JEAN BÉLIVEAU La naissance d un héros
100 pages
Français

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JEAN BÉLIVEAU La naissance d'un héros , livre ebook

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Description

Cet ouvrage passionnant et richement illustré raconte la montée fulgurante de la carrière d'une des grandes légendes du hockey.
Tout au long des 96 pages de ce livre grand format absolument magnifique, l'auteur relate l'incroyable aventure du « Gros Bill » et de la seule période controversée de sa carrière : celle où il a préféré jouer à Québec avec les Citadelles et les As, repoussant constamment les offres de Frank Selke et des Canadiens de Montréal.
Étonnamment, très peu de livres ont été écrits sur l’illustre hockeyeur. Fruit d'un travail de recherche à travers des documents d’archives et personnels appartenant à la famille et à des témoins, Jean Béliveau – La naissance d’un héros raconte des anecdotes inédites appuyées par plus de 125 photographies, illustrations et journaux d'époque.
Un livre indispensable pour saisir toute l’ampleur du « phénomène » et ainsi comprendre comment il est devenu un véritable héros national. Jean Béliveau – La naissance d’un héros saura ravir autant les amateurs de hockey que les passionnés d'histoire et de biographie.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 16 octobre 2017
Nombre de lectures 0
EAN13 9782924782019
Langue Français
Poids de l'ouvrage 4 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0032€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Cette publication, initiative de la Commission de la capitale nationale du Québec,
a été réalisée sous la direction d'Hélène Jean, responsable des publications et
de Frédéric Smith, historien, avec les Éditions Sylvain Harvey. La Commission
remercie la Ville de Québec pour sa participation financière.
Commission de la capitale nationale du Québec
www.capitale.gouv.qc.ca
Directeur du développement et de la promotion : Étienne Talbot
Chargée de l'édition : Hélène Jean
Recherche historique et iconographique complémentaire : Frédéric Smith
Réviseure linguistique : Marie Dufour
Soutien iconographique : Annik Cassista
Photographie des auteurs : ©CCNQ, photographe : Pierre Soulard
Couverture : Jean Béliveau dans l'uniforme des As en décembre 1952.
Éditions Sylvain Harvey
www.editionssylvainharvey.com
Éditeur : Sylvain Harvey
Directeur artistique et concepteur graphique : André Durocher (Syclone)
Imprimeur : Marquis
Première édition, 2017
©
Éditions Sylvain Harvey et Commission de la capitale nationale du Québec
ISBN 9782924782002
Imprimé au Canada
Dépôt légal – Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2017
Dépôt légal – Bibliothèque et Archives Canada, 2017
Diffusion : Les Guides de voyage Ulysse
Distribution au Canada : Socadis
Les Éditions Sylvain Harvey remercient la Société de développement des entre -
prises culturelles du Québec (SODEC) pour son aide à l'édition et à la promotion.
Gouvernement du Québec – Programme de crédit d'impôt pour l'édition de livres

Gestion SODEC
Crédits
Le livre est aussi offert en versions numériques :
ISBN: 9782924782019 (ePub) et 9782924782026 (PDF)
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et
Bibliothèque et Archives Canada
Durand, Marc, 1964 -
Jean Béliveau : la naissance d'un héros
(Bibliothèque de la capitale nationale)
Comprend des références bibliographiques.
Publié en formats imprimé(s) et électronique(s).
Publié en collaboration avec : Commission de la Capitale nationale du Québec.
ISBN 978-2-924782-00-2 (couverture souple)
ISBN 978-2-924782-01-9 (EPUB)
ISBN 978-2-924782-02-6 (PDF)
1. Béliveau, Jean, 1931-2014. 2. Canadiens de Montréal (Équipe de hockey).
3. Joueurs de hockey - Québec (Province) - Biographies. I. Roy, Léo, 1948- . II.
Béliveau, Élise. III. Commission de la Capitale nationale du Québec. IV. Titre. V.
Titre : Naissance d'un héros. VI. Collection : Bibliothèque de la capitale nationale.
GV848.5.B4D87 2017 796.962092 C2017-941906-4 C2017-941907-2
2
Le hockey se joue en équipe. Écrire un livre aussi.
J'aimerais adresser des remerciements sincères à mes coéquipiers de la Commission de la capitale nationale
du Québec qui m'ont donné la possibilité de réaliser ce beau projet. Un grand merci au travail acharné de
Frédéric Smith et à la direction d'Hélène Jean.
Merci également à l'éditeur Sylvain Harvey et au designer André Durocher pour la mise en forme soignée.
D'autres remerciements s'imposent.
À l'indispensable Léo Roy, « l'historien des As » pour les images, recherches et statistiques.
À tous ceux qui ont permis d'illustrer ce livre, en particulier Bruce Morrison, Bruce Cline, Gordie Haworth,
Mario Trépanier, Ed Hawrysh, Lorne Mulroney, David McNeil, Jean-Pierre Paré et à mon ami Marc Juteau de
Classic Auctions.
À la Société internationale de recherche sur le hockey (SIRH) pour les échanges et les réponses introuvables
ailleurs, particulièrement à Jean-Patrice Martel, J. Andrew Ross et Aubrey Ferguson.
Aux membres de la Société d'histoire du sport de la capitale nationale (SHSCN).
À ma famille, à mes amis et à tous ceux qui ont collaboré à cette victoire.
Enfin, à Élise Béliveau, qui m'a chaleureusement accueilli chez elle et qui a accepté de signer la préface. Merci
du fond du cœur.
En terminant, merci à mon équipe d'étoiles : Catherine, Anhui, Marie-Li et Maëlle.
Marc Durand
Remerciements
3

Préface de Madame Élise Béliveau
Une ville en quête d'un héros
Avant Québec
Avec les Citadelles de Québec (1949-1951)
Avec les As de Québec (1951-1953)
Après Québec (1953-1973)
Statistiques
5              

Ma mère n'aimait pas trop les joueurs de hockey. Pendant des mois je me suis
bien gardée de la prévenir que ce grand garçon poli que je fréquentais en était
justement un. Mais elle l'adorait.
Maman m'a bien vite accompagnée au Colisée et comme tout le monde, on a
applaudi Jean, encouragé notre équipe et hué Dickie Moore du Canadien junior.
Un soir, on a même volé une cloche de l'argenterie de ma mère, que j'agitais sans
doute un peu trop énergiquement. C'est vrai que nous étions chez l'adversaire, à
Chicoutimi.
Le 18 décembre 1952, j'étais parmi les 14 641 spectateurs au Forum de Montréal.
Jean est avec le Canadien ce soir-là, prêté par les As de Québec. C'est ce fameux
match où il a compté trois buts.
Entre les applaudissements, Monsieur Frank Selke, mis au courant de ma pré -
sence, me demande de passer à son bureau, entre la première et la deuxième
période.
Après les politesses, il me lance ces phrases que je n'oublierai jamais :

Miss Couture , vous ne voulez pas que Jean vienne à Montréal ?
Tout le monde pense que c'est vous qui l'empêchez de venir.

Je n'ai jamais dit ça de ma vie, Monsieur Selke.
C'est alors qu'il ouvre la porte de son coffre-fort.

Servez-vous. Prenez ce que vous pensez qu'il devrait gagner.

Monsieur Selke! C'est lui qui décidera, pas moi! Ce n'est pas de mes affaires!
Jean était à Québec par choix. Il estimait la ville et ses gens, qui le lui rendaient
bien. Il était fier d'aider à remplir le nouveau Colisée avec ses coéquipiers des
Citadelles et des As.
Quelques jours plus tard, on s'est fiancés, puis on s'est mariés à l'été. Il était prêt à
vivre cette nouvelle expérience. Son départ vers Montréal et la LNH était la chose
à faire, même si nous laissions beaucoup derrière.
Nous sommes revenus à Québec des centaines de fois, toujours avec enthousiasme.
C'est comme s'il n'était jamais parti. Il parlait à tout le monde, des enfants qui
demandaient des autographes aux personnes plus âgées qui lui rappelaient les
moindres détails de ses buts.
Nous avons vécu 61 ans d'amour, de grands bonheurs et de respect. Aujourd'hui,
j'ai des photos de lui dans toutes les pièces. Ma préférée est au salon, dans le
chandail des As au Colisée. Il a 21 ans. Qu'il est beau, mon Jean. J'ai besoin de
le saluer, d'écouter Pavarotti, comme avant. Je le vois encore, une larme à l'œil ...
Bien sûr, je pleure aussi et ça me fait du bien. Ça et retourner au hockey.
Québec l'a honoré plusieurs fois. L'inauguration de la place Jean-Béliveau est
certainement un de ces moments qu'il aurait aimé vivre. Ce livre permet d'appré -
cier ses premiers succès, parfois méconnus et oubliés, dans l'ombre de ceux du
Canadien. Et pourtant.
On lui disait que la ville de Québec a été chanceuse de l'avoir. Il retournait le com -
pliment, avec sincérité. Et moi, j'ai aussi eu la chance de l'avoir. De le rencontrer
chez des amis, les Gagnon, rue des Érables, de le conduire au Manoir St-Castin de
Lac-Beauport, et de tomber en amour.
Élise Béliveau
Juillet 2017
Préface
Jean Béliveau demande la main d'Élise Couture, une jeune fille de Québec, la
veille de Noël 1952. Le mariage sera célébré à Québec le 27 juin 1953.
7

Lorsqu'il joue son dernier match dans la Ligue nationale de hockey (LNH) en
1924 avec les Canadiens de Montréal, Joe Malone marque le début d'une longue
disette. Il faudra attendre 20 ans avant qu'un autre joueur développé à Québec
participe à un match de la plus grande ligue de hockey au monde.
Il est vrai que les infrastructures sportives sont insuffisantes à Québec, surtout
pour la pratique du hockey. On ne compte qu'une seule patinoire couverte dans
toute la région, jusqu'à la construction d'un aréna au parc Victoria en 1952.
Le hockey est pourtant populaire dans la capitale, comme dans toutes les villes
de la province. On compte par dizaines les joueurs canadiens-français d'Ottawa
et d'autres régions du Québec. Au tournant des années 1920, les meilleurs
joueurs canadiens-français des Sons of Ireland ou du meilleur club francophone,
les Montagnais, viennent tous de l'extérieur de la région de Québec. Parmi
eux figurent de futurs joueurs de la LNH: Léo Gaudreault et Johnny Gagnon
(Chicoutimi), Arthur Gagné (Ottawa) et Edmond Bouchard (Mauricie).
Les Castors, qui cherchent une couleur canadienne-française que les Bulldogs
n'ont jamais obtenue, embauchent plusieurs ex-joueurs de la LNH, tous de l'exté -
rieur et en fin de carrière. En 1944, quand les As de Québec remportent la coupe
Allen, symbole du championnat canadien amateur, l'équipe ne compte aucun
joueur de Québec.
Au cours de cette longue séquence noire, la capitale ne semble développer que
des gardiens de but. Pensons aux succès relatifs d'Alex Bolduc, Émile Lamontagne
et Wilfred Turgeon dans les années 1920 et 1930. Durant la décennie suivante,
ce sont aussi trois gardiens qui brisent enfin la glace dans la LNH. Tandis que
Une ville en quête
d'un héros
Jean Marois (1 match pour Toronto) et Maurice Courteau (6 matchs pour Boston)
profitent d'une véritable pénurie de cerbères en 1943-1944, Gerry McNeil, natif
de Limoilou, dispute, en 1949, le premier de ses 311 matchs avec les Canadiens
de Montréal.
Ces trois joueurs ont joué leur hockey junior loin de Québec, un sacrifice iné -
vitable pour espérer une carrière sous les projecteurs des grandes patinoires
nord-américaines.
Imaginons alors un instant l'effervescence de l'automne 1949 à Québec. La
construction d'un nouveau Colisée va permettre à la capitale de prendre sa place
parmi les villes majeures du hockey en Amérique du Nord.
Au même moment, un géant de six pieds débarque en ville, comme « le Gros Bill »
du film du même nom, à l'affiche dans les théâtres à cette époque. Relativement
inconnu à l'extérieur des patinoires, Jean Béliveau surgit comme une tempête
surprise et souffle sur toute une ville par son talent et son charisme. En prime,
il manifeste beaucoup d'amour pour Québec, qu'il semble préférer à Montréal.
Au fil des ans, le jeune homme est non seulement devenu le joueur de hockey
canadien-français le plus adulé depuis Maurice Richard, mais aussi la coqueluche
et le héros de toutes les générations. Québec n'a pas vu naître ni grandir Jean
Béliveau. Elle l'a toutefois adopté et l'a protégé comme son propre fils.
Avant de devenir l'un des grands ambassadeurs du hockey, Jean Béliveau s'est
révélé un grand ambassadeur de la ville de Québec. Voici le récit de son passage
dans la capitale et de la marque indélébile qu'il y a laissé.
Jean Béliveau entouré d'enfants admiratifs, le 1 er décembre 1952.
9

Avant
Québec
La ville de Québec possède une riche histoire sportive. Grâce à
sa saison froide qui s'étend sur l'automne et le printemps, elle
s'avère propice aux sports de glace. Pas étonnant que le hockey
s'y installe tout naturellement en 1878 ! C'est l'année du premier
hiver du troisième Skating Club, celui de la porte Saint-Louis.
Le hockey à Québec est au cœur de grands moments
rassembleurs. Il sera un temps l'affaire des Bulldogs (1878 -
1917), de Joe Malone et de ses deux coupes Stanley, des Sons
of Ireland (1915-1927) et de leurs quelques titres amateurs, puis
des Castors (1926-1935).
En 1927, la papetière Anglo-Canadian Pulp & Paper Mills Ltd
fonde les As de Québec, dont le nom anglais, Aces, évoque
ses Anglo-Canadians Employees . D'un club d'usine, les As
deviendront le club régional, dont la fierté grandira au fil des
saisons. Le nom de Jean Béliveau sera un jour intimement lié à
l'histoire de ce club.
Le petit gars de Victoriaville
Fils d'Arthur Béliveau et de Lorette Dubé, Jean Béliveau naît à Trois-Rivières, le
31 août 1931. Son parcours suit les lignes électriques posées par son père, élec -
tricien à la Shawinigan Water and Power. Ce dernier y travaillera pendant 41 ans.
À trois ans, le petit Jean se retrouve à Plessisville, puis à six ans, la route s'arrête
à Victoriaville.
L'aîné de huit enfants est véritablement un « produit de Victoriaville », puisqu'il
chausse sa première paire de patins à Noël 1938, à l'âge de sept ans. « Un élève
tranquille, gêné et bien élevé », dira le père Roland Lachance, son professeur du
collège Sacré-Cœur qu'il ne fréquente qu'un an. On le dit toujours heureux, poli,
et studieux.
Enfant de chœur, Jean est de plusieurs célébrations et mariages à l'église des
Saints-Martyrs-Canadiens, toujours disponible pour remplacer un collègue absent.
Il faut dire qu'il demeure si près de l'église que lorsque sa famille déménagera en
1952, on démolira sa maison pour agrandir la cour du presbytère.
Bien qu'il se destine au métier d'électricien comme son père, Jean s'intéresse
d'abord au hockey. S'il est absent de l'école, c'est qu'il est à l'aréna ou dans sa
cour où son père aménage une patinoire surnommée « le forum Béliveau ». Vers
l'âge de 12 ans, Jean commence à jouer au « vrai hockey ». Rapidement, il fait
partie d'une équipe d'étoiles de l'académie Saint-Louis-de-Gonzague et affronte
des clubs de manufactures, tous les samedis matin.
À 16 ans, alors qu'il commence la saison avec l'équipe du collège Sacré-Cœur,
Jean attire l'attention des Panthères de Victoriaville. Une fois dans les rangs de
cette équipe de calibre intermédiaire, il est rapidement opposé à des joueurs de la
ligue des Bois-Francs qui ont parfois deux fois son âge. Même s'il a raté 8 matchs
en début de saison, il termine premier compteur de la ligue et obtient 68 points,
dont 47 buts en seulement 30 parties. De ce nombre, 17 buts sont marqués dans
une seule fin de semaine. Les exploits du « jeune de six pieds » ne passent pas ina -
perçus. L'entraîneur des Reds de Trois-Rivières lui offre de joindre immédiatement
son équipe dans la toute nouvelle ligue Junior A du Québec. Mais le père de Jean
s'y oppose.
Dès l'été 1948, c'est au tour des Canadiens de Montréal de vouloir mettre le grap -
pin sur Jean Béliveau pour le développer au sein de l'un de ses clubs juniors.
Roland Hébert, l'homme de hockey le plus influent de Victoriaville, convainc le
directeur-général des Canadiens, Frank Selke, de l'immense potentiel de Béliveau.
Unilingue de Toronto, Selke dépêche deux de ses hommes à Victoriaville pour
l'approcher. Ceux-ci voient Jean à l'œuvre en tant que joueur de ... baseball ! Après
la partie, ils lui offrent une boisson gazeuse, 100 $, puis jusqu'à 200 $ s'il signe
la formule C, un contrat de la LNH qui lie un joueur à l'organisation à jamais. La
grande majorité des jeunes hockeyeurs signent normalement sur-le-champ.
Âgé de 16 ans, Jean se prend bien sûr à rêver, mais il veut d'abord obtenir l'accord
de son père. En vain. « Mon fils ne signera rien qui permette à quelqu'un d'autre
de contrôler sa vie», dira Arthur. Même la visite ultérieure du capitaine Émile
« Butch » Bouchard ne réussira pas à amadouer le paternel.
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Les Citadelles de Québec, une équipe junior A de la Junior Amateur Hockey
Association (JAHA), entendent aussi parler de la jeune sensation des Panthères de
Victoriaville. On lui fait parvenir une invitation à prendre part au camp d'entraîne -
ment, mais Jean la refuse, expliquant avoir déjà accepté une offre similaire avec
le Canadien junior qui évolue dans la même ligue que les Citadelles. Sans quoi le
jeune homme aurait choisi Québec, confiera-t-il plus tard.
Le grand manitou du hockey victoriavillois, Roland Hébert, est fier de voir l'un de
ses poulains se rapprocher du grand club à Montréal. Mais il le regrette presque
aussitôt lorsqu'on lui offre de gérer une nouvelle équipe junior à Victoriaville, dès
l'automne 1948. Une équipe destinée à rivaliser avec les Citadelles et le Canadien
junior.
Hébert a besoin de Jean Béliveau. Il convainc Selke et Sam Pollock, alors entraî -
neur du Canadien junior, de briser le contrat d'essai pour permettre à Jean de
jouer avec ses Tigres à Victoriaville. Les deux hommes acceptent, loin de se douter
qu'ils viennent de libérer un joueur qui prendra cinq ans pour s'entendre avec
l'organisation des Canadiens.
Double-page précédente : Jean Béliveau, deuxième à partir de la droite, et l'une de
ses premières équipes de hockey au temps du collège.
Page précédente, à gauche : Le petit Jean Béliveau sur son tricycle, à l'époque où sa
famille et lui demeurent à Plessisville.
Page précédente, au centre : Jean Béliveau est un jeune homme près de sa famille,
notamment de son père Arthur. Il contribue volontiers aux tâches de la maison, comme
ici, alors qu'il a environ 12 ans.
Page précédente, à droite : L'ainé de sept frères et sœurs, Jean Béliveau est
toujours entouré d'enfants. Il est ici photographié le 5 octobre 1946, alors qu'il a 15 ans.
Ci-dessus : À l'adolescence, Jean Béliveau se passionne pour le hockey et évolue au sein
de diverses équipes. Il dépasse déjà d'une tête la plupart de ses camarades, comme sur
cette photographie datée de la seconde moitié des années 1940.
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