Le Rugby
123 pages

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Le Rugby

-

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
123 pages

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description



Qu'y a-t-il sous la mêlée ?

A quoi servent les lignes sur un terrain ?

Pourquoi y a-t-il hors-jeu ou pénalités ?

Comment compte-t-on les points... ?
Sans jargon et avec humour, un passionné vous dévo


  • Qu'y a-t-il sous la mêlée ?


  • A quoi servent les lignes sur un terrain ?


  • Pourquoi y a-t-il hors-jeu ou pénalités ?


  • Comment compte-t-on les points... ?



Sans jargon et avec humour, un passionné vous dévoile tous les secrets de ce jeu. C'est ainsi que vous découvrirez son histoire, , ses règles et son langage. Sans oublier les grands joueurs, les principaux entraîneurs, les lieux mythiques et les compétitions incontournables, en France, en Europe, dans le monde.




  • Partie 1. Un brin d'histoire


    • La naissance du rugby


    • Vers la professionnalisation du rugby


    • Le rugby aujourd'hui




  • Partie 2. Les principes, les règles, les fonctions


    • Qui fait quoi pendant un match ?


    • Tous sur le pré !


    • Dis papa, comment on joue au rugby ?


    • Fair-play et sens du mot "jeu"




  • Partie 3. Des hommes et des mots


    • Les joueurs de légende


    • La Coupe du monde au pays du long nuage blanc


    • Si vous voulez frimer en troisième mi-temps



Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 29 août 2011
Nombre de lectures 83
EAN13 9782212171587

Informations légales : prix de location à la page 0,0052€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait





  • Partie 3. Des hommes et des mots


    • Les joueurs de légende


    • La Coupe du monde au pays du long nuage blanc


    • Si vous voulez frimer en troisième mi-temps



  • " />

    C1
    C4 Qu’y a-t-il sous la mêlée ? À quoi servent les lignes sur un terrain ? Pourquoi y a-t-il hors-jeu ou pénalité ? Comment compte-t-on les points... ? Sans jargon et avec humour, un passionné vous dévoile tous les secrets de ce jeu. C’est ainsi que vous découvrirez son historie, ses règles et son langage. Sans oublier les grands joueurs, les principaux entraîneurs, les lieux mythiques et les compétitions incontournables, en France, en Europe et dans le monde. Pierre-François Glaymann est passionné de rugby. ll a chaussé les crampons pour une carrière d’amateur dans différents clubs de région parisienne. C’est avec Nous nous sommes tant aimés, un documentaire sur les secrets des vestiaires avant un match, que sa carrière de réalisateur a commencé. ll réalise ensuite d’autres films sur le sport, notamment sur le club mythique de Lavelanet, et plus récemment des émissions de télé-réalité à succès. Frédéric Pelatan fait ses premiers pas sous le maillot vert et noir du Chesnay, pour rejoindre ensuite le Rugby Club de Versailles et celui de Neuilly-sur-Seine. Journaliste depuis une quinzaine d’années, il est rédacteur en chef de divers magazines gratuits au sein du groupe L’Équipe, dont Journal du Rugby.

    2 Dans la collection Eyrolles Pratique
    Gagner aux paris sportifs, Eric Daries, Jérôme Maufras
    3 Pierre-François Glaymann
    avec la collaboration de Frédéric Pelatan
    Le rugby
    Deuxième édition revue et enrichie
    4 Éditions Eyrolles 61, bd Saint-Germain 75240 Paris Cedex 05 www.editions-eyrolles.com
    Mise en pages : Istria
    Images : Lukino
    En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
    © Groupe Eyrolles, 2007, 2011 ISBN : 978-2-212-55228-7
    5 Sommaire Avant-propos 7 Introduction 9 Partie 1. Un brin d’histoire 13 Chapitre 1 : La naissance du rugby 15 Chapitre 2 : Vers la professionnalisation du rugby 25 Chapitre 3 : Le rugby aujourd’hui 31 Partie 2. Les principes, les règles, les fonctions 43 Chapitre 4 : Qui fait quoi pendant un match ? 45 Chapitre 5 : Tous sur le pré ! 73 Chapitre 6 : Dis papa, comment on joue au rugby ? 87 Chapitre 7 : Fair-play et sens du mot « jeu » 113 Partie 3. Des hommes et des mots 123 Chapitre 8 : Les joueurs de légende 125 Chapitre 9 : La Coupe du monde au pays du long nuage blanc 155 Chapitre 10 : Si vous voulez frimer en troisième mi-temps 161 Conclusion 177 Index 179 Table des matières 183
    7
    1 mètre 85, 100 kilos (un peu plus en fait, surtout en hiver !), deux clubs : Pontoise et Neuilly-sur-Seine. Le nez cassé par l’arrière de Mulhouse, un décollement de rétine suite au coup de poing d’un deuxième ligne des Saintes, une cheville aux ligaments arrachés par un partenaire d’entraînement, un doigt fracturé par un pilier de Besançon, quelques points de suture au menton, à l’oreille, sur une cuisse et une arcade. Et je ne m’éternise pas sur les autres pépins glanés çà et là. Quelques sublimes troisièmes mi-temps, des trophées sans importance, et surtout, surtout, d’indéfectibles amitiés...
    Voilà pour mon curriculum vitæ rugbystique...
    L’ovalie, je suis tombé dedans par hasard et sur le tard. Pas de dispositions familiales, pas de racines du Sud-Ouest ou anglo-saxonnes, mais juste le hasard. Un heureux hasard !
    Mon premier souvenir : France-Irlande au Parc des Princes pour le tournoi des V (à l’époque) Nations. Je n’ai rien compris au match, je ne connaissais pas les règles, mais j’ai été happé, ad vitam, par l’ambiance de ce chaudron unique.
    Alors j’ai joué, j’ai appris sur le tas, ou plutôt dans le tas. Deuxième ligne, puis troisième ligne, j’ai même joué à l’aile une saison où j’avais entamé un régime sévère... Mais ma carrière rugbystique est sans importance : ce jeu me passionne, que voulez-vous, c’est ainsi !
    8 Je frémis en regardant le haka des All Blacks, je pleure si nous perdons contre les Anglais, je vibre pour une attaque en première main, je me lève pour un maul qui avance, j’exulte pour une passe sautée...
    J’aime les équipes du Stade français (que j’ai rencontrées en troisième division), de Saint-Nazaire (où j’ai vécu), de Lavelanet et Neuilly-sur-Seine (sur lesquelles j’ai réalisé des documentaires) et l’équipe de France. Mais finalement, j’aime toutes les équipes tant que le match est beau.
    Je suis tombé dans la « marmite rugby », j’ai tout bu et je n’en suis jamais sorti. C’est à cause de ou grâce à tout cela que l’idée de ce livre a germé !
    9
    Chères lectrices, chers lecteurs,
    Le rugby vous fascine, vous attire, vous tente, en un mot vous êtes RUGBY !
    Du rugby, on dit que c’est l’école de la vie et de l’amitié virile. Au rugby, on apprend la solidarité, le sens du sacrifice et celui de la collectivité. Au rugby, on comprend surtout que, sans les autres, on n’est rien.
    On y apprend à respecter ses équipiers autant que ses adversaires. Le rugby est certes un sport de combat, mais un combat à forces égales, à quinze contre quinze. La ruse, l’entraide, la tactique, la rigueur feront les vainqueurs, jamais la force seule !
    Le rugby est si envoûtant que d’éminents psychiatres y ont vu un rapport « symbolique et évident » entre ce ballon ovale que l’on sert fort contre soi et la matrice maternelle. Édifiant, n’est-ce pas ? Pour ma part, je ne l’ai jamais confondu avec le ventre de ma mère...
    Le rugby est aussi un sport compliqué, aux règles obscures, au langage et aux codes parfois incompréhensibles... Insaisissables, pourrait-on dire, un peu comme ce ballon ovale aux rebonds imprévisibles.
    Qu’y a-t-il sous la mêlée, qu’y a-t-il au cours d’une troisième mi-temps, qu’est-ce qu’un tampon ou un troisième latte, combien compte de points un essai, à quoi servent les lignes sur un terrain, 10 pourquoi y a-t-il hors-jeu ou pénalité ? Autant de questions auxquelles vous ne pouvez pas apporter de réponses et qui vous freinent dans votre découverte !
    Pour moi, dans le monde du sport, il y a les victoires, les défaites, les heures de gloire, les exploits, les records, les vedettes et puis il y a le rugby. Dans ce merveilleux univers où le corps et l’esprit ne font qu’un, le rugby s’est taillé une place à part. Souvent, ce jeu se résume de façon laconique à un sport de voyous joué par des gentlemen ! Au diable cette définition bien injuste parce qu’incomplète.
    Pour ses partisans, le rugby est tout : une religion, un mode de pensée, un univers, une règle de vie. On entre au rugby pour soi et l’on y reste pour les autres. Aimer le rugby, c’est forcément adhérer à cet art, avec sa cohorte de penseurs, d’artistes, de grandes œuvres et de codes. Aimer le rugby, c’est forcément une envie incompressible de faire partager notre passion ! Dans ce livre, je ne vais pas vous raconter le rugby, je vais tenter, humblement, de commencer à vous l’expliquer pour vous donner envie.
    Le jeu de rugby est aussi fascinant qu’envoûtant. En le comprenant on l’aime, et en l’aimant on le vit ! C’est bien cela qui anime les pages qui vont suivre et qui va vous aider à comprendre ce jeu et vous convaincre de l’aimer. Car le rugby, comme tous les mondes secrets, a ses clés d’entrée ; il a ses énigmes, ses recoins, ses évidences et ses mystères.
    Le rugby est unique en son genre parce qu’il est le sport des paradoxes : il faut que le ballon recule pour que l’équipe avance ! Il faut y jouer de façon virile, engagée mais toujours correcte (avouez que la limite est subtile). On passe parfois deux mi-temps à se battre, à se marcher dessus et à se rentrer dedans, et l’on trinque à l’amitié au cours de la troisième ! Avec ça, le ballon est ovale, rendant sa maîtrise quasi impossible. Enfin, le rugby est né sur un terrain de football !
    Le rugby est unique car c’est également le sport de l’amalgame : aucun autre sport collectif n’a besoin de gros, de grands, de petits, de forts, de lents, de rusés et de rapides pour constituer une équipe ; 11 au basket et au volley, point ou peu de salut pour les petits ; au football, pas de place pour les gros ; au hand-ball, pas de pitié pour les faibles... Le rugby offre forcément une place à chacun et, mieux encore, il ne saurait être joué sans tous les gabarits, car quinze monolithes sur un terrain ne gagneront jamais un match de rugby. Tenez-vous-le pour dit !
    Le rugby est un sport unique car je n’en connais aucun autre où les vainqueurs d’un match ne sauraient regagner leur vestiaire sans avoir fait une haie d’honneur aux vaincus, quelles que soient les circonstances du match. Cette haie n’est ni une règle, ni une obligation, c’est une tradition enracinée, sincère et vraie qui a traversé les frontières, les âges, les mémoires, sans être jamais altérée par aucune des révolutions connues par ce sport.
    Le rugby est unique car je ne connais aucun autre sport où le mot fair-play soit si fortement inscrit dans son identité. Sa dimension de sport de combat et d’engagement lui confère parfois des relents de violence, mais je n’ai jamais vu un joueur blessé quitter le terrain sans les applaudissements et la reconnaissance de ses partenaires, de ses adversaires et du public dans son ensemble.
    Le rugby est unique enfin par son univers et par son folklore. Un match de rugby n’est rien sans son avant-match où la tension monte, sans son après-match avec sa mythique, intrigante et mystérieuse troisième mi-temps. Il n’est rien sans ses tribunes d’où jaillissent quelques bons mots, parfois moqueurs mais rarement méchants ; il n’est rien sans ses figures de légende ; il n’est rien sans son vocabulaire.
    En somme, si vous êtes rugby, vous êtes tout cela, et il vous faudra forcément vous y entendre. Ce livre est écrit pour vous aider à parler rugby, pour permettre de le comprendre et de le décrypter en allant toujours à l’essentiel. Loin d’être une encyclopédie, il vous offre les premiers codes d’entrée dans l’espoir secret de faire de vous des initiés, membres à tout jamais de la famille ovale ! Naturellement, les puristes trouveront à y redire. Il manque tel détail, telle subtilité. Mais ces oublis sont volontaires. Ce livre est un livre-découverte qui ne demande qu’à être complété, étoffé avec le temps et la pratique.
    13

    15

    17 L’Angleterre et ses colonies
    Comme l’a écrit si drôlement Serge Simon (célèbre pilier international de Bègles et du Stade français, premier président du syndicat des joueurs de rugby) : « Les Anglais ont inventé le rugby, voilà au moins une bonne raison de les aimer ! ».
    La légende veut que tout ait démarré en 1823 dans la ville de Rugby en Angleterre. C’est au collège huppé de la ville que le jeune William Webb Ellis aurait, par un geste de rébellion adolescente, pris un ballon de football en main lors d’un match pour aller le porter derrière la ligne de but adverse. Le rugby était né !
    Dès lors, tout fut bouleversé ! Le football se développa pour les masses, le rugby pour l’élite (trop heureuse de se trouver un sport opaque et violent qui en refroidissait plus d’un). Et en quelques années, le rugby s’organisa. Les premiers codes remontent à 1845, le premier règlement est promulgué officiellement par la Rugby Football Union en juillet 1871.
    L’Angleterre, alors nation conquérante, exporta son rugby dans des contrées lointaines. Toutes les colonies de la très royale couronne se mirent au rugby (1858 pour l’Afrique du Sud, 1864 pour l’Australie et 1869 pour la Nouvelle-Zélande). En 1877, le nombre de joueurs d’une équipe passe de 20 à 15. Le XV fait ses premiers pas.
    18 La France
    En France, le rugby prend naissance au Havre, premier port touché par les cousins anglais à la fin du XIX e siècle. De nombreux articles de presse datant de 1872 relatent les matchs des Normands. Le Havre Athletic Club est créé en 1884. Paradoxe de l’histoire, le premier club officiel français est le English Taylor RFC fondé par des hommes d’affaires anglais à Paris en 1877 !
    En 1892, le baron Pierre de Coubertin arbitre la première finale du championnat de France qui oppose le Stade français au Racing Club de France. C’est le Racing qui sort vainqueur par un score de football : 4 à 3 ! Depuis, tous les clubs nationaux convoitent ce morceau de bois recouvert d’un plateau rond de métal fin, le Bouclier de Brennus, plus communément appelé « Le Bouclier » qui récompense le champion de France. Le championnat de France est la compétition phare du rugby français. Nous en reparlerons plus loin.
    Le rugby mondial
    Une ébauche de Jeux olympiques
    En 1900, la France se qualifie championne olympique de rugby à Paris contre les Anglais. Mais l’aventure olympique du rugby s’achève bien vite. En effet, dès 1924, notre beau jeu est retiré du programme des festivités après seulement quatre éditions, sous le prétexte fallacieux d’une trop grande violence et après un dernier tournoi sans grand intérêt. Il faut dire que les États-Unis, friands de médailles, avaient envoyé leurs meilleurs footballeurs américains pour jouer ; ce fut, dit-on, une belle boucherie... Le tournoi ne fit pas recette car il ne comptait que trois équipes : les États-Unis, la France et la Roumanie. La France venait de choisir le coq comme emblème, mais il ne porta pas chance, loin de là !
    Longtemps, le rugby a frappé à la porte des Jeux olympiques, sans provoquer l’adhésion autour de son caractère universel, critère 19 présumé capital pour qu’un sport mérite de devenir olympique. C’est chose faite désormais et le ballon ovale réintègrera le grand orchestre des anneaux en 2016, à Rio de Janeiro, en même temps que le golf, qui est bien souvent le sport auquel s’adonnent les rugbymen en retraite. Pour pratiqué en petit comité dans les nations qui n’ont pas une grand histoire rugbystique, c’est le rugby à VII qui a été choisi. Le rugby à VII, c’est comme le XV, avec moins de joueurs, plus d’essoufflés, un aussi grand terrain et moins de temps.
    La naissance de la planète ovalie
    Les All Blacks
    En 1905, le rugby des antipodes rencontre celui de la vieille Europe : le rugby mondial est né.
    La Nouvelle-Zélande entame sa tournée historique en Europe et remporte 31 victoires nettes et sans bavures sur 32 matchs. Après six semaines de traversée en bateau consacrées à l’entraînement et à la tactique, les joueurs, pour certains d’origine maorie, et leur emblématique capitaine David Gallaher, balayent toutes les équipes qu’ils rencontrent.
    C’est au cours de cette tournée que l’équipe va prendre sa légendaire et mythique appellation de « All Blacks ». L’anecdote veut qu’un journaliste anglais qui couvrait la rencontre Angleterre/Nouvelle-Zélande à Bristol ait écrit dans son article « They are all backs » (« Ils sont tous des arrières ») tant les joueurs tout de noir vêtus (la couleur officielle du maillot néo-zélandais, manifestant ainsi le deuil de leurs adversaires) couraient, jouaient, rusaient et maniaient le ballon comme des arrières. Mais le typographe du journal, qui n’y connaissait rien en rugby, a cru à une faute d’orthographe et a donc, de son propre chef, rectifié all backs en all blacks , faisant passer pour l’éternité les joueurs kiwis de « tous arrières » à « tous noirs ».
    Quoi qu’il en soit, cette tournée aura eu le mérite de montrer que l’Europe ne dominait pas le monde du rugby et que des joueurs de 20 couleur pouvaient largement ridiculiser des Blancs à leur propre jeu. Le rugby fut, dans ce registre, bien précurseur par rapport à d’autres sports...


    Le XV de France face aux All Blacks
    Le 1 er janvier 1906 marque la naissance officielle de l’équipe de France. On assiste alors au premier match international face aux terribles All Blacks, qui décident au dernier moment de terminer leur fameuse tournée avec un détour par le Paris de la Belle Époque. Le match a lieu au Parc des Princes qui accueille sa première rencontre de rugby, et qui deviendra ainsi la mythique enceinte de l’ovalie française jusqu’en 1995. Les Français seront balayés comme les autres (38 à 8) mais parviendront tout de même à marquer deux essais, ce qu’aucune autre équipe n’était parvenue à réaliser.
    Le tournoi des V Nations
    Le premier tournoi des V Nations naît officieusement en 1910 : l’Écosse accepte enfin de rencontrer la France. Dès l’année suivante, la France, l’Écosse, l’Angleterre, l’Irlande et le Pays de Galles décident de remettre cela tous les hivers : le tournoi est né ! Mais entre les deux guerres mondiales et l’exclusion, au milieu des années 1930, de la France, accusée de professionnalisme déguisé, ce n’est vraiment qu’en 1947 qu’il trouve son rythme de croisière.
    Le vainqueur du tournoi est l’équipe qui remporte le plus de victoires (jusqu’ici tout est normal), et si en plus elle gagne tous ses matchs, on dit qu’elle réalise le (célèbre) Grand Chelem. L’équipe qui, en revanche, perd tous les matchs, se voit attribuer la Cuillère de bois !
    Depuis 1993, le classement du tournoi donne lieu à la remise d’une coupe aux vainqueurs. En 2000, l’Italie a rejoint le tournoi qui est devenu, de fait, le tournoi des VI Nations. Pour la petite histoire, en 1973, il n’y eu pas un, mais cinq vainqueurs : toutes les équipes fi nirent avec le même nombre de points.

    21
    Le Grand Chelem
    1977 est l’année du Grand Chelem historique du XV de France. Cette année-là, les joueurs de l’équipe de France réussiront l’exploit inédit de gagner tous les matchs du tournoi avec les mêmes quinze joueurs et sans encaisser un seul essai. Des neuf Grands Chelems de la France, celui-ci est le plus marquant. L’un des joueurs de l’équipe trouva une formule pour résumer l’état d’esprit général : « Nous étions tous unis comme les quinze doigts de la main. » Cette victoire sublime cristallisa le monde du rugby, et le tournoi des V Nations devint sans nul doute la compétition qui exacerbe le plus les passions du rugby français.
    La France a remporté vingt-cinq fois le tournoi (le premier en 1968, juste avant le mois de mai). Son dernier Grand Chelem date de 2010.
    La Coupe du monde de rugby
    La première Coupe du monde de rugby a eu lieu en 1987. Après de nombreux rebondissements, les pays de l’ International Rugby Board (l’instance internationale du rugby mondial) parviennent enfin à se mettre d’accord sur l’organisation d’une Coupe du monde : seize équipes se retrouvent en Nouvelle-Zélande et en Australie pour la disputer dans une joyeuse pagaille (les droits télévisuels n’étaient toujours pas signés quelques heures avant le début de la première rencontre).
    La Nouvelle-Zélande, grandissime favorite, gagne l’épreuve en battant la France en finale. Mais ce qu’il faut retenir de cette épreuve, c’est le match Australie/France en demi-finale, qui est allé au bout du suspense. Ce jour-là, à Sydney, les équipes livrent une partie d’anthologie, chacune prenant l’avantage puis le cédant jusqu’à l’égalité parfaite (24-24) à quelques secondes de la fin des arrêts de jeu. Mais au bout d’une énième relance des arrières français, le grand Serge Blanco aplatit le ballon dans l’en-but australien, qualifiant ainsi la France pour la finale. Depuis, ce match est une référence de l’histoire du rugby.
    22 Autre fait majeur de cette compétition : l’absence de l’Afrique du Sud, qui pourtant votait pour l’organisation de la compétition quelques mois plus tôt. Les joueurs sud-africains, victimes à leur tour de l’apartheid, ne furent pas invités à cette première édition, pas plus qu’à la suivante en 1991. Ce n’est qu’en 1995 que les Springboks (du nom de l’antilope qui orne le blason du maillot) purent jouer leur Coupe du monde, l’organisant et la remportant sur leurs terres ; la cérémonie de la remise du trophée donna lieu à un moment de pure émotion lorsque Nelson Mandela, vêtu du maillot sud-africain, tendit la coupe au capitaine blanc de la sélection (voir Invictus, le film réalisé par Clint Eastwood sur cette coupe du monde).


    23 Enfin, retenez que les Néo-Zélandais firent pour la première fois le fameux haka sur leurs terres, ce chant guerrier qui honore l’adversaire avant chaque match. Jusqu’ici, les All Blacks ne faisaient leur haka qu’à l’extérieur. Mais pour le match d’ouverture ce 22 mai 1987 à Auckland, les joueurs à la fougère argentée galvanisèrent leur public et pétrifièrent de modestes Italiens qui encaissèrent un score de 70 à 6, resté dans les mémoires de tous les appassionati.

    25

    27 En 1995, le rugby devient officiellement professionnel. Si jusqu’ici l’esprit amateur prévalait, dans la réalité, bien des joueurs étaient de véritables professionnels déguisés : salaires, entraînements, contrats publicitaires, hygiène de vie... ils avaient toute la panoplie du parfait « pro », mais avec une licence d’amateur.
    Lorsque l’ International Rugby Board statua en faveur du professionnalisme, elle ne fit qu’accompagner un inévitable virage. Comme le dit si joliment Jean-Baptiste Lafond (un joueur international français qui évolua dans les rangs du fantasque Racing Club de France des années 1985-1991) : « Dorénavant, les joueurs qui avaient des droits et quelques devoirs auront beaucoup de devoirs et peu de droits ! » Vraie ou pas, cette phrase fait apparaître le grand schisme du rugby moderne. L’année 1995 sonnait-elle le glas du rugby de clocher ou du rugby champêtre ?
    Plus de quinze ans après, rugby professionnel et amateur coexistent tant bien que mal. Malgré quelques guerres de présidents, de statuts et de droits télévisuels, tous les dimanches s’installe le même rituel. Des milliers d’amateurs des villes et des campagnes chaussent les crampons avec un seul rêve en tête : gagner leur match !
    28 Le bond en avant du rugby
    Entre 2003 et 2007 ont lieu les 4 e , 5 e et 6 e Coupes du monde. Ces trois dernières éditions de cette compétition ont définitivement fait entrer le rugby dans le cercle des grands sports planétaires. Parfaitement organisées, accompagnées d’une couverture médiatique idéale, ces trois dernières coupes ont illustré le grand bond en avant du rugby. Elles ont montré qu’aujourd’hui, une demi-douzaine d’équipes domine la planète ovale. Ce constat traduit le formidable essor que peut prendre le rugby dans les années à venir et le travail qu’il reste à accomplir.
    La coupe du Monde de 1999
    Si en 1999 c’est l’Australie qui remporte la Coupe du monde (pour la deuxième fois), c’est la France qui a assuré, de nouveau, le spectacle. Au cours de la demi-finale d’une qualité rarissime qui l’opposait à la Nouvelle-Zélande, le XV de France écrivit une nouvelle page de légende de l’ovalie : largement menés à la mi-temps, les Français vont jouer une deuxième période hors norme en marquant 33 points d’affilée. Tout réussit, cet après-midi-là, aux tricolores. La chance s’en mêla en offrant quelques rebonds favorables.
    Les 73 000 spectateurs de Twickenham (l’antre du rugby anglais !), transportés par la performance du XV de France, vont entonner une étonnante et poignante Marseillaise qui résonne encore dans les travées de l’enceinte. Les Bleus remportent la partie 43 à 31, mais ne pourront rien contre l’ogre australien en finale.
    Il se dit çà et là que la troisième mi-temps qui suivit la victoire sur les Blacks fut pour le moins festive, si bien que certains joueurs n’auraient pas totalement récupéré le jour de la finale...
    La coupe du Monde de 2003
    En 2003, la Coupe du monde gagne enfin l’hémisphère Nord. L’Angleterre est sacrée championne du monde. Forts d’une préparation 29 militaire, les Anglais expérimentés (plus de la moitié des joueurs étaient trentenaires) font plier tous leurs adversaires. La victoire finale fut, de l’avis général, sans grande saveur : le XV tricolore échoua en demi-finale sous des trombes d’eau (comme en 1995 contre l’Afrique du Sud) contre les futurs vainqueurs.
    Cette Coupe du monde confirma l’ultra-professionnalisation du rugby. Aucun détail ne fut laissé au hasard côté anglais : le buteur bénéficiait d’une soufflerie unique pour taper des coups de pied par tous les temps, le talonneur s’entraînait aux lancers en touche avec une machine robot qui simule les positions et les gestes des sauteurs. Bref, les Anglais vainqueurs avec leur jeu stéréotypé et peu ouvert, c’est un peu du rugby enchanté qui mourut. Mais peut-être pour mieux renaître lors de l’édition française de 2007, pensait-on...
    2007, une drôle de Coupe du monde pour le XV de France
    Un échec presque pathétique, une folle provocation pour une victoire hors du temps, une lecture qui souleva l’incompréhension, un échec contre les Anglais, la confirmation que les Argentins sont les bêtes noires de la France, la deuxième victoire finale de l’Afrique du Sud... Ainsi pourrait se résumer la Coupe du monde 2007, que les Français sauvèrent sur une incroyable bravade. Pour le reste, le bilan des Tricolores fut des plus mitigés. Réservons pour la fin la petite couche de polish et, avant cela, rayons la musculeuse carrosserie des Bleus. Que furent ces deux échecs contre l’Argentine, le 7 septembre au Stade de France, pour l’ouverture de NOTRE Coupe du monde (12-17) puis lors du match pour la troisième place (10-34), sinon une magistrale paire de baffes à une équipe qui ne se reconnaissait plus et à un entraîneur qui, billet en poche pour un prochain ministère, s’est retrouvé désavoué ? Que fut encore cette lecture de la lettre du jeune Guy Môquet, résistant condamné qui fait ses adieux à ses parents, demandé par Bernard Laporte le jour de l’ouverture de la Coupe du monde, sinon une maladroite déstabilisation de son édifice déjà 30 branlant ? Que fut cet échec en demi-finale face aux Anglais (9-14), au stade de France, sinon la fin des illusions ?
    Mais qu’aurait été cette Coupe du monde a domo , sinon un échec terrible, s’il n’y avait eu ce moment intense, sublime et héroïque, ce quart de finale contre les All Blacks au Millenium Stadium, à Cardiff ? En Coupe du monde, depuis la finale perdue en 1987, l’équipe de France est devenue la bête noire des Blacks (on ose !). Qui les éjecte en 1999, après un match d’une enivrante folie ? C’est nous ! Qui ose leur résister en 2007 ? C’est encore nous ! Et de quelle manière !
    On vient de passer les hymnes nationaux. Les Blacks, habillés de gris et noir, se sont installés aux abords de la ligne médiane pour leur traditionnel haka. Un mystère occupe déjà les esprits : vontils danser le traditionnel Ka mate ou le très martial Kapa O Pango ? D’un coup, la question n’a plus d’intérêt parce que les Français créent l’événement : revêtus de tee-shirts rouges, blancs ou bleus, alignés, enlacés, ils se rapprochent de la ligne et viennent s’arrêter à quelques dizaines de centimètres des Blacks, stupéfaits. On se regarde dans les yeux, entre hommes. Il y a le regard noir de Byron Kelleher, transcendé par le chant maori, le sourire narquois de Fred Michalak, les mâchoires de Sébastien Chabal qui déchiquettent l’air gallois... Terrible défi, ultime provocation d’une équipe de France qui, jusqu’alors, a déçu et s’unit, enfin, dans cette tension gonflée d’hormones. De ce moment inattendu surgira le mâle. Puis il y eut un match, tendu, serré, haletant – je crois bien avoir réussi à cesser de trembler une demi-heure après la fin de la rencontre – que les Bleus remportent au bout d’une longue angoisse sur le score de 20-18, après avoir été menés 3-13 à la pause. Pour la première fois de l’histoire de la Coupe du monde, la Nouvelle-Zélande n’est pas dans le dernier carré. Pour la première fois depuis longtemps, les Bleus auront su s’affranchir de leurs doutes. Une fois dans ce mondial, ils auront été magnifiques. Au final, c’est l’Afrique du Sud qui s’impose à l’Angleterre au terme d’un match haché et sans grand intérêt rugbystique (6-15). Le pilier Os du Randt remporte alors son deuxième titre mondial, à douze ans d’écart.

    31

    33 Le championnat de France aujourd’hui
    Le championnat hexagonal a connu toutes les formes avant d’aboutir à une formule, le Top 14 qui, aujourd’hui, paraît recueillir l’adhésion de la majorité, même s’il reste quelques points d’achoppement, sportifs et financiers.
    Le premier championnat de France a été créé en 1892 par la fédération omnisports USFSA, puis par la nouvelle Fédération française de rugby à partir de 1921. Depuis 1998, c’est la Ligue Nationale de rugby qui gère les intérêts du rugby professionnel et qui se charge de l’organisation du championnat.
    Depuis le premier championnat de France, en 1892, on l’a dit, un trophée récompense le champion : le Bouclier de Brennus, du nom de son créateur, Charles Brennus, président du club parisien du SCUF, sur un dessin originel du baron Pierre de Coubertin, chantre du sport amateur et fondateur des Jeux olympiques de l’ère moderne, qui débute avec les Jeux d’Athènes en 1896.
    Les formules d’attribution ont varié au fil des décennies et, après huit éditions réservées aux clubs parisiens, il a bien fallu se rendre à l’évidence que Paris n’était pas la France, n’en déplaise aux habitants de la rive droite. En résumé, il y eut une longue phase « open », qui passa par la formule de phases de poules géographiques avant une phase finale qui réunit de 40 à 54 clubs (1919 et suivantes). Puis une autre, pendant l’Occupation, qui fait se rencontrer jusqu’à 126 équipes 34 au cours de la saison 1944-1945 ! Entre 1947 et la finale de 1992, le nombre d’équipes reste très élevé. Il faut dire que, encore amateur, le rugby se veut sport ouvert.
    La saison 1992-1993 correspond aux prémices du rationnel, un peu plus de deux saisons avant l’officialisation du professionnalisme. Le championnat de première division regroupe 32 équipes réparties en quatre poules de huit. Les deux premières de chaque poule disputent les quarts de finale, les vainqueurs se hissant en demi-finale, puis en finale.
    En 1996, quelques mois après le début de l’ère professionnelle, le rugby français se structure : par l’Union des clubs, tout d’abord (les 40 clubs de première division, répartis en groupes A et B), puis par la Ligue nationale de rugby, à partir de 1998.
    Depuis la saison 2009-2010, après d’énièmes péripéties, le Top 14 oppose donc les quatorze meilleures équipes de l’Hexagone. Au terme d’une phase de poule constitutive d’un championnat, le Top 14 a préservé ce qui fait le charme et l’incohérence du rugby français : les phases finales. On explique : dans le premier temps, le calendrier prévoit que chaque équipe affronte ses treize rivales à domicile et à l’extérieur. Au terme de ces vingt-six rencontres, les deux meilleures sont directement qualifiées pour les demi-finales, les deux autres places étant attribuées aux quatre formations suivantes qui s’opposent (deux par deux, n’est-ce pas) lors d’un « match de barrage ». S’ensuivent les demi-finales en terrain neutre, et la finale, au Stade de France.
    Vous avez dit mal de crâne ? C’est que l’alambic a ses vertus, vous savez. Celle de favoriser dans un premier temps la régularité, puis celle, ensuite, de ménager le suspense, l’engouement des supporters et la glorieuse incertitude du sport. Il n’est ainsi pas de place usurpée en phase finale et pas de champion de l’imposture.
    35 Compter les points dans le Top 14
    Une équipe marque quatre points en cas de victoire, deux en cas de match nul, zéro en cas de défaite. Afin de favoriser le spectacle, un système de bonus a été mis en place. Un point de bonus offensif est accordé à l’équipe qui marque au moins trois essais de plus que son adversaire. Un point de bonus défensif est attribué au perdant s’il limite la casse et ne s’incline que de sept points ou moins au tableau d’affichage.
    Les clubs phare
    Les premiers temps du championnat ont consacré les clubs parisiens, parce qu’ouvert aux Parisiens exclusivement : Le Racing Club de France, d’abord, puis le Stade français. Dès son ouverture hexagonale, le Stade bordelais prend le relais et glane quelques succès notoires et jamais réédités (sept titres en 1899 et 1911). Peu à peu, Toulouse, Bayonne, Perpignan, Tarbes ou encore Pau s’illustrent. Héros des années 1950 à 1960, grand fournisseur de talents pour l’équipe de France, le FC Lourdes empocha sept titres entre 1948 et 1960. Puis il y eut l’ère de la domination de Béziers, avec dix titres de champion de France entre 1971 et 1984. Puis celle du Stade toulousain qui, entre 1985 et 2011, a ajouté onze titres aux sept arrachés çà et là. Entretemps, le Stade français renaquit de ses cendres pour en gagner cinq de plus, Biarritz en cumulant trois entre 2002 et 2006. Avec dix-huit titres, le Stade toulousain est le plus titré de France.

    36
    Les champions de France depuis 2000
    2011 : Stade toulousain
    2010 : Clermont
    2009 : Perpignan
    2008 : Stade toulousain
    2007 : Stade français
    2006 : Biarritz
    2005 : Biarritz
    2004 : Stade français
    2003 : Stade français
    2002 : Biarritz
    2001 : Stade toulousain
    2000 : Stade français
    Les temps forts du rugby mondial
    En Europe
    Deux Coupes d’Europe rythment aujourd’hui les saisons du Vieux Continent : la H-Cup, suggérant le nom de son sponsor titre, brasseur de bières bien connu habillé de vert avec une étoile rouge, et le Challenge européen, autrefois Bouclier européen.
    La Coupe d’Europe
    La Coupe d’Europe naît en 1995 de la volonté du Comité du Tournoi des V Nations de développer les rendez-vous internationaux entre l’Europe continentale et les îles anglo-saxonnes. Douze équipes ont disputé la première édition, venues de France, Irlande et Pays de Galles. Ce n’est que lors de la saison 1996-1997 que l’Angleterre et l’Écosse se joignent au concert international. Si les Roumains se sont rapidement éloignés de la Coupe d’Europe, l’Italie y participe dès les premières éditions.
    24 équipes participent à la H-Cup dans sa formule actuelle : 6 venues d’Angleterre, sélectionnées en fonction de leurs performances en championnat et en coupe anglo-galloise, 6 de France (les meilleures de la saison précédente de Top 14), 3 d’Irlande, 3 du Pays de Galles, 37 2 d’Écosse et 2 d’Italie. Ces quatre dernières sont issues de la Celtic League, qui réunit des sélections de provinces galloises, irlandaises, écossaises et, bien entendu puisqu’on parle de Celtes, italiennes depuis 2010... Oui, oui, les Romains se sont réconciliés avec les Celtes sur les terrains de rugby ! Il reste deux places ? Elles sont pour les vainqueurs de la H-Cup et du Challenge européen, évidemment ! À condition qu’il n’y ait pas sept clubs anglais ou français dans le lot, ce qui signifierait alors que cette (ces) place(s), en vertu de ce règlement, serait attribuée à la meilleure équipe en fonction du classement européen, bla, bla, bla, bla, bla. Même nous, nous nous y perdons car, si on fait bien le compte, s’y côtoient des clubs et des sélections de provinces, Italiens devenus Celtes, le tout dans un joyeux maelström qui fait recette aujourd’hui, malgré ces toutes petites incohérences.
    Alors passons tout de suite à l’essentiel : la Coupe d’Europe est une valse à deux temps : celui des poules, puis celui des phases finales. À ce jeu-là, le Stade toulousain est le plus fort (encore ?!), avec quatre titres conquis en 1996, 2003, 2005 et 2010. Un seul autre club français a été sacré : Brive, en 1997. Biarritz, Perpignan, le Stade français et Colomiers ont été des finalistes déchus et déçus.


    Le palmarès depuis 2000
    2011 : Leinster (Irl)
    2010 : Stade toulousain
    2009 : Leinster (Irl)
    2008 : Munster (Irl)
    2007 : London Wasps (Ang)
    2006 : Munster (Irl)
    2005 : Stade toulousain
    2004 : London Wasps (Ang)
    2003 : Stade toulousain
    2002 : Leicester Tigers (Ang)
    2001 : Leicester Tigers (Ang)
    2000 : Northampton Saints (Ang)
    38 Le challenge européen
    Créé en 1996, le petit frère de la Coupe d’Europe, baptisé Bouclier européen avant de trouver son nom à l’âge adulte, a pour vocation d’accueillir les équipes non retenues pour l’épreuve reine. Y participent des représentantes des pays du Tournoi des VI Nations, mais aussi un club espagnol et un club roumain. Vingt équipes sont qualifiées et trois le rejoignent pour les phases finales, en provenance de la Coupe d’Europe. Le système est donc le même : cinq poules de quatre, les deux meilleures étant qualifi ées (plus les trois intruses qui bénéficient d’une dernière chance de faire une saison complète), puis des quarts, demi et finale. Les Harlequins se sont imposés trois fois. Côté français, Clermont a gagné à deux reprises (1999 et 2007), Bourgoin (1997), Colomiers (1998) et Pau (2000) ayant aussi empoché un titre chacune.


    Le palmarès depuis 2000
    2011 : Harlequins (Ang)
    2010 : Cardiff Blues (PdG)
    2009 : Northampton Saints (Ang)
    2008 : Bath (Ang)
    2007 : ASM Clermont
    2006 : Gloucester (Ang)
    2005 : Sale Sharks (Ang)
    2004 : Harlequins (Ang)
    2003 : London Wasps (Ang)
    2002 : Sale Sharks (Ang)
    2001 : Harlequins (Ang)
    2000 : Section paloise
    À l’autre bout du monde

    • Accueil Accueil
    • Univers Univers
    • Ebooks Ebooks
    • Livres audio Livres audio
    • Presse Presse
    • BD BD
    • Documents Documents