Le semainier du potager
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Le semainier du potager

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Description

Voici un guide à consulter au fil des semaines, truffé de conseils pour bien conduire son potager en étant sûr d’avoir le bon timing. Il offre des portraits de légumes et de plantes condimentaires à découvrir ou redécouvrir, et donne les différentes tâches à effectuer au potager, en pleine terre ou à l’abri. Il indique chaque semaine quelles sont les plantes qu’il faut semer, repiquer, planter, protéger des aléas climatiques, multiplier, récolter… Il présente les gestes essentiels à réaliser pour réussir son potager. Ce qu’il ne faut pas oublier de faire et les erreurs qu’il vaut mieux éviter de commettre.

Un livre à garder toujours à portée de main pour intervenir au bon moment et avoir de bons légumes toute l’année.


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 27 janvier 2015
Nombre de lectures 107
EAN13 9782815304238
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0056€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Robert Elger
Janvier

Semaine 1


Le dicton de la semaine

« En janvier, il vaut mieux voir un loup au jardin qu’un jardinier en chemise. »
Le portrait de la semaine


Le chou de Milan
Le chou de Milan est insensible aux aléas de la météo hivernale. Pluie, gel ou vent glacé, il s’en moque ! Avec ses feuilles épaisses et gaufrées, c’est de loin le plus rustique de tous les choux d’hiver, au point de s’attarder volontiers dans le potager jusqu’au printemps, et ceci sans protection aucune.
Les premiers choux de Milan se récoltent dès octobre. Il est cependant peu probable que les variétés d’automne, comme ‘Roi des milans’, ‘d’Aubervilliers’ ou ‘Gros des Vertus’, qui n’ont pas encore été récoltées aient déjà souffert du froid. Mais après Noël commence le règne des choux de Milan d’hiver comme ‘Roi de l’hiver’, ‘de Pontoise’ ou ‘Wirosa’ F1. Pensez à semer les premiers en mars-avril, les seconds en avril-mai. Le mieux est de les élever en plaque de culture, maintenue sous abri dans un premier temps, puis mise à l’extérieur une fois les premiers beaux jours installés.


Par temps froid et sol couvert de neige, il est indispensable de nourrir les oiseaux. Mais c’est encore mieux de penser, dès maintenant, au printemps à venir. Installez votre nichoir aujourd’hui — vous avez jusqu’en février, dernière limite. Une fois habitués à votre abri, les oiseaux l’adopteront plus volontiers.



À faire cette semaine...
au jardin
Si le thermomètre chute brutalement, posez une couverture de paille hachée sur les légumes toujours en place au jardin. Sur ceux qui pourraient souffrir du froid comme les carottes, les laitues d’hiver et les chicorées italiennes, mais aussi sur les légumes-racines rustiques comme les crosnes, topinambours, poireaux, panais, salsifis et scorsonères dont la récolte serait compromise une fois la terre gelée.
Déposez les dernières fumures sur les parcelles déjà travaillées. Ne les enfouissez pas, surtout si le fumier que vous venez de faire livrer vous paraît très pailleux.
C’est cependant un mélange de fumier de cheval très récent qu’il vous faudra pour monter votre couche chaude. Passez commande auprès d’une pension de chevaux ou d’un manège d’équitation situé à proximité de chez vous.


Pensez-y !

Les fèves sont des légumes peu exigeants. Plus rustiques que les pois, elles résistent à des températures de -3 à –5 °C. La plante cesse même de bien pousser au-delà de 15 °C. Dans les civilisations arabes, les fèves incarnent la fécondité et cette semaine, dans la galette des rois, elles vous parleront de bonheur et de prospérité.


Les premiers choux d’hiver sont récoltés après les premières gelées, les derniers se maintiennent jusqu’en mai. Ils pourront alors vous gêner pour préparer vos parcelles pour le printemps. N’hésitez pas à les arracher avec leurs mottes et repiquez-les « en jauge », c’est-à-dire de façon provisoire, là où ils ne dérangent personne. Ils se conservent ainsi jusqu’au printemps. Par ailleurs, leur récolte en sera facilitée par grand froid, surtout si vous prenez la précaution de les couvrir de quelques brassées de paille.
à l’abri
Durant la nuit et même pendant les journées où la température ne remonte pas au-dessus de 0 °C, maintenez les châssis et coffres contenant les chicorées scaroles et frisées d’hiver recouverts de paillassons de seigle ou de paille de riz. Mais dès que le temps le permet (températures positives), aérez toutes les cultures sous abri.
Quel que soit le temps, il est encore trop tôt pour les premiers semis. Profitez-en pour lister vos besoins en graines pour l’année.

Le geste de la semaine
De vieilles graines en stock ? Pour vous éviter des déconvenues lors des prochains semis, vérifiez la germination de vos anciennes semences.
Pour tester vos graines
1. Préparez un papier absorbant sur lequel vous tracerez au crayon gras (qui ne s’efface pas à l’eau) des cases de 5 cm de côté. Inscrivez sur chaque case le nom d’une variété à tester.
2. Placez le papier dans une terrine de semis vide et posez sur chaque case les graines à contrôler (25 pour les petites graines, 10 pour les plus grosses, telles celles des légumineuses – pois, fèves ou haricots).
3. Humidifiez graines et papier avec un brumisateur. Le papier et les graines, sans être détrempés, ne doivent jamais sécher.
4. Placez le tout à 20 °C. Une plaque de verre posée sur l’ensemble empêchera les graines de se déshydrater et vous évitera un fastidieux suivi par brumisation.
5. Tous les 2 jours, pointez l’apparition des jeunes pousses.
Le pourcentage des germinations doit se situer entre 60 et 100 %. Éliminez définitivement les sachets dont les graines n’ont pas levé après 10 jours.
le coin des condimentaires
Si la neige est au rendez-vous, secouez les branches du laurier-sauce et autres plantes à feuillage persistant en cas de chutes importantes.
Si le temps le permet, épandez du compost ou du fumier composté sur les bordures d’oseille et les fraisiers.


Mémo-récoltes Récoltez topinambours, choux de Bruxelles, choux frisés, poireaux, panais, salsifis et scorsonères, ainsi que les derniers choux pommés, rutabagas et navets – si l’automne et l’entrée de l’hiver ont été particulièrement froids, ceux-ci auront maintenant gelé si vous n’avez pas pris la précaution de les mettre à l’abri. Il n’est pas rare que les moins fragiles des radis d’hiver comme ‘Rose de Chine’, ‘Bleu de Hild’ ou ‘Noir poids d’horloge’ se soient maintenus même en pleine terre. Surveillez les légumes mis en réserve à la cave : pommes de terre – dont il faut régulièrement enlever les germes –, courges d’hiver, céleris-raves, oignons, ails et échalotes. Éliminez ceux qui paraissent douteux. Continuez à forcer régulièrement les endives ‘Witloof’ et la chicorée ‘Barbe de capucin’. Vérifiez les légumes en silo : carottes, betteraves rouges et céleris-raves. Aérez celui-ci par temps sec et doux.

…une bonne cave
Une bonne cave n’est ni trop sèche, ni trop humide ; ni trop froide, ni trop chaude (idéalement entre 8 et 12 °C). Elle vous rendra alors de fiers services. Vous pourrez y conserver les légumes sensibles aux grands froids comme les pommes de terre, les céleris-raves et les courges d’hiver. De même, beaucoup de fruits de garde, tels les pommes, les poires et même les actinidias (kiwis) s’y maintiendront pendant plusieurs mois. Vous pourrez également y entreposer vos géraniums et lauriers-roses en pots.


Drôle de légume
Le rutabaga
Il vous reste peut-être en cave quelques racines de ce légume insolite, jadis omniprésent au potager. Ce nordique – il n’est pas pour rien surnommé « chou de Suède » ! – aurait même pu se maintenir en l’état au jardin. S’il est plus rustique que le navet, son goût est également plus prononcé, évoquant à la fois le navet et le chou. Jeune, le rutabaga a cependant une saveur plus fine. Arrachez ces racines en automne et stockez-les en cave ou en silo, après les avoir laissées ressuyer quelques jours à même le sol.

Ne vous laissez pas prendre
Une fois la terre gelée, la récolte des carottes, des panais et des crosnes est impossible. Dès les premières baisses conséquentes de température — en particulier si elles sont censées se prolonger —, recouvrez de feuilles mortes ou de paille tous les légumes-racines hivernant au jardin. Quitte à ôter à nouveau la couverture de protection à chaque redoux !
Janvier

Semaine 2


Le dicton de la semaine

« Huit jours de neige, c’est une mère. Plus, c’est une belle-mère. »
Le portrait de la semaine


Le poireau
S’il en est un qui fait le poireau au potager actuellement, c’est bien lui ! Avec ses longues feuilles larges et planes s’engainant à la base en pied épais, il est le légume emblématique des jardins en hiver. Selon les variétés, la couleur des feuilles varie du vert-jaune au vert sombre, en passant par le bleu souvent fortement nuancé de violet. Ces derniers sont les plus résistants au froid et se récolteront jusqu’en mai.
La saison de végétation du poireau est particulièrement longue puisqu’elle court sur les 12 mois de l’année. Débutez vos premiers semis à l’abri, sous tunnel ou châssis, dès fin février et mars. Commencez par les variétés précoces comme ‘Gros jaune du Poitou’, ‘Géant précoce’ ou ‘Gros long du midi’. Semez les variétés d’hiver comme ‘de Gennevilliers’, ‘de Mézières’ ou ‘Bleu de Solaise’ en mars ou avril.


Drôle de légume
Le chou frisé
Beaucoup de choux sont résistants au froid, mais le plus rustique de tous, très apprécié des jardiniers du Nord et de l’Est, est bien le chou frisé. Ce chou à pied court ne pomme pas mais s’élève à 90 cm de hauteur, plus encore pour certains cultivars. Sa tige droite et épaisse se couronne d’une rosette de feuilles lisses et frisottées, profondément découpées, vertes ou pourpres selon les variétés. Ce chou, qu’on dénomme également « chou plume » est certainement le chou le plus élégant du potager en hiver.



À faire cette semaine...
au jardin
Surveillez la neige. Si les chutes persistent, renouvelez les contrôles et interventions du début de mois.
Terminez d’épandre les dernières fumures sur les parcelles déjà travaillées. Si les travaux du sol ne sont pas achevés, c’est le moment d’y penser – pour peu que la météo le permette !
Par temps doux, découvrez les mâches et les laitues d’hiver afin d’aérer ces légumes sensibles à diverses affections cryptogamiques, les premières à l’oïdium (taches blanchâtres sur le dessus des feuilles), les secondes à des nécroses et pourritures. Dès que le froid s’annonce à nouveau, remettez les voiles en place. Si ces maladies vous frustrent d’une partie de vos récoltes, pensez à ajouter à votre commande de graines des variétés résistantes. Optez pour ‘Jade’, une mâche particulièrement rustique et peu sensible aux maladies. Et ‘Val d’Orge’ est certainement la laitue d’hiver qui vous causera le moins de souci.
Attendez que les oiseaux aient picoré toutes leurs graines pour remplir à nouveau les mangeoires.
Le fumier frais de cheval est maintenant livré ; c’est le moment de monter votre couche chaude.
Pas de zèle intempestif ! Même par temps favorable, n’anticipez pas les semis du mois prochain.


Pensez-y !

Si la neige s’attarde trop longtemps sur les végétaux persistants, elle brûle leurs feuilles qui alors noircissent. Par ailleurs son poids peut provoquer des bris de branches. Secouez les branches et faites tomber la neige.


La teigne du poireau est la larve d’un papillon qui n’est pas des plus élégants et porte un nom plutôt barbare : Acrolepiopsis assectella . Particulièrement crainte des jardiniers, elle creuse la tige et, les années d’attaque intense, fait totalement dépérir le plant. Le traitement en culture est difficile. Si les dégâts ont été particulièrement importants cette année, arrachez vos poireaux afin de les congeler et débarrassez-vous des feuilles périphériques qui renferment des larves du parasite. Vous limiterez ainsi les attaques pour l’année à venir.
à l’abri
Durant la nuit et même pendant les journées très froides, maintenez la protection des châssis avec divers paillassons. Aérez néanmoins dès que le temps le permet.
C’est encore trop tôt pour vos premiers semis, même sous couvert !
Profitez de quelques jours de mauvais temps pour changer l’huile de vos éventuels matériels à moteur thermique (motoculteur, motobinette, tondeuse, etc.).

Le geste de la semaine
Le fumier de cheval est un fumier « chaud » qui, en poursuivant sa maturation, continue à dégager de la chaleur. Une couche chaude utilise cette chaleur pour permettre d’anticiper de quelques semaines les premières mises en culture.
Pour monter votre couche chaude
1. Montez trois lits successifs de 30 cm de haut de fumier frais mélangé à des feuilles mortes de l’automne dernier.
2. Tassez et piétinez de façon à ce que votre couche atteigne une hauteur de 75 cm environ.
3. Installez ensuite un coffre en bois et remplissez-le de 20 cm d’un mélange moitié terre et moitié compost. Recouvrez-le immédiatement d’un châssis ou d’une plaque de polyéthylène.
Dans les 3 jours qui suivent se met en place un violent dégagement de chaleur – jusqu’à 85 °C, le « coup de feu », qui dure 4 ou 5 jours. Attendez que la température du terreau se stabilise à 20-25 °C pour procéder à vos premiers semis. Réalisée dans les règles de l’art, votre couche chaude devrait se maintenir à 18-20 °C pendant 2 mois au moins.
le coin des condimentaires
Vérifiez les protections hivernales pour l’estragon, le laurier-sauce et toutes les condimentaires sensibles au froid. Au besoin, doublez-les.

Ne vous laissez pas prendre
Les jeunes pieds de laurier-sauce peuvent souffrir irrémédiablement du froid. Cependant, si la partie aérienne des plantes bien implantées gèle parfois, la souche redémarre souvent au printemps. N’arrachez donc pas de façon prématurée votre laurier-sauce noirci par l’hiver. Coupez-le court en mars et patientez. Ce pied que vous croyez mort vous étonnera peut-être d’ici à quelques semaines en redémarrant vigoureusement.


Mémo-récoltes Les légumes très rustiques se maintiennent au jardin : choux de Bruxelles, choux pommés et choux frisés, poireaux, topinambours, carottes d’hiver, panais, salsifis et scorsonères. Si l’entrée d’hiver n’a pas été trop brutale, vous récoltez maintenant vos ultimes rutabagas et navets maintenus en place. Inspectez régulièrement les produits mis en réserve et éliminez ceux qui paraissent douteux. Vérifiez les légumes en silo. Aérez celui-ci quand le temps le permet. Continuez à forcer les endives ‘Witloof’ et la chicorée ‘Barbe de capucin’.


Les choux d’hiver cueillis après les premiers froids sont bien plus savoureux. Attendez donc les premiers gels pour récolter vos choux de Bruxelles, choux frisés, choux pommés et choux de Milan. Leur saveur sera plus marquée certes, mais aussi plus délicate et, une fois cuits, leur texture gagnera en finesse.


…les premières floraisons
Les floraisons en janvier ne sont pas légion, mais elles existent. L’éranthe d’hiver d’abord, un petit « bouton d’or » avant la lettre qui épanouit ses fleurs jaunes de très bonne heure, de même que les premiers crocus botaniques. La rose de Noël ( Helleborus niger ) joue maintenant les prolongations. Les viburnums d’hiver, tout comme le chimonanthe précoce et Hamamelis mollis ouvrent leurs fleurs même sous la neige. Rien à voir avec le feu d’artifice du printemps mais, dans ces jours de grisaille, un peu de couleur, c’est beaucoup de couleur !
Janvier

Semaine 3


Le dicton de la semaine

« À la Saint-Fabien et Saint-Sébastien (20 janvier), la sève monte dans les arbres. »
Le portrait de la semaine


L’artichaut
L’artichaut est très cultivé dans le Sud où il est nommé barigoule. Ce n’est pas qu’il soit particulièrement difficile, mais que voulez-vous, le froid, ce n’est pas son truc ! Il souffre irrémédiablement si la température s’attarde trop longtemps autour de –10 ° à –12 °C. D’autre part, il redoute autant la sécheresse en été que l’humidité et le froid en hiver. Mais, ces exigences climatiques posées, il est plus aisé à cultiver qu’il n’y paraît.
Jadis « œilletonné » (c’est-à-dire multiplié à partir de jeunes pousses latérales apparues à hauteur de la souche), l’artichaut est aujourd’hui semé. Déposez vos graines au chaud, en mars, dans les alvéoles d’une plaque de culture, en les recouvrant légèrement. Comptez 15 jours pour les voir lever. À 5 cm de haut, repiquez-les en pot. Puis, au milieu du mois de mai, plantez-les à demeure tous les 8 cm.


Le froid facilite la levée de dormance de la plupart des semences. Les graines dont la germination au printemps est capricieuse, celles des carottes, de la raiponce ou du cerfeuil tubéreux, gagnent à être stockées au réfrigérateur et même au congélateur quelques semaines avant le semis.



À faire cette semaine...
au jardin
Finissez maintenant d’évaluer vos besoins en graines, bulbes (ails, oignons, échalotes) et tubercules (pommes de terre) pour le printemps, et passez commande.
Débarrassez d’un coup de balai la neige des structures un peu fragiles comme la cabane de jardin, la serre et le tunnel, notamment si d’autres chutes de neige sont attendues.
Par temps froid et surtout si le sol reste recouvert de neige, continuez régulièrement à nourrir les oiseaux.
Conservez à portée de main les voiles de protection. Maintenez-les en permanence sur les mâches et laitues d’hiver.
Raffermissez et éventuellement complétez votre couverture de feuilles mortes ou de paille au pied de vos artichauts.
Si la terre n’est ni gelée ni trop humide, terminez les gros travaux du sol.
Si ce n’est déjà fait, révisez votre motoculteur ou motobinette (vidange, filtre à air, mise à niveau de l’essence dans le réservoir).
à l’abri
Maintenez recouverts pendant la nuit les châssis abritant vos chicorées et laitues d’hiver. Si la température se maintient en dessous de 0 °C, ne les découvrez que quelques heures le jour. Et même pas du tout si la journée reste glaciale. Dès que le thermomètre remonte, aérez.
Semez sous serre ou tunnel vos premières laitues à forcer. Par temps froid, il faudra souvent attendre 3 à 4 semaines pour voir la graine germer. Pour tous les autres semis, c’est toujours trop tôt.


Mémo-récoltes Récoltez, selon les besoins, les topinambours, les choux de Bruxelles, de Milan et frisés, ainsi que les poireaux, panais, salsifis et scorsonères. Maintenez un contrôle régulier des produits mis en cave ou en silo. Tant qu’il reste des racines disponibles, continuez à forcer les endives ‘Witloof’ et la chicorée ‘Barbe de capucin’.


Maintenez en place les tiges et les feuilles maintenant desséchées des condimentaires et des légumes pérennes sensibles au froid comme les artichauts, le chou vivace de Daubenton ou l’estragon. Le froid et les gelées les feront s’affaisser sur la souche en la coiffant comme le ferait un bonnet, protégeant ainsi les pieds des températures trop basses. Attendez mars et le retour du beau temps pour procéder à leur toilettage.
le coin des condimentaires
Veillez au maintien des protections hivernales, en particulier sur le laurier-sauce et le romarin. Vérifiez que le vent n’a pas emporté le lit de feuilles mortes recouvrant la souche d’estragon. Sous abri non chauffé, les jeunes condimentaires vivaces en pots, semées ou bouturées l’été précédent, peuvent nécessiter une protection supplémentaire (voile de protection, paille hachée en couverture).

Le geste de la semaine
Traditionnellement, qu’il pleuve, vente ou neige, c’est le 17 janvier – jour de la Saint-Antoine – qu’est semée la laitue… de Saint-Antoine. Même si un tapis blanc recouvre le potager, semez vos graines à l’endroit où vous souhaitez les voir germer. La neige, en fondant, les collera au sol et le premier redoux leur permettra de germer.
Pour semer la laitue de Saint-Antoine
1. Émiettez d’un coup de griffe le sol bêché ou aéré à l’aérabêche en automne, puis égalisez la surface au râteau.
2. Dispersez les graines à la volée, sans trop les serrer, et griffez très superficiellement pour les enfouir légèrement dans la terre.
3. Tassez le sol en surface et arrosez pour faire adhérer les graines à la terre.
Il existe bien une variété de laitue dénommée ‘Saint-Antoine’, mais toutes les variétés de laitues de printemps comme ‘Reine de mai’, ‘Dorée de printemps’ ou ‘Le bon jardinier’ conviennent à cet insolite semis qui introduit les premières semailles de l’année.


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