Mon jardin ne me coûte plus un radis
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Description

Pour profiter d’un beau jardin, pourquoi serait-il nécessaire de dépenser beaucoup d’argent ? Jardiner à petit prix est en effet une pratique ancestrale basée avant tout sur le bon sens et le respect des rythmes de la nature. Or économie et respect de l’environnement forment un duo aux effets bénéfiques : ils nous conduisent à recycler les végétaux pour fabriquer du compost au lieu d’acheter des engrais, à éliminer pesticides et herbicides aussi coûteux que dangereux… Et le jardin devient même rentable lorsque le potager se met à produire de belles récoltes de légumes gorgés de vitamines destinés à toute la famille. Rédigé avec humour, cet ouvrage vous propose de découvrir toutes les techniques, les bons gestes, les astuces, les réflexes d’achat indispensables, les tours de main utiles… pour jardiner sain et de manière économique… tout cela sans vous raconter de salades !

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 09 mars 2012
Nombre de lectures 19
EAN13 9782815301718
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0056€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Avant-propos

En l’an 2000, paraissait Un beau jardin à petit prix . Le temps était déjà aux économies sans pourtant qu’on parle de crise… 10 ans plus tard, on n’hésite plus à la nommer et pour que le jardin demeure le loisir préféré des Français, voici remises au goût du jour les techniques et astuces pour qu’il reste non seulement économe, mais devienne carrément rentable en retrouvant sa vocation à nous régaler.
Si fleurs et gazon ont conservé toutes leurs capacités à réjouir nos sens, les prix qui flambent et la piètre qualité des fruits et légumes nous incitent à redécouvrir les bienfaits du potager. Ainsi, n’hésitez plus à retourner un bon carré de pelouse au profit de plantes qui ne se dévorent pas uniquement des yeux. Sautant allègrement la case « courses de la semaine », tomates, fraises et salades passent directement du potager à l’assiette !
Pour augmenter encore le crédit, cultivez « bio » bien sûr, car au jardin, économie et respect de l’environnement s’accordent parfaitement. On recycle gazon et feuilles mortes pour fabriquer son compost au lieu d’acheter des engrais. On oublie pesticides et herbicides aussi coûteux que douteux et on s’applique à réguler les nuisibles en accueillant des insectes utiles dans un jardin toujours plus vivant et sain.
En cultivant fleurs et légumes, apprenez bien sûr à alléger votre silhouette et votre moral : encore des économies en perspective… Observer la nature en direct (le plus fidèle des grands écrans) remet les idées en place et on se reprend alors à rêver… Du blé, de l’oseille, du beurre dans les épinards et la cerise sur le gâteau, le tout pour pas un radis : promesses jardinières tenues !
Annie Lagueyrie-Kraps
Semer et multiplier

Dans sa forme la plus élémentaire – la graine –, la plus belle des plantes ne coûte presque rien ! Et pour concevoir votre jardin, vous disposez d’un choix infini et de solutions étonnantes pour un prix minime. Grâce au semis, vous pouvez récolter des tomates de toutes les couleurs, des fruits en 3 ou 4 ans et faire pousser des fleurs de 2 m de haut en quelques mois. Semer des arbres, c’est possible aussi. Et puis il y a le bouturage, cette formule magique qui permet de donner vie à une petite branche coupée au sécateur. Une petite branche, 10 petites branches et c’est toute une haie qu’on obtient sans rien débourser ! À l’origine du plus beau des jardins, quelques gestes suffisent. Tout peut même commencer dans un pot à la maison ou sur le rebord d’une fenêtre. Élever ses plantes, au lieu de les acheter déjà toutes faites, conduit à s’y attacher bien davantage. Très vite, leur entretien ne représente plus une corvée : on a juste envie de les conserver belles et en bonne santé. Et c’est ce qui fait toute la différence.
C’est fou ce qu’on sème !

Un sachet de graines de laitue contient en puissance 3 000 laitues. Connaissez-vous un moyen plus économique pour manger de la salade ? Un jardin entier peut ainsi tenir dans quelques sachets de graines. Certes, toutes ne germeront pas, mais il en restera toujours assez pour satisfaire les besoins d’une famille.
Fines herbes au mètre
Vous trouverez à la vente des semences conditionnées en rubans. Tracez un sillon, déroulez le ruban, refermez et arrosez : c’est tout ! Pour un prix similaire à celui d’un sachet, vous avez moins de graines, mais la levée est plus sûre et vous bénéficiez d’un assortiment : persil, aneth, basilic... Au bout du compte, c’est parfois plus intéressant que d’acheter un paquet de chaque espèce.


La tomate, médaille d’or
Ces dernières années, on redécouvre toutes les couleurs de la tomate : rouge, orange, jaune, rose, noire, verte. Pas plus difficiles à semer ou à cultiver que les autres, ces plants sont encore rares dans le commerce et deux fois plus chers que les autres. Quant aux fruits, ils sont vendus à prix d’or, voire introuvables. Commencez par les variétés à petits fruits, qu’il n’est pas nécessaire de tailler : ‘Gardener’s Delight’, ‘Poire jaune’, ‘Orange Berry’, ‘Green Grape’, ‘Snowberry’.
Arbres et arbustes
Pour installer une haie, une bande boisée ou un petit bosquet, vous pouvez aussi semer des graines d’arbres ou d’arbustes dans des pots, avant de les repiquer en terre. Vous récolterez facilement celles des érables ou de l’arbre de Judée : elles sont bien visibles dans des gousses pendantes de formes variables. Les graines de pins sont dans leurs pommes. Le laurier-sauce et les éléagnus ( Elaeagnus x ebbingei ) forment des baies qui germent facilement. Un marron se sème comme un noyau de pêche.

Regroupez-vous pour partager
Créez une petite association entre amis, voisins ou en famille et semez chacun quelques sachets. Une fois les plants formés, répartissez votre production. Chacun profitera d’une belle diversité pour un prix et des efforts mesurés.
100 kg pour quelques noyaux…
Facile à réussir : le semis de pêche de vigne. En novembre, plantez un noyau par pot, que vous placerez au pied d’un mur au jardin. Le froid et l’humidité déclencheront la germination au printemps. Si vous repiquez les plants en pleine terre au cours de l’hiver suivant, vous dégusterez les premières pêches 3 ans plus tard. En plus, vous aurez des plantes résistantes aux maladies, dont la terrible cloque du pêcher.
Des vivaces en abondance
Semer au printemps c’est bien, mais cela concerne surtout des plantes annuelles, dont la durée de vie n’excèdera pas quelques mois. L’été, en revanche, est une époque favorable au semis de plantes vivaces qui vont se développer en quelques semaines, passer l’hiver sans problème au jardin, fleurir l’année prochaine et de nombreuses années encore. L’opération est d’autant plus intéressante qu’un seul plant, généralement acheté en godet, coûte le prix d’un sachet de graines. Pour commencer, essayez le gaura, le rudbéckia, la rose trémière, la gaillarde ou la molène que vous apprécierez pour leur longue période de floraison.
Il n’est pas cher mon géranium !
Géraniums, impatiens et pétunias constituent les plus grosses ventes de plantes saisonnières en godets. Pour le prix de 10 plantes qui rempliraient 3 petites jardinières, vous pourrez semer de quoi gagner le concours du plus grand balcon fleuri ! Le nombre de graines est indiqué sur le paquet : il peut varier d’une quinzaine pour une impatiens à fleurs doubles, à 200 pour une variété à fleurs simples… Mariez les deux sortes pour allier originalité et quantité. Semez en mars sous abri.
Semer au jardin

Le plus simple, c’est de semer les graines directement dans la terre du jardin. Le matériel, l’arrosage et l’attention nécessaires se trouvent ainsi réduits au minimum. Les frais aussi ! De plus, les plantes obtenues, élevées en plein air, se révèlent résistantes. Voici des conseils pour tirer le meilleur parti de chaque sachet.

La bonne époque
Pour bien réussir, un semis doit lever rapidement, sans quoi les graines profitent surtout aux oiseaux, rongeurs… Au printemps, il est donc inutile de semer quand le sol est encore froid. Mais dès fin mars, quelques légumes sont courageux : carotte, échalote, oignon, poireau, certains radis et les laitues, qui préfèrent germer quand il fait frais. En avril, c’est le temps des fleurs : capucine, cosmos, pavot de Californie, pois de senteur. Attendez la fin des gelées (entre le 15 avril et le 15 mai du Sud au Nord) pour les plantes originaires de contrées plus chaudes : haricot, courge, tabac d’ornement, zinnia, œillet d’Inde.
Étalez les récoltes
Programmez vos semis en fonction de votre consommation. Par exemple, semez 1 m de laitues et conservez au sec les graines en excès dans le sachet. Après germination, procédez au repiquage. Faites des semis 2 fois par mois pour cueillir environ une salade par jour pour 4 personnes.
Mettez le poquet, pas le paquet !
Pour économiser les graines, semez-les par groupes de 3 à 5 dans des trous dont l’espacement correspond à la distance nécessaire entre 2 plantes adultes. Quand les graines ont levé, conservez 1 ou 2 plants par poquet et arrachez les 2 ou 3 moins beaux. Très utilisée pour les grosses graines (haricot, capucine, pois de senteur), la méthode peut s’appliquer à de plus fines (cosmos, œillet d’Inde), qu’on sème alors du bout des doigts.
La semeuse est gaspilleuse
Semer les graines à la volée d’un geste large et assuré n’est pas à la portée du premier venu. En effet, un petit cosmos (ou une grosse laitue) a au moins besoin d’un carré de 30 cm de côté pour bien se développer. Or le débutant sème souvent trop serré, répandant un sachet dans 1 m 2 , suffisant pour 9 plants tout au plus : un vrai gâchis ! Pour bien disperser les graines, mélangez le contenu du sachet avec 2 ou 3 poignées de sable sec, secouez bien et semez le tout par petites quantités. Les graines, réparties dans le sable, se retrouveront assez éloignées en terre pour qu’un grand nombre de jeunes plants puissent être conservés.
Légumes en rang d’oignons
Semer en ligne dans des sillons bien tracés permet un meilleur contrôle de la distribution des graines. En visualisant bien votre champ d’action, vous ne sèmerez pas au hasard. Recouvrez les sillons de terreau bien noir pour les repérer et pour concentrer la chaleur. Vous pourrez facilement identifier les mauvaises herbes qui germeront en dehors et les arracher.
La juste quantité
Au dos des paquets de graines figure une date limite de conservation qui varie en fonction du mode de stockage (température, humidité). Dans la plupart des cas, mieux vaut n’acheter que les graines nécessaires et les utiliser dans l’année. Inutile de collectionner trop longtemps les paquets entamés.
Repiquage : rien ne se perd
Si votre semis est trop serré, arrachez les plants excédentaires dès qu’ils ont 4 ou 5 feuilles. Arrosez la terre auparavant pour faciliter l’opération et conserver les racines en bon état. Il suffira de les replanter plus loin et de les arroser. Vous pouvez procéder ainsi pour les laitues, les choux, les poireaux mais pas pour les légumes dont on mange les racines : carotte, radis, navets.
Semer dans la maison

Profiter de la chaleur ambiante de la maison est un moyen économique pour semer les espèces frileuses. Vous pouvezainsi les semer plus tôt, récolter des légumes primeurs et admirer des fleurs précoces. En climat froid, cela permet aussi d’avancer la culture des variétés tardives.

Un semis, ça peut fondre…
Chaleur et humidité, favorables à la germination, le sont également au développement de certains champignons microscopiques qui s’attaquent aux tiges des jeunes plantules. Pour limiter les risques, semez plutôt quelques graines dans plusieurs godets que tout le sachet dans une caissette plus vaste. Si un godet est contaminé, les autres seront peut-être épargnés. Vous pouvez réutiliser les godets plusieurs années de suite si vous les nettoyez soigneusement à l’eau très chaude.
Semoir improvisé
Ne semez pas plus de 3 à 5 graines par godet. Pour les plus grosses, c’est facile. Quand elles sont très fines, versez la bonne quantité sur un rectangle de papier plié en deux : vous pourrez toujours recommencer si vous avez eu la main trop lourde.
Limiter la concurrence
Quand la plus grande partie des graines a germé, conservez une jeune plante par godet. Pour supprimer les autres plantes, agissez tôt sinon elles s’affaiblissent mutuellement jusqu’à ce que les plus fortes prennent le dessus. Inutile d’arracher les plantules excédentaires : vous risquez de bousculer les voisines, car les racines sont souvent emmêlées. Saisissez la base de la tige entre le pouce et l’index pour la couper net ou utilisez des ciseaux.
Chauffage sans supplément
Pour entretenir une douce chaleur sous vos godets, posez-les à proximité d’un radiateur. Profitez de façon générale de tous les supports en hauteur : la température y est toujours plus élevée qu’au ras du sol, sauf pour les privilégiés qui possèdent un chauffage par le sol à basse température.

Arrosez à l’eau de pluie
Le calcaire et le chlore sont néfastes aux plantes. Préférez l’eau du ciel ; de plus, elle est gratuite. En zone industrielle vraiment polluée, évitez de recueillir la première pluie tombée du toit : attendez le second rinçage…
Un bon terreau, ça compte aussi !
Testez votre terreau pour savoir s’il retient la juste quantité d’eau : une fois bien imbibé, le terreau d’un godet doit être encore humide au bout de 2 jours, mais pas détrempé. Si le mélange reste trop mouillé, ajoutez du sable. Les semis sont fragiles : n’utilisez pas un terreau qui a déjà servi. Il peut renfermer des germes ou des parasites nuisibles. Pour semer de petites quantités, on peut investir sans se ruiner dans un sac de terreau spécial semis.
Idées récup’
Les godets de récupération ne manquent pas ! En tête du hit-parade figurent les pots de yaourt en plastique, qu’il est facile de percer d’un petit trou dans le fond pour assurer le drainage. Pour les transporter facilement et éviter de tremper l’environnement à chaque arrosage, placez-les dans un plateau ou une caissette en polystyrène récupérée chez le poissonnier. Surélevez les pots sur un lit de gravillon pour que le fond ne baigne jamais dans l’eau. Couvrez le tout d’une simple vitre ou d’une feuille de plastique transparent, jusqu’à la germination.
Des générations gratuites

Acheter les graines en sachets, c’est économique, mais les récolter soi-même pousse encore plus loin l’avantage. C’est le meilleur moyen d’apprendre à observer les plantes et d’en découvrir de nouveaux aspects. Semer votre récolte vous permettra d’obtenir de nouvelles couleurs de fleurs ou d’autres formes de légumes…
Appréciez enfin les fleurs fanées
Une graine, ça commence dans une fleur. Aussi, réfléchissez à deux fois avant de vous précipiter sur la cisaille et le sécateur. Pour ne pas épuiser les plantes, coupez la plupart des tiges défleuries pour en conserver simplement quelques-unes. Pour cela, repérez les plus belles fleurs lorsqu’elles sont épanouies, surtout si elles poussent sur un plant vigoureux qui a fleuri plus tôt que les autres. Marquez les tiges à l’aide d’un brin de raphia. C’est en sélectionnant ainsi les porte-graines (la plante sur laquelle on prélève les graines) qu’on obtient au fil du temps des fleurs plus doubles, de nouveaux coloris, de meilleures saveurs mais aussi des plantes mieux adaptées aux conditions de votre jardin, saines et résistantes.

Conservez vos tomates de collection
Si vous semez des légumes anciens dont les graines sont rares, n’oubliez pas de conserver leur semence. Pour les tomates, par exemple, sélectionnez de beaux fruits très mûrs sur des plantes ayant bien résisté aux maladies. Ouvrez-les en deux et déposez dans un bocal les graines et le jus. Laissez fermenter jusqu’à l’apparition d’une moisissure blanche. Nettoyez immédiatement les graines à l’eau, puis déposez-les sur une assiette pour qu’elles sèchent. Séparez-les avant de les stocker au sec.

Cultivez vos dons d’observation
Chez les fleurs de type « marguerite » (tournesol, œillet d’Inde, cosmos, zinnia, soucis), les graines se forment dans le cœur de la fleur. D’autres sont regroupées en épis (céréales), contenues dans des capsules de formes variées (muflier) ou des gousses (pois, haricot). D’abord verts, ces fruits virent au brun, puis sèchent peu à peu pendant la maturation des graines, le temps que la plante transfère son bagage génétique aux semences. Quand elles sont mûres, le fruit les libère : le jeu consiste donc à le cueillir bien sec, mais avant que les graines ne s’en échappent !
Idées récup’
En vue de la récolte et du séchage des graines, conservez de grandes enveloppes. Vous pourrez y enfermer des tiges entières pour recueillir les graines issues de capsules qui s’ouvrent brusquement (bleuet, pavot de Californie, impatiens) ou qu’il est difficile de récolter sur la plante du fait de leur finesse (fleurs en ombelles de type fenouil, carotte). Quand vous observez que les premières tombent, placez une enveloppe sur une tige comportant des graines presque sèches, liez le bas de l’enveloppe autour de la tige et laissez sécher tant qu’il fait beau. Sinon, coupez la tige et rentrez le tout jusqu’à ce que les graines soient libérées naturellement dans l’enveloppe. Il sera temps alors de les transférer dans une enveloppe plus petite à cacheter sans oublier d’y inscrire le nom de la plante. Conservez ensuite la petite enveloppe dans une boîte en fer dans un endroit sec, mais pas trop chaud : à 10 °C, la durée de conservation des graines est trois fois plus longue qu’à 20 °C.

Chasse au trésor
S’il est interdit de prélever des plantes entières dans la nature, il est possible, sans mettre leur survie en péril, d’en récolter quelques graines. Profitez de vos sorties de fin de semaine pour partir en quête. On entend bien les graines dans les pommes de pin quand on les secoue avant qu’elles ne soient pillées par les écureuils. Repérez aussi les gousses qui pendent des arbres ou prélevez les pépins des petites pommes sauvages. Les graines de rose trémière sont de petits disques bien rangés dans une capsule ronde et plate. Pensez à faire participer les enfants à cette expédition.
Des couleurs à inventer
Le semis vous permet de multiplier les plantes et le hasard vous aide à en obtenir des nouvelles, totalement inédites. Ainsi, les graines récoltées sur les pavots, les ancolies, les digitales, les hellébores et beaucoup d’autres donneront souvent des fleurs d’une couleur différente de celle d’origine. Ce coloris est tout simplement celui d’un parent ou d’un grand-parent de la lignée qui va réapparaître, comme dans nos familles où, tout à coup, naît un enfant aux yeux bleus après 3 générations d’yeux bruns ! Vous pouvez forcer un peu la nature en plantant côte à côte des coloris que vous souhaitez mélanger. Pour conserver le coloris d’une fleur annuelle, vous devrez racheter des graines chaque année d’une variété bien fixée par le travail de sélection des professionnels. Attention, les hybrides F1 sont toujours plus coûteux : comparez.
Des réserves à exploiter
Au printemps, ayez la binette légère. Les graines que vous n’aurez pas récoltées à temps se seront parfois semées sans votre aide au pied des plantes. Celles des ancolies, des valérianes, des pavots, de la ciboulette ou du laurier-sauce germent dès que la météo leur convient. Apprenez à les identifier pour ne pas les massacrer comme de vulgaires mauvaises herbes. Arrachez-les très jeunes en prélevant une belle motte de terre, et replantez-les là où elles auront la place de se développer.
Le bouturage


Coupez un rameau d’arbuste, placez-le dans l’eau ou piquez-le dans du terreau : il lui pousse des racines ! Vous obtenez une nouvelle plante, semblable à la première. Le bouturage est un cadeau de la nature pour le jardinier : il peut ainsi multiplier arbustes ou plantes saisonnières pour le prix d’un sac de sable et de terreau.
Un arbuste acheté : une haie plantée
Si vous manquez de temps pour la « chasse aux boutures », sachez qu’il est mal vu de les prélever dans les jardineries ou dans les jardins publics... Achetez un arbuste bien touffu, que vous pillerez au moment de le tailler. Il repoussera de plus belle après vous avoir fourni plusieurs dizaines de rameaux à bouturer.
Terreau de pro 50 % moins cher
Pour conserver des boutures saines, un terreau ordinaire doit être allégé et bien drainé. Vous trouverez chez les marchands de matériaux, au rayon « isolation », de la perlite ou de la vermiculite, encore plus efficaces que le sable. Ce sont des matériaux naturels à base d’argile ou de mica, très légers et utilisés par les professionnels, qui les mélangent au terreau.
Idées récup’
Inutile de trop arroser avant que les racines ne soient formées : la bouture ne pourra pas absorber l’eau. Coiffez plutôt chaque godet d’un fond de bouteille en plastique transparent : l’ambiance restera bien humide à l’intérieur. Les feuilles ne doivent pas toucher la bouteille et il faut renouveler l’air de temps en temps pour éviter le développement de moisissures.
Version tranquille : le marcottage
C’est un bouturage en place, qui marche pour beaucoup d’arbustes à branches souples. D’avril à juillet, recouvrez de terre la base ou la partie médiane d’un rameau poussant près du sol (bruyère, noisetier, figuier, corête du Japon, clématite). Fixez-le au sol avec un crochet. En quelques mois, la partie enterrée va émettre des racines. Vous pourrez alors la séparer du pied d’origine et la transplanter l’année suivante en automne. Pour les ronces à fruits, laissez s’enraciner l’extrémité d’un rameau quand il touche le sol.
Les hormones à votre secours
Les hormones d’enracinement ne sont pas indispensables au bouturage, mais elles aident dans les cas difficiles (hibiscus, houx, mahonia). Elles sont vendues en poudre : une boîte de 5 sachets suffira pour l’année. Les accros de la fabrication maison pourront extraire eux-mêmes une substance analogue en laissant macérer pendant 2 jours des morceaux de tiges de saule dans de l’eau de pluie. Il suffit ensuite d’en arroser le terreau des boutures.

Safari-boutures…
Programmez 2 à 3 semaines de safari-boutures en août chez vos amis. C’est le meilleur moment pour multiplier arbustes à fleurs (buddléia, laurier-rose) et végétaux de haies. Hivernez aussi sous cette forme anthémis, géraniums, héliotropes, lantanas ou fuchsias : tout petits, ils seront faciles à protéger du froid et vous n’aurez pas besoin d’en racheter chaque printemps.
Conseils offerts en prime
Explorez les jardins de la famille, des amis ou des voisins. Un jardinier est toujours fier de faire visiter son jardin. Exprimez votre admiration devant l’arbuste convoité : le jardinier vous offrira des boutures et vous expliquera comment faire. C’est toujours un plaisir d’écouter les gens passionnés…
Multiplication par division

La division s’applique aux plantes vivaces et s’effectue en automne ou au printemps. Déterrez une touffe adulte, divisez-la en morceaux, éliminez la partie centrale et replantez les éclats pour obtenir autant de nouvelles plantes. Cela permet de reproduire fidèlement les coloris des plantes hybrides.


L’iris : médaille d’or
Généreux, prolifique et se multipliant à vitesse grand V, il colonise avec entrain les talus secs en plein soleil. Sa division fait la joie des débutants. En fin d’été, les grosses racines charnues s’étirant au ras de terre sont faciles à arracher. Il suffit ensuite de les couper en tronçons portant chacun un ou deux départs de feuilles, puis de les replanter à 30 cm de distance.
Du neuf avec du vieux…
Une plante vivace fleurit vraiment bien au bout de 2 ou 3 ans de plantation, puis toujours plus chaque année jusqu’au moment où elle accuse une petite faiblesse. La touffe est alors souvent trop dense, les racines s’emmêlent, le centre se creuse, bref, un rajeunissement s’impose : c’est le moment de la diviser et aussi celui de faire le tour des jardins connus ! Au printemps et en automne, on arrache à tout va et il y aura toujours un peu de rab pour celui qui sera là au bon moment… Essayez autant que possible de noter le nom des plantes que vous récupérerez.
Des plants à la pelle !
Pour obtenir un maximum de jeunes plants à partir d’une ancienne touffe, déterrez celle-ci avec précaution afin de conserver ses racines en bon état. Vous travaillerez plus facilement si vous coupez toutes les tiges à 15 cm du sol. Tranchez ensuite la terre tout autour du pied mère à l’aide d’une pelle-bêche. Pour finir, faites levier pour soulever la plante et sa motte de racines.
Divisez comme vous voulez
Pour replanter plusieurs morceaux (éclats), il faut que chacun d’eux comporte quelques tiges pourvues de racines. Si vous divisez une grosse touffe en deux ou en quatre à l’aide du tranchant de la pelle-bêche, vous obtiendrez de gros éclats qui feront déjà beaucoup d’effet lors de la prochaine floraison. En démêlant les racines à la main, vous pouvez séparer beaucoup plus de petits éclats en privilégiant les jeunes pousses de la périphérie. Recoupez les racines et les tiges de chacun, puis replantez-les sans attendre, en arrosant bien.

Attention, ne pas déranger !
Certains végétaux ont besoin de temps pour s’installer et il convient de ne pas les bousculer. Quand on les divise, les nouvelles plantes mettent plusieurs années avant de fleurir. C’est le cas des pivoines, des hémérocalles et des lis. Exercez plutôt vos talents de multiplicateur sur celles qui vieillissent vite et qu’une division tous les 2 à 3 ans permet de régénérer : asters, œillets, marguerites, gaillardes, coréopsis, violas.
Ca marche aussi pour les bulbes
• Narcisses et muscaris : une fois plantés, ils doivent rester en terre plusieurs années. Quand les touffes sont très denses, arrachez-les en fin de printemps lorsque leur feuillage est sec. Séparez chaque bulbe. Jetez ceux qui sont mous ou abîmés. Conservez les plus gros et replantez-les à l’automne en les espaçant de 10 à 15 cm.
• Tulipes : plantez les bulbes des plus grosses fleurs en automne, arrachez-les chaque printemps quand le feuillage a jauni. De petits bulbes (caïeux) se sont alors formés autour du gros. Séparez-les et cultivez-les dans un coin du potager durant 1 an sans les laisser fleurir : ils n’ont alors pas assez de force et doivent grossir.
Abriter les plantes en hiver

Semées ou multipliées depuis peu, les jeunes plantes sont très sensibles : un premier hiver peut leur être fatal si l’on ne prend pas des précautions pour les protéger du froid et du gel. Et sur la terrasse ou le balcon, les plantes en pots, même adultes, sont fragiles.
Couverture 100 % recyclée
Ne coupez pas le feuillage des plantes vivaces avant l’hiver : il formera un matelas isolant au-dessus des racines qui survivent sous terre. Renforcez la protection en ajoutant des feuilles mortes, des branchages légers et des rameaux de conifères récupérés après la taille des haies. Cette couverture végétale ne doit pas être tassée. Elle doit rester aérée et ne pas se gorger d’eau, sans quoi elle pourrirait, et vos plantes également. Et on a bien plus froid sous un manteau mouillé !
Idées récup’
Les plaques de polystyrène posées sous les pots isolent ceux-ci d’un sol froid et mouillé. Les parois extérieures des bacs peuvent aussi en être habillées ou être emballées dans des couches de film plastique à bulles. Le même film sera très efficace pour fabriquer une miniserre au-dessus d’un arbuste ou d’un groupe de jeunes vivaces frileuses et sensibles à l’humidité (sauges, agapanthes). Conservez aussi des cartons d’emballage pour recouvrir pots et plantes au cours de nuits très froides.
Tous aux abris !
Pour conserver dahlias, glaïeuls, cannas et bégonias, arrachez-les chaque année. Attendez que la première gelée grille les feuilles (mais oui, n’ayez pas peur !). Coupez alors les tiges à 15 cm du sol, puis déterrez les tubercules à l’aide d’une fourche à bêcher. Laissez-les sécher pour en détacher facilement la terre. Rangez-les ensuite au sec et à l’obscurité à 6 ou 8 °C, dans des caissettes au cellier ou au garage. Vous les replanterez en avril ou en mai. Vous pourrez alors diviser les cannas et bouturer facilement les dahlias.
Au jardin, prenons de la hauteur
Durant l’hiver, c’est souvent une humidité excessive qui vient à bout des plantes : elles ne meurent pas de froid, mais noyées ! En sol très argileux, installez en priorité les plantes sensibles (toutes les plantes à bulbes, iris, lavande, sauge, thym) sur les talus, au sommet d’un muret en pierres sèches ou dans des massifs surélevés de 20 cm. Contrairement à ce qui est souvent conseillé en sol argileux et imperméable, quelques pelletées de gravillon ou de sable grossier mélangées à la terre des massifs ou des trous de plantation ne résolvent pas le problème du drainage.

Couettes à prix douillets
Pour emmailloter les rameaux d’un jeune camélia, un hortensia exposé à des gelées tardives ou un semis précoce de laitues, investissez dans un matériau miracle : le voile de forçage ou d’hivernage (encore plus protecteur). Bon marché, réutilisable plusieurs années et imputrescible, il laisse respirer les plantes et reste perméable à l’eau de pluie ! Il se vend en rouleaux ou en nappes s’adaptant à toutes les situations.
Ration de survie
Le bouturage, dont nous savons déjà les bienfaits ( voir ici ), permet aussi de conserver des plantes un peu fragiles installées en pleine terre (lavatères, fuchsias, abutilons, pérovskias). Prélevez quelques boutures en fin d’été. Dans de petits pots, elles seront faciles à abriter et vous assurerez l’avenir si l’hiver rigoureux détruit les pieds mères au jardin.
Noël au tison, sable au balcon…
Récupérez ou confectionnez pour l’hiver des caisses en bois percées de quelques trous dans le fond. Après les avoir remplies de sable, vous y enfoncerez les pots contenant arbustes et petits conifères, ou même vos jardinières : grâce à ce système peu coûteux, les racines seront ainsi isolées du gel.
Des achats avantageux

Quand vous aurez épuisé les ressources du chapitre précédent, il restera encore des plantes que vous ne pourrez ni semer ni bouturer.
Manque de place, pas le temps, envie d’exotisme : il faudra bien avoir recours au commerce !
À ce stade, les bons plans ne manquent pas… et les pièges, non plus ! Essayons de distinguer les uns des autres pour qu’un achat bon marché se révèle également avantageux. Recherchez avant tout les petits prix « normaux » : ceux qui concernent les plantes jeunes achetées directement chez le producteur ou les espèces courantes cultivées en grand nombre. Quant aux promotions, elles vous seront profitables si vous prévoyez des soins de première urgence (rempotage de survie, cure de désintoxication) ou si vous différez la plantation.
Soyez curieux et prenez le temps de comparer. Pour le même prix, une plante peut couvrir tout un talus et une autre pousser de 2 cm par an, fleurir 2 semaines à peine ou près de 6 mois.
Le jardinage « tout bénéfice » est un sport complet qui combine avec bonheur action et réflexion.
Planter petit, c’est pas cher

En frappant à la bonne porte, vous trouverez des plantes très jeunes issues de semis ou de boutures d’1 ou 2 ans. Assurées d’un bon départ dans la vie, elles sont vendues à petit prix, car elles n’ont guère réclamé de main-d’œuvre au pépiniériste et ont occupé peu d’espace dans les serres. Alors place aux jeunes !

Légumes en nourrice
Pour de petits besoins ou des plantes à la germination capricieuse, achetez les plants d’oignons, de poireaux, de choux ou de fraisiers à racines nues. Ils sont vendus en bottes sur les marchés et chez les horticulteurs spécialisés. Prenez l’air gentiment effarouché si l’on vous propose une botte de 50 plants minimum : les horticulteurs acceptent souvent de diviser la botte en deux, ce qui est suffisant. Si vous n’avez que peu de temps et de petits besoins, salades et fines herbes vous sont proposées en minimottes. Elles reprennent vite et vous économisez autant d’arrosage. Lorsque ce conditionnement est disponible, c’est en général la bonne période de plantation. Pour débuter en jardinage, c’est aussi plus facile que le semis.
Petits mais costauds !
Les jeunes plantes ne demandent qu’à pousser. Avec de l’eau, un peu d’attention et d’engrais, la croissance est vite spectaculaire. Leur adaptation sera souvent plus rapide que celle de végétaux plus âgés qui ont eu le temps de s’habituer à des techniques professionnelles (terreau impeccable, engrais régulier). Raison de plus pour profiter de leurs prix intéressants.
Mariage en vert
Examinez bien les rayons de votre jardinerie : certaines plantes vertes d’intérieur sont vendues en petits formats à prix réduit. Vous pouvez également en acheter par corres-pondance. Comme certaines poussent vite (misère, phalangère, ficus, schefflera) et que la place est en général comptée dans les appartements, inutile d’acheter trop gros ! D’ailleurs, avec 3 petites plantes bien contrastées, vous réaliserez dans un même pot une composition bien plus originale que le gros ficus traditionnel. Rempotez-les séparément quand elles auront grossi.

Dis-moi tout, petit godet…
Côté plantes vivaces, les différences de prix s’expliquent par la difficulté plus ou moins grande à multiplier la plante mais aussi par la grosseur du godet. Théoriquement, plus il est gros, plus la plante a de racines ; plus elle est âgée, plus vite elle fera de l’effet. D’un godet carré de 7 cm de côté à un de 8 cm, la différence de prix est souvent minime, mais il y a tout de même 50 % de terreau (et donc de racines) en plus. Vérifiez cependant que les racines remplissent bien le godet. Si ce n’est pas le cas, la plante a été rempotée récemment et n’est donc pas si âgée qu’on pourrait le croire.
Des micro-prix
Avant de devenir le beau spécimen atteignant 2 m en jardinerie, tout arbre passe par le stade « jeune plant forestier », le plus souvent réservé aux professionnels, qui le font grandir avant de le commercialiser. Un jardinier bien informé peut cependant s’en procurer à petits prix. Ces miniatures s’adaptent vite une fois plantées et rattrapent assez vite la taille de ceux qu’on a achetés plus âgés et plus chers.
Minimottes 30 % moins cher
Quand vous n’avez pas la place de semer ou de bouturer géranium, surfinia, verveine et autres merveilles qui orneront fenêtres et terrasses, il reste une solution plus économique que l’achat de plantes en godets ou en pots. Vous trouverez en VPC un large choix de plants en minimottes par 6, 16 ou 35 selon les espèces, pour une économie de 30 % environ.
Vive les « 2 en 1 »

Si vous devez payer une plante, autant rentabiliser l’investissement ! On la choisit souvent pour ses fleurs, mais certaines variétés cumulent les qualités et il serait dommage de s’en passer. Elles ne sont pas forcément connues, alors suivez ces pistes…

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