Mon jardin ne me coûte plus un radis
130 pages
Français

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Mon jardin ne me coûte plus un radis , livre ebook

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Description

Pour profiter d’un beau jardin, pourquoi serait-il nécessaire de dépenser beaucoup d’argent ? Jardiner à petit prix est en effet une pratique ancestrale basée avant tout sur le bon sens et le respect des rythmes de la nature. Or économie et respect de l’environnement forment un duo aux effets bénéfiques : ils nous conduisent à recycler les végétaux pour fabriquer du compost au lieu d’acheter des engrais, à éliminer pesticides et herbicides aussi coûteux que dangereux… Et le jardin devient même rentable lorsque le potager se met à produire de belles récoltes de légumes gorgés de vitamines destinés à toute la famille. Rédigé avec humour, cet ouvrage vous propose de découvrir toutes les techniques, les bons gestes, les astuces, les réflexes d’achat indispensables, les tours de main utiles… pour jardiner sain et de manière économique… tout cela sans vous raconter de salades !

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 09 mars 2012
Nombre de lectures 21
EAN13 9782815301718
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0056€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Avant-propos

En l’an 2000, paraissait Un beau jardin à petit prix . Le temps était déjà aux économies sans pourtant qu’on parle de crise… 10 ans plus tard, on n’hésite plus à la nommer et pour que le jardin demeure le loisir préféré des Français, voici remises au goût du jour les techniques et astuces pour qu’il reste non seulement économe, mais devienne carrément rentable en retrouvant sa vocation à nous régaler.
Si fleurs et gazon ont conservé toutes leurs capacités à réjouir nos sens, les prix qui flambent et la piètre qualité des fruits et légumes nous incitent à redécouvrir les bienfaits du potager. Ainsi, n’hésitez plus à retourner un bon carré de pelouse au profit de plantes qui ne se dévorent pas uniquement des yeux. Sautant allègrement la case « courses de la semaine », tomates, fraises et salades passent directement du potager à l’assiette !
Pour augmenter encore le crédit, cultivez « bio » bien sûr, car au jardin, économie et respect de l’environnement s’accordent parfaitement. On recycle gazon et feuilles mortes pour fabriquer son compost au lieu d’acheter des engrais. On oublie pesticides et herbicides aussi coûteux que douteux et on s’applique à réguler les nuisibles en accueillant des insectes utiles dans un jardin toujours plus vivant et sain.
En cultivant fleurs et légumes, apprenez bien sûr à alléger votre silhouette et votre moral : encore des économies en perspective… Observer la nature en direct (le plus fidèle des grands écrans) remet les idées en place et on se reprend alors à rêver… Du blé, de l’oseille, du beurre dans les épinards et la cerise sur le gâteau, le tout pour pas un radis : promesses jardinières tenues !
Annie Lagueyrie-Kraps
Semer et multiplier

Dans sa forme la plus élémentaire – la graine –, la plus belle des plantes ne coûte presque rien ! Et pour concevoir votre jardin, vous disposez d’un choix infini et de solutions étonnantes pour un prix minime. Grâce au semis, vous pouvez récolter des tomates de toutes les couleurs, des fruits en 3 ou 4 ans et faire pousser des fleurs de 2 m de haut en quelques mois. Semer des arbres, c’est possible aussi. Et puis il y a le bouturage, cette formule magique qui permet de donner vie à une petite branche coupée au sécateur. Une petite branche, 10 petites branches et c’est toute une haie qu’on obtient sans rien débourser ! À l’origine du plus beau des jardins, quelques gestes suffisent. Tout peut même commencer dans un pot à la maison ou sur le rebord d’une fenêtre. Élever ses plantes, au lieu de les acheter déjà toutes faites, conduit à s’y attacher bien davantage. Très vite, leur entretien ne représente plus une corvée : on a juste envie de les conserver belles et en bonne santé. Et c’est ce qui fait toute la différence.
C’est fou ce qu’on sème !

Un sachet de graines de laitue contient en puissance 3 000 laitues. Connaissez-vous un moyen plus économique pour manger de la salade ? Un jardin entier peut ainsi tenir dans quelques sachets de graines. Certes, toutes ne germeront pas, mais il en restera toujours assez pour satisfaire les besoins d’une famille.
Fines herbes au mètre
Vous trouverez à la vente des semences conditionnées en rubans. Tracez un sillon, déroulez le ruban, refermez et arrosez : c’est tout ! Pour un prix similaire à celui d’un sachet, vous avez moins de graines, mais la levée est plus sûre et vous bénéficiez d’un assortiment : persil, aneth, basilic... Au bout du compte, c’est parfois plus intéressant que d’acheter un paquet de chaque espèce.


La tomate, médaille d’or
Ces dernières années, on redécouvre toutes les couleurs de la tomate : rouge, orange, jaune, rose, noire, verte. Pas plus difficiles à semer ou à cultiver que les autres, ces plants sont encore rares dans le commerce et deux fois plus chers que les autres. Quant aux fruits, ils sont vendus à prix d’or, voire introuvables. Commencez par les variétés à petits fruits, qu’il n’est pas nécessaire de tailler : ‘Gardener’s Delight’, ‘Poire jaune’, ‘Orange Berry’, ‘Green Grape’, ‘Snowberry’.
Arbres et arbustes
Pour installer une haie, une bande boisée ou un petit bosquet, vous pouvez aussi semer des graines d’arbres ou d’arbustes dans des pots, avant de les repiquer en terre. Vous récolterez facilement celles des érables ou de l’arbre de Judée : elles sont bien visibles dans des gousses pendantes de formes variables. Les graines de pins sont dans leurs pommes. Le laurier-sauce et les éléagnus ( Elaeagnus x ebbingei ) forment des baies qui germent facilement. Un marron se sème comme un noyau de pêche.

Regroupez-vous pour partager
Créez une petite association entre amis, voisins ou en famille et semez chacun quelques sachets. Une fois les plants formés, répartissez votre production. Chacun profitera d’une belle diversité pour un prix et des efforts mesurés.
100 kg pour quelques noyaux…
Facile à réussir : le semis de pêche de vigne. En novembre, plantez un noyau par pot, que vous placerez au pied d’un mur au jardin. Le froid et l’humidité déclencheront la germination au printemps. Si vous repiquez les plants en pleine terre au cours de l’hiver suivant, vous dégusterez les premières pêches 3 ans plus tard. En plus, vous aurez des plantes résistantes aux maladies, dont la terrible cloque du pêcher.
Des vivaces en abondance
Semer au printemps c’est bien, mais cela concerne surtout des plantes annuelles, dont la durée de vie n’excèdera pas quelques mois. L’été, en revanche, est une époque favorable au semis de plantes vivaces qui vont se développer en quelques semaines, passer l’hiver sans problème au jardin, fleurir l’année prochaine et de nombreuses années encore. L’opération est d’autant plus intéressante qu’un seul plant, généralement acheté en godet, coûte le prix d’un sachet de graines. Pour commencer, essayez le gaura, le rudbéckia, la rose trémière, la gaillarde ou la molène que vous apprécierez pour leur longue période de floraison.
Il n’est pas cher mon géranium !
Géraniums, impatiens et pétunias constituent les plus grosses ventes de plantes saisonnières en godets. Pour le prix de 10 plantes qui rempliraient 3 petites jardinières, vous pourrez semer de quoi gagner le concours du plus grand balcon fleuri ! Le nombre de graines est indiqué sur le paquet : il peut varier d’une quinzaine pour une impatiens à fleurs doubles, à 200 pour une variété à fleurs simples… Mariez les deux sortes pour allier originalité et quantité. Semez en mars sous abri.
Semer au jardin

Le plus simple, c’est de semer les graines directement dans la terre du jardin. Le matériel, l’arrosage et l’attention nécessaires se trouvent ainsi réduits au minimum. Les frais aussi ! De plus, les plantes obtenues, élevées en plein air, se révèlent résistantes. Voici des conseils pour tirer le meilleur parti de chaque sachet.

La bonne époque
Pour bien réussir, un semis doit lever rapidement, sans quoi les graines profitent surtout aux oiseaux, rongeurs… Au printemps, il est donc inutile de semer quand le sol est encore froid. Mais dès fin mars, quelques légumes sont courageux : carotte, échalote, oignon, poireau, certains radis et les laitues, qui préfèrent germer quand il fait frais. En avril, c’est le temps des fleurs : capucine, cosmos, pavot de Californie, pois de senteur. Attendez la fin des gelées (entre le 15 avril et le 15 mai du Sud au Nord) pour les plantes originaires de contrées plus chaudes : haricot, courge, tabac d’ornement, zinnia, œillet d’Inde.
Étalez les récoltes
Programmez vos semis en fonction de votre consommation. Par exemple, semez 1 m de laitues et conservez au sec les graines en excès dans le sachet. Après germination, procédez au repiquage. Faites des semis 2 fois par mois pour cueillir environ une salade par jour pour 4 personnes.
Mettez le poquet, pas le paquet !
Pour économiser les graines, semez-les par groupes de 3 à 5 dans des trous dont l’espacement correspond à la distance nécessaire entre 2 plantes adultes. Quand les graines ont levé, conservez 1 ou 2 plants par poquet et arrachez les 2 ou 3 moins beaux. Très utilisée pour les grosses graines (haricot, capucine, pois de senteur), la méthode peut s’appliquer à de plus fines (cosmos, œillet d’Inde), qu’on sème alors du bout des doigts.
La semeuse est gaspilleuse
Semer les graines à la volée d’un geste large et assuré n’est pa

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