Voyage : Un conte pour les enfants de tous âges
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Description

D’un côté, l’autrice affirme dans cette histoire fantastique que le Monde des Hommes et des Animaux est plus extraordinaire que le Pays des Merveilles d’où les personnages principaux proviennent. En effet, ils vivent des aventures qui sont enrobées d’une pellicule métaphorique sur la Terre et voient les choses différemment, tout en s’émerveillant de leurs découvertes du monde animal et humain.
D’un autre côté, ce conte moderne écrit au 21e siècle revivifie par une version propre à Eva Halus le mythe ancestral d’origine roumaine de la jeunesse éternelle et de la vie sans mort qui est incarné par deux personnages principaux, Anne et son chat Miaully, lesquels se matérialisent d’une zone géographique de la Terre à l’autre en un instant et vivent leurs aventures dans un rythme plus accéléré. Par conséquent, ils grandissent trois fois leurs âges en l’intervalle de quelques jours.

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Informations

Publié par
Date de parution 18 juin 2020
Nombre de lectures 0
EAN13 9782897552657
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0017€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

VOYAGE Un conte pour les enfants de tous âges
 

 
 
Eva Halus, auteure et illustratrice

 
Préface
 
 
Il y a eu Les contes de mille et une nuits , il y a le conte Voyages d’Eva Halus. Ce conte vous entraine dans l’aventure des mille et une vies d’Anne et Miauly, naviguant de monde en monde et de découverte en découverte. Ces aventures sont animées d’une ravissante magie poétique permettant aux personnages de relever les défis les plus périlleux. Autrefois conseiller d’un roi, le personnage Miauly n’est pas sans évoquer la sagesse avisée du chat botté d’Anderson qui savait lui aussi bien parler. Dans ce conte, Miaully est le fidèle compagnon de l’héroïne, Anne. Celle-ci fut autrefois l’enfant Bouddha, fils du roi conseillé par Miaully, et son arrivée sur la terre des animaux et des hommes est prometteuse de révélations inédites et d’aventures savoureuses à Londres, Madagascar, Paris… et peut-être même dans votre pays   ! C’est un conte fidèle à son titre, il fait voyager non seulement de pays en pays, d’aventure en aventure, de leçon de vie en leçon de vie, mais aussi dans ces mondes subtils de la conscience à la lisière de l’imagination où seuls les cœurs d’enfants qui savent voir ce qui est invisible pour les yeux accèdent en souriant et avec légèreté : le génie d’Eva est de nous y conduire doucement par sa plume enjouée en nous faisant plonger dans ces mondes heureux du merveilleux   !
David Brême – PhD et chercheur en sciences des religions
 
 
D’un côté, l’autrice affirme dans cette histoire fantastique que «   le Monde des Hommes et des Animaux   » est plus extraordinaire que le Pays des Merveilles d’où les personnages principaux proviennent. En effet, ils vivent des aventures qui sont enrobées d’une pellicule métaphorique sur la Terre et voient les choses différemment, tout en s’émerveillant de leurs découvertes du monde animal et humain.
D’un autre côté, ce conte moderne écrit au 21 e  siècle revivifie par une version propre à Eva Halus le mythe ancestral d’origine roumaine de la jeunesse éternelle et de la vie sans mort qui est incarné par deux personnages principaux, Anne et son chat Miaully, lesquels se matérialisent d’une zone géographique de la Terre à l’autre en un instant et vivent leurs aventures dans un rythme plus accéléré. Par conséquent, ils grandissent trois fois leurs âges en l’intervalle de quelques jours.
Eva Halus – écrivaine et illustratrice
 
 
 
La terre des merveilles
 
 
Il était une fois, sur la Terre des Merveilles, là où le Soleil et la Lune dansaient dans le bleu du ciel, un enfant appelé Petit Bouddha qui vivait à la cour du roi Magique, à une époque où personne ne savait ce que voulait dire Bouddha. Dans cette cour, rien d’extraordinaire n’arrivait, parce que tout le monde était toujours content et gai. Le monde faisait ce qu’il voulait à la cour, mais l’enfant voulait voir le Monde.
 

 
Comme il était mineur, il avait pris audience auprès du roi pour lui demander s’il pouvait partir de la cour du roi Magique de la Terre des Merveilles.
— Votre Majesté, dit-il, je voudrais voir le Monde   !
— Oui, mon petit, mais mes sujets ne partent jamais de la Terre des Merveilles   ! Tout le monde est si content et si gai par ici   ! Personne n’a donc jamais quitté ce royaume, car ils ont tous qu’ils veulent ici   !
— Je veux voir le Monde   ! cria l’enfant. Mon père m’avait raconté que le Monde est bien plus merveilleux qu’ici   !
— Ah, oui   ? Le roi sursauta avec désarroi. Qui a dit ça   ? ajouta-t-il, mais étant un peu sourd, il n’entendit pas la réponse…
Le roi était vieux et il n’avait pas l’habitude d’écouter les désirs des personnes. C’était plutôt son chat, un grand félin qui s’entretenait avec les gens de la cour. Et lui, le roi, avait l’habitude d’écouter seulement son chat et ne faire que des compliments à son endroit.
Alors Petit Bouddha resta encore debout en face du trône du roi, avec plein des questions dans sa tête, mais le roi n’agissait pas et ne bougeait pas le petit doigt, même pour éloigner une mouche.
Mais son chat, une bête sournoise comme tous les chats et, en plus, très gâtée, dit au roi :
— Miaou, Majesté, je parie avec vous une tasse de chocolat-framboise que si cet enfant part voir le Monde, il vous rapportera beaucoup des souvenirs dont vous n’aviez jamais même rêvé   ! Et vous serez comblé de plaisirs que vous n’avez jamais connus   !
— Ah, bon, crois-tu vraiment cela, Miaully   ?
— Oui, Majesté   ! dit le chat en frottant sa queue sur les jambes du roi et en lui donnant son grand sourire, comme seuls les chats magiques des rois savent en offrir.
Le roi était si vieux qu’il avait besoin de beaucoup de temps pour y réfléchir, et quand il y pensait, il regardait le ciel, comme pour y trouver des réponses, pas encore convaincu et pas sûr même qu’il désirait de nouvelles merveilles…
À cet instant, dans le silence absolu de la chambre du trône, un grand «   BOUMMM   !!!   » fit vibrer tout le Royaume.
— C’est une invasion   ! crièrent les serviteurs et les clowns. Quelqu’un nous fait la guerre   !
— Hé   ! Hé   ! Hé   ! Arrêtez tout ce cirque   ! dit le chat, parce que le chat du roi était le plus rusé d’entre eux. Ceci est un signe de l’Univers   ! C’est le signe que Petit Bouddha doit partir pour voir le Monde   ! Et je vais avec lui   ! C’est décidé   !
Soudain, de petites gouttes incolores humides commencèrent à tomber du ciel et tous les gens de la cour coururent vite se réfugier sous leurs lits   !
C’était la première pluie qui tombait ici, car jamais, mais jamais de la vie, il ne pleuvait au royaume de la Terre des Merveilles et les sujets du roi Magique n’avaient encore jamais vu de gouttes d’eau.
Profitant de ce désordre, le chat s’avança en un clin d’œil vers Petit Bouddha et lui dit de le suivre. Le chat se faufila vite par-ci par-là en se frayant un chemin, et l’enfant courut après lui, le cœur tout rempli d’un grand espoir : le chemin vers le Monde était ouvert   !
Est-ce que vous me suivez   ?
Mais la Terre des Merveilles, terre inconnue des êtres humains, n’était marquée sur aucune carte, semblait comme inexistante physiquement. Les hommes n’avaient jamais mis le pied sur la Terre des Merveilles, mais peut-être y avait-il des rêveurs qui la voyaient dans leurs rêves… Le Monde est toujours plus grand qu’on le voit, comme le monde des animaux dont on néglige la connaissance et qui est à reconnaitre comme un autre royaume à respecter.
Ainsi, pour aller de la Terre des Merveilles au Monde, il fallait se téléporter, bien sûr.
Alors, le chat monta les escaliers jusqu’à la dernière porte en haut de la Terre des Merveilles, et là, il essaya d’invoquer dans la langue des chats et des oiseaux une petite phrase ouvrant le passage. Il avait appris cette phrase d’un oiseau dont il avait épargné une fois la vie lors d’une chasse dans les bois de la Terre des Merveilles. Cet oiseau lui avait dit qu’il venait de la Terre de tous les Animaux (que les hommes dénomment la Terre des Hommes) et qu’une seule phrase liait cette planète avec la Terre des Merveilles connue uniquement des animaux qui ont neuf vies :
Soleil, pluie, soleil, pluie,
Transforme-moi en qui je suis   !
Malgré la simplicité de ces mots magiques, le chat n’était pas capable de s’en souvenir…
Petit Bouddha, qui suivait le chat de près, vit comme le dernier rayon du soleil après la pluie entrer par la fenêtre et avança assez vite sur le plancher, en se dirigeant vers la porte magique.
Miaully, qui jusqu’à cette occasion avait gardé la parole secrète depuis sa rencontre avec l’oiseau voyageur depuis la Terre des Animaux, ne pouvait toujours pas se souvenir des mots magiques. Tous les deux, Miaully et l’Enfant restaient donc devant la porte en silence.
À ce moment-là, juste comme par magie, le rayon du soleil atteignit la serrure, comme une clé juste assez fine pour pénétrer horizontalement la serrure et devant leurs yeux ébahis, avec un déclic inattendu, la porte s’ouvrit et très lentement, sans aucun bruit, elle laissa libre le passage à nos deux amis dans la chambre secrète.
Miaully, suivi par l’enfant Bouddha, entra et se dirigea vers le mur couvert de miroirs aux bords dorés.
Jusqu’ici tout était parfait   ! Mais quel est le miroir magique qui pouvait les téléporter à la Terre des Animaux   et des Hommes   ?
Six miroirs identiques reflétaient dans leurs eaux tranquilles le chat et l’enfant.
 

 
— Monsieur le chat, dit l’enfant, pourquoi m’avez-vous amené ici   ? Ce n’est pas ici la Terre des Humains et des Animaux   !
— Ah, voyons donc, mon petit, il faut juste que je me souvienne de la formule magique et un des miroirs va nous conduire dans l’autre Monde.
— Ah, d’accord. Mais dites vite votre formule, car j’entends des pas en bas de l’escalier   ! Il se peut que le roi nous cherche partout   !
— Hum, mon petit, tu dois avoir de la patience avec les grands, dit le chat en continuant à tourner sur lui-même pour retrouver sa mémoire, un petit peu engourdi par trop de dolce farniente à la cour. L’oiseau avait dit qu’il faut mémoriser les signes du ciel pour se souvenir de la phrase magique… Il y a eu du tonnerre, il a plu et après il y a eu du soleil… Aide-moi, tu es un Enfant Bouddha qui un jour deviendra un sage et un saint. T’es capable   !
— Mais comment   cela   ?
— Je te donne le pouvoir de lire mon subconscient. Vas-y, regarde en moi quand je ferme mes yeux   ! Qu’est-ce que tu vois   ?
L’Enfant regarde impétueusement son nouveau compagnon d’aventures et lui dit :
— À part tes moustaches mouillées de peur du fait que tu ne te souviens pas des mots magiques, rien… Je veux tellement aller dans le Monde, dit l’Enfant, calmement et avec beaucoup de maturité. Mon désir est si fort que je me transformerais en humain, juste pour réaliser ce voyage… Le visage de l’Enfant s’illumine comme s’il avait vu une merveille, parce que sa volonté créa un rêve, une image dans sa tête   ; c’était sa puissance intérieure qu’il mettait pour la première fois en action. Il avait appelé sa force et sa force, combinée avec la force de pensée de Miaully, avait créé un pont entre eux. À haute voix, l’Enfant Bouddha prononça alors les mots magiques issus de sa vision :
Soleil, pluie, soleil, pluie,
Dis-moi qui je suis   !
Ainsi, par magie, un des miroirs commença à s’assombrir et les attira comme un aimant vers lui. Miaully n’a pas eu le temps de remercier l’Enfant magique pour sa découverte de la phrase magique, car tous les deux avaient des difficultés à se maintenir debout sur leurs pieds et le miroir les attirait, jusqu’à les aspirer… Il n’y avait rien à quoi s’accrocher, l’Enfant et Miaully se tenaient l’un l’autre, en s’embrassant fort pour ne pas tomber sur le miroir. Toutefois, la force d’attirance était plus forte qu’eux et, embrassés comme ils l’étaient, ils frappèrent le miroir qui ne donna aucune résistance et ils tombèrent dans une noirceur totale, en tournant et tournant, comme un trou noir qui les amenait en un instant, loin, très loin, plus loin qu’ils n’avaient jamais pensé et peut-être même rêvé.
 
 
 
Londres
 
 
Le jour se levait et, peu à peu, les ombres se retiraient dans les coins, sous les feuillages des arbres et disparaissaient de la face du soleil…
 

 
Cependant, dans un coin du pâturage, parsemé de pommiers, l’ombre persistait encore, comme si la nuit et le jour ne voulaient pas se quitter. Là-bas, au fond du jardin, il y avait une étrange formation sombre, comme si deux pierres gigantesques, assises l’une sur l’autre commençaient à bouger. On voyait l’ombre d’une main attendre en haut. Les ombres de quelques oreilles aiguës bougeaient dans toutes les directions et en dessous, on distinguait un museau humide qui sortait enfin au soleil, mais aussi des yeux aux éclats bleus qui pouvaient appartenir soit à une queue en fourrure blanche, soit à une chevelure blonde.
On entendait des «   miaous   » et une autre voix qui demandait l’heure. L’ombre se réveillait, se séparait en deux formes assez reconnaissables, que l’on voyait maintenant en pleine lumière parsemées par des rayons de soleil qui balayaient les couronnes des pommiers et, plus bas, on reconnaissait les silhouettes de Miaully et de Petit Bouddha.
Ils s’étaient levés et regardaient aux alentours.
— Où sommes-nous   ? demanda l’Enfant Bouddha.
— Dans la Terre des Hommes et des Animaux, répondit Miaully.
— Mais attends Miaully, comment se fait-il que tu sois devenu tout blanc   ? As-tu eu si peur de ce voyage que ta fourrure en aurait blanchi de peur   ?
— Euh   ! Miaully regarda sa fourrure et se mit à rire. Te souviens-tu que les paroles magiques permettent à la personne choisie de lui montrer qui elle est   ? Et comme les paroles sont transmises juste aux personnes qui ont neuf vies, comme les chats et les oiseaux, cette PERSONNALITÉ change d’apparence, pour devenir une autre version d’elle-même. Toi aussi, tu n’es plus l’Enfant Bouddha, le garçon magique avec des chaussettes pleines des chardons qui courait dans les champs et la forêt de la Terre de Merveilles, tu as changé aussi   !
— Non, ce n’est pas vrai   ! cria l’Enfant.
— Ah, oui   ? Alors, dis-moi, où est la couronne que tu portais à la cour du roi Magique   ? Tu ne l’as plus   ! s’exclama Miaully, recourbant son dos vers l’arrière, comme pour le regarder mieux de plus loin.
L’Enfant, faisant de gros yeux, mit ses mains sur sa tête et ses doigts rencontrèrent une chevelure longue, onduleuse. Il voulut sortir un petit miroir qu’il avait toujours dans ses poches des pantalons, mais, hélas, il constata qu’il était vêtu d’une jupe fine, sans poches, mais qui avait encore la même couleur que ses vieux pantalons.
— Qu’est-ce que tu en dis, Miaully   ? Qui suis-je   ? dit l’Enfant un peu étonné, mais aussi plein de curiosité.
— Tu es une fille, Enfant   ! Ton don magique d’Enfant Bouddha est composé de deux parties égales de Yin et Yang que tu auras l’occasion de connaître et d’exercer. Alors, tu peux être à la fois un garçon ou une fille. Tu ne l’as jamais su   ?
— Oh, Miaully, je ne sais pas quoi en penser… es-tu sérieux   ?
— Enfant Bouddha, sois sérieux toi-même et ne doute pas des pouvoirs magiques qui t’ont été donnés là d’où tu viens   ! Dans notre voyage, continua Miaully, tu vas commencer ta première initiation : voir le visage du Monde en réalité et dans son apparence. Fini maintenant avec les explications   ! Allons-y avant d’être observés   !
Ils marchaient dans les allées encadrées des pommiers en fleurs. La fraîcheur du matin et le parfum des fleurs donnaient à nos voyageurs de la gaieté. Ils suivaient le chemin qui unit la banlieue de Londres avec le quartier Islington.
— Mais comment sais-tu où on va   ? demanda l’Enfant.
— Ne t’inquiète pas, répondit Miaully. On va marcher jusqu’à la flèche de l’Ange d’Islington.
Après un bout de chemin, Miaully, pensif, s’arrêta et regarda la fille dans les yeux.
— Je t’appelle à partir de maintenant Anne, comme ta grand-mère. Avant, tu étais un Enfant magique, le Petit Bouddha qui incarnait l’amour des Cieux. Ta grand-mère Anne, après avoir donné la vie à ton père, s’était un jour éloignée dans la forêt pour cueillir des champignons et n’était jamais retournée à la maison. La légende dit que, pendant qu’elle cueillit des champignons, elle vit un certain champignon très rare, tout bleu et, attirée par son parfum et sa beauté, elle l’a goûté et s’est transformée tout de suite en un oiseau bleu qui a volé très haut dans le ciel et personne ne l’a vue revenir de là-bas. Ton grand-père était sûr qu’elle avait trouvé un meilleur Monde.
— Oui, mon père m’a raconté souvent l’existence d’un Monde meilleur, qu’il pense être la Terre des Hommes et des Animaux, mais il ne m’a jamais parlé de ma grand-mère.
— Le roi, lui-même, qui est très vieux et a vécu ce temps-là, quand ta grand-mère était à la cour du roi Magique, a parlé une fois dans son sommeil avec des Anges qui lui ont dit qu’Anne était vraiment arrivée sur la Terre et était devenue une Princesse de Thèbes et que cela pourrait apporter des soucis à la Terre des Merveilles, parce qu’elle lisait les Oracles dans le Temple des Dieux égyptiens. (Nous, à la Terre de Merveille, on vit beaucoup plus que les humains, comprends-tu   ? Cela s’est passé il y a 3000 ans terriens   !) Quand tu es venu au Monde, les Fées ont prédit que l’enfant, c’est-à-dire toi-même, serait une incarnation des deux mondes et elles ont interdit à tes parents de te parler de ta grand-mère ou de la Terre des Hommes et des Humains, de peur qu’un autre karma de ce dernier monde aille influencer notre Royaume magique.

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