YQB - Québec à la conquête de l air : Québec City. The Sky s the Limit!
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Description

Aviateurs, aéronefs, aérodrome… depuis plus d’un siècle, Québec a vécu toutes les étapes de la conquête de l’air. Au cœur de cette épopée, les installations aéroportuaires de la capitale ont toujours occupé une place déterminante qui, ces dernières années, s’est faite de plus en plus grande. Ce bel ouvrage abondamment illustré raconte donc l’histoire de l’aviation à Québec ainsi que les multiples métamorphoses de son aéroport. Il ouvre de surcroît une fenêtre sur les projets qui en consacreront l’avenir. Racontée par l’historien Denis Angers, lui-même un passionné d’aviation, cette histoire de YQB en rappelle les grandes étapes et présente les gens, les appareils et les événements qui en furent les vedettes.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 14 septembre 2016
Nombre de lectures 1
EAN13 9782923794877
Langue Français
Poids de l'ouvrage 7 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

YQB  
Québec à la conquête de l'air  
Québec City. The Sky’s the Limit!  
Denis Angers  

Table des matières  
Table of contents  
Avant-propos  
6
8
8
6
0
6
Foreword  
L’ère des pionniers  
The Pioneer Era  
Entrée dans la modernité  
2
4
6
7
Modern Era Here We Come!  
La relève de la garde  
The Changing of the Guard  
La cadence s’accélère  
The Pace Picks Up  
Les défis de demain  
The Challenges of Tomorrow  
L’aéroport s’éveille enfin  
The airport awakens at last  
Décembre 2002. L’Aéroport international Jean-Lesage de  
Québec voit sa clientèle rétrécir comme peau de chagrin.  
Loin des 760 000 passagers enregistrés quelques années  
plus tôt, il peine à en accueillir 608 000. Les installations  
ont vieilli, les immeubles sont exigus, une quarantaine  
d’employés tentent, tant bien que mal, de maintenir des  
services que bien des passagers assimilent à ceux d’un  
aéroport de campagne, de brousse quasiment... En fait,  
rappelle madame Doris Soucy Angers, dont la carrière à  
l’aéroport s’est étalée sur pas moins de 32 années: «On se  
désolait vraiment de voir une si belle ville si mal équipée.»  
December 2002. Québec City Jean Lesage International  
Airport is witness to a dwindling clientele. A far cry from  
the 760,000 passengers the airport checked in a few  
years earlier, now it can barely manage to accommo-  
date 608,000. The facilities are outdated, the buildings  
cramped, and some forty employees try as best they can  
to maintain services that many customers liken to those  
you would find in a rural airport, not to say a bush oper-  
ation. As Doris Soucy Angers, whose career at the airport  
spanned 32 years, recalls, “It saddened us to see such a  
beautiful city so poorly equipped.”  
Heureusement, la nouvelle gouvernance aéroportuaire  
Luckily, the new airport governance (stemming from pri-  
vatization and the transfer of ownership from Transport  
Canada to a new corporation, Aéroport de Québec inc.)  
was far-seeing and clear-sighted. In the modern world,  
airports must never stop upping the ante if they wish to  
attract more carriers, systematically draw in passengers  
and fully assume their rightful role. “We felt the need for  
the airport to expand again,” explains the corporation’s  
President and Chief Executive Officer, Gaëtan Gagné,  
appointed in 1997 to the board of directors of Aéroport  
de Québec inc., which he chaired until 2010, when he  
took up his current position.  

fruit de la privatisation et du transfert de propriété  
depuis Transports Canada à la nouvelle société Aéroport  
de Québec inc. – voit grand et clair. Dans le contexte  
contemporain, en effet, un aéroport doit se développer  
et être modernisé continuellement afin d’attirer davantage  
les transporteurs, de séduire systématiquement les passa-  
gers, de prendre toute la place qui lui revient dans le ciel.  
«
On avait envie de voir l’aéroport grandir de nouveau»,  
raconte son président et chef de la direction, monsieur  
Gaëtan Gagné, nommé dès 1997 au conseil d’adminis-  
tration d’Aéroport de Québec inc., qu’il a présidé jusqu’en  
2010 pour ensuite occuper ses fonctions actuelles.  
The new team would learn on the job, and quickly. A first  
five-year development plan was drafted then implemented,  
market research was carried out to identify the kinds of  
customers who snubbed the airport, and an ambitious  
construction program got underway. Facing an industry  
in the throes of change, the airport delivered on several  
fronts—expansion of the terminal to the tune of $100 mil-  
lion, modernization of the facilities (especially baggage  
management) and an upgrade of all services, right down  
to redesign of the corporate logo.  
Pour ce faire, la nouvelle équipe va apprendre vite, sur le  
tas. Un premier plan quinquennal de développement est  
élaboré puis mis en œuvre, des études identifient les pas-  
sagers qui boudent Québec et un ambitieux programme  
de construction est amorcé. Confronté à une industrie en  
mutation, l’aéroport multiplie les chantiers: agrandisse-  
ment de l’aérogare au coût de 100 millions de dollars,  
modernisation des installations, notamment au regard de  
la gestion des bagages, mise à niveau de tous les ser-  
vices allant jusqu’à l’adoption d’une nouvelle signature  
institutionnelle.  
6
Le pari réussit de sorte que, dès 2008, le seuil historique  
du million de passagers est franchi. Et ce n’est pas tout,  
la cadence des améliorations, loin de ralentir après cette  
année remarquable, s’accélère. Dans le cadre du vaste pro-  
gramme YQB 2018, les mises en chantiers se multiplient:  
doublement de la capacité de l’aérogare par l’agrandis-  
sement du secteur international, resurfaçage des pistes et,  
finalement, projet longuement convoité d’un centre de pré-  
dédouanement américain. Cette excellente nouvelle pour  
Québec est confirmée lors de la visite du premier ministre  
du Canada Justin Trudeau à Washington, le 10 mars 2016  
et elle devrait devenir réalité en 2018. Au total, ce vaste  
programme de modernisation se chiffre à quelque 500  
millions de dollars. En fait, «la belle au bois dormant s’est  
finalement éveillée», constate avec fierté monsieur Gagné.  
C’est son histoire, et celle de l’aviation à Québec, que  
racontent les pages de ce livre aux illustrations variées  
et abondantes.  
The gamble paid off—in 2008, the 1-million-passen-  
ger mark was hit. And that was not all. Far from slow-  
ing down after this remarkable year, improvements were  
accelerated. Today’s far-reaching YQB 2018 program  
is multifaceted—doubling of the terminal’s capacity by  
expanding the international section, runway repaving,  
and long-sought U.S. customs preclearance. This welcome  
news for Québec was confirmed when Canada’s Prime  
Minister, Justin Trudeau, visited Washington on March 10,  
2016. Preclearance is slated for implementation in 2018.  
The tally for the modernization program—some $500 mil-  
lion. As Mr. Gagné proudly sees it, “Sleeping Beauty has  
finally awakened.” It’s his story, and that of Québec avi-  
ation, that is told in the pages that follow, with no shortage  
of photographic testimony.  
Gaëtan Gagné, Président et chef de la direction,  
Aéroport de Québec inc.  
Gaëtan Gagné, President and Chief Executive Officer,  
Aéroport de Québec inc.  
7
L’ère des  
pionniers  
The Pioneer Era  

C’était un 11 septembre...  
It was September 11...  
Le 11 septembre 1941 est riche de trois événements. Le  
Pentagone de Washington est mis en chantier, Charles  
Lindbergh prononce un discours controversé et un bimo-  
teur Avro Anson arborant la livrée de l’Aviation royale  
canadienne est le premier appareil à se poser sur la piste  
toute neuve de L’Ancienne-Lorette.  
Three significant events occurred on September 11, 1941.  
Construction began on the Pentagon, Charles Lindbergh  
delivered a controversial speech, and a twin-engine Avro  
Anson bearing the insignia of the Royal Canadian Aviation  
Corps was the first plane to land at the brand new runway  
in L’Ancienne-Lorette.  
Ce jour-là, à Washington, capitale des États-Unis d’Amé-  
rique, les autorités du ministère de la Défense lèvent la  
première pelletée de terre du chantier de ce qui demeu-  
rera longtemps le plus grand immeuble au monde: le  
That day in Washington, D.C., the capital of the United  
States of America, dignitaries from the Department of  
Defense lifted the first shovelful of soil at the construction  
site of what would long be the biggest building in the  
Pentagone. Par un de ces hasards dont fourmille l’Histoire,  
cet énorme complexe administratif sera l’objet d’un attentat  
terroriste venu du ciel 60 ans plus tard, jour pour jour.  
world, the Pentagon. In one of the odd coincidences in  
which history abounds, 60 years later to the day, there  
would be an airborne terrorist attack on this sprawling  
administrative complex.  
Ce jour-là également, à Des Moines, en Iowa, Charles  
Lindbergh, le plus célèbre aviateur de tous les temps, pro-  
nonce un discours retentissant devant les membres d’Ame-  
rica First, un groupe désireux de maintenir la neutralité  
américaine lors de la Seconde Guerre mondiale. Celui  
que la presse a surnommé l’Aigle solitaire au lendemain  
de sa conquête de l’Atlantique Nord, en 1927, accuse  
notamment les Britanniques, les Juifs et le président Franklin  
Delano Roosevelt de conspirer pour précipiter les États-  
Unis dans le conflit furieux qui fait rage en Europe depuis  
On that day as well, in Des Moines, Iowa, Charles  
Lindbergh, the most famous aviator of all time, delivered  
a blistering speech to the members of America First, a  
non-interventionist group against the American entry into  
World War II. The man whom the press had nicknamed  
the Lone Eagle the day after his conquest of the North  
Atlantic in 1927 accused the British, the Jews and President  
Franklin Delano Roosevelt of conspiring to fling the United  
States headlong into the furious conflict that had already  
10  
deux ans. Après l’attaque japonaise sur Pearl Harbor, trois  
mois plus tard, l’opinion publique lui fera regretter amère-  
ment ses propos.  
been raging in Europe for two years. After the Japanese  
attack on Pearl Harbor three months later, public opinion  
would make him bitterly regret what he had said.  
Ce jour-là, enfin, un bimoteur d’entraînement Avro Anson  
portant les couleurs de l’Aviation royale canadienne se  
pose sur la piste en dur du nouvel aérodrome militaire  
aménagé au sud-ouest de Québec, dans la paroisse de  
L’Ancienne-Lorette. Celui-ci a été construit dans le cadre  
du gigantesque Programme d’entraînement aérien du  
Commonwealth britannique mis sur pied à la suite d’une  
entente conclue le 17 décembre 1939 entre le Canada,  
le Royaume-Uni, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Cet  
And on that day too, a twin-engine trainer Avro Anson  
painted in the colours of the Royal Canadian Aviation  
Corps landed on the paved runway of the new military  
airfield located southwest of Québec City in the parish  
of L’Ancienne-Lorette. The airfield was the tangible result  
of the ambitious British Commonwealth Air Training Plan,  
an agreement signed on December 17, 1939, by Canada,  
Britain, Australia and New Zealand. Under the agree-  
ment, Canada would become the world’s biggest military  
À GAUCHE: Le Pentagone, mis en chantier le jour de l’inauguration  
des installations de L’Ancienne-Lorette. AU CENTRE: L’Avro Anson,  
bimoteur d’entraînement par excellence de la Seconde Guerre  
mondiale. À DROITE: Des élèves aviateurs préparent leur mission  
devant leur Anson. PAGES 8-9: L’aérodrome du bois Gomin, trois  
hangars de tôle ondulée au beau milieu d’un champ.  
LEFT: Work on the Pentagon began on the same day as the facilities  
at L’Ancienne-Lorette were inaugurated. CENTRE: The Avro Anson,  
World War II’s star two-engine training aircraft. RIGHT: Student  
pilots charting their mission with their Anson in the background.  
PAGES 8-9: The Aérodrome du Bois-Gomin, three corrugated tin  
hangars smack in the middle of a field.  
11  
accord stipule que le Canada deviendrait, durant la  
Seconde Guerre mondiale, la plus grande école d’aviation  
au monde, l’aérodrome de la démocratie comme l’a écrit  
ultérieurement le président Roosevelt à son vis-à-vis cana-  
dien, le premier ministre William Lyon Mackenzie King.  
aviation training ground, the “aerodrome of democracy,”  
as President Roosevelt would describe it in a letter to  
his Canadian counterpart, Prime Minister William Lyon  
Mackenzie King.  
When all was said and done, no fewer than 107 schools,  
184 auxiliary units and 231 bases were created in Canada,  
with 10,906 assigned military personnel supported by no  
fewer than 104,113 ground staff. Over the years, 131,553  
pilots, navigators, bombardiers, radio operators, air gun-  
ners and flight mechanics were trained under the plan,  
beginning with students from the four signatory countries.  
Trainees from other Commonwealth Nations, the United  
States, and Nazi-occupied European countries would  
follow.  
Au terme de ce programme, pas moins de 107 écoles,  
184 unités auxiliaires et 231 bases auront été créées au  
pays ; 10 906 militaires y auront été affectés, soutenus  
par pas moins de 104 113 hommes et femmes au sol.  
Au fil du conflit, 131 553 pilotes, navigateurs, bombar-  
diers, radiotélégraphistes, mitrailleurs et mécaniciens de  
bord y auront été entraînés, en provenance d’abord des  
quatre pays signataires de 1939 puis d’autres nations du  
Commonwealth, des États-Unis et de pays européens alors  
occupés par les troupes de l’Allemagne nazie.  
Thanks to this global situation and Canada’s most sig-  
nificant contribution to the war effort, Greater Québec  
C’est dans ce contexte planétaire et dans le cadre du volet  
le plus important de la participation canadienne à l’effort  
de guerre que l’agglomération de Québec est enfin dotée  
d’un aérodrome digne de ce nom, presque 30 ans après  
qu’un premier appareil plus lourd que l’air l’eut survolée,  
le 26 août 1912.  
finally had an airfield worthy of the name, nearly 30 years  
after a heavier-than-air aircraft flew over the region on  
August 26, 1912.  
L’âge des pionniers  
The pioneer age  
L’histoire de l’aviation à Québec débute le 26 août 1912,  
au-dessus de l’endroit où se dresse aujourd’hui le nouvel  
amphithéâtre multifonctionnel de la capitale, et ce, à l’oc-  
casion de la toute première présentation de l’Exposition  
provinciale de Québec. Ce lundi-là, un étrange appa-  
reil survole le ciel de Québec, sous les acclamations des  
milliers de visiteurs venus découvrir l’exposition; il s’agit  
The history of aviation in Québec began on August 26,  
1912, on the occasion of Québec’s very first provincial  
exhibition, above what is now the new multipurpose amphi-  
theatre in Québec’s capital city. That Monday, a strange  
vessel plied the skies over Québec, to the cries of won-  
derment of the thousands of visitors come to discover the  
fair. What they saw was a Borel-Morane single-engine,  
L’hippodrome de Québec est le théâtre de choix des  
rassemblements aériens de l’entre-deux-guerres.  
The Québec Hippodrome, the venue of choice for air shows in the  
period between the two world wars.

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