Le monde des courses de chevaux
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Français

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Description

Portrait de l'institution des courses en France, outil didactique destiné aux professionnels, aux élèves, aux parieurs de courses hippiques, ce petit ouvrage permet d'appréhender les divers acteurs des hippodromes. Les cadres politiques, les collectivités pourront aussi mieux cerner les enjeux financiers et économiques de la filière. Enfin, le présent ouvrage comporte un lexique des termes anciens et modernes pour mieux jouer et suivre les paris organisés par le PMU et les sociétés mères, France Galop ou Le cheval Français.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 octobre 2014
Nombre de lectures 92
EAN13 9782336358055
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Couverture
4e de couverture
Titre
Carlos Henriques Pereira








Le monde des courses
de chevaux
Du même auteur
Étude du premier traité d’équitation portugaise, O Livro da Ensinança de Bem Cavalgar Toda a Sela du roi D. Duarte , Paris, éd. L’Harmattan, 2001.

L’Équitation portugaise , Paris, éd. Actes Sud, 2004.

Des Origines du baudet du Poitou, le commerce d’ânes et de mulets entre le Poitou et la péninsule Ibérique du Moyen Âge au XIX e siècle , conseil général de Charente-Maritime, Geste édition, 2009.

Parler aux chevaux autrement, une approche sémiotique de l’équitation , éd. Amphora, 2009.

Toréer sans la mort ? (en codirection avec Porcher Jocelyne), éd. QUAE-INRA - Gulbenkian, 2011.

Dressage et Éthologie, éd. Amphora, 2011.

Naissance et Renaissance de l’équitation portugaise, éd. L’Harmattan, 2011.

L’animal dans le monde lusophone : du réel à l’imaginaire (en codirection avec Penjon Jacqueline), éd. Presse de la Sorbonne Nouvelle, à paraître.
Copyright

© L’Harmattan, 2014
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr

EAN Epub : 978-2-336-70816-4
Sommaire Couverture 4e de couverture Titre Du même auteur Copyright Sommaire Bref historique I - L’élevage 1) L’Institut Français du Cheval et de l’Équitation 2) L’École Nationale d’Équitation 3) Les Haras Nationaux 4) Les haras privés 5) La reproduction des chevaux de course 6) Les races de chevaux de course 7) L’élevage des chevaux de course en France : chiffres clés II - La valorisation 1) Les centres d’entraînement en France 2) Les entraîneurs 3) Les jockeys, les gentlemen-riders, les cavalières et les drivers 4) Le personnel d’écurie 5) Les propriétaires de chevaux de course III - Les institutions des courses 1) La réglementation des courses 2) France Galop 3) Société du Cheval Français 4) Les codes des courses au trot et au galop 5) La Fédération Nationale des Courses Françaises 6) La FRBC 7) L’Agence Française du Trot 8) Agence Française de Vente de pur-sang 9) Le PMU 10) L’AFASEC IV - Typologie des courses 1) Les courses de plat au galop 2) Les courses d’obstacles 3) Les courses de trot 4) Lire la musique 5) Les hippodromes V - Annexes 1) Le vocabulaire des courses 2) Bibliographie 3) Sites Internet Remerciements Sport aux éditions L’Harmattan Adresse
Bref historique
• L’antiquité
Les courses existent probablement depuis que l’homme emploie les forces dynamiques du cheval. Les courses étaient très appréciées dans l’Antiquité comme peuvent en témoigner divers écrits : les Grecs et les Romains appréciaient plus particulièrement les courses de chars. Ils connaissaient un véhicule comparable au "sulky" contemporain comme en témoignent des monnaies de Zancle, datant de 480 avant J.-C. Les chevaux attelés à trois ou à quatre (triges et quadriges) se produisaient probablement sur des champs de course ayant la structure d’une piste rectiligne.

En Grèce, l’organisation des courses était très réglementée : on opposait des chevaux de même catégorie pour permettre une lutte équitable, tout en faisant des courses un excellent moyen de sélection. Ce système avait pour objectif d’identifier les futurs poulinières et étalons. On effectuait des acrobaties lors des courses qui impressionnaient le public sensible à la vitesse. Le nombre de concurrents variait : de 4 (Mosaïque du Musée de Barcelone) à 8 chars (Mosaïque de Lyon) voire plus. On utilisait probablement des races diverses : libyens, perses, ibériques…
• L’Angleterre : berceau des courses modernes
Les courses de chevaux se développent en Angleterre vers le XII e siècle : Smithfield, Epsom… Au XVII e siècle, Jacques Ier encourage les premières courses sur gazon (turf) qui constituent aussi des espaces de chasse : Saint-Léger, Oaks, Derby (1765), Guinée… Les Anglais au XVIII e siècle créent l’archétype du cheval de course : le pur-sang anglais. Le Jockey-Club anglais date du règne de Georges II. C’est sous Jacques III (1760/1811) qu’apparaissent les premières courses classiques pour chevaux de trois ans. La première classique fut disputée en 1776 : 2 900 mètres à Saint Léger. Le Derby fut couru pour la première fois en 1782 à Epsom.
• Les premières courses françaises
La première course digne de ce nom est organisée le 15 mai 1651 au Bois de Boulogne. Au départ : le prince d’Harcourt et le duc de Joyeuse représenté par Plessis du Vernet qui termine un long parcours entre la Muette, Saint-Cloud et le Château de Madrid. Les premières courses de galop "à l’anglaise" débutent en 1775. La première course officielle est organisée en 1780 : le Prix du Plateau du Roy (3 000 à 4 000 mètres) réservé aux juments françaises et étrangères. Napoléon promulgue un décret le 31 août 1805 rétablissant et organisant officiellement les courses. La sélection du cheval de course en France est lancée. La Société d’encouragement pour l’amélioration des races chevalines voit le jour en 1833. Le Jockey-club est fondé en 1835 et les courses deviennent ainsi le sport favori de l’aristocratie.
• Quelques chiffres 1
Le cheval en France


76 250 personnes travaillent dans la filière "Cheval"
Près de 1 million d’équidés
41% des emplois sont générés par les courses

La population participe activement au développement du cheval en France


1,5 millions de cavaliers réguliers
234 associations, dites sociétés de courses
10 500 propriétaires actifs au sein des courses
10 832 points de vente

Les emplois générés par l’activité hippique en France


L’activité des courses hippiques


2 735 réunions en 2011
39% de courses galop en 2011
18 140 courses en 2011
61% de courses trot en 2011


Les courses en France en 2011

1 ECUS 2010
I - L’élevage
1) L’Institut Français du Cheval et de l’Équitation
L’Institut français du cheval et de l’équitation, de culture scientifique et technique, a pour vocation la promotion et le développement des activités liées au cheval et à l’équitation en France. Il a été créé par le décret n° 2010-90 du 22 janvier 2010.

Cet établissement public à caractère administratif placé sous la tutelle des ministères chargés des sports et de l’agriculture, est l’opérateur public unique pour accompagner la professionnalisation de la filière équine. Elles se déploient sur tout le territoire dans un contexte d’engouement du public pour le cheval.

La création d’un nouvel établissement public renforce la synergie et la complémentarité de deux institutions historiques et patrimoniales. Haras nationaux et Cadre noir font référence dans le monde du cheval et dans l’histoire et l’identité de la France. L’Institut français du cheval et de l’équitation a décidé de poursuivre leur développement, chacune dans leur univers de publics.

L’héritage des hommes et des femmes de cheval issus des entités fondatrices, les Haras nationaux et l’École nationale d’équitation - Cadre noir, se conjugue autour d’une plate-forme de valeurs communes.

Les missions de l’IFCE

2) L’École Nationale d’Équitation
Héritant d’un patrimoine prestigieux, l’École nationale d’équitation s’est constituée autour du Cadre Noir de Saumur en 1972. Placée sous la tutelle du Ministère de la Santé, de la Jeunesse, et des Sports, elle agit avec la Fédération Française d’Équitation, mais aussi avec le soutien indispensable des Haras Nationaux et des Ministères de la Défense et de l’Agriculture.

Élargissant leurs missions originelles au sein de cette école qui succède à Saumur, à ses aînées militaires, les Écuyers du Cadre Noir de Saumur, corps des professeurs de l’École nationale d’équitation, forment et perfectionnent les cadres supérieurs de l’équitation. L’École accueille de nombreux stages pour les enseignants et compétiteurs français et étrangers, en étant le siège du Pôle France Équitation et du Pôle Espoir.

Ainsi, le Cadre Noir de Saumur perpétue ses missions par ses présentations publiques, ses résultats en compétition mais surtout par son enseignement. Il exprime ses conceptions au-delà de nos frontières et contribue largement au rayonnement de l’équitation française.
3) Les Haras Nationaux
Les Haras Nationaux, sous la tutelle du Ministère de l’Agriculture, sont chargés de gérer et de réglementer l’élevage des chevaux de course en France à travers le décret du 4 juillet 1999.

Les Haras royaux sont créés sous l’impulsion de Colbert. Des étalons sont achetés et confiés gratuitement à des particuliers et à des abbayes. Le premier Haras royal est construit au Pin dans l’Orne en 1714. Le Haras de Pompadour (Corrèze) est fondé en 1760, puis celui de Rosières-aux-Salines (Meurthe et Moselle) en 1767. En 1832, l’officier des haras Ephrem Houël organise à Cherbourg les premières courses de trot monté pour concurrencer l’élevage anglais. Le grand mérite des Haras Nationaux à la fin de la Seconde Guerre Mondiale est d’avoir créé le Pari Mutuel Urbain et encouragé l’apparition du Tiercé en 1954. C’est grâce aux courses que les Haras Nationaux jouent un rôle important dans la conservation des races de chevaux de trait, autochtones.

Au plan géographique, le territoire national est découpé en 23 circonscriptions, chacune rattachée à un dépôt d’étalons :

Les Haras Nationaux ont pour "mission de promouvoir et de développer l’élevage des équidés et les activités liées au cheval" en partenariat notamment avec les organisations socioprofessionnelles, les collectivités locales et les associations. L’établissement entreprend toutes les actions, notamment scientifiques, techniques, économiques et culturelles, nécessaires à l’accomplissement de ses missions.

Moyens des Haras Nationaux

4) Les haras privés
Les Haras privés sont des établissements ayant divers statuts juridiques (associations, SARL, EURL, entreprise individuelle…) et dont l’objet est l’élevage. Un Haras privé est composé de poulinières et d’étalons de races diverses.

Les poulinières sont des juments destinées à la reproduction et les étalons sont des chevaux inscrits dans un stud-book et dont les performances sont reconnues.

On peut segmenter les Haras en fonction des poulinières : nombre de poulinières détenues par un propriétaire. La majorité des éleveurs sont des éleveurs amateurs.

Les éleveurs professionnels, beaucoup moins nombreux, se divisent en deux : les éleveurs naisseurs et les éleveurs entraîneurs.

Les éleveurs naisseurs qu’ils soient amateurs ou professionnels essayent de vendre les chevaux au sevrage et au plus tard à 3 ans.

Les éleveurs entraîneurs cherchent à valoriser leur production : ils multiplient ainsi les opportunités de gains. Ils sont des acteurs importants dans les courses pour jeunes chevaux.
5) La reproduction des chevaux de course
On distingue plusieurs étapes dans le cycle de vie d’un cheval de course.

Un poulain ou une pouliche de course naît en principe au printemps, au terme de onze mois de gestation. Le poulain naît généralement dans un haras.

Au terme de leur parcours sportif (de 3 à 12 ans, ou plus, en fonction des aptitudes), les meilleurs d’entre eux se consacrent à la reproduction. Les mâles deviennent étalons et les femelles poulinières. Les sujets inadaptés, qu’ils soient hongres (mâles castrés) ou trop modestes compétiteurs, sont bien souvent vendus comme chevaux de loisirs. Le re-dressage d’un cheval de course reste néanmoins difficile pour des amateurs. Il est donc nécessaire de faire appel à des cavaliers professionnels qui connaissent la problématique des chevaux de réforme.

Chaque cheval possède un livret signalétique. Faisant office à la fois de carte d’identité et de carnet de santé du cheval, il permet de retracer l’arbre généalogique du cheval sur trois ou quatre générations, ainsi que ses date et lieu de naissance et le nom de son éleveur. Il peut varier d’un pays à un autre en fonction du Stud-book. Il enregistre les dates et natures de ses vaccinations. Enfin, il comporte des renseignements sur les particularités physiques du sujet : des éléments concernant des tâches par exemple. Il constitue une pièce importante pour le contrôle par les vétérinaires dans les hippodromes. Il est nécessaire lors des transports et des compétitions.

Les chevaux prennent automatiquement un an à chaque 1 er janvier. Ainsi, un cheval né en juin deviendra-t-il, dix-mois seulement après sa naissance, un 2 ans, etc.

De la naissance au 31 décembre suivant : "foal"

Du 1 er janvier suivant sa naissance au 31 décembre suivant : yearling

De 0 à 3 ans inclus : poulain ou pouliche

Au delà de 3 ans : cheval ou jument
Une poulinière est une jument destinée à la reproduction qui porte un poulain par an. L’étalon est un cheval ayant une généalogie prestigieuse et/ou ayant des résultats en compétitions et employé par un étalonnier dans un Haras National ou privé pour faire la monte. On distingue plusieurs types de monte : monte en main avec des assistants (la jument étant entravée) et plus rare la monte en liberté dans un pré. On peut aussi procéder à l’insémination artificielle qui est rigoureusement réglementée dans le secteur des courses.
6) Les races de chevaux de course
Tous les chevaux peuvent courir. Toutefois, l’histoire des courses a sélectionné une petite minorité. Chaque type de course privilégie un modèle, des allures et une généalogie. En France et aussi dans le reste du monde, on distingue 5 grandes races : Le pur-sang anglais (course de plat, steeple…) ; L’arabe (très prisé dans les courses au Moyen Orient) ; L’anglo-arabe issu du croisement des deux premiers (obstacle…) ; L’AQPS qui autorise les croisements avec d’autres races ; Le trotteur (trot attelé et trot monté).

• Le pur-sang anglais

C’est le prince des courses de plat. Né en Angleterre, il a conquis très tôt toute l’Europe et puis le monde entier. Sous le règne de Jacques II, arrive en Angleterre le premier père fondateur de la race : The byerley Turk. Il ne saillit qu’un petit nombre de juments. Il est à l’origine d’une lignée prestigieuse : Sancy, The Tetrarch, Brûleur, Tourbillon.

Le stud-book du pur-sang anglais fut ouvert en 1791. Ce livre a permis de sélectionner les chevaux en fonction de leurs ascendants et de leurs performances en course.

Le stud-book est rigoureusement fermé et la race se perpétue en étroite consanguinité. Le pur-sang présente une morphologie variable.
La taille habituelle se situe entre 1,55 et 1,65 mètres. On trouve néanmoins des pur-sang de 1,45 mètres et jusqu’à 1,75 mètres.

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