Réussir son potager sans se prendre le chou
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Description

Roland Motte vous révèle dans ce livre tout ce qu’il suffit de savoir pour obtenir de bons et beaux légumes, en se passant complètement de traitement. Sans se départir de l’humour qui le caractérise, il nous fait part de son expérience de jardinier, du plaisir d’entretenir un potager, offrant de belles récoltes à savourer en famille ou entre amis. Il traite en détail, du semis à la récolte, la culture d’une trentaine de légumes, petits fruits et aromatiques, donne chaque fois des conseils simples et indique les points à ne pas rater. Sans se couper les cheveux en quatre, voici tout simplement un guide pour réussir un potager au naturel.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 05 mars 2012
Nombre de lectures 16
EAN13 9782815301725
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0056€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Réussir son potager sans se prendre le chou !

Roland Motte révèle dans ce livre tout ce qu’il suffit de savoir pour obtenir de bons et beaux légumes, en se passant complètement de traitement. Sans se départir de l’humour qui le caractérise, il nous fait part de son expérience de jardinier, du plaisir d’entretenir un potager, offrant de belles récoltes à savourer en famille ou entre amis.
Il traite en détail, du semis à la récolte, la culture d’une trentaine de légumes, petits fruits et aromatiques, donne chaque fois des conseils simples et indique les points à ne pas rater.
Sans couper les cheveux en quatre, voici tout simplement un guide pour réussir un potager au naturel.

Adepte du jardinage naturel, Roland Motte cultive fleurs, fruits et légumes dans un jardin, qu’il aime faire visiter. Il vous accueillera aux Jardins de la terre, situés au cœur du parc thermal de Vittel pour partager avec vous son savoir-faire.
Pourquoi faire son potager ?

5 fruits et légumes par jour… Voilà plusieurs années maintenant que le sujet est d’actualité. Qui n’a pas lu dans les magazines cette recette pour s’assurer une bonne santé ?
Bon, d’accord, mais depuis le temps que nous n’avons pas mis les pieds dans un jardin, il va falloir de l’aide pour savoir par quel bout prendre les légumes, ces plantes dont on ne connaît parfois ni le nom, ni le fonctionnement, ni même l’utilité… parfois peut-être le goût.
Ça pousse comment ? C’est fatigant ? C’est souvent malade ? Il faut traiter tout le temps ?...
Si vous avez, par hasard, un jardin devant votre porte et si vous souhaitez le transformer en un véritable potager, ce livre est pour vous.
Je vais essayer de vous guider pas à pas dans l’antre du jardinier !
> Jardin technique
Tout professionnel, quel que soit le corps de métier, utilise un langage technique ! Le jardin n’échappe pas à la règle. Et au jardin, même les plantes peuvent avoir des noms « compliqués ». Pourtant, le latin permet, à coup sûr, de déterminer une plante, et ce quelle que soit notre langue maternelle. C’est le latin qui sert de langage universel pour reconnaître un chou à Amsterdam ou à Chicago.
Mais il y a aussi l’amateur, celui qui découvre un jardin pour la première fois et qui n’a pas eu la « chance » de faire latin 1re langue…
Au fil des pages de ce livre, je vais vous raconter le potager, mon potager dans sa plus simple expression ! Transmettre sa passion, c’est aussi le rôle du jardinier, ce sera bientôt votre tour !
> Le potager pour manger
Bien sûr, vous trouverez aujourd’hui tous les fruits et légumes à votre convenance dans les marchés ou les supermarchés de votre région. Pas de terre à retourner ou d’arrosoir à déplacer. Mais il va vous manquer le petit truc en plus… ce petit rien qui fait classe et qui vous permettra de dire au prochain repas de famille : « c’est moi qui l’ai récolté ! »
Et le goût, vous vous souvenez du goût ? Mais non, pas celui des tomates qu’on tolère en plein hiver, pas celui des radis au parfum fade, non, le vrai goût des légumes et des fruits du jardin. Les vôtres sont incomparables !
Vous les redécouvrirez et les apprécierez en famille ou entre amis.

Le potager, un trésor de bienfaits, de bien-manger et de bien-vivre.
> Le potager pour récolter
De la magie ! Un vulgaire petit paquet de graines de carotte pèse environ 4 g ; il sera capable de produire 7 kg de cet excellent légume si vous lui apportez les soins nécessaires. Et que dire des quelques milligrammes de graines de courge qui peuvent donner un mastodonte de plusieurs dizaines de kilos ?
Incroyable mais vrai, pas besoin de sauter en moto depuis un avion pour friser avec le spectaculaire, tous les jours, dans votre potager, le miracle se produit. Et en comptabilisant les miracles, côté porte-monnaie, c’est une sacrée économie dans le budget « légume » de la famille !
> Le potager pour la forme
Bien sûr les footings sont indispensables, mais mieux qu’un appareil de musculation, le potager va vous maintenir en forme en toute saison ! Vous allez faire travailler des muscles que vous ne connaissiez même pas, le fessier bêcheur, les ischios piocheurs, les mollets de jardinier, les triceps du semeur…
Avant, il y a bien longtemps, le ringard, c’était le jardinier avec son grand chapeau, ses moustaches et son tablier. Aujourd’hui, c’est celui qui ne mange même pas les légumes de son jardin, qui est montré du doigt.
> Un potager pour l’environnement
Pas question non plus de jouer les producteurs intensifs, les rois du pulvérisateur ou les excités du produit chimique. Les énervés du traitement à tout va sont encore sur une autre planète. Nous, nous sommes sur Terre, et pour la conserver encore longtemps, il faudra se débrouiller avec des moyens naturels et il y en a !
Tant pis s’il reste une tache sur un fruit ou si un morceau de feuille de salade a disparu, croqué par un petit escargot de passage, c’est encore mieux qu’un arrière-goût de matière active chimique qui nous restera quelques années sur l’estomac !
Un potager au naturel, c’est une philosophie, bien sûr, c’est aussi une transmission du savoir pour les générations à venir. Un potager, pour un enfant, c’est concret, faites-lui goûter les fraises de votre production, il comprendra très vite l’intérêt de la culture.
Facile, instructif, naturel, le potager est aussi un bon moyen pour rassembler les générations, pour redécouvrir en famille les goûts, les parfums, les saveurs. Comme une voiture, une télé, une salle de bains… le potager est indispensable à l’équilibre du foyer… mais comment avez-vous fait pour vous en passer jusqu’à présent ?
Partir de rien !

Pour commencer, il faut un jardin : c’est la base ! Un jardin avec de la terre et un point d’eau pas loin, avec ça, on peut déjà faire quelque chose de bien !

Pour le goût, pour le décor, en pot ou au jardin…, le fraisier est bien la plante passe-partout.
Pour commencer, il faut un petit coin de balcon ! Eh oui, même sans jardin, avec quelques pots récupérés çà et là, il est possible de faire pousser quelques plants de légumes et plantes aromatiques. Les pots doivent mesurer au moins 30 cm de profondeur et c’est gagné !
Et même sans balcon, un rebord de fenêtre, une entrée lumineuse, une pièce inutilisée… le potager est prêt à s’installer partout !
Le seul impératif est de trouver un jardinier motivé, attentif, prêt à observer ses cultures de temps en temps pour leur donner le petit « coup de pousse » nécessaire.
Et si vous n’êtes pas jardinier ? Tant mieux, vous allez le devenir !
Mais, c’est compliqué ? Pas du tout ! L’homme jardine depuis des millénaires, ça fait partie de son patrimoine. Rassurez-vous, jardiner, c’est aussi simple que marcher, respirer ou rencontrer le « vrai » amour pour la première fois. Au début, ça paraît impossible, évidemment, on fait quelques erreurs de débutant, mais ensuite, tout s’éclaire et vous pouvez même devenir un spécialiste !
> Dans le jardin
C’est en terre que les plantes se développent le mieux. Les racines peuvent descendre où bon leur semble pour aller chercher l’eau et la nourriture dont elles ont besoin. Mais dans votre jardin, il n’y a pas forcément le petit coin de terre pour installer le futur potager, tout est déjà pris par le gazon, les dalles de la terrasse et les arbustes. Voilà quelques trucs pour commencer sans se prendre le chou.
• D’abord l’espace : choisissez un coin au soleil , pas loin de la maison ni de l’arrivée d’eau, pensez qu’il faudra arroser.
• Délimitez l’espace avec un cordeau, n’en faites pas trop, en effet, vous devrez l’entretenir.
L’idéal est de faire un plan sur papier en imaginant les légumes que vous allez planter ou semer, de prévoir leur volume, et d'en déduire la surface. Pour quelques salades, des radis, 4 pieds de tomates, des pommes de terre et un peu de plantes aromatiques, vous pouvez vous débrouiller sur 10 m 2 . C’est peu, mais c’est déjà important lorsqu’il faut maintenir cet espace propre et nettoyé !
Ensuite, passons à la pratique.
• Il faut bien sûr éliminer le gazon déjà en place . Vous pourriez être tenté d’utiliser un désherbant qui fera crever les mauvaises herbes en peu de temps, mais heureusement, vous avez le réflexe « nature » et vous ne tombez pas dans le piège du tout chimique.
Pour rester propre et bio jusqu’au bout du jardin, vous avez deux solutions.
La plus tranquille : couvrez la surface définie avec une bâche opaque, du carton, des planches, du paillage épais… Et laissez faire. En installant cette bâche en début d’hiver et en la maintenant en place jusqu’au printemps, le gazon n’aura plus de lumière. Une plante sans lumière ne peut plus vivre et vous aurez un sol propre au printemps, au moment de retourner le sol pour préparer le futur potager.
La plus rapide : armez-vous d’une motobineuse empruntée chez la voisine, chez le beau-père ou à votre collègue de bureau, celui qui habite la campagne. Passez l’outil dans le gazon pour le défoncer. Après 2 ou 3 passages, retirez l’herbe et les racines à l’aide d’un crochet ou d’un râteau, installez les déchets dans le composteur. Le sol est prêt à être travaillé.
• Une fois le terrain nu, sans herbes envahissantes, vous pouvez retourner la terre avec une motobineuse ou à la bêche pour que la terre soit bien meuble. Les graines et les jeunes plants ne pousseront bien que dans un sol bien propre et bien meuble.

Plus la terre est propre en amont, moins vous aurez de désherbage à effectuer.

Avec une exposition ensoleillée, le potager offre une récolte abondante.
> Dans un pot
La culture en pot a de nombreux avantages.
• Votre potager peut s’installer partout, là où vous avez décidé de placer le pot. Prévoyez tout de même une exposition ensoleillée et un emplacement proche d’un point d’eau.
• Pas de préparation, pas de mauvaises herbes à retirer, pas de terre à retourner, rien de tout cela… Il faut juste acheter un terreau de très bonne qualité et adapté à vos légumes et vous voilà fin prêt pour la culture.
Bien sûr, il ne suffit pas de claquer dans les mains, quelques consignes sont importantes.
• Tous les légumes ne conviennent pas à la culture en pot, leurs racines sont quelquefois trop importantes.
• En pot, la plante est dépendante du jardinier et il faudra suivre l’arrosage le plus régulièrement possible , chaque jour en période de fortes chaleurs. Si vous oubliez d’arroser, adieu récoltes et légumes, il n’y a aura pas de deuxième chance, soyez très attentif !
• Le pot doit être en pleine lumière ! Un sol de qualité, de l’eau, de la lumière et un peu d’engrais sans excès de temps en temps, c’est la réussite assurée.
Les outils pour débuter

Tous les jardiniers du monde, même les meilleurs, ont un peu de matériel et d’outils pour gérer leur espace de vie au grand air. Rassurez-vous, il n’est pas nécessaire d’avoir une panoplie complète.
Voici la liste des quelques indispensables pour jouer au jardinier.

L'arrosoir avec pommeau est bien utile pour abreuver les plantes basses.

> Nécessaire d’arrosage
• Une arrivée d’eau : le plus simple serait que l’arrivée d’eau soit proche de vos massifs, de vos potagers pour éviter les allers et retours.
• Des raccords de branchement : petites pièces en plastique pour raccorder votre robinet d’eau à votre tuyau d’arrosage, ces raccords particulièrement pratiques sont en vente dans tous les commerces.
• Un pistolet ou lance d’arrosage : c’est la partie qui va se trouver au bout de votre tuyau d’arrosage. Le pistolet ou la lance permet de régler l’intensité du jet d’eau.
• Un tuyau d’arrosage : prévoyez-le assez long pour faciliter son cheminement jusqu’au fond du jardin.
• Un enrouleur de tuyau : indispensable pour son rangement et son déplacement.
• Un récupérateur d’eau : récupérez l’eau de pluie de mars à octobre pour arroser votre jardin. De novembre à février, laissez l’eau retourner à son circuit naturel.
> Quelques outils
• Binette : outil à main formé d’une petite lame inclinée, sorte de grattoir qui permet de casser la première couche de la terre de façon à faciliter la pénétration de l’eau. Un binage vaut deux arrosages.
• Bêche : outil à main formé d’une pièce en fer et d’un manche. La bêche sert à retourner la terre, on s’en sert aussi pour faire les trous de plantations des arbustes et des gros sujets.
• Brouette : gros contenant sur roulette avec deux bras à tracter. Bien pratique pour déplacer des charges lourdes ou encombrantes.
• Carte de fidélité : indispensable pour avoir des réductions lors de vos achats de graines ou de plants dans votre magasin préféré.
• Chaise longue : pour les moments de farniente bien mérités. Un binage vaut deux arrosages… et une sieste au jardin vaut tous les bonheurs du monde !
• Cordeau : outil composé de 2 piquets reliés par une corde. S’utilise pour tirer des lignes bien droites.
• Couteau : toujours utile au potager, surtout pour déguster sur place des fruits ou des légumes… C'est l'outil du jardinier gourmand.
• Fourche-bêche : outil à main composé d’une pièce de fer avec de grandes dents. Idéal pour sortir les patates de terre sans les abîmer.
• Gants : très utiles au jardin pour éviter, d’une part, de se salir les mains, et d’autre part, les irritations dues à certaines plantes, ou les coupures de sécateur.
• Livre de recettes culinaires : évidemment, parce que ce qu’on aime aussi, c’est pouvoir déguster ses propres légumes et épater les copains !
• Livre sur le potager : comme celui que vous avez entre les mains, pour jardiner tranquillement sans se planter.
• Internet : pour consulter la météo et poser les questions aux jardiniers professionnels, échanger des astuces sur les forums.
• Panier : contenant en osier ou autre matière pour transporter ses récoltes.
• Poubelle : gros contenant, nécessaire pour ramasser tous les déchets qu’on ne veut pas laisser sur place. Permet de transporter les végétaux vers le composteur.
• Râteau : outil à main formé d’une pièce dentelée en fer et d’un manche. À utiliser pour rassembler au sol les feuilles et autres déchets verts ou pour égaliser la terre fraîchement bêchée.
• Sac de congélation : quand la récolte est trop importante, pensez à congeler votre surplus.
• Sarcloir : outil à main composé d’une lame tranchante et d’un manche. On s’en sert pour couper les mauvaises herbes à la racine. À utiliser comme un balai.
• Sécateur : outil coupant qui sert à tailler les arbres et les plantes, et à cueillir les fleurs.
• Transplantoir : petit outil à main. Ce plantoir va vous servir à faire les trous de plantation des petits sujets comme les plants de légumes et les plants de fleurs, par exemple. Il est plus aisé à manipuler qu'une bêche.
Composteur

Le composteur est un bac en bois, en fer ou en pierre permettant de stocker tous les déchets verts du jardin et de la maison.
Le but du jeu est de réduire ses déchets tout en obtenant naturellement un fertilisant de qualité pour le jardin grâce à ce composteur.
Pour avoir un compost de qualité, il faut installer votre composteur à même la terre et y placer des végétaux sains. Il est fortement déconseillé d’incorporer des feuilles ou plantes malades dans le tas. Il est préférable de brûler les moindres plantes atteintes de maladie. En les incorporant à votre tas de compost, vous prenez le risque de contaminer tout votre composteur et par extension, tout votre jardin.
Dans votre tas de compost, vous pouvez jeter vos déchets de tonte, vos tailles de branches broyées, vos épluchures de légumes.
Pour permettre à tous ces éléments de se décomposer, il est nécessaire d’arroser régulièrement et de remuer à l’aide d’une fourche, par exemple.
Si vous découvrez de gros vers blancs dans votre composteur, pas de panique, il s’agit sans doute de larves de cétoines. Ces insectes sont nécessaires à la transformation de vos déchets en terreau. En effet, les cétoines ingurgitent les déchets et les restituent sous forme décomposée. En 6 mois, le bas de votre composteur vous délivrera un beau « terreau » noir que vous pourrez ajouter à votre terre de jardin pour l’enrichir.
Le suivi saison après saison

Le jardinier est, par définition, un homme avec les pieds sur terre ! Il respecte des principes simples et en priorité, le rythme imposé par la nature.

Le printemps donne envie d'aller au jardin.
Bien sûr, avec le temps, nous avons un peu oublié les cycles des saisons. « Parce qu’il n’y a plus d’saison, ma pauv’dame ! Et puis, le réchauffement climatique… »
Et c’est de la faute de la société : en hiver, on part en vacances au soleil, sur les plages de sable fin. Au printemps, on peut encore skier sur des pistes remplies de neige artificielle, et en automne, avec les arbres à feuillage persistant, pas moyen de voir tomber les feuilles des arbres... Plus de saison, je vous dis !
Heureusement, avec le jardin, vous allez revenir aux fondamentaux, revenir un tout petit peu à ce que vivaient nos grands-parents, vous allez retrouver la trace de vos racines, découvrir les premiers froids de l’automne en voyant le givre sur les feuilles, apercevoir la première couche de glace sur le bassin au cœur de l’hiver, observer les bourgeons jaunes du forsythia qui annoncent l’arrivée du printemps, deviner l’heure simplement en regardant la position du soleil en été !
Parce que, c’est tout ça aussi les saisons… Sans perdre un pouce de votre confort, vous allez vivre en harmonie avec la nature, une façon de mieux la comprendre, mieux l’apprécier pour mieux la protéger.
Les odeurs vont submerger votre cerveau, les goûts vous feront verser les petites larmes du souvenir et du bonheur.
Bon, c’est bien beau tout ça, mais c’est dans le livre ! Pour atteindre le nirvana, pour être en synergie totale avec mère nature, il faut bien aller y faire un tour au quotidien ! Voici un aperçu du programme à respecter.
> En fin d’hiver et au début du printemps
La vie reprend ses droits et les plantes sortent de leur sommeil hivernal. Vous aussi, il va falloir sortir de votre torpeur : il est temps de reprendre le chemin du jardin.
Comme pour tout bon sportif, la « reprise » se fait tranquillement. Dans un premier temps, commencez par une petite ballade. Histoire de voir où on en est ! Retirez doucement les premières mauvaises herbes. Il est temps de préparer le terrain pour les premières semences.
La qualité d’un potager dépend en grande partie de sa préparation. Si le terrain est propre, les mauvaises herbes et leurs racines enlevées, vous aurez toutes les chances d’avoir moins de travaux par la suite. Si le temps est clément, n'hésitez pas à retirer quelques mauvaises herbes lors de vos passages.
Et si le printemps commence doucement, les choses s’accélèrent dès le mois d’avril et jusqu’en été.
> Au printemps et en début d’été
Branle-bas de combat, tout le monde sur le pont ! Vous voilà prêt à bondir et c’est tant mieux. Passez tous les jours au jardin. Il vaut mieux y consacrer 5 minutes par jour que 2 heures par semaine. En passant tous les jours, les menus travaux seront agréables et vous maîtriserez facilement la situation.
En fin de printemps et en début d’été, le jardinier est indispensable, c’est lui qui gère la situation et qui donne un petit coup de main ici ou là aux plantes qu’il aura sélectionnées. Votre intervention est capitale, un petit coup d’arrosoir ici, une taille au sécateur bien placée, une feuille malade éliminée… Vous êtes le chef d’orchestre d’un potager où toutes les plantes sont prêtes à jouer les vedettes, à vous de faire la circulation… C’est vous le maître des lieux.
> En été, pendant les vacances
Profitez de tout ce qui bouge, de tout ce qui vit, de tout ce qui se mange. N’oubliez pas la petite sieste à l’ombre des arbres. Si vous avez le temps, nettoyez une plante ici ou là, mais surtout, concentrez-vous sur les récoltes.

La récolte au potager est un moment de plaisir.
> En fin d’été
Au retour des vacances, c’est quelquefois la jungle. Facile à dire, les 5 minutes par jour, mais d’abord, il faut être là, et même en étant là, la chaise longue est bien plus attirante que le tas de compost !
Essayez de trouver quelques heures dans le week-end pour le nettoyage complet du terrain. Si le potager est propre à l’approche de l’hiver, vous aurez la partie facile au printemps. Et plus les années passent, plus tout devient simple : moins de mauvaises herbes, plus d’entraînement, une meilleure habitude du terrain…
Vous voilà fin prêt pour agrandir le potager, vous assurer des récoltes pour toute la famille et, par la suite, c’est vous qui conseillerez les nouveaux voisins venus admirer votre potager. Ça y est, vous êtes devenu un jardinier, un vrai !
> En hiver
Repos ! Pour les plus courageux, c’est le moment de potasser les livres, d’aller sur Internet pour comparer les expériences. C’est aussi le moment choisi pour faire les plans du potager de l’année suivante. Vous pouvez aller chercher les graines en jardineries dès le mois de février et prévoir les différents espaces.
L’hiver, c’est également la saison pendant laquelle on déguste les récoltes, en conserve ou congelées. Les légumes de l’été sont encore là pour nous faire patienter jusqu’à la belle saison !
Réussir la culture des légumes
condimentaires, aromatiques et petits fruits
L'ail

Cette plante aromatique ne laisse personne indifférent. Les avis sont souvent très tranchés : on adore ou on déteste ! Mais pour les jardiniers, l'ail fait l’unanimité.
(1)> Quand le planter ?
Vous trouverez exclusivement des caïeux en filets. Il est préférable de les acheter chez les spécialistes pour être certain d’avoir un large choix.
• La période de plantation diverge en fonction de la variété. Si vous optez pour de l’ail blanc, rouge ou violet, installez les caïeux en terre avant décembre. Si vous choisissez l’ail rose, vous pouvez le mettre en terre dès février. Évitez d’installer vos aulx pendant les périodes de grand froid, il faut que la terre ne soit pas gelée pour procéder à sa plantation !
• Prévoyez une exposition en plein soleil car l’ail pousse exclusivement en pleine chaleur.
• Chaque caïeu donnera une tête complète d’ail. Laissez au moins 20 cm entre chaque gousse plantée. Enterrez cette dernière de sa hauteur, pas plus.
• La culture en pot n’a pas grand intérêt.
Le connaissez-vous?

Originaire des steppes de l’Asie centrale, cette petite plante aromatique est également utilisée pour ces propriétés officinales. Au niveau thérapeutique, sa réputation n’est plus à faire : en 1500 avant notre ère, les Égyptiens l’utilisaient déjà dans nombre de recettes.
C’est le bulbe qui pousse dans la terre que l’on consomme. Celui-ci est formé de plusieurs caïeux aussi appelés « gousses ». Ces dernières se détachent facilement les unes des autres, ce qui facilite leur manipulation. La partie aérienne de la plante est formée de tiges cylindriques vertes pouvant mesurer jusqu’à 80 cm de hauteur. En début d’été, la plante peut développer des fleurs blanc-rose. Il existe plus d’une vingtaine de variétés d’aulx : des blancs, des violets ou rouges et aussi des roses.
Selon vos goûts et vos habitudes alimentaires, vous pouvez le déguster cru ou cuit.

Retirer les mauvaises herbes
(2)> Pendant la saison…
Le principal suivi réside dans l’action de retirer les mauvaises herbes , pour garder la culture toujours propre.
• L’ail n’est pas un grand consommateur d’ eau . Toutefois, il faudra lui en apporter un peu si la saison annonce une sécheresse.
• En fin de printemps, pour favoriser le développement du bulbe, coupez les tiges des fleurs et faites un nœud avec les feuilles de l’ail. Tout à fait, un nœud, de la même façon que l’on ferait un nœud à son mouchoir !
• Vos aulx seront prêts à être arrachés lorsque la partie supérieure du feuillage, qui a séché, devient jaune. Vous pouvez coucher les aulx sur la terre ou les placer dans une cagette aérée afin de les laisser sécher quelques jours.
L’ail ne demande pas plus de suivi que cela ! À vous d’observer les bons moments d’intervention ! Mais avouez que les signaux sont plutôt simples. Et si vous les loupez, il n’y aura pas vraiment de grandes conséquences !

Nouer les feuilles
(3)> Atouts santé
L’ail est très calorique avec 135 kcal pour 100 g… heureusement que l’on mange rarement 100 g d’ail dans une journée ! Il contient des vitamines et des oligoéléments, ce qui en fait un atout santé majeur.
L’ail est donc énergétique mais aussi diurétique, stimulant, antiseptique, vermifuge et en plus, il est un fabuleux fluidifiant du sang… Tout un programme… santé, bien sûr !
En revanche, le petit bémol se rapportant à la dégustation de l’ail, c’est l’haleine après ingurgitation ! Prévoyez quelques feuilles de menthe à mâcher. La menthe a cette grande qualité de rafraîchir l’haleine rapidement et de façon durable.

Après récolte, vous pouvez conserver les bulbes dans une pièce fraîche et hors gel. La congélation est un très bon moyen de prolonger le plaisir, préférez-le coupé en très petits dés.

SES MEILLEURS AMIS

• En plantant beaucoup d’ail au pied de votre pêcher , vous limiterez l’action de la cloque du pêcher. La cloque du pêcher est une maladie qui épuise l’arbre et limite ainsi sa fructification.

La chenille
• L’ail s’accommode parfaitement avec les tomates . C’est vrai que l’odeur de l’ail en fait fuir plus d’un… insecte, bien sûr ! Et là, concernant les tomates, ce sont les pucerons qui vont aller voir ailleurs s’il n’y a pas meilleur parfum.
• En plaçant quelques tournesols à proximité de votre ail, vous allez attirer les oiseaux. Ces derniers sont de fabuleux mangeurs de chenilles, celles-là même qui dévorent les feuilles de vos aulx !
(4)> Ma préférence

Ail à suspendre ; c’est la meilleure façon de le conserver.
L’ail ‘ Rose de Lautrec ’ est sans aucun doute mon préféré. Je le trouve plus fin et moins fort. Je l’utilise facilement cru dans les salades, et je dois dire qu’une salade de haricots verts du jardin avec une gousse d’ail rose coupé fin, c’est un régal ! Néanmoins, prévoyez quelques feuilles de menthe…
Les aulx blancs , je les adore préparés en chemise, cuits avec leur peau. La purée d’ail ainsi obtenue est d’une délicatesse et d’une saveur à faire craquer le pire réfractaire à l’ail.



Demandez le programme !
Décembre et février > plantation, si le sol n’est pas gelé.
Mars > désherbage.
Avril > désherbage aussi.
Mai > juste un doigt d’arrosage.
Juin > suppression des fleurs pour favoriser le développement du bulbe.
Juillet > la récolte… si les feuilles sont sèches.
Décembre
et février
> plantation, si le sol n’est pas gelé.
Mars
> désherbage.
Avril
> désherbage aussi.
Mai
> juste un doigt d’arrosage.
Juin
> suppression des fleurs pour favoriser
le développement du bulbe.
Juillet
> la récolte… si les feuilles sont sèches. -->

Les volailles pondent mieux, paraît-il, quand on leur donne à consommer un peu d’ail !
L'aubergine

Crue, l’aubergine a une saveur plutôt désagréable… Mais une fois cuite, c’est toute la saveur du cèpe et le soleil qui prennent possession de votre assiette !
(1)> Quand la planter ?
• Les plants d’aubergine sont en rayon dans les jardineries à partir de mars.
• Selon les régions, vous les mettrez en terre à partir du moment où le gel n’est plus à craindre la nuit. Sans trop se tromper, c’est à partir d’avril au sud de la Loire, mais il est préférable d’attendre le mois de mai au Nord, et même le mois de juin dans les régions plus froides.
• Préférez les plants greffés qui sont plus vigoureux et plus résistants aux maladies, le vendeur est au courant !
• S'il fait froid, vous pouvez couvrir les jeunes pousses avec un tunnel en plastique.

Couvrir les jeunes plants
• Pour le balcon , prévoyez un pot de 40 cm de profondeur au minimum. Vous pouvez installer les plants dans un terreau pour balconnière… Un peu d’arrosage, et vous aurez des aubergines sur la terrasse ! Classe ! Pour les adeptes de la culture en pot, il existe même des variétés petites ou naines (‘Ova’ blanche ou ‘Bonica’ violette), encore plus faciles de culture.

Le connaissez-vous?

Le pied d’aubergine monte jusqu’à environ 1,50 m de hauteur.
Cette plante peut vivre plusieurs années à condition qu’il n’y ait pas de gelées en hiver. Mais chez nous, il faut la replanter chaque année.
La plante à œufs (c’est son petit nom) demande une exposition très ensoleillée et plutôt à l’abri des courants d’air.
Elle est gourmande , le sol doit être riche pour qu’elle produise en quantité. À la plantation, mélangez la terre avec un bon terreau.

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