La pêche à pied
146 pages
Français

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Description

La pêche à pied est une activité très appréciée, et ses passionnés ne se lassent jamais de flâner au bord de l’eau, de sonder le sable, les mares et baïnes, ou de scruter les rochers à la recherche de coquillages, crustacés et poissons variés. Du plaisir de la quête à celui de l’assiette, cette pêche simple et ludique réjouit parents et enfants. Mais ne vous laissez pas berner par son apparente facilité : pour être efficace et respecter l’environnement, le pêcheur doit être capable d’identifier les espèces, de savoir où elles se tiennent, quand et comment les pêcher ! Avec ses fiches d’identification, ses explications techniques et ses conseils culinaires, ce petit guide pratique est le compagnon idéal du pêcheur à pied.


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 31 mars 2014
Nombre de lectures 85
EAN13 9782857259169
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,006€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Introduction
J’ai grandi avec la mer et j’ai été captivé durant toute mon enfance par les loisirs, les sports ou les métiers que nous offre cet espace vivant et fascinant. Attiré par son ambiance rythmée par les marées, j’ai pratiqué le long des côtes de nombreuses activités, étés comme hivers : bodyboard, chasse sous-marine, sauvetage en mer et longues balades. Le littoral offre un moment d’évasion et une bouffée d’air énergisante.
La pêche, quant à elle, a démarré un été avec la recherche de poissons fritures au coup et est immédiatement devenue une drogue, un acharnement, un défi. Issu d’une famille non pêcheuse, j’ai appris sur le terrain en passant de l’éperlan aux petits gadidés, puis au maquereau, au bar et autres gros poissons.
Cette expérience m’a amené à rechercher de nombreux appâts, à pied. Généralement, mes pêches à pied n’avaient pas pour finalité directe les plaisirs de la bouche : j’utilisais les fruits de mer en tant qu’appâts pour pêcher à la ligne. Bien entendu, j’ai tout de même eu l’occasion de garnir mes paniers de crevettes grises et de bouquets et mes seaux de coquillages qui offrent de délicieux moments à table !
Vous l’aurez compris, à pied on pratique aussi bien la récolte pour les plaisirs de la table ou en vue d’une partie de pêche à la ligne. Ce livre englobe toutes les pêches à pied.
Guillaume Fourrier
L’auteur
Professionnel de la pêche de loisir, Guillaume Fourrier est un pêcheur polyvalent ayant pratiqué en eau douce comme en mer, de la Belgique à la côte Basque et sur toute la façade méditerranéenne, y compris la Corse. À 31 ans, il a plusieurs voyages de pêche exotiques à son acquis et a passé plusieurs mois en Nouvelle-Calédonie en 2006.
Passionné par la traque des gros spécimens, il est détenteur de plusieurs records de France et du Monde pour la prise de gros poissons, notamment des lieus jaunes, morues et bars qui approchent la barre des 10 kg. Durant plusieurs années, il a sillonné le détroit du Pas-de-Calais reconnu pour sa dangerosité : une centaine de bulletins météos spéciaux par an et l’un des plus forts trafics maritimes au monde.
Il partage ses expériences dans la presse halieutique au travers d’articles ou d’interviews et apparaît régulièrement sur le petit écran dans des documentaires vidéo référents.
Il a conçu des produits pour de grandes firmes en Europe.
Déjà l’auteur de quatre livres dans notre collection Pêche, il vous propose cet ouvrage pour réussir vos pêches à pied.
La loi et le bon sens

À la frontière terre/mer, vous allez profiter seul ou en groupe d’un espace apaisant et ressourçant, naturel ou aménagé par l’homme. Cet espace offre une ressource naturelle, un biotope complet dont l’équilibre est fragile.
Nous ne sommes pas les seuls à cueillir les fruits de la mer : ils se mangent aussi entre eux. Le crabe se nourrit de vers et de crevettes, le poisson mange du crabe, les gros poissons attaquent les petits… Nous appartenons à la chaîne et il nous faut prélever intelligemment ce que nous convoitons, sans toucher aux juvéniles et sans détruire leur habitat. C’est une question de bon sens.
Tout cela est encadré par des textes de loi qui fixent des tailles minimales de capture pour les fruits de mer et les poissons, interdisent temporairement la récolte d’une espèce fragilisée ou encore réglementent les accès à certaines zones protégées ou encore polluées.

Les tailles minimales de capture
Elles sont régies par l’arrêté du 29 janvier 2013, déterminant la taille minimale de capture des poissons et autres animaux marins pour la pêche de loisir.



Les coquillages
Pour mesurer un mollusque bivalve (à 2 coquilles), on utilise la plus grande dimension de la coquille.
Les crustacés
Pour les mesures, on utilise : tourteau : la largeur maximale de la carapace, araignée de mer : la longueur de la carapace, homard : la longueur de la carapace, langoustes : la longueur de la carapace, en incluant le rostre.
La largeur d’une carapace doit être mesurée d’une pince vers l’autre pince. La longueur d’une carapace doit être mesurée des pattes arrières vers les pinces.
Les poissons de roche, céphalopodes et poissons de sable et de vase
Pour mesurer les poissons, on part de l’extrémité de la queue pour arriver jusqu’à la bouche.
Le marquage des captures conservées
Selon l’arrêté du 17 mai 2011, le pêcheur de loisir doit couper la partie inférieure de la nageoire caudale des crustacés et poissons conservés et destinés à mourir dès leur mise au sec. Toute espèce concernée doit être marquée et conservée entière pour pouvoir être mesurée par les contrôleurs.
Les espèces concernées que l’on peut rencontrer à pied sont : le homard, la langouste, la rascasse rouge, la sole.
Marquage des poissons conservés
par les pêcheurs de loisir

La réglementation localisée
Outre la réglementation nationale qui régit principalement la gestion des stocks en vue du maintien d’une quantité suffisante des espèces maritimes, il existe des réglementations locales qui encadrent les accès à certaines zones et peuvent limiter la récolte de certaines espèces pour des raisons diverses, notamment en cas de pollution.
La moule ou l’huître, par exemple, sont très sensibles à la qualité des eaux.
Ces arrêtés préfectoraux ou municipaux peuvent encadrer l’utilisation de certains outils. Ils peuvent être temporaires comme ceux qui régulent les zones de baignade surveillées en été, ou ne concerner qu’un segment de littoral (cas des dunes). Certains littoraux sont classés et strictement protégés, interdisant toute récolte.
Pour connaître la réglementation d’une zone particulière, il faut se renseigner auprès du quartier des Affaires Maritimes s’y rattachant.

Le bon sens
Au-delà de la réglementation, il ne faut pas oublier que l’équilibre de vie des fruits de mer dépend du bon état de leur habitat. Les bons gestes relèvent du bon sens. Par exemple, il ne faut pas laisser une roche à l’envers car cela assèche les algues, alevins et autres individus qui s’abritent dessous. De même, une crevette ou un crabe remplis d’œufs méritent d’être laissés à l’eau pour assurer leur ponte imminente.
Ces gestes pr

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