dit l’homme au masque.
Il prit son épée et enfonça la lame tout doucement au niveau du cou de la femme sous les yeux terrifiés de son époux, sans penser et d’un geste de désespoir, l’époux attrapa une poutre dans un panier et se mit à foncer vers l’homme, l’homme au masque était en garde et découpa d’une traite la bûche, embarquant la poignée en même temps, la main vola dans les airs sous les cris de douleurs de l’homme qui tenait un moignon ensanglanté.
— Il est temps que tu ailles rejoindre ta femme, misérable…
Il lui lança un coup de pied, le faisant s’écrouler, rejoignant le corps de sa femme morte, l’homme au masque appliqua une forte pression avec...

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