Tailler les arbustes d ornement en 10 leçons et 3 coups de cisaille...
62 pages
Français

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Tailler les arbustes d'ornement en 10 leçons et 3 coups de cisaille...

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Description

Ce livre donne de manière simple tout ce qu'il faut savoir pour bien tailler ses arbustes.

Vous y découvrirez comment tailler un rosier ou un forsythia pour profiter chaque année de longues floraisons, contenir une plante très vigoureuse comme une glycine, maîtriser une haie... Vous saurez en toute circonstance comment procéder de manière efficace pour favoriser l'épanouissement de vos arbustes.

Au sommaire :
Les grands principes
Les haies strictes ou libres
Les arbustes à floraison hivernale ou printanière
Les arbustes à floraison estivale ou automnale
Les rosiers buissons modernes et arbustifs
Les rosiers anciens et grimpants
Les plantes grimpantes
Les glycines et les clématites
Les plantes de terre de bruyère
La formation sur tige et le palissage


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 30 juillet 2014
Nombre de lectures 157
EAN13 9782815304597
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0022€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Tailler les arbustes d'ornement en 10 leçons
Avant-propos
En tout jardinier sommeille un tailleur ! Est-ce une influence du jardin à la française qui accompagne si bien nos beaux châteaux ? Toujours est-il qu’il faut contenir notre ardeur à couper pour avoir le geste approprié et sûr.
La taille a pour but de contenir dans les petits jardins les ardeurs de plantes très vigoureuses comme la glycine, de faire davantage fleurir un rosier ou un forsythia, de supprimer ce que le gel a abîmé ou détruit, de donner une forme arrondie stricte à un buis qui a l’air d’aimer ça, de former sur tige un fuchsia pour la gloire de son maître, etc.
Si vous taillez au mauvais moment, la plante pourrait en souffrir et la floraison risquerait d’être compromise pendant une année au lieu d’être renforcée ! La principale chose à savoir c’est si la plante fleurit sur les tiges poussantes ou sur celles de l’année d’avant. Car dans le premier cas, on taille avant floraison, et dans le second cas, juste après floraison. Dans tous les cas, quand vous taillez, faites des coupes franches et nettes et, si besoin, aidez la plante à cicatriser.
Certaines plantes acceptent sans broncher des tailles répétées plusieurs fois par an et sont donc employées dans les haies strictes. D’autres ne se taillent que rarement comme un camélia ou un rhododendron. Nous allons voir ça de près.
À vos sécateurs !
Armelle Cottenceau
Leçon 1 : Les grands principes
Tailler un arbuste est parfois une nécessité dans un petit jardin pour y faire cohabiter un grand nombre d’espèces. C’est aussi indispensable en cas de maladie pour éviter qu’elle ne se répande. Mais il est important de tailler à la bonne époque, sous peine de compromettre une floraison ou d’obtenir une plante dégingandée…
Pourquoi tailler ?
Supprimer une branche victime du gel, de la neige ou d’une maladie est une évidence. Couper une branche qui dépasse dans l’allée, gêne la fermeture d’un volet ou s’en va chez le voisin en est une autre. Mais la taille permet aussi de donner une forme géométrique à une haie, de maintenir un équilibre entre arbustes voisins de vigueur différente, de redonner de la lumière à un massif trop dense. Elle aide aussi à réguler ou augmenter la floraison, à redonner vie à une plante souffreteuse par une coupe radicale, à réduire une frondaison avant de transplanter un sujet adulte, etc.

Le recépage
Il s’agit de couper de manière drastique, presque au ras du sol, une plante pour l’obliger à repartir vigoureusement du pied grâce aux réserves emmagasinées dans son système racinaire.
Une corvée à éviter
La taille ne doit pas devenir un combat permanent contre une plante mal choisie comme un cèdre dans un jardin trop petit pour l’accueillir, un chèvrefeuille qui envahit la fenêtre, une vigne vierge qui bouche les gouttières ou une haie qui dépasse tous les 6 mois les 2 m réglementaires. Il faut donc choisir les plantes qui conviennent et ne pas raisonner ainsi : je plante ce qui me tombe sous la main et ensuite je taillerai si c’est trop grand.
Quand tailler ?
Pour chaque catégorie d’arbustes, nous vous indiquons le meilleur moment dans les différentes leçons. Les dates peuvent être légèrement avancées ou retardées en fonction du climat de votre région et selon la précocité ou non des saisons. Un principe général est de ne pas tailler quand il gèle.

À la plantation
Il est souvent recommandé de tailler racines et branches d’un quart de leur longueur au moment de la plantation, pour faciliter la reprise. Ce geste permet aussi d’être attentif à l’état général de la plante et donne l’occasion de supprimer tout ce qui est abîmé ou chétif.
La taille de floraison
Elle diffère selon que les plantes fleurissent au printemps sur les tiges et rameaux qui ont poussé durant l’année précédente, ou qu’elles fleurissent en été sur les tiges en train de pousser (voir leçons n°3 et n°4).
Les bons outils
• Un bon sécateur est l’outil de base indispensable pour couper les petites branches jusqu’à 2 cm de diamètre. Il en existe pour droitier, pour gaucher, pour grandes ou petites mains, à lames croisées ou à enclume. Choisissez celui que vous avez bien en main, pas trop lourd. Sachez que le système à enclume est moins fatigant pour la main mais qu’il écrase les tissus de la plante.

Cisaille
• Pour les branches plus grosses, il faut un outil plus puissant, un sécateur à deux mains appelé aussi coupe-branche . Ses lames puissantes et ses longs manches permettent de couper des rameaux jusqu’à 4 ou 5 cm de diamètre avec un effort qui demeure raisonnable.
• Au-delà, et bien entendu pour les branches situées en hauteur, un échenilloir est indispensable, sorte de sécateur monté au bout d’une perche et que l’on actionne à l’aide d’une longue cordelette.

Sécateur à deux mains ou coupe-branche.
• Pour les grosses branches, une scie devient nécessaire. Nous vous recommandons les modèles de scie à élaguer , à lame courbe et étroite, munie de dents spéciales qui permettent de couper en tirant vers soi et non pas en poussant.
• Pour parer les plaies de taille, c’est-à-dire les rendre parfaitement lisses et ainsi diminuer le risque d’invasion par un champignon (ceci est particulièrement important pour les tailles faites à la scie), munissez-vous d’une serpette ou d’un greffoir .
• Pour couper une haie stricte ou donner une forme arrondie régulière à un arbuste, vous avez le choix entre des ciseaux pour les topiaires, des cisailles manuelles ou un taille-haie électrique .

Échenilloir

Dans la nature

Les plantes poussent parfaitement sans qu’on les taille mais elles prennent les dimensions et les formes qu’elles veulent et qui ne nous arrangent pas forcément, elles fleurissent à leur rythme et pas toujours régulièrement, ou envahissent parfois leurs voisins. La taille n’est pas indispensable aux plantes mais le devient souvent dans un jardin où l’espace est réduit et nos exigences importantes en ce qui concerne les floraisons.
Un entretien soigné
Utiliser le bon outil (suffisamment puissant) à bon escient permet de faire des plaies nettes (sans déchirure), ce qui favorise une bonne cicatrisation, la plus rapide possible. Un autre point important est d’avoir des lames régulièrement affûtées pour le bien des plantes et pour diminuer votre effort. Pour ce dernier point, veillez aussi à bien huiler le mécanisme, à nettoyer les restes d’écorces, à éliminer toute trace de sève, etc.
Désinfectez votre outil à l’alcool à brûler si vous l’avez utilisé pour couper des rameaux infectés par un champignon, sinon vous risquez de propager la maladie.

Que faire des restes de taille ?
La plupart des villes ramassent à part les déchets végétaux qui sont ensuite broyés et compostés, et il est parfois possible de récupérer le compost qui est fait avec. Vous pouvez faire sécher les branches et les gros rameaux pour les brûler dans la cheminée (la vôtre ou celle du voisin). Vous pourrez ensuite répandre les cendres dans le jardin car, riches en phosphore, elles constituent un bon engrais. Si vous avez un grand jardin, l’investissement dans un broyeur est peut-être à envisager. Une fois broyés, les rameaux peuvent être répandus sur le sol en guise de paillage ou incorporés au compost maison.
Leçon 2 : Les haies strictes ou libres
La plupart d’entre nous aime entourer, délimiter, séparer le potager des plates-bandes fleuries, notre jardin de celui du voisin, le parterre de rosiers de la pelouse… Pour cela, les haies strictes ont encore bien la cote, bien que les haies libres en mélange gagnent du terrain.

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