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270 pages
Français

L'humain face à lui-même dans les arts vivants

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270 pages
Français

Description

Au travers de ces articles, on voit se dessiner le visage d'un théâtre qui est tout à la fois familier et inattendu, puissant parce qu'il dépasse les considérations stéréotypées de l'art pour l'art. C'est un théâtre nécessaire, enrichissant, vivant, politique parfois, poétique toujours… Plus ne serait besoin de faire une distinction langagière entre l'humain et le théâtre tant il semble ne s'agir que d'une seule et même chose.

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Date de parution 01 février 2018
Nombre de lectures 0
EAN13 9782140059711
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

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Exrait

Sous la direction de Erica LETAILLEUR
L’HUMAIN FACE À LUI-MÊMEDANS LES ARTS VIVANTS
Temps, espace, récit
Temps, espace, récit
L’humain face à lui-même dans les arts vivants
Univers Théâtral Collection dirigée par Anne-Marie Green  On parle souvent de « crise de théâtre », pourtant le théâtre est un secteur culturel contemporain vivant qui provoque interrogation et réflexion. La collectionUnivers Théâtral est créée pour donner la parole à tous ceux qui produisent des études tant d’analyse que de synthèse concernant le domaine théâtral.  Ainsi la collectionUnivers Théâtralentend proposer un panorama de la recherche actuelle et promouvoir la diversité des approches et des méthodes. Les lecteurs pourront cerner au plus près les différents aspects qui construisent l’ensemble des faits théâtraux contemporains ou historiquement marqués. Dernières parutions Tatsiana CHALLIER,Lambeaux de mémoire d’un soutier de théâtres, Entretiens avec Jean-Marie Boëglin,2017.Françoise QUILLET,Des formations pour la scène mondiale aujourd’hui, 2016. RABANEL,Génie du carnaval, Quand le savoir bascule, 2016. Stéphane LABARRIERE,Spectacle vivant à l’épreuve de l’itinérance, Magnétisme nomade et société de contrôle,2016. RABANEL,Le Feu sacré du théâtre, Manifeste du réinventisme,2016. Dorys CALVERT,Théâtre et Neuroscience des Emotions, 2016. RABANEL,Spectateurs sidérés, ou L’Allégorie du Goéland,2016. Hanan HASHEM,Emile Augier, Alexandre Dumas fils, et Victorien Sardou, Dramaturgie du savoir-vivre sous le Second Empire,2015. Elise VAN HAESEBROECK,Le théâtre de Claude Régy,l’érosd’une voix sans bouche,2015. Abdelmajid AZOUINE, Théâtre moderne et pratiques picturales, correspondances et confluences, 2015. Franck WAILLE et Christophe DAMOUR (dir.),François Delsarte, une recherche sans fin, 2015. François QUILLET,La scène mondiale aujourd’hui. Des formes en mouvement, 2015. François LASSERRE,L’inspiration de Corneille,2014.Christian ROCHE,Régine Lacroix-Neuberth.Le quatrième coup du théâtre, 2014.Jean VERDEIL,: uneLa dramaturgie du quotidien. L’atelier-théâtre microsociété expérimentale, 2014. Alice GAUDRY,Le théâtre de marionnettes sur eau du Viêt Nam, 2014. Alberto GARCIA SANCHEZ,La scène provoquée, 2014.Marion BOUDIER, Alice CARRE, Sylvain DIAZ et Barbara METAIS-CHASTENIER,De quoi la dramaturgie est-elle le nom ?,2014.
Sous la direction de Erica LetailleurL’humain face à lui-même dans les arts vivants
Temps, espace, récit )
Actes du Projet Contemplations 21.22.23 août 2015
© L’Harmattan, 2018 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-12637-1 EAN : 9782343126371
Cet ouvrage est le fruit collectif des Journées Internationales, organisées dans le cadre du Programme CSD3, financé par l’Union Européenne et la République de Turquie, au sein du projetContemplations, dirigé par le centre Ideogram Théâtre (Paris) et GÖRSEM (Ortahisar- Turquie) du 21 au 23 août 2015.
Préface
L’étymologie du mot « théâtre » (du grecθέα) nous rappelle que les arts vivants ont vocation à plonger l’humain dans une certaine forme de contemplation. Un état où sans chercher à vivre, il vit. Sans chercher à ressentir, il ressent. Sans chercher à exister, il existe. Sans rien chercher, sans rien vouloir, il est ; il est saisi, il saisit le monde et il apprend à se connaître lui-même dans le reflet de la pupille 1 de l’autre, comme le disait Socrate . Pourtant, au début de notre siècle, le monde en général et celui des arts vivants en particulier semble être voué à une mutation en profondeur, qui pourrait faire craindre, à travers les œuvres, les choix de programmation et la transmission des pratiques, la manifestation d’un changement de visage de l’humanité elle-même. Et l’on pourrait se trouver aujourd’hui dans la situation de se demander si au nom de l’art et de la culture, l’on n’est pas en train de contribuer à cette transformation de l’humain et ce, à bien des titres. Au fond, les arts (a fortiori, les arts vivants) ne sont-ils que des ensembles d’activités à vocation esthétique ? Ne s’agit-il pas également d’un moyen infiltré dans les pensées, les modes de vie, les manières d’être et qui influence directement certains aspects de l’humain ? – Parce qu’ils sont associés à une certaine hiérarchisation des pratiques culturelles, les arts vivants en général semblent devoir aujourd’hui échapper de manière consensuelle à cette dénonciation de l’utilisation du « temps de cerveau 2 3 disponible » et que pointait déjà, en une certaine manière, Michel de Certeau mais est-ce véritablement le cas ? – L’on peut penser très concrètement, par exemple, à ce que recouvre l’expression « d’industries culturelles ». Dans cette perspective, il semblerait bien que coexistent différentes manières d’appréhender la relation et les effets de réciprocité entre les arts et l’humain, aujourd’hui. À travers les contributions des auteurs de cet ouvrage, il s’agit de tenter de cerner cette relation du point de vue du contexte socio-culturel actuel, dans lequel l’on ne sait plus bien, finalement, si c’est l’humain qui produit l’art ou l’art qui produit l’humain, au risque de transformer ce dernier en rouage de sa propre mutation – cela au nom d’intérêts esthétiques ou culturels, faisant perdre,
1 Platon,Alcibiade,trad. Victor Cousin revue par Jean-Claude Fraisse, Hatier, 1990.p.132-133. 2 Expression empruntée à Patrick Le Lay, « Nous vendons du temps de cerveau disponible », inLe Nouvel Observateur, 11 septembre 2004. http://tempsreel.nouvelobs.com/culture/20040710.OBS2633/le-lay-nous-vendons-du-temps-de-cerveau.html. Dernière consultation le 12 avril 2017. 3  Michel de Certeau,L’invention du Quotidien. 1. Arts de faire, Gallimard, Folio Essais, 1990.
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