Bagels, cheesecakes et autres recettes Yiddish
120 pages
Français

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Description

Avec cet ouvrage, découvrez tous les secrets de la cuisine yiddish et retrouvez les plats cultes de Florence Kahn à la maison. Les meilleures recettes de la street-food : sandwich au pastrami, bagel, cheesecake, etc.
Les incontournables de la cuisine juive ashkénaze : houmentachn, tarama, caviar de poivrons, blinis, bortsch, pot-au-feu, strudel aux courgettes, mame boulettes, macarons aux amandes… Des plats et des douceurs pour les fêtes : lasagnes de Pessa’h, beignets de Hanouka, petits gâteaux de Pourim...


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 20 mars 2015
Nombre de lectures 176
EAN13 9782317009990
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0067€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Mon plus grand bonheur c’est de vivre cette aventure en famille : mes parents, mon frère, mes soeurs, mon mari, mes enfants.
Ce sont mes piliers, mes points d’ancrage dans le monde et ce que j’ai de plus précieux. Ils me donnent l’énergie chaque jour renouvelée de continuer ce dur et si beau métier.
BAGELS CHEESECAKES
& AUTRES RECETTES YIDDISH
-
Florence Kahn
Photographies Delphine Constantini
Stylisme Sidonie Pain
Collection dirigée par Brigitte Éveno
La cuisine et son incroyable pouvoir de transmission

Soyez les bienvenus dans ce quartier juif de Paris, à l’angle de la rue des Écouffes et de la rue des Rosiers.
Et bienvenue dans ma boutique !
C ette boutique est plus qu’une boutique pâtisserie-traiteur. Elle est l’ambassadrice d’une gastronomie en lente voie de disparition. J’aime être, dans ce quartier, le repère de ceux qui cherchent encore leurs racines. En ces temps modernes, où la poésie peine à trouver sa place, j’espère que ma boutique continuera à jouer ce rôle pour certains d’entre vous.
Dans la vie, on a tous besoin de se rattacher à quelque chose de bien ancré. Pour nos racines, c’est pareil. Les racines, bien enfouies en terre, sont aussi ce qui nous nourrit. Notre identité, notre culture, le judaïsme, ne se transmettent pas uniquement par la religion. La cuisine est un autre chemin. D’ailleurs, je n’ai pas que des clients religieux.
J’aime l’idée de retrouver nos racines grâce au goût et aux odeurs, susceptibles de nous rappeler l’histoire de nos aïeuls, entre douceur et douleur.
Je suis entrée dans ce métier par amour et j’y suis restée par amour du métier.
Cela a beaucoup touché mes parents que je reprenne cette boutique, car je dessinais ainsi à leurs yeux un trait d’union entre les générations, entre la religion et la famille.
Il y a de moins en moins de boutiques tenues par des familles juives dans le quartier. C’est important à mes yeux de conserver une certaine authenticité, une âme, entre tradition et modernité. Notre boutique est classée monument historique, ce qui nous assure que sa sublime façade ne sera pas détruite !
La rue des Rosiers et le Marais
L e quartier est riche de souvenirs pour moi. Mon arrière arrière-grand-père, qui était rabbin, habitait au 24, rue des Rosiers et tenait une boutique en rez-de-chaussée : il vendait à la fois des articles religieux et des articles de tailleur.
Dans les années 80, à mon arrivée dans le quartier, on vendait encore des poules vivantes dans la rue ! Pour Kippour, les caisses de poule s’entassaient et les files d’attente s’allongeaient devant le cho’het qui œuvrait. Les caniveaux étaient maculés du sang des volailles…

C’était un quartier très vivant. Il y avait Bella qui avait réponse à tout dans sa boutique d’où il était impossible de ressortir sans avoir acheté quelque chose, il y avait la marchande de poisson avec ses grosses lunettes qui vendait des carpes vivantes dans un mètre carré à peine de boutique, il y avait la boutique du marchand de journaux où l’on pouvait trouver des trésors introuvables du monde de la musique et de la littérature yiddish…
Quand les Juifs sont arrivés dans ce quartier, ils ont acheté de petits commerces alimentaires, ainsi assurés de trouver les produits et mets de leur culture.
Trouver 4 boulangers dans la même rue, ce n’est pas commun ! Et tous de la même famille : cousins et frères et sœurs associés…
À l’origine, c’était un quartier uniquement ashkénaze. Dans les années 60, les juifs d’Afrique du Nord se sont installés ici et ont commencé à travailler. Ils ont aussi acheté des boutiques.
Arrivés en France, les juifs ashkénaze avaient des prétentions énormes pour leurs enfants. En Pologne, impossible d’être propriétaire, impossible d’exercer un métier intellectuel. Leurs enfants, dans les années 70-80, ont commencé à faire des études et à pouvoir prétendre à un autre avenir. Il n’y avait plus personne alors pour reprendre le commerce familial. Les boutiques ont été vendues. Des créateurs, des designers ont remplacé les commerces de bouche. Le monde de la mode a fait monter les cotes.
Puis dans les années 80, le quartier est devenu à la mode. Et la communauté gay a commencé à s’y installer.
Ce sont deux communautés qui cohabitent parfaitement, respectueuses de frontières pourtant invisibles. La vie s’organise très bien comme ça. L’évolution des mœurs fait que tout se passe bien et tant mieux ! Ce quartier a évolué mais reste haut en couleur encore aujourd’hui et c’est ce qui plaît tant. On trouve ici un esprit village, surtout depuis que le quartier est devenu semi-piéton. On se retrouve à l’extérieur, pour manger, se balader. C’est un quartier incroyable, gorgé de trésors.

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