Les invertébrés marins du golfe de Gascogne à la Manche orientale
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Les invertébrés marins du golfe de Gascogne à la Manche orientale , livre ebook

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Description

L'ouvrage décrit, par famille, plus de 500 espèces d'invertébrés susceptibles d'être récoltées dans un chalut. Réparties en huit embranchements, ces espèces appartiennent principalement aux groupes des crustacés décapodes (crevettes, bernard-l'ermite, galathées et crabes), des mollusques (gastéropodes, bivalves, céphalopodes) et des échinodermes (étoiles de mer, oursins, holothuries). Quelques fiches sont enrichies d'encadrés présentant les caractéristiques des espèces d'un même genre. Plus de 1 000 photos, en couleur pour la plupart, et dessins au trait, illustrent ce livre.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 03 février 2011
Nombre de lectures 502
EAN13 9782759201778
Langue Français
Poids de l'ouvrage 39 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0232€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Les invertébrés marins du golfe de Gascogne à la Manche orientale

Jocelyne Martin
Collection Guide pratique
Manuel de lutte antiacridienne Tahar Rachadi 2010, 176 p.
Alimentation des bovins, ovins et caprins Besoins des animaux–Valeurs des aliments Tables Inra 2010 Coordination éditoriale de Jacques Agabriel 2010, édition remaniée, 312 p.
Estimation de l’aléa pluvial en France métropolitaine Patrick Arnaud, Jacques Lavabre 2010, 158 p.
Les requins Identification des nageoires Pascal Deynat 2010, 380 p.
Cactus et plantes succulentes du monde Francis Bugaret 2010, 240 p.
Mieux intégrer la biodiversité dans la gestion forestière Marion Gosselin, Yoan Paillet 2010, 160 p.
Les lamproies en Europe de l’Ouest Écophases, espèces et habitats Catherine Taverny, Pierre Élie 2010, 112 p.
Éditions Quæ RD 10 78026 Versailles Cedex, France
© Éditions Quæ, 2011
9782759201075
ISSN 1952-2770
Le Code de la propriété intellectuelle interdit la photocopie à usage collectif sans autorisation des ayants droit. Le non-respect de cette disposition met en danger l’édition, notamment scientifique, et est sanctionné pénalement. Toute reproduction, même partielle, du présent ouvrage est interdite sans autorisation du Centre français d’exploitation du droit de copie (CFC), 20 rue des Grands-Augustins, Paris 6 e .
Sommaire
Page de titre Page de Copyright Remerciements Introduction Clés de lecture Liste des taxons de rang supérieur ou égal à la famille Références bibliographiques Index des taxons décrits Crédits iconographiques
Remerciements
L e point de départ de cet ouvrage a été l’atlas d’un collègue de l’Ifremer, maintenant à la retraite, Gérard Paulmier (1997), que je remercie à la fois pour la réalisation de ce travail à une époque où la taxinomie n’était plus (et pas encore) au goût du jour et pour m’avoir autorisé à utiliser cent neuf de ses photographies dans le présent livre. Ces dernières m’ont aidé à déchiffrer les ouvrages classiques d’identification, au retour des campagnes côtières menées avec deux autres collègues, Yves Désaunay (à présent retraité) et Daniel Guérault (malheureusement disparu depuis), qui m’ont accepté progressivement au sein de leur équipe. Spécialisée dans l’identification des larves de crustacés, j’avais alors le désir de pouvoir identifier également les formes adultes des espèces récoltées dans le plancton et de pouvoir œuvrer pour la biodiversité. Je remercie aussi un autre collègue, Didier Dorel, qui m’a confié sa collection de mollusques gastéropodes et bivalves avant son départ à la retraite, ainsi que Jérôme Huet qui m’a suivi très tôt dans cette démarche d’identification des invertébrés.
Merci à tous les organismes de recherche et aux personnes mentionnés dans les crédits iconographiques, qui m’ont permis d’illustrer les espèces que je n’ai pu photographier moi-même. Une mention particulière à Fabio Crocetta, étudiant italien qui a pris des photographies spécialement pour les besoins de cet ouvrage.
Un grand merci à Cédric d’Udekem d’Acoz, actuellement à l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique, pour ses conseils et la relecture de la partie crustacés, à Serge Gofas, professeur à la faculté des sciences de Malaga, pour la partie mollusques et à Nadia Améziane, du Muséum national d’histoire naturelle, pour la partie échinodermes; à Claude Massin, de l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique, qui m’a aidé pour l’identification des holothuries et qui m’a fait connaître Alex Vanhaelen, lequel a beaucoup contribué aux fiches concernant les opisthobranches. Merci aussi aux collègues benthologues Dominique Hamon et Aline Blanchet, du centre Ifremer de Brest, qui m’ont donné quelques conseils lors d’une première relecture, notamment à propos de l’embranchement des annélides, et à Brigitte Guillaumont pour les coraux.
Un grand merci également à Nelly Courtay, éditrice au sein des éditions Quæ, Ifremer, Brest, pour avoir défendu et soutenu le projet.
Un très grand merci enfin à Christophe Picaud, éditeur et infographiste, qui a créé la maquette et réalisé l’ouvrage, pour ses qualités tant professionnelles qu’humaines.
Introduction
D epuis plusieurs décennies, des campagnes océanographiques de chalutages sont effectuées dans le golfe de Gascogne — espace compris entre la pointe de Penmarc’h au nord-ouest, environ 48° N, et le cap Ortegal au sud-ouest (44° N) —, en mer Celtique, en Manche orientale et sud mer du Nord pour l’évaluation et le suivi des stocks des espèces commerciales. Elles ont d’abord été axées sur la régulation et la pérennisation des ressources pour la moitié nord du golfe jusqu’au droit d’Arcachon (campagnes Ressgasc), puis sur l’étude de la biodiversité, de l’écologie et de la structure des populations pour l’ensemble du golfe et de la mer Celtique (campagnes Evhoe) et pour la Manche orientale et le sud de la mer du Nord (campagnes CGFS et IBTS). L’étude des nourriceries côtières du golfe de Gascogne — principalement l’estuaire de la Gironde, les pertuis Charentais, la baie de Bourgneuf, la baie de Vilaine et la baie de Quiberon — orientées sur la sole comporte, depuis 2000, la description de l’ensemble de la faune benthique associée. Les peuplements halieutiques du Mor Braz (baies de Vilaine et de Quiberon) et des pertuis Charentais, étudiés une première fois de 1977 à 1980, ont fait récemment l’objet d’une actualisation (campagnes Pecos, 2004–2006), actualisation qui prend aussi en compte l’ensemble du peuplement.
Le matériel étudié provient essentiellement des campagnes suivantes, dont les caractéristiques se trouvent sur le site < http://flotte.ifremer.fr/ > (consulté le 27.12.2010) : Ressgasc (trimestrielles), couvrant la période 1993–1995 ; Evhoe de novembre-décembre 1995, novembre 2003, octobre 2007, octobre-novembre 2008, octobre novembre 2009 et novembre-décembre 2010 ; Nurvil2004 (baie de Vilaine et baie de Bourgneuf) et 2005 (baie de Vilaine), en septembre; Nurse2008 (baie de Vilaine) et 2009 (au large des côtes landaises), en août-septembre ; Crebour (baie de Bourgneuf), en février 2006 ; Pecos 2004, 2005 et 2006 (dans le Mor Braz et la mer des pertuis Charentais), en avril; IBTS (Manche orientale et sud de la mer du Nord), de 2006 à 2010, en janvier-février; CGFS (Manche orientale et sud de la mer du Nord), de 2006 à 2009, en octobre; IGA 2 (baie de Somme), en septembre 2006 ; Medits2007 ; en effet, bien que rarement, quelques photographies ont été prises sur du matériel récolté en Méditerranée.
Les chaluts utilisés pour les campagnes Ressgasc, Evhoe, IBTS et CGFS sont de même type que ceux utilisés par les professionnels, soit, pour Ressgasc, le chalut de type vendéen, de 25 mètres de corde de dos et un maillage de 55 millimètres (maille étirée), et, pour les deux autres séries, le chalut à grande ouverture verticale (GOV 36/47), avec un maillage de 20 millimètres (maille étirée); la durée des traits est de deux heures pour les premières et d’une demi-heure pour les secondes. Pour les campagnes Pecos, on utilise le chalut de fond 20PM Le Drézen équipé d’une double poche de maillages 60 et 24 millimètres (maille étirée), et la durée des traits est d’une demi-heure. Pour les campagnes d’étude de nourriceries ciblées sur la sole, on utilise un chalut perche de 3 mètres et de maillage 20 millimètres (maille étirée), et la durée des traits est de quinze minutes. Un chalut perche (longueur 2 mètres, maillage 20 millimètres) a également été utilisé lors de la campagne Evhoe 2003 afin d’échantillonner les espèces épibenthiques de la Grande vasière.
Les espèces d’invertébrés récoltées par ces chaluts comprennent essentiellement des espèces d’assez grande taille et vagiles, mais aussi des petites qui peuvent être capturées, en particulier quand la masse récoltée a colmaté le chalut; quelques espèces endogées ou fouisseuses peuvent également apparaître dans les captures au chalut de fond, sans doute sous l’action du racasseur placé à l’avant du bourrelet du chalut et qui affouille le sédiment; d’autres espèces vivant fixées à un support (sur le fond ou en flottaison) peuvent aussi se trouver dans un chalut. Cet ouvrage prend donc en compte essentiellement la macrofaune épibenthique constituée de quelques annélides, d’un certain nombre de mollusques (gastéropodes, bivalves et scaphopodes), de la plupart des crustacés décapodes, de quelques autres crustacés comme les amphipodes tubicoles, qui colmatent le chalut sur des zones particulières, des échinodermes (astéries, oursins et holothuries mais aussi ophiures et crinoïdes, parfois très abondamment malgré leur petite taille) et bien sûr les mollusques céphalopodes puisque c’est le moyen classique de les pêcher. Cet ouvrage présente aussi quelques espèces fixées se trouvant sur le fond (anémones et autres anthozoaires, ascidies) ou en flottaison (cirripèdes pédonculés).
Par contre, les embranchements des éponges et des bryozoaires, ainsi que le groupe des hydrozoaires n’ont pas été abordés dans l’ouvrage. Ils l’enrichiront éventuellement lors d’une nouvelle édition.
Pour faciliter le travail d’identification, il nous a paru nécessaire d’ajouter d’autres espèces décrites dans les ouvrages de référence et susceptibles d’être observées sur la zone concernée par ce livre, notamment lors des campagnes précitées, mais qui ne l’ont pas encore été. Toutefois, si le groupe des crustacés décapodes, mieux échantillonné par un chalut que par les engins spécifiques des benthologues, a été traité de façon quasi exhaustive, il n’en est pas de même pour d’autres groupes comme les annélides et les bivalves, constitués en grande partie d’espèces enfouies dans le sédiment, et surtout pour celui des amphipodes, particulièrement spécieux mais généralement peu représenté dans les chaluts, en raison de la petite taille des individus, à l’exception des espèces tubicoles qui peuvent colmater considérablement ceux-ci. Nous avons évité l’ajout d’espèces exclusivement intertidales qui ne peuvent se trouver dans les chaluts.
L’iconographie est constituée en majorité de photographies des spécimens récoltés au cours des campagnes précitées comprenant une grande partie de photographies déjà parues (Paulmier, 1997) et celles de l’auteur réalisées de 2000 à 2010 ; quelques photographies représentent cependant des spécimens collectés à l’Ifremer mais dont on ne connaît pas précisément la provenance. Pour d’autres, nous avons eu recours à des photographies ou des dessins d’ouvrages connus ou de publications originales.
Cet ouvrage se compose de fiches qui groupent les espèces par famille. Pour chaque espèce, les principaux critères morphologiques sont énoncés. Sont également fournies des indications sur les types de fond et la profondeur où l’espèce est observée, parfois sur son mode d’alimentation ou sur d’autres paramètres biologiques. Ne disposant pas des précisions d’échelle pour l’ensemble des photographies, nous avons choisi de donner dans la description la taille maximale prise par l’espèce considérée, qui est généralement la longueur totale ; mais pour certains groupes il s’agit de la longueur d’un élément plus facile à mesurer (comme le céphalothorax pour les bernard-l’ermite).
Les critères morphologiques, outre quelques précisions personnelles, et les informations biogéographiques sont tirées d’ouvrages généraux comme celui de Hayward et Ryland (1990) ou d’ouvrages spécialisés comme le Tebble (1966) pour les mollusques bivalves ou ceux de la série Synopses of the British Fauna pour d’autres groupes, voire de sites comme le Crustikon de d”Udekem d’Acoz (site clos à l’heure actuelle) pour les crustacés décapodes, du site < http://www.echinodermes.org/index.htm > (consulté le 27.12.2010) pour les oursins (site en cours de test) ou du site CephBase < http://www.cephbase.utmb.edu > (consulté le 27.12.2010) pour les céphalopodes. De nombreuses nombreuses autres publications originales ont été utilisées. Enfin, l’ouvrage de d’Udekem d’Acoz (1999) nous a fourni de précieuses indications biogéographiques sur les crustacés décapodes. L’ensemble de ces sources sont référencées dans la bibliographie disponible en fin d’ouvrage.
Le nom des espèces est, au jour de l’édition, conforme au site mondial WoRMS, auquel le lecteur pourra se reporter pour mettre à jour la nomenclature au fur et à mesure de son évolution. Pour la plupart des groupes, la classification des espèces telle qu’elle figure dans la liste des taxons (cf. p. 15–22) est conforme à celle de ce site, à l’exception toutefois de quelques mises à jour non encore prises en compte. C’est le cas pour la classe des Crinoidea qui suit la publication de Roux et al. (2002) et des remaniements dans l’ordre Decapoda conformes à De Grave et al. (2009) pour l’infra-ordre Brachyura, à Schnabel et Ahyong (2010) et Ahyong et al. (2010) pour la superfamille Galatheoidea. Pour les mollusques, nous avons choisi de conserver la classification du site Clemam, plus homogène tant que l’évolution liée à la génétique laisse nombre de groupes non classés.
Afin d’accéder de la manière la plus efficace possible aux informations disponibles dans ce livre, le lecteur est invité à lire attentivement les explications fournies p. 13–14.
Emplacements des différentes zones étudiées: ci-dessus, golfe de Gascogne et mer Celtique ; page suivante, Manche orientale et sud mer du Nord.

Localisation des traits de chalut effectués au cours des différentes campagnes
Clés de lecture
D ans les quelques paragraphes qui suivent, notre objectif est de mettre à disposition du lecteur quelques informations, comme autant de clés, qui lui permettront, du moins nous l’espérons, de profiter pleinement de l’ouvrage qui est aujourd’hui en sa possession. Afin d’intégrer au mieux ces quelques explications, nous l’incitons fortement à s’immerger dans le livre en même temps qu’il prend connaissance de celles-ci.
Deux outils principaux permettent au lecteur d’accéder aux fiches d’identification : La liste des taxons de rang supérieur ou égal à la famille , en pages 15 à 22. Un tel taxon auquel correspond un numéro de page est soit le chapeau d’un groupe de familles (au nombre de vingt-huit dans l’ouvrage, répartis dans les huit embranchements évoqués dans l’introduction), situé en haut de chaque page des fiches d’identication, soit de rang inférieur à ce chapeau, pour lequel le lecteur dispose a minima d’un critère d’identification important. L’index , en pages 289 à 294. Sa consultation permet d’accéder directement aux espèces et aux informations liées. Toutes les espèces décrites dans l’ouvrage y sont indexées, ainsi que quelques rares genres et familles pour lesquels l’identification est arrêtée à l’un ou l’autre de ces rangs.
Afin de se repérer aisément dans le livre, nous avons fait correspondre une couleur à chacun des embranchements . Cela commence au niveau de la liste des taxons évoquée ci-avant et se poursuit tout au long des pages correspondant aux fiches d’identification. Le lecteur peut, par exemple, visualiser en haut de la tranche du livre la couleur correspondant à l’embranchement recherché. De manière générale, partout au sein des fiches la couleur a été mise au service d’un repérage visuel rapide de l’information.
La présentation de cette dernière traduit elle aussi cette volonté d’un accès efficace aux renseignements recherchés. Elle s’articule autour de deux composantes essentielles : L’utilisation de pavés colorés . À chaque niveau d’information son pavé, bien distinct des autres à la fois « physiquement » et par la couleur qui va decrescendo en teinte du taxon groupe de familles à l’espèce, en passant par la famille, puis le genre (seul un éventuel pavé de critères appartenant à un taxon de rang supérieur à la famille est de teinte plus claire que celui de l’espèce). Pour les pavés familles, genres et espèces, l’architecture est similaire: un chapeau avec le nom du taxon et, en dessous, les critères d’identification sous forme d’une liste à puces. Le pavé espèce est, de manière générale, bien plus détaillé que ceux des autres taxons puisque, outre des critères morphologiques plus nombreux, il est enrichi d’autres informations extraites de la littérature, notamment sur l’habitat (pictogramme en forme de livre); par ailleurs, y sont rassemblées les informations issues des campagnes citées dans l’introduction: amplitudes de profondeurs (pictogramme en forme de navire) et plages de latitudes (pictogramme en forme de globe terrestre). Des photographies ou des dessins, éventuellement commentés, viennent en complément indispensable aux données textuelles et chiffrées. Les parcours fléchés, qui sont de deux types . Suivez les flèches! c’est bien le cas de le dire car elles ne sont pas là que pour faire joli…
Le premier d’entre eux n’est pas le plus élevé hiérarchiquement mais c’est celui que le lecteur rencontrera systématiquement. Des deux parcours, il est celui qui se situe le plus à l’extérieur. Il s’agit du parcours fléché qui part d’une famille. Le principe en est très simple: chaque fois qu’il passe à côté d’un pavé espèce sans pavé genre en amont ou d’un pavé genre, une flèche indique le milieu dudit pavé, puis le parcours se poursuit jusqu’au dernier pavé espèce sans pavé genre ou jusqu’au dernier pavé genre appartenant à la famille. Le fléchage peut bien entendu courir sur plusieurs pages, et c’est bien là qu’il prend tout son sens. En effet, le fait qu’aucune flèche n’indique un pavé espèce signifie qu’un pavé genre est fléché en amont, et donc que des informations importantes pour le lecteur s’y trouvent rassemblées.
Le second type de fléchage est lui aussi toujours présent, mais il peut être très court. Il s’agit d’un parcours qui débute depuis le pavé situé en haut de page. Trois cas de figures peuvent être rencontrés, même s’il s’agit à chaque fois de relier entre eux des pavés de familles : i) le cas le plus simple est celui où un pavé famille est situé immédiatement sous le pavé haut de page et que le dernier pavé de cette famille occupe une place sur une page sans qu’une autre famille puisse y débuter. Dans ce cas, un simple fléchage caractéristique part du pavé haut de page pour se rendre au milieu du nom de la famille. ii) Si contrairement au cas précédent, une famille peut débuter sur la page où s’achève la famille précédente, plutôt que de faire partir une flèche depuis le pavé haut de page vers la nouvelle famille, on aura fait démarrer une ligne de points japonais (des pointillés assez gros) sous le pavé famille précédent, qui viendra jusqu’au pavé de la nouvelle famille, et ainsi de suite si le cas de figure se poursuit. Ici, il s’agit plus d’un parcours « esthétique » qu’autre chose. iii) Bien différente est la troisième configuration. L’intérêt de ce second parcours prend ici une tout autre dimension puisqu’il s’agit de faire savoir au lecteur qu’un certain nombre de familles possèdent en amont un ou des critères communs à un taxon de rang supérieur. Ces critères sont explicitement décrits dans un pavé situé entre le pavé haut de page et le premier pavé famille concerné. Le principe est alors le même qu’en ii), les points japonais s’arrêtant avec la dernière famille concernée.
Dans tous les cas, la raison d’être de ce second type de fléchage, tout comme celle du premier d’ailleurs, est de de faire en sorte qu’en remontant les parcours le lecteur ne manque aucun des critères qui seront indispensables à une identification optimale.
Cher lecteur, à présent ce livre est pleinement vôtre !
Liste des taxons de rang supérieur ou égal à la famille
Cnidaria

Anthozoa
Octocorallia
Alcyonacea
Alcyoniidae
Pennatulacea
Sessiliflorae
Funiculinidae
Veretillidae
Subsessiliflorae
Virgulariidae
Pennatulidae
Hexacorallia
Actiniaria
Actiniidae
Hormathiidae
Metridiidae
Scleractinia
Dendrophylliidae
Caryophylliidae
Oculinidae
Zoanthidea
Macrocnemina
Epizoanthidae
Sipuncula

Sipunculidea
Golfingiida
Sipunculidae
Annelida

Polychaeta
Phyllodocida
Aphroditidae
Eunicida
Onuphidae
Spionida
Chaetopteridae
Sternaspida
Sternaspidae
Capitellida
Maldanidae
Oweniida
Oweniidae
Terebellida
Pectinariidae
Mollusca

Gastropoda
Schéma général (Heterobranchia exclus)
Vetigastropoda
Trochidae
Calliostomatidae
Caenogastropoda
Turritellidae
Epitoniidae
Aporrhaiidae
Calyptraeidae
Capulidae
Velutinidae
Triviidae
Ovulidae
Naticidae
Tonnidae
Ranellidae
Muricidae
Buccinidae
Nassariidae
Heterobranchia
Cephalaspidea
Acteonidae
Philinidae
Cylichnidae
Gastropteridae
Notaspidea
Pleurobranchidae
Anaspidea
Aplysioidea
Aplysiidae
Nudibranchia
Dorididae
Discodorididae
Onchidorididae
Tritoniidae
Dendronotidae
Arminidae
Bivalvia
Schémas généraux
Protobranchia
Nuculoida
Nuculidae
Pteriomorphia
Arcoida
Limopsidae
Glycymerididae
Mytiloida
Mytilidae
Pinnidae
Pterioida
Pteriidae
Pectinidae
Anomiidae
Ostreoida
Ostreidae
Gryphaeidae
Heterodonta
Veneroida
Lucinidae
Astartidae
Cardiidae
Mactridae
Solenidae
Pharidae
Tellinidae
Donacidae
Psammobiidae
Semelidae
Solecurtidae
Arcticidae
Glossidae
Veneridae
Petricolidae
Myoida
Myidae
Corbulidae
Pholadidae
Teredinidae
Xylophagidae
Anomalodesmata
Pholadomyoida
Thraciidae
Pandoridae
Lyonsiidae
Cuspidariidae
Scaphopoda
Dentaliida
Dentaliidae
Cephalopoda
Coleoidea
Sepioidea
Sepiidae
Sepiolidae
Teuthoidea
Myopsida
Loliginidae
Oegopsida
Ommastrephidae
Octopoda
Incirrata
Octopodidae
Brachiopoda

Rhinchonelliformea
Rhinconellata
Terebratulida
Terebratulidina
Terebratulidae
Arthropoda

Crustacea
Maxillopoda
Thecostraca
Cirripedia
Thoracica
Pedunculata
Lepadomorpha
Scalpellidae
Lepadidae
Malacostraca
Hoplocarida
Stomatopoda
Unipeltata
Squilloidea
Squillidae
Lysiosquilloidea
Nannosquillidae
Eumalacostraca
Peracarida
Amphipoda
Ampeliscidae
Eucarida
Decapoda
Schémas généraux
Dendrobranchiata
Penaeoidea
Penaeidae
Aristeidae
Benthesicymidae
Solenoceridae
Sergestoidea
Sergestidae
Pleocyemata
Stenopodidea
Stenopodidae
Spongicolidae
Caridea
Pasiphaeoidea
Pasiphaeidae
Oplophoroidea
Oplophoridae
Nematocarcinoidea
Nematocarcinidae
Palaemonoidea
Palaemonidae
Alpheoidea
Alpheidae
Hippolytidae
Processoidea
Processidae
Pandaloidea
Pandalidae
Crangonoidea
Crangonidae
Glyphocrangonidae
Macrura reptantia
Polychelida
Polychelidae
Achelata
Palinuridae
Scyllaridae
Astacidea
Nephropidae
Axiidea
Axiidae
Callianassidae
Gebiidea
Laomediidae
Upogebiidae
Anomura
Chirostyloidea
Chirostylidae
Galatheoidea
Munididae
Munidopsidae
Galatheidae
Porcellanidae
Paguroidea
Diogenidae
Parapaguridae
Paguridae
Lithodoidea
Lithodidae
Brachyura
Schémas généraux
Dromiacea
Dromioidea
Dromiidae
Homolodromoidea
Homolidae
Cyclodorippoidea
Cymonomidae
Eubrachyura
Heterotremata
Majoidea
Oregoniidae
Majidae
Pisidae
Inachidae
Leucosiidea
Leucosiidae
Calappoidea
Calappidae
Corystoidea
Corystidae
Cancroidea
Atelecyclidae
Cancridae
Portunoidea
Thiidae
Pirimelidae
Geryonidae
Carcinidae
Carcininae
Polybiinae
Macropipidae
Portunidae
Parethenopoidea
Parthenopidae
Xanthoidea
Xanthidae
Panopeidae
Eriphioidea
Eriphiidae
Pilumnoidea
Pilumnidae
Goneplacoidea
Goneplacidae
Thoracotremata
Pinnotheroidea
Pinnotheridae
Grapsoidea
Grapsidae
Varunidae
Echinodermata

Pelmatozoa
Crinoidea
Articulata
Comatulida
Antedonidae
Asterozoa
Asteroidea
Schémas généraux
Paxillosida
Luidiidae
Astropectinidae
Valvatida
Asterinidae
Poraniidae
Goniasteridae
Velatida
Solasteridae
Pterasteridae
Spinulosida
Echinasteridae
Forcipulatida
Asteriidae
Brisingida
Brisingidae
Ophiuroidea
Schémas généraux
Euryalida
Asteronychidae
Ophiurida
Ophiothrichidae
Ophiocomidae
Ophiacanthidae
Amphiuridae
Ophiuridae
Echinozoa
Echinoidea
Schémas généraux
Cidaroida
Cidaridae
Echinothuroida
Echinothuridae
Temnopleuroida
Toxopneustidae
Echinoida
Echinidae
Clypeasteroida
Fibulariidae
Spatangoida
Spatangidae
Brissidae
Loveniidae
Holothuroidea
Schéma général
Dendrochirotida
Cucumariidae
Aspirochirotida
Stichopodidae
Apodida
Synaptidae

Chordata
Tunicata
Ascidiacea
Phlebobranchia
Ascidiidae
Stolidobranchia
Styelidae
Pyuridae
Molgulidae

Anthozoa

Octocorallia Toujours en colonies; polypes avec 8 tentacules comprenant chacun 2 ramifications
Alcyonacea Colonie fixée et sans axe; polypes englobés dans une masse lobée incrustée ou érigée

Alcyoniidae

Alcyonium digitatum (Linnaeus, 1758) Lobes épais, habituellement de diamètre supérieur à 20 mm ; rarement plus de 10 lobes pour une colonie Couleur: conenchyme blanc, orange, jaune ou brunâtre; anthocodia blanc translucide Hauteur et largeur maximales des colonies: 200 mm Fixée aux rochers avec faible couverture algale, sur coquilles, cailloux et parfois sur crabes et gastéropodes vivants Fréquente en zone intertidale, mais plus commune en zone sublittorale jusqu’à 50 m, exceptionnellement plus profonde Généralement trouvée en zone de forts courants
13 à 182 m
golfe de Gascogne ➜ mer Celtique
46° 41’Nà51° 50’ N
Manche orientale ➜ mer du Nord
49° 22’N à 56° 14’ N



Alcyonium glomeratum (Hassal, 1843) Forme lobée irrégulière; lobes minces, habituellement de diamètre maximal 20 mm et de hauteur maximale 300 mm ; jusqu’à 31 lobes pour une colonie Couleur: typiquement rouge ou orange, rarement pâle, contrastant nettement avec les polypes toujours blancs Attachée aux rochers avec couverture algale minimale et en zone sombre et abritée Généralement trouvée en dessous de 10 m et jusqu’à 50 m
22 à 168 m
golfe de Gascogne ➜ mer Celtique
43° 42’N à 51° 32’ N
Manche orientale
49° 59’ N


Octocorallia Toujours en colonies; polypes avec 8 tentacules comprenant chacun 2 ramifications
Pennatulacea Colonies libres, jamais branchues

Funiculinidae « Plume de mer » allongée, au polype axial de section quadrangulaire avec des polypes secondaires non fusionnés, en « feuilles »

Funiculina quadrangularis (Pallas, 1766)

Polypes arrangés irrégulièrement, tendant à former des rangées obliques Longueur maximale: 2 100 mm Fonds vaseux 20 à 2300 m
29 à 409 m
golfe de Gascogne ➜ mer Celtique 43° 55’N à 51° 12’ N

Forme cylindrique Veretillidae • Forme cylindrique

Veretillum cynomorium (Pallas, 1766) Colonie composée d’un pied sans polypes, enfoui dans le substrat, et d’une partie supérieure, ou rachis, portant sur toute sa surface des polypes de 40–50 mm de long, les autozoïdes, contractés à sec, comme le montre la photographie Couleur: jaune à orangé Longueur maximale (gonflé d’eau): 600 mm
28 à 157 m
golfe de Gascogne 43° 42’N à 47° 28’ N



Virgulariidae « Plume de mer » allongée, au polype axial de section ronde ; autozoïdes (polypes secondaires tentaculés) réunis en rangées transversales ou obliques ou fusionnés en « feuille »

Virgularia mirabilis (Müller, 1776) « Plume de mer » très allongée, avec au maximum 12 autozoïdes par « feuille », longs en extension et très contractiles en raison de l’absence de sclérites Couleur: blanc à jaunâtre Longueur maximale: 600 mm Fonds vaseux des zones littorales très abritées ou eaux du large profondes 12 à 400 m
138 à 152 m
golfe de Gascogne 44° 55’N à 44° 57’ N



Pennatulidae • « Plume de mer » plutôt épaisse et charnue, aux « feuilles » bien développées formées par les polypes

Pennatula phosphorea (Linnaeus, 1758) Grandes « feuilles » triangulaires à symétrie bilatérale, arrangées sur deux rangs latéraux opposés de façon plus ou moins alternative Sclérites longs et minces, de couleur rouge sang donnant la couleur à la colonie Hauteur maximale de la colonie entière: 400 mm Érigée dans le sable ou la vase À partir de 15 m
19 à 166 m
golfe de Gascogne ➜ mer Celtique 43° 42’N à 51° 9’ N
mer du Nord 54° 25’N à 56° 18’ N



Pteroeides griseum (Linnaeus, 1767) • « Feuilles » laissant voir la partie centrale où elles sont attachées
97 à 511 m
golfe de Gascogne 43° 57’N à 46° 45’ N


Hexacorallia Solitaire ou en colonies; polypes avec 6 tentacules ou un grand nombre (généralement multiple de 6) qui ne sont jamais branchus, ni pennés
Actiniaria Anémones, le groupe le plus important parmi les Anthozoa

Actiniidae Acontia absent ; tentacules arrangés en cercle La plupart des espèces sont littorales et beaucoup habitent les zones à forts courants

Urticina Colonne différentiée en scapus et capitulum ; scapus présentant en général des verrues Muscle annulaire généralement fort

Urticina felina (Linnaeus, 1767) Scapus avec verrues proéminentes auxquelles sont habituellement accrochés des graviers Couleur : très variable Diamètre maximal de la base: 120 mm ; plus important pour les spécimens d’eaux profondes Espèce typique de la zone littorale à Laminaria , en particulier dans les zones à forts courants Jusqu’à au moins 100 m au large
15 à 75 m
Manche orientale ➜ mer du Nord 49° 27’N à 53° 57’ N



Urticina eques (Gosse, 1858) Scapus avec verrues non proéminentes auxquelles ne sont jamais accrochés de graviers Couleur : moins variable que U. felina , plus claire et translucide ; colonne blanc sale, rose, jaunâtre, rouge ou orange, les formes les plus pâles présentant des taches oranges ou rouges Diamètre maximal de la base et de l’éventail des tentacules: respectivement, 200 mm et 375 mm, voire plus

Espèce typiquement sublittorale jusqu’à 400 m Dans certaines régions, peut être observée sur le littoral, fixée sur des roches ou des coquilles
24 à 99 m
Manche orientale ➜ mer du Nord 49° 49’N à 56° 17’ N

Hormathiidae Acontia présent ; tentacules presque toujours arrangés de manière régulière Paroi du corps de la plupart des espèces, notamment parmi les espèces d’eau profonde, épaisse, voire cuirassée, souvent avec périderme et solides tubercules (plus souple et mince pour les espèces littorales) Souvent fixées sur substrat détaché, sur crustacés ou coquilles de pagures, la plupart sublit-torales, souvent en eaux profondes

Actinauge Colonne divisée en scapus et scapulus : scapus avec solides tubercules et périderme ; scapulus avec crêtes longitudinales Base habituellement invaginée et renfermant une balle de vase ou de sable faisant office d’ancre Espèces d’eaux profondes Trois espèces du genre Actinauge sont décrites dans le golfe de Gascogne : Actinauge richardi (Marion, 1882), de dimensions maximales 120 × 80 mm, trouvée jusqu’à 2 000 m, et deux espèces portant le même nom, Actinauge abyssorum (Carlgren, 1934) et Actinauge abyssorum (Gravier, 1918), pouvant se trouver toutes deux jusqu’à 4 000–5 000 m Il est difficile de donner des critères d’identification à l’espèce tant que le problème de l’homonymie ne sera pas résolu
89 à 535 m
golfe de Gascogne ➜ mer Celtique 43° 52’N à 51° 32’ N



Adamsia et Calliactis Colonne non divisée Anémone comportant plus de 200 tentacules et généralement associée à un pagure

Adamsia carciniopados (Otto, 1823) Base largement étendue, formant deux lobes qui entourent la coquille habitée par Pagurus prideaux Peut secréter une extension chitineuse à la coquille qui évite au pagure de devoir en changer Couleur: colonne blanche avec taches rose lilas ou rouges Diamètre typique: 30–50 mm Fonds vaseux ou sableux, à partir de la zone sublittorale Toujours associée à Pagurus prideaux (parfois à P. alatus ou P. excavatus )
16 à 762 m


golfe de Gascogne ➜ mer Celtique 43° 38’ N et 51° 50’ N
Manche orientale ➜ mer du Nord 49° 25’N à 56° 18’ N

Calliactis parasitica (Couch, 1838) Base normale, souvent large, mais non étendue en deux lobes; colonne plus haute que large, de texture ferme et cartilagineuse Couleur: colonne rayée de rouge ou gris brun Dimensions maximales: 80 × 50 mm Habituellement associée aux pagures, typiquement trouvée sur des coquilles de Buccinum undatum habitées par Pagurus bernhardus, mais aussi sur des gastéropodes vivants (comme Aporrhais pespelecani , trouvée à l’extérieur du pertuis d’Antioche), des coquilles vides de bivalves ou des pierres Rarement intertidale
10 à 459 m
golfe de Gascogne ➜ mer Celtique 43° 48’N à 51° 50’ N
Manche orientale ➜ mer du Nord 50° 33’N à 56° 15’ N



Metridiidae Acontia présent; absence de muscle longitudinal Colonne divisée en scapus et capitulum, avec parapet et fosse; lisse, sans tubercules ni ventouses

Metridium senile (Linnaeus, 1767)I Base plus large que la colonne et au contour irrégulier Muscle restreint à la partie distale du scapus, ne s’étendant pas au capitulum Disque assez large, avec lèvres bien visibles autour de la bouche Grande variété de forme Couleur: généralement blanc ou orange Fixée à n’importe quel fonds dur Du littoral à au moins 100 m
13 à 139 m
golfe de Gascogne ➜ mer Celtique 47° 5’N à 51° 27’ N
Manche orientale ➜ mer du Nord 49° 21’N à 55° 57’ N


Hexacorallia Solitaire ou en colonies; polypes avec 6 tentacules ou un grand nombre (généralement multiple de 6) qui ne sont jamais branchus, ni pennés
Scleractinia Squelette calcaire externe, le corallum

Dendrophylliidae Corallum aux parois poreuses et souvent spongieuses, caractère particulièrement visible aux extrémités ; les septes (éléments radiaires développés à partir de la paroi externe en direction du centre du calice) sont fusionnés en triangles

Dendrophyllia cornigera (Lamarck, 1816)
Dendrophyllia cornigera (Lamarck, 1816) Espèce coloniale ramifiée Couleur: tissu vivant pigmenté de jaune vif Généralement 60 à 500 m Présente en mer Celtique et dans le golfe de Gascogne
356–366 m
golfe de Gascogne 46° 15’ N–46° 17’ N



Caryophylliidae Corallum aux parois solides jamais perforées : critère non suffisant L’extrême diversité de cette famille ne nous a pas permis de trouver d’autres critères morphologiques communs simples

Caryophyllia Solitaire libre ou fixé, subcylindrique, en forme de cône, de toupie ou de corne présen-➜ tant une couronne de lamelles (pali) dans la partie interne des structures radiaires Columelle (axe calcifié situé au centre du calice) fasciculée

Car yophyllia smithii (Stokes et Broderip, 1828) Corallum solitaire, fixé ou libre, en forme de cône habituellement plus large que haut, avec des cloisons au bord arrondi Polypes formés au maximum de 80 tentacules effilés et translucides, moyens à longs Couleur: variable Dimensions maximales du corallum : 20 mm de diamètre et 15 mm de haut Sur rochers ou coquilles De la zone intertidale à 400–500 m
47 à 242 m
golfe de Gascogne ➜ mer Celtique 45° 15’N à 51° 32’ N
mer du Nord 54° 45’ N



Lophelia pertusa (Linnaeus, 1758) Grandes colonies arborescentes, fixées ou libres, formées par bourgeonnement intra-tentaculaire (il a lieu au bord distal des calices et produit des branches vaguement en zigzags, mais de manière moins régulière que chez M. oculata ) ; sur les branches plus épaissies, les corallites sont plus ou moins immergés dans le coenosteum ; branches fréquemment anasthomosées Calices généralement profonds, avec une columelle pratiquement invisible; septes généralement disposés en 3–4 cercles, dont une rangée de septes plus larges, plus forts et plus exserts que les autres, souvent au nombre de 7–11 Couleur du corallum : blanc Couleur des polypes translucides : blanc, rose ou jaunâtre Diamètre maximal des calices: 15 mm

150 à 1 800 m Espèce qui peut former des récifs importants dans le golfe de Gascogne
211–232 m
golfe de Gascogne 47° 34’ N

Oculinidae Colonies arborescentes; le mode de bourgeonnement est généralement extratentaculaire, régulier et alterne Calices de petite dimension avec ou sans columelle (axe calcifié situé au centre) spongieuse, papilleuse

Madrepora oculata (Linnaeus, 1758)

Colonies en forme d’éventail ou de buisson, avec des branches de forme très caractéristique en zigzags Calices alternant en 2 rangées opposées, ceux des branches terminales étant profonds, ceux situés à la base étant souvent complètement immergés Diamètre des calices: 2–4 mm 200 à 2 000 m Présente en mer Celtique et dans le golfe de Gascogne
146–148 m
golfe de Gascogne 45° 44’ N–45° 46’ N
Hexacorallia Solitaire ou en colonies; polypes avec 6 tentacules ou un grand nombre (généralement multiple de 6) qui ne sont jamais branchus, ni pennés
Zoanthidea Formes coloniales avec les tentacules sur 2 cercles, ne possédant jamais de squelette calcaire et habituellement incrustées de grains de sable

Epizoanthidae Colonies libres, incrustées ou formant un carcinoecium avec un bernard-l’hermite

Epizoanthus incrustatus (Düben et Koren, 1847) Forme carcinoecium  : elle se constitue souvent sur une coquille de gastéropode habitée par le pagure Anapagurus laevis (photographie ci-contre, en bas) ou d’autres espèces comme P. bernhardus ou P. pubescens  ; la coquille du mollusque se trouve remplacée par le conenchyme basal de la colonie de longueur maximale 40 mm incluant les polypes. La colonie peut comporter jusqu’à 20 polypes arrangés différemment, le polype antérieur étant généralement le plus grand; les polypes sont petits, de taille maximale 15 × 6 mm, avec 15–24 dents marginales, et présentent habituellement une incrustation de grains de sable très dense Colonie libre : sans conenchyme basal, elle comporte des polypes de taille maximale 25 × 6 mm, issus d’un point central ou se formant sur la paroi d’un autre

Les deux formes sont trouvées principalement sur des fonds sableux ou vaseux 20 à 200 m
35 à 535 m (forme carcinoecium)
golfe de Gascogne ➜ mer Celtique 43° 42’ N et 51° 50’ N
mer du Nord 52° 41’N à 56° 17’ N

Epizoanthus paguriphilus (Verrill, 1882) Carcinoecium habité par Parapagurus pilosimanus et formé depuis une grande coquille remplacée par un conenchyme très épais et cartilagineux, avec d’éparses incrustations de sable et de coquilles de foraminifères; les polypes sont grands, de taille maximale 30 × 15 mm et comportent jusqu’à 70 tentacules ; chaque colonie présente jusqu’à 12 polypes disposés sur une seule rangée Couleur des tentacules: orange Couleur de la paroi des polypes: grisâtre Diamètre maximal du carcinoecium : 100 mm

Espèce d’eau profonde Habituellement en dessous de 500 m
987 à 1 210 m
golfe de Gascogne 47° 41’N à 47° 42’ N

Sipuncula
Animal en forme de ver non segmenté, composé du tronc et de l’introvert extensible côté antérieur

Sipunculidae Tronc sans plaque cornée ; muscle longitudinal formé de faisceaux Présence de deux nephridia Disque oral avec tentacules périphériques ou lobe tentaculaire

Sipunculus nudus (Linnaeus, 1766) Tronc cylindrique dont la surface présente un motif caractéristique composé de rectangles formés par le croisement des muscles circulaires et longitudinaux Disque oral avec lobe tentaculaire Longueur maximale du corps: 350 mm Fonds sableux De la zone intertidale à 700 m
13 à 135 m
golfe de Gascogne 46° 5’N à 47° 30’ N



Polychaeta

Aphroditidae Corps court ou long, généralement déprimé et de forme elliptique 15—20 paires d’élytres (sorte d’écailles); tubercules dorsaux et cirres sur tous les segments sans élytre Les soies notopodiales peuvent inclure des poils qui cachent les élytres ou des épines en

Aphrodita aculeata (Linnaeus, 1758) Corps composé d’environ 40 segments et couvert de 15 paires d’élytres Surface dorsale convexe entièrement couverte d’un feutrage de soies longues et fines; frange latérale formée de grosses soies foncées mélangées à des cirres irisés plus longs verts, bleus et or qui proviennent des segments sans élytres Longueur maximale: 200 mm Fonds vaseux De la zone sublittorale jusqu’à 1 000 m
5 à 467 m
golfe de Gascogne ➜ mer Celtique 43° 42’N à 51° 49’ N
Manche orientale ➜ mer du Nord 49° 24’N à 56° 15’ N



Laetmonice Corps aplati de forme ovale Feutrage dorsal fin, couvrant partiellement les élytres
96 à 511 m
golfe de Gascogne ➜ mer Celtique 43° 57’N à 50°45’ N



L. filicornis (Kinberg, 1856) Les soies neuropodiales robustes ont quel-ques grands denticules sous la dent principale Longueur maximale: 40 mm Sur fonds d’éponges, d’huîtres, caillouteux, coralliens ou sablo-vaseux En zone sublittorale jusqu’à 3 500 m
La présence de cette espèce dans un cha lut de la Grande vasière a été attestée par un spécialiste

L. hystrix (Savigny in Lamarck, 1818) Les soies neuropodiales robustes ont une rangée de cheveux filamenteux sous la dent principale Longueur maximale : 60 mm Fonds graveleux ou durs En zone sublittorale jusqu’à 650 m
36–47 m
Manche orientale 50° 7’ N–51° N

Onuphidae Corps typique d’annélide Cirres ventraux et cirres dorsaux non foliacées Prostomium avec 7 antennes, 5 occipitales annelées à la base et 2 frontales ovotides Tube construit avec un matériau tel que le parchemin secrété par l’animal, avec ou sans agrégation de particules (sable, vase, fragments de coquilles ou d’algues, etc.)

Diopatra neapolitana (Delle Chiaje, 1841)

Cirres tentaculaires et branchies spiralées Tube membraneux couvert de vase, fabriqué par l’annélide à partir de mucus et décoré de débris de toutes sortes Espèce pouvant être trouvée à marée basse, profondément enfouie dans des fonds sablo-vaseux
5 à 26 m
golfe de Gascogne 45° 58’ N et 47° 29’ N



Hyalinoecia tubicola (Müller O. F., 1776)

Pas de cirres tentaculaires ; branchies (= paires de filaments simples en forme de doigt) ressemblant plus ou moins aux cirres dorsaux sur la plupart des segments Tube libre, transparent, marqué d’annulations et corné; les deux extrémités sont protégées de toute intrusion généralement par trois paires de valves membraneuses Espèce cosmopolite trouvée sur tous types de fonds De la zone intertidale à plus de 4 000 m Le tube repose en surface et le ver sort du tube pour le traîner derrière lui
44 à 535 m
golfe de Gascogne ➜ mer Celtique 43° 54’N à 51° 50’ N
mer du Nord 56° 8’ N–56° 9’ N

Chaetopteridae Corps mou et fragile, divisé en trois régions à segments dissemblable Tube corné translucide, plus ou moins an ne lé, ou opaque, parcheminé

Chaetopterus variopedatus (Renier, 1804) Corps épais, mou et très fragile, dans un tube de section cylindrique, recourbé en « U », à ouvertures rétrécies, parfois bifurquées, qui sortent du substrat; le tube est formé d’épais feuillets superposés opaques, blanchâtres, parcheminés Couleur: corps jaune verdâtre ou blanc jaunâtre avec, dans la région moyenne, des bourrelets intestinaux noirs bleuâtres Longueur maximale du corps: 250 mm Épaisseur maximale du corps: 25 mm L’espèce émet un mucus très abondant, à magnifique phosphorescence bleue ou violacée Espèce cosmopolite vivant sur fonds sableux, vaseux ou graveleux coquilliers De la zone intertidale à des profondeurs considérables
7 à 50 m
golfe de Gascogne 46° 4’N à 47° 25’ N
Manche orientale 49° 57’N à 50° 56’ N



Sternaspidae Corps très court de forme aberrante Surface ventrale de la partie postérieure couverte par un bouclier corné

Sternaspis scutata (Ranzani, 1817) Corps en forme de boudin étranglé au milieu, les 7 segments antérieurs pouvant se rétracter dans les suivants (photographie de droite) ; dans cette position l’animal ressemble à une petite chouette Longueur maximale: 30 mm Fonds sablo-vaseux ou vaseux mous Jusqu’à une assez grande profondeur
5 à 114 m
golfe de Gascogne 45° 43’N à 47° 35’ N



Maldanidae
Nous n’avons pas poussé jusqu’à l’espèce l’identification des nombreux spécimens récoltés présentant de tels tubes couverts de vase, que l’on appelle vulgairement « crotte de chien », mais l’espèce Maldane glebiflex (Grube, 1860) est, selon les benthologues, bien représentée en baie de Vilaine
5 à 45 m
golfe de Gascogne 45° 34’N à 47° 30’ N



Oweniidae Corps typique d’annélide Soies dorsales capillaires ; uncini très petits et nombreux, recourbés en crocs et disposés en rangées transversales sur les neuropodes (= rames ventrales des parapodes) Tube incrusté de sable ou de coquilles

Owenia fusiformis (Delle Chiaje, 1844)

Corps rigide, épais, cylindrique, comme tronqué antérieurement et faiblement atténué postérieurement Tête avec une couronne membraneuse plissée autour de la bouche Tube ouvert, mais rétréci aux deux extrémités, incrusté de grains de sable ou de fragments de coquilles qui se chevauchent comme les tuiles sur un toit Longueur maximale du corps: 100 mm De la zone intertidale à la zone sublittorale peu profonde
3 à 48 m
golfe de Gascogne 45° 36’N à 47° 50’ N
Manche orientale ➜ mer du Nord 50° 49’N à 54° 18’ N

Pectinariidae Tube rigide en forme de cône ouvert aux deux extrémités, constitué de grains agglomérés Vivant, l’animal occupe toujours un tube

Pectinaria auricoma (O. F. Müller, 1776) Tube nettement incurvé Voile céphalique dorsal crénelé 17 sétigères (segments portant des soies) Fonds sableux ou vaseux



Pectinaria koreni (Malmgren, 1866) Tube droit ou presque Voile céphalique dorsal non crénelé 15 sétigères à soies dorsales capillaires Scaphe (partie terminale petite) avec papilles en forme de massue
3 à 31 m
golfe de Gascogne 45° 35’N à 47° 36’ N
mer du Nord 52° 31’ N

Pectinaria belgica (Pallas, 1766) Tube droit ou presque Voile céphalique dorsal non crénelé 17 sétigères à soies dorsales capillaires Scaphe sans papilles Fonds vaseux ou sablo-vaseux

Gastropoda
Schéma général (Heterobranchia exclus)



Trochidae

Gibbula Coquille à la pointe émoussée, de hauteur inférieure ou égale à sa largeur

Gibbula magus (Linnaeus, 1758) Profil de la coquille typiquement en escalier Partie supérieure de chaque tour tuberculée Ombilic grand, rond et profond Hauteur maximale: 35 mm Fonds graveleux vaseux Zone sublittorale jusqu’à 70 m
7 à 28 m
golfe de Gascogne 47° 24’N à 47° 46’ N



Gibbula tumida (Montagu, 1803) Profil de la coquille un peu en escalier Partie supérieure de chaque tour non tuberculée Ombilic ouvert chez les jeunes, mais limité par la lèvre interne chez les spécimens plus âgés Couleur: brunâtre avec iridescence bleu vert et parsemé de taches brunes; base plus pâle Hauteur maximale : 9 mm Fonds sablo-vaseux, sur des algues ou des roches Zone sublittorale uniquement, jusqu’à 100 m (Gofas, comm. pers.)



Gibbula cineraria (Linnaeus, 1758) Coquille au profil plat avec 13–14 côtes spirales à la base du dernier tour, les plus externes n’étant pas plus grosses que les autres Ombilic étroit, parfois absent sur de vieilles coquilles La coquille des jeunes spécimens paraît moins haute que celle des plus âgées Couleur : gris clair à jaunâtre, avec de fines rayures plus foncées Hauteur maximale : 16 mm Parmi les algues, sous les pierres et dans les mares De la zone intertidale à 130 m
12 à 25 m
golfe de Gascogne 46°N à 46° 44’ N



Gibbula umbilicalis (da Costa, 1778) Coquille au profil plat avec 8–11 côtes spirales à la base du dernier tour, les plus externes étant plus grosses que les autres Ombilic rond et profond, parfois fermé sur des vieux spécimens Couleur: rayures violet rouge, généralement larges à la base Hauteur maximale: 16 mm Même habitat que G. cineraria , mais à partir d’un niveau situé un peu plus haut
30–36 m
Manche orientale 50° 50’ N–50° 52’ N



Gibbula pennanti (Philippi, 1846) Coquille au profil plat avec 8–11 côtes spirales à la base du dernier tour; tours plus renflés et sutures plus marquées que chez G. umbilicalis Ombilic absent Couleur: rayures violet rouge, formant souvent un réseau de taches rectangulaires à la base Hauteur maximale: 16 mm
• Même habitat que G. cineraria



Calliostomatidae Gibbula pennanti (Philippi, 1846)Coquille très pointue, aux spirales plates et de hauteur à peu près égale à la largeur Protoconque en nid d’abeilles

Calliostoma zizyphinum (Linnaeus, 1758) Coquille aux côtés et à la base assez plats; dernier tour fortement caréné par une épaisse bande spiralée qui se répète au-dessus de chaque suture 6–9 stries spirales lisses entre la périphérie et la suture du dernier tour et pour chaque tour Couleur: rouge, violet ou blanc (la forme blanche, parfois nommée C. zizyphinum lyon-sii , est commune dans les zones à forts courants de marée) Hauteur maximale: 30 mm Fonds durs ou meubles De la zone intertidale à 300 m
9 à 140 m
golfe de Gascogne ➜ mer Celtique 45° 59’N à 49° 57’ N
Manche orientale ➜ mer du Nord 49° 27’N à 54° 25’ N



Calliostoma granulatum (von Born, 1778) Très proche de C. zizyphinum , mais le profil de la spire est concave, et le dernier tour est renflé (cf. flèche blanche) et moins fortement caréné 7–12 stries spirales entre la périphérie et la suture du dernier tour et pour chaque tour; les principales stries portent des tubercules Hauteur maximale: 35 mm Fonds graveleux ou meubles 7 à 300 m
36 à 163 m
golfe de Gascogne ➜ mer Celtique 46° 46’N à 51° 12’ N
Manche orientale 50° 32’N à 50° 51’ N



Turritellidae Coquille en forme de haut cône pointu avec 16–20 tours de spires peu bombés; sculpture faite de nombreuses stries spirales, dont 3 à 6 plus proéminentes que les autres Ouverture petite, anguleuse et sans péristome

Turritella communis (Risso, 1826) Hauteur maximale: 55 mm Fonds meubles Localement abondante en zone sublittorale jusqu’à 220 m Se trouve parfois au niveau des plus basses mers
5 à 266 m
golfe de Gascogne ➜ mer Celtique 45° 37’N à 51° 12’ N
mer du Nord 53° 12’N à 56° 15’ N



Epitoniidae Coquille en forme de cône haut (jusqu’à 40 mm) et étroit, dont la sculpture est uniquement formée de côtes (absence de stries spirales); tours de spire bombés Ouverture petite et circulaire avec péristome épais

Epitonium clathrus (Linnaeus, 1758) Coquille jaune grisâtre avec deux bandes marron en spirale sur chaque tour de spire (trois sur le dernier tour) Chaque tour de spire comporte 8–9 côtes étroites, alignées et fusionnées à celles du tour précédent; les tours, uniquement reliés par les côtes, ne se touchent pas Hauteur maximale: 40 mm

Fonds sableux ou vaseux 5 à 70 m Peut être trouvée à marée basse sur des plages de sable où elle vient déposer ses œufs

Epitonium trevelyanum (Thompson W., 1840) Coquille généralement sans bande marron en spirale Tours convexes; les côtes se prolongent en un ergot triangulaire (cf. flèche bleue) près du bord adapical du tour de spire Hauteur maximale: 20 mm Habitat plus profond que E. clathrus , jamais à la côte (Gofas, comm. pers.)



Epitonium turtonis (Turton, 1819) Coquille souvent plus foncée, avec certaines côtes plus larges (cf. flèche bleue); côtes plus nombreuses (12–15 sur le dernier tour), presque couchées sur la surface de la spire et dont l’extrémité vient se coller entre les côtes du tour situé au-dessus; suture profonde entre deux tours Hauteur maximale: 40 mm Même habitat que Epitonium clathrus



Epitonium clathratulum (Kanmacher, 1798) Coquille blanche fine et brillante, avec sur chaque tour 18–22 côtes, qui sont de fines lamelles verticales non vrillées sur le tour et seulement en léger contact avec celles du tour situé au-dessus Hauteur maximale: 12 mm Même habitat que E. clathrus 30 à 100 m



Aporrhaiidae Coq uil le haute avec des côtes et de fines stries spirales Derniertourde spire des spécimens adultes avec une extension palmée du labre

Aporrhais pespelecani (Linnaeus, 1758) Aporrhais pespelecani (Linnaeus, 1758) Coquille solide, opaque avec l’extension du labre qui n’atteint pas l’apex de la coquille Hauteur maximale: 42 mm Localement commune sur fonds vaseux ou sablo-vaseux Zone sublittorale jusqu’à 180 m
4 à 150 m
golfe de Gascogne ➜ mer Celtique 43° 38’ N et 50° 29’ N
mer du Nord 55° 10’ N



Aporrhais serresianus (Michaud, 1828)

Coquille plus délicate et plus brillante, avec l’extension du labre qui se projette au-delà de l’apex de la coquille Hauteur maximale: 38 mm Fonds vaseux fins1 Zone sublittorale jusqu’à 1 000 m
503 à 509 m
golfe de Gascogne 45° 16’N à 45° 17’ N

Calyptraeidae Coquille patelliforme avec apex pointu ou hémisphère déprimé de hauteur variable Partition interne

Calyptraea chinensis (Linnaeus, 1758) Calyptraea chinensis (Linnaeus, 1758) Coquille conique avec apex pointu et central Partition en forme de langue Dimensions maximales: 15 × 5 mm Espèce solitaire vivant sur roches, graviers ou, surtout, à l’intérieur de grandes valves vides; associée à des fonds meubles Zone sublittorale jusqu’à 20 m
6–19 m
golfe de Gascogne 47° 27’ N–47° 30’ N



Crepidula fornicata (Linnaeus, 1758)

Coquille en forme de bonnet allongé, comprenant seulement deux tours de spire: le protoconque et le reste de la coquille Partition en forme de « D » Dimensions maximales: 50 × 25 mm

Vit habituellement en chaînes plus ou moins complexes d’individus (15 au maximum ; cf. photographie ci-dessus) dont la taille diminue vers le sommet, sur des coquilles ou des roches en fonds meubles Espèce originaire d’Amérique du Nord, introduite accidentellement en Europe
5 à 96 m
golfe de Gascogne 45° 56’N à 47° 45’ N
Manche orientale ➜ mer du Nord 49° 26’N à 55° 53’ N

Capulidae Coquille en forme de bonnet

Capulus ungaricus (Linnaeus, 1758) Coquille fragile couverte d’un périostracum à volants Longueur maximale: 20 mm Généralement fixée sur des coquilles de bivalves vivants ( Modiolus , Pecten , Chlamys ) ou de gastéropodes ( Turritella ) ; parfois trouvée sur des cailloux Zone sublittorale
140 à 187 m
golfe de Gascogne ➜ mer Celtique 47° 53’N à 49° 13’ N



Velutinidae Coquille fragile, partiellement ou entièrement couverte par le manteau Pied présentant un bord antérieur bilamellé (cf. flèche bleue) Absence d’opercule

Lamellaria perspicua (Linnaeus, 1758) Coquille en permanence couverte par les lobes fusionnés du manteau Surface dorsale du manteau en forme de dôme et tuberculée ; le bord est plié dans la ligne médiane pour former un canal exhalant; peut faire penser à un doridien dont les rhinophores et les branchies seraient rétractées, mais l’aspect strié (en rayons) de la face interne du manteau permet d’écarter cette option Coquille transparente et fragile avec 2–3 tours; grande ouverture en forme de cuillère Pied assez allongé Couleur: variable; souvent gris nuancé lilas à taches blanches, mais parfois chamois ou orange Dimensions maximales du corps (sur nos spécimens) : 42 × 34 mm

Assez commune sous les pierres dans les mares ou sur les surfaces couvertes d’ascidies composées De la zone intertidale à 1 200 m


133 à 544 m


golfe de Gascogne 43° 54’N à 48° 59’ N



Velutina velutina (Müller O. F., 1776) Coquille externe couverte d’un périostracum qui dissimule les tours de spires et les sutures Spire basse; grande ouverture presque circulaire Couleur: brun foncé Dimensions maximales: 20 × 20 mm Forme circumboréale parfois trouvée sur les rochers, mais habituellement sublittorale et associée à des ascidies solitaires, comme Styela , sur lesquelles elle se nourrit
65–67 m
Manche orientale 50° 1’ N–50° 2’ N



Triviidae

Trivia monacha (da Costa, 1778) Coquille avec des côtes discontinues (cf. flèche bleue) et 3 taches (cf. flèches blanches) du côté opposé à l’ouverture Hauteur maximale: 12 mm Espèce principalement intertidale, associée à des ascidies composées dont elle se nourrit
24–26 m
golfe de Gascogne 46° 15’ N



Trivia arctica (Pulteney, 1799) Coquille avec des côtes continues et sans taches du côté opposé à l’ouverture Le spécimen photographié ayant été conservé, ne pas tenir compte de sa couleur Hauteur maximale: 10 mm Même habitat que Trivia monacha (Gofas, comm. pers.)
35–36 m
mer du Nord 53° 13’ N



Ovulidae

Simnia patula (Pennant, 1777) Coquille fine et brillante à l’ouverture étroite avec les lèvres plus longues que les autres parties de la coquille; la coquille est couverte par le manteau chez l’animal vivant Opercule absent Couleur du corps: jaune avec des raies et taches brunes, la plupart sur les lobes exposés du manteau Couleur: bord antérieur du pied rosâtre Hauteur maximale: 15 mm

Présente sur des colonies de Eunicella , Alcyonium et Tubularia , dont elle se nourrit (polypes) 15 à 75 m De l’Espagne à la Manche occidentale
41 à 71 m
mer du Nord 53° 50’N à 55° 57’ N

Naticidae Coquille lisse, globulaire ou ovale, au dernier tour élargi Ouverture semi-circulaire Prédateurs « perforateurs » de coquilles
Euspira Ombilic prononcé

Euspira pulchella (Risso, 1826) Dernier tour avec 5 rangées subsuturales de flammules brunes en spirale Labre tangentiel au dernier tour (cf. trait blanc); sutures légères; ombilic allongé Hauteur maximale: 16 mm Fonds sableux ou graveleux Habituellement de 10 à 50 m ; peut être trouvée en zone intertidale
13 à 50 m
golfe de Gascogne 45° 45’ N
Manche orientale ➜ mer du Nord 50° 13’ N (baie de Somme) à 53° 28’ N



Euspira catena (da Costa, 1778) Dernier tour avec une rangée subsuturale de flammules brunes Labre plus ou moins à angle droit par rapport au dernier tour; sutures bien définies; grand ombilic habituellement rond Hauteur maximale: 30 mm Fonds sableux De la zone intertidale à 125 m
6 à 107 m
golfe de Gascogne ➜ mer Celtique 45° 7’N à 51° 23’ N
Manche orientale ➜ mer du Nord 50° 6’N à 56° 14’ N



Euspira fusca (de Blainville, 1825) Coquille sans flammules, de couleur brune ou noisette, plus pâle aux endroits où le périostracum est parti Hauteur maximale: 25 mm Fonds sablo-vaseux En zone sublittorale jusqu’à 165 m
5 à 530 m
golfe de Gascogne ➜ mer Celtique 44° 23’N à 51° 16’ N



Euspira montagui (Forbes, 1838) Coquille pâle, sans flammules, dont le labre est séparé du dernier tour par une encoche profonde (cf. flèche bleue); sutures profondes, en rainures Columelle traversée par un sillon de l’ombilic à l’ouverture (cf. flèche blanche) Hauteur maximale: 8 mm Fonds meubles 15 à 200 m



Gastropoda

Tonnidae Grande coq uil le massive et lourde, à l’ouverture allongée et étroite Bord col umel lai re à cal épais et souvent sculpté; labre épaissi et dentelé vers l’intérieur

Galeodea rugosa (Linnaeus, 1771) Coquille blanche, solide et brillante, présentant une spire courte et pointue et une sculpture régulière faite de nombreuses stries spirales Bord columellaire ondulé se soulevant en formant une mince lamelle lisse détachée du tour sous-jacent Hauteur maximale: 120 mm Fonds meubles 70 à 700 m Carnivore s’attaquant probablement aux échinodermes et aux autres mollusques
421 et 535 m
golfe de Gascogne ➜ mer Celtique 43° 57’N à 50° 40’ N



Phalium saburon (Bruguière, 1792) Coquille courte à la spire peu développée; sculpture constituée de stries spirales (généralement plus de 30) Labre épaissi et fortement dentelé Bord columellaire se soulevant en formant une lamelle épaisse ornée de reliefs Couleur externe de la coquille: beige jaunâtre avec taches plus foncées Couleur du péristome: blanc Hauteur maximale: 70 mm
77 m
golfe de Gascogne 45° 22’ N



Ranellidae Coquille fusiforme plus ou moins haute, souvent revêtue d’un fort périostracum pileux Sculpture comportant à la fois un relief en spirale, souvent très prononcé, et un relief de côtes axiales Ouverture prolongée par un canal ; opercule corné ovale

Ranella olearium (Linnaeus, 1758) Tours convexes et sutures profondes Côtes axiales régulièrement espacées, mais avec un décalage qui en empêche l’alignement d’un tour à l’autre; stries spirales lisses entre lesquelles s’insèrent des côtes présentant de légers tubercules Ouverture arrondie, entaillée d’un canal assez long; labre denticulé vers l’intérieur; bord columellaire ridé Hauteur maximale: 200 mm
51 à 467 m
golfe de Gascogne ➜ mer Celtique 45° 35’N à 48° 20’ N
Manche orientale 50° 37’ N



Charonia lampas (Linnaeus, 1758) Tours arrondis, mais parfois anguleux vers le milieu en raison d’une ligne de tubercules ; sutures peu profondes Côtes axiales peu nombreuses, parfois lamellaires Labre incurvé vers l’extérieur, denté sur toute sa longueur; bord columellaire avec rides Couleur: blanc tacheté de brun Hauteur maximale: 330 mm
70 à 103 m
golfe de Gascogne 45° 54’N à 46° 5’ N



Muricidae Coquille avec sculpture axiale et/ou spirale ; le croisement des deux forme des tubercules Petite ouverture ovale avec canal siphonal ; labre épaissi, dentelé vers l’intérieur (spécimens matures) Sur fonds durs, percent la coquille de leurs proies

Nucella lapillus (Linnaeus, 1758) Coquille sans côtes; la courbe du labre ne s’infléchit pas vers le court canal siphonal Hauteur maximale: 22 mm Abondante en zones littorales rocheuses Moins commune en zone sublittorale jusqu’à 40 m
5–7 m
golfe de Gascogne 46° 15’ N



Trophonopsis muricatus (Montagu, 1803) Coquille avec côtes et côtes spirales formant un réseau de tubercules carrés; avant-dernier tour avec 15–20 côtes Canal siphonal long et étroit, presque droit Labre crénelé Hauteur maximale: 19 mm Fonds sableux ou graveleux 20 à 300 m Espèce carnivore
11 à 20 m
golfe de Gascogne 46° 3’N à 47° 24’ N



Ocenebra erinaceus (Linnaeus, 1758) Coquille au profil en tourelle, avec côtes spirales de taille variable, épaissies à la rencontre avec les côtes ; avant-dernier tour avec moins de 12 côtes Canal siphonal long, large et ouvert chez les juvéniles, fermé et plus court chez les spécimens matures Hauteur maximale : 50 mm Littoral rocheux et jusqu’à 150 m Prédateur de nombreux organismes tels que les bivalves, les balanes et les annélides tubicoles
7 à 51 m
golfe de Gascogne 45° 57’N à 47° 31’ N
Manche orientale ➜ mer du Nord 49° 35’N à 51° N



Buccinidae Dernier tour de spire représentant 60–75 % de la hauteur de la coquille qui peut mesurer 50–100 mm, voire plus Commun sur fonds meubles

Buccinum et Neptunea Le dernier tour occupe au moins 70 % de la hauteur de la coquille

Buccinum undatum (Linnaeus, 1758) Coquille de largeur supérieure à la moitié de la hauteur, souvent avec périostracum et à l’ouverture très large Sculpture de la coquille comprenant des côtes ondulées et des stries spirales Fasciole siphonal très marqué (cf. flèche bleue) Hauteur maximale: 110 mm Fonds durs ou meubles
2 à 121 m
golfe de Gascogne ➜ mer Celtique 45° 6’N à 51° 46’ N
Manche orientale ➜ mer du Nord 49° 24’N à 56° 15’ N



Buccinum humphreysianum (Bennet, 1824) La coquille sans côtes semble lisse, mais l’examen à la loupe révèle un fin quadrillage formée par le croisement des stries spirales et des lignes de croissance prosocline Tours peu bombés, le dernier occupant environ 70 % de la hauteur Fasciole siphonal peu marqué Couleur : blanc jaunâtre, avec des marques brun rouge Hauteur maximale: 45 mm Fonds meubles Plutôt en eaux profondes
138 à 544 m
golfe de Gascogne ➜ mer Celtique 43° 57’N à 49° 55’ N



Neptunea antiqua (Linnaeus, 1758) Coquille ressemblant superficiellement à Buccinum undatum , mais sans côtes Tours bombés Fasciole siphonal marqué Couleur: crème, parfois rougeâtre avec l’ouverture jaune Hauteur maximale: 140 mm Fonds variés 15 à 1 200 m Espèce carnivore se nourrissant de bivalves, d’annélides et de charognes
21 à 467 m
mer Celtique 48° 10’N à 51° 46’ N
mer du Nord (majoritairement) 53° 27’N à 56° 15’ N



Colus Le dernier occupe moins de 70 % de la hauteur de la coquille Fasciole siphonal peu marqué ou absent Coquille aux tours peu bombés et sans côtes ; sutures peu profondes

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