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L'aventure de l'entrepreneur en Afrique

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Description

L'auteur de ce livre, universitaire en France, s'est livré au difficile exercice de création d'une entreprise au Sénégal. L'affaire est aujourd'hui florissante. Mais le parcours a été long et semé d'embûches. Cet ouvrage marie les modèles "théoriques" à leur mise en pratique;il fourmille d'informations pratiques sur les institutions et systèmes d'aide à la création et à l'implantation d'entreprises en Afrique; il détaille tout le processus de la création de l'affaire et les difficultés inhérentes au démarrage de l'entreprise.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 novembre 2005
Nombre de lectures 335
EAN13 9782336270838
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

http://www.librairicharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
© L’Harmattan, 2005
9782747594103
EAN : 9782747594103
Sommaire
Page de Copyright Collection « L’esprit économique » Page de titre PREFACE AVANT-PROPOS CHAPITRE I - LA CREATION DE NOTRE ENTREPRISE DE DROIT SENEGALAIS CHAPITRE II - LES AIDES A LA CREATION D’UNE ENTREPRISE DE DROIT FRANCAIS CHAPITRE III - LE CADRE GLOBAL DE LA COOPERATION DECENTRALISEE : ENJEUX ET PERSPECTIVES CHAPITRE IV - LE SENEGAL FACE A LA COOPERATION DECENTRALISEE ET EN TANT QUE SITE DE CREATION CHAPITRE V - A LA RECHERCHE DE GISEMENTS DE CROISSANCE CONCLUSION BIBLIOGRAPHIE Collection « L’esprit économique »
Collection « L’esprit économique »
fondée par Sophie Boutillier et Dimitri Uzunidis en 1996 dirigée par Sophie Boutillier, Blandine Laperche, Dimitri Uzunidis
Si l’apparence des choses se confondait avec leur réalité, toute réflexion, toute Science, toute recherche serait superflue. La collection « L’esprit économique » soulève le débat, textes et images à l’appui, sur la face cachée économique des faits sociaux : rapports de pouvoir, de production et d’échange, innovations organisationnelles, technologiques et financières, espaces globaux et microéconomiques de valorisation et de profit, pensées critiques et novatrices sur le monde en mouvement...
Ces ouvrages s’adressent aux étudiants, aux enseignants, aux chercheurs en sciences économiques, politiques, sociales, juridiques et de gestion, ainsi qu’aux experts d’entreprise et d’administration des institutions.
La collection est divisée en cinq séries : Economie et Innovation, Le Monde en Questions, Krisis , Clichés et Cours Principaux.
Dans la série Economie et Innovation sont publiés des ouvrages d’économie industrielle, financière et du travail et de sociologie économique qui mettent l’accent sur les transformations économiques et sociales suite à l’introduction de nouvelles techniques et méthodes de production. L’innovation se confond avec la nouveauté marchande et touche le cœur même des rapports sociaux et de leurs représentations institutionnelles.
Dans la série Le Monde en Questions sont publiés des ouvrages d’économie politique traitant des problèmes internationaux. Les économies nationales, le développement, les espaces élargis, ainsi que l’étude des ressorts fondamentaux de l’économie mondiale sont les sujets de prédilection dans le choix des publications.
La série Krisis a été créée pour faciliter la lecture historique des problèmes économiques et sociaux d’aujourd’hui liés aux métamorphoses de l’organisation industrielle et du travail. Elle comprend la réédition d’ouvrages anciens, de compilations de textes autour des mêmes questions et des ouvrages d’histoire de la pensée et des faits économiques.
La série Clichés a été créée pour fixer les impressions du monde économique. Les ouvrages contiennent photos et texte pour faire ressortir les caractéristiques d’une situation donnée. Le premier thème directeur est : mémoire et actualité du travail et de l’industrie ; le second : histoire et impacts économiques et sociaux des innovations.
La série Cours Principaux comprend des ouvrages simples, fondamentaux et/ou spécialisés qui s’adressent aux étudiants en licence et en master en économie, sociologie, droit, et gestion. Son principe de base est l’application du vieil adage chinois : « le plus long voyage commence par le premier pas ».
L'aventure de l'entrepreneur en Afrique
Chronique sénégalaise

Alioune Ba
Le créateur et son épouse — précieuse assistante
PREFACE
L’ouvrage que nous propose le professeur Ba présente de multiples intérêts, et mérite une lecture aussi plaisante qu’attentive. L’auteur a su nous offrir une cuisine « eurafricaine », où se mélange le sucré et le salé, des propos fort sérieux, voire austères, précédant des développements apparemment plus pittoresques. Mais les ingrédients sont suffisamment bien assaisonnés pour qu’en définitive on s’interroge sur le point de savoir si les propos les plus utiles, ne sont pas ceux qui, a priori, pourraient paraître les plus futiles !
En effet, monsieur Ba nous entraîne dans une tribulation picaresque, digne de classiques occidentaux du genre, de Gilles Blas de Santillane au Roman de la Rose, mais aussi de contes narrés« à l’africaine », que ce soit par des griots ou par des scénaristes (on songe notamment au cinéaste Ouedraogo).
On pourrait s’indigner des problèmes et des absurdités rencontrés par le héros lors de son odyssée entrepreneuriale. Celui-ci prend le parti — judicieux — d’en rire avec nous — et nous rions souvent de bon cœur. En définitive, le fameux et insaisissable Pangool ne doit pas être si méchant !
Cependant, sous le ton plaisant, on retrouve la maxime latine : « castigat ridendo mores » (il critique les mœurs par le rire). Voyons donc, plus sérieusement, cher lecteur (pour reprendre le ton de notre auteur), ce qui nous semble constituer les apports de cet ouvrage.
Le premier est pédagogique : A. Ba doit être un fameux professeur, car il excelle à marier les modèles « théoriques » à leur mise en pratique. Je ne suis pas sûr que le propos ne soit pas empreint d’une certaine perversité, car l’auteur nous présente des modèles de management, concoctés pour de grands groupes américains (et copiés servilement en Europe), et il entend nous expliquer qu’ils sont bien adaptés à sa petite affaire. La réalité, la « praxis », comme il l’appelle, vient tempérer l’intérêt de cette assimilation un peu outrancière. Ainsi, il ne suffit certes pas d’un magnifique business plan, impeccable sur le papier, alors que l’on ne sait rien du marché potentiel, pour convaincre les apporteurs — éventuels — de fonds !
Le deuxième apport a trait à l’information pratique qui est donnée sur les institutions et systèmes d’aide à la création et à l’implantation d’étrangers en Afrique, que ce soit depuis la France et l’Europe, ou à partir des actions internationales, notamment d’ONG. En réalité, il nous a semblé que le migrant potentiel en saurait davantage en prenant connaissance de la « praxis » de M. Ba qu’en se contentant de faire appel à des systèmes dont il s’avère qu’ils sont d’une efficacité douteuse, et inversement proportionnelle à leur quantité (le constat vaut également pour la France et l’Europe).
Le troisième apport de ce travail nous a paru le plus important et « apportant », puisqu’il concerne la création de l’affaire. Le premier chapitre constitue un excellent cas, et il faut remercier l’auteur de ne pas nous faire grâce de toutes les données chiffrées, comptables et autres, et de tout l’historique, y compris les faits apparemment les plus anodins, mais que le spécialiste en entrepreneuriat considère comme bien plus significatifs et pertinents que la simple rédaction d’un business plan. Ce travail constitue un outil pédagogique fort utile.
Les derniers chapitres permettent d’enrichir de façon significative la recherche sur l’entrepreneuriat, africain d’abord, mais, plus largement, sur la micro- entreprise de tout pays.
Sous couvert, en effet, d’une relation pittoresque des diverses péripéties qui ont jalonné son parcours initiatique d‘entrepreneur« à l’africaine », d’un discours qui mêle la gouaille du ch’timi du Nord à la verve du griot du Sud, monsieur Ba évoque en définitive tous les aspects positifs et négatifs, propices et hostiles à la création. D’un côté, les soutiens (famille, au sens très large) les plus divers et une débrouillardise de tous les instants, pour travailler avec des bouts de ficelle, négocier et palabrer avec tout un chacun. De l’autre, les arcanes de la sacro-sainte bureaucratie, l’absence d’infrastructures, la faiblesse des ressources en tout genre.
Il serait trop long d’énumérer les divers avatars, et de recenser tout ce à quoi l’apprenti petit entrepreneur doit s’attendre au Sénégal. Disons que les difficultés inhérentes au démarrage se retrouvent multipliées dans des proportions insoupçonnables a priori (pauvre «business plan », qui oublie le rôle dévastateur du Pangool, et la suspicion de la gent gendarmesque !).
Mais, assez paradoxalement, le travail de M. Ba met en lumière tous les traits communs à la toute petite entreprise (ou micro-entreprise), de quelque pays et activité que ce soit.
D’abord, le rôle prédominant du dirigeant : son identité, ses aspirations, ses intentions. On peut ainsi s’interroger sur les mobiles profonds qui animent M. Ba : retour aux racines, liens familiaux, besoin de légitimité, logique patrimoniale ? Tout cela est certainement mélangé, interactif, systémique. Sa double culture transparaît dans le souci de « rationaliser » un acte pour lequel, de notoriété publique, l’« irrationnel » entre largement en ligne de compte ! Acte stratégique par excellence, la création d’entreprise implique plus que toute autre décision de gestion l’incertitude, la complexité, l’« agonisme » (la relation aux autres), la mise en perspective temporelle. Il est alors évident que les outils managériaux, purement analytiques, centrés sur l’organisation elle-même, a-historiques, analytiques, etc., sont largement inappropriés pour cette aventure (laquelle prend chez M. Ba une tournure épique !).
Ensuite, un mode de développement très spécifique. M. Ba note très justement qu’il ne lui est pas possible de développer sa première affaire, de style « gîte-exploration », qu’elle doit rester petite pour marcher — ce que nous avons retranscrit dans le modèle d’« hypofirme ». En conséquence, pour se développer, il table sur des activités nouvelles, se constituant en micro-groupe, ce que nous avons appelé un « hypogroupe ». On est en droit de penser qu’il s’agit de la forme la plus évidente de développement de petites affaires, centrées sur un individu et / ou sa famille et son entourage.

En conséquence, son ouvrage est d’un extrême intérêt pour ceux qui sont concernés par le développement des micro-entreprises, quelle que soit la nature de l’activité, les ressources mises en œuvre, les compétences de l’entrepreneur, son réseau relationnel, les aménités offertes par son environnement. Ce problème concerne aussi bien les pays du Nord, touchés par la crise de la Société salariale, que les pays du Sud, pour lesquels la micro- entreprise a toujours constitué le vivier traditionnel d’activités et d’emplois.
De ce point de vue, il est significatif que l’hypogroupe ait d’abord visé un marché de salariés ou ex-salariés européen, puis ait évolué vers un marché de l’immobilier dakarois destiné à une clientèle fortunée, pour se tourner ensuite vers les « produits de terroir » destinés à un segment de marché de consommateurs sénégalais, pour, au travers de la construction traditionnelle des campagnes, revenir aux sources profondes de l’âme africaine. Sans doute était-ce ce que cherchait notre entrepreneur ?
Michel Marchesnay Professeur émérite Université de Montpellier, ISEM-ERFI
AVANT-PROPOS
Dans tous les pays dits avancés, on fonde beaucoup d’espoir sur l’entreprise privée en tant qu’acteur de la croissance et pourvoyeur d’emplois a fortiori dans les pays en voie de développement où ce maître mot ne peut se concevoir sans mimétisme et esprit d’imitation. Ce n’est pas là un reproche quand on sait le rôle dévolu au « benchmarking » dans les économies développées.
Mais l’entreprise en soi est un objet dénué d’intérêt si on ne l’intègre pas dans le contexte social dont il est censé être l’agent majeur de changement. C’est pourquoi nous fondons principalement notre discours sur la prise en compte des réalités du site dans une démarche critique mais non iconoclaste ainsi que dans une perspective de responsabilisation sociale.
L’objet principal de notre observation est une entreprise-actrice de droit sénégalais, Locahome s.a.r.l. que nous avons créée en 2001, évoluant dans son site et engagé dans un effort autopoëtique à caractère négentropique au sens de la théorie de la complexité. Cet objet complexe immergé dans un contexte qui ne l’est pas moins possède en plus la particularité de présenter des liens de récursivité très forts avec l’observateur si bien que la démarche de recherche-action qui est décrite peut être considérée comme émanant de l’un et de l’autre voire des deux à la fois.
Toute entreprise — et la nôtre ne fait pas exception — est un système organisé dotée d’une « compétence », c’est à dire d’une aptitude à déterminer une certaine diversité d’actions, de transformations et de productions dans sa démarche de pérennisation ; l’ensemble des activités qui effectuent ces transformations et ces productions dans le cadre de cette compétence constitue sa « praxis ».
A la différence de la machine artéfact, l’intégration de ses opérations de contrôle et de commande, fonde son origine anthroposociale de par l’existence nécessaire de « l’Appareil de pilotage » qui transforme les informations tirées du comportement du système en programme, donc en contrainte organisationnelle. Ces informations sont des émergences qui se produisent dans le cadre des interactions avec l’environnement ; leur spécificité dépend de la spécificité de cet environnement. Elles sont le résultat des rapports dialogiques c’est-à-dire complémentaires, concurrentiels et antagonistes que l’entreprise noue avec son système environnemental, rapports complémentaires avec son public interne, ses actionnaires, ses banquiers ses avocats et ses fournisseurs, rapports concurrentiels avec ses co-compétiteurs et enfin rapports antagonistes avec quelque amateur d’OPA hostile ou d’éventuels plaignants qui l’assigneraient en justice. L’écosystème de ces émergences, la théorie complexe en fait la « mémothèque » de l’organisation. Les archives d’une organisation sont en fait des informations virtuelles et constituent cette mémothèque dans laquelle l’appareil de pilotage puise diversement selon les besoins et problèmes qu’il rencontre concernant les réorganisations, productions internes et comportements nouveaux, c’est-à-dire toutes activités phénoménales. L’appareil suscite alors des remémorations, c’est-à-dire des émergences perceptuelles, partielles ou ponctuelles qui, de par leur nature praxique, déclenchent les actions ou productions répondant aux besoins ou problèmes.
Pour résumer, l’entreprise est une organisation négentropique, c’est-à-dire attelée à sa propre pérennisation, et, dès lors qu’elle est dotée d’un appareil de pilotage comportant une fonction d’archivage et une compétence stratégique actrice de sa réorganisation-reproduction, elle est une organisation négentropique informationnelle.
L’entreprise dont il est fait état dans ce livre présente une double caractéristique :
■ D’une part son appareil de pilotage procède d’un double enjambement : d’abord au niveau de l’espace dans la mesure où le dipôle qui le constitue communique au delà des frontières sur une distance de six mille kilomètres grâce aux vertus de la révolution des NTIC ; ensuite un enjambement des valeurs en ce sens que ce qui est bien dans la culture moderne est adapté et intégré dans la mémothèque particulière du site d’opération.
■ D’autre part sa mémothèque, qui fonde l’écosystème de ses émergences informationnelles procède à son tour d’un double enjambement : enjambement spatio-temporel en ce sens que les espaces locaux sont en relation dialogique avec l’espace global et le temps linéaire immédiat avec le Temps de changements eschatologiques attendus par les uns, oubliés par les autres ; ensuite et par voie de conséquence enjambement des valeurs terminales dans les rapports dialogiques entre la vision créationniste de l’univers et la vision évolutionniste, bref, entre l’être et le néant.

Ami lecteur, considère que nous avons décidé dans ce livre de franchir les barrières et notamment la barrière de laïcité : toutes les facettes de l’esprit et de l’intellect y sont ouvertes non pas pour dicter une norme mais pour transmettre un ressenti, un vécu. La démarche de recherche-action ainsi que l’observation clinique que nous relatons portent sur un objet-hologramme c’est-à-dire régi par le principe hologrammatique. Qu’entendons-nous par ces mots ?
Si vous consultez le dictionnaire Larousse, on vous dit qu’un hologramme est une image obtenue par holographie et à « holographie », vous lisez qu’il s’agit d’une méthode de photographie permettant la restitution en relief d’un objet, en utilisant les interférences produites par deux faisceaux laser, l’un provenant directement de l’appareil producteur, l’autre diffusé par l’objet. De la richesse de cette restitution découle l’extension métaphorique de ce terme dont s’est emparé la théorie de la complexité.

Dans un contexte complexe où la dualité est la règle, ce principe revêt un intérêt tout particulier et dans le même temps joue un rôle unificateur pour des champs de connaissances jadis très séparés : nous pouvons le rapprocher tout aussi bien de la notion d’isotropie dans les corps cristallins en sciences dites dures que de la théorie des « déterminations essentielles » en théologie musulmane qui fait des hommes eux-mêmes des hologrammes d’essences pré-existantes ; sur ce même registre d’idées nous pouvons faire de tout ce qui est « en bas » l’hologramme de ce qui est « en haut », à la manière d’Hermès Trismégiste, ou, à la manière d’un Montaigne, faire de « l’Homme » un hologramme de la condition humaine ou bien, à la suite d’un Saint-Exupéry considérer le cœur de l’homme comme l’hologramme de cette citadelle qu’il nous invite à bâtir et à “ orner de clairons tout autour pour sonner contre les barbares ”, barbarie des forces entropiques !
Grâce au principe hologrammatique se résout le vieux problème de l’antériorité de la poule ou de l’œuf en unifiant les deux parties : la poule contient l’œuf qui contient la poule ; en d’autres termes, « la partie contient le tout ». Ce principe, déduit de l’observation « scientifique » des organisations pluricellulaires, est très puissant en soi et porte en germe un pouvoir explicatif sur beaucoup de phénomènes inexpliqués ou inexplicables tels que la bilocation ou l’ubiquité auxquels on « croit » plus ou moins ainsi que sur des comportements « étranges » ou « anormaux » comme l’instinct suicidaire ou l’instinct « kamikaze ». Le principe hologrammatique généralisé suppose selon Edgar Morin :

La possibilité de singularisation de la partie. L’autonomie relative des hologrammes. L’échange de communications entre les hologrammes. La capacité virtuelle des hologrammes à régénérer le tout.

L’autre principe et non des moindres sur lequel se fonde notre ouvrage est celui de la récursivité. Le principe récursif va au delà de la simple rétroaction en une fusion de l’acteur et de l’agi, de la cause et de l’effet, du produit et du producteur ; il rend compte du phénomène d’auto organisation et d’autopoïèse d’un système tel que le révèle la science biologique ; le principe récursif est l’élément moteur de l’évolution d’un système.
Dans les systèmes métaphysiques d’explication de l’univers, il régit les rapports entre « ce qui est en haut » et « ce qui est en bas » de l’hermétisme, ceux du prototype « Adam Kadmon » avec l’univers créé des cabalistes et ceux du « Pôle » avec son Temps des soufis de l’Islam.
Dans les sociétés historiques et même pendant tout le moyen-âge, les peuples percevaient des liens de récursivité entre le monarque et le territoire qu’il fallait renouveler par les rites du couronnement du nouveau roi ou par les cérémonies jubilatoires pour que l’existence du royaume s’inscrive dans la durée.
Dans tous les domaines de la connaissance, de tels liens régissent les rapports de l’observateur avec l’objet de son observation à travers le filtre de ses représentations ; ainsi en est-t-il des rapports de l’expert-métier avec son domaine de connaissance et toute la démarche de l’Intelligence artificielle consiste à assurer le couplage récursif entre le système expert et le champ de connaissance concerné à travers la médiation de l’expert.
Les sciences humaines qui constituent notre domaine offrent un exemple supplémentaire dans les liens de récursivité entre les objets et le langage dans une culture donnée : le langage a une aptitude remarquable à gérer les émergences de choses nouvelles par l’attribution de noms nouveaux : si la société modèle l’individu, ce dernier à son tour la modèle en étant, par son langage même la source de renouvellement autopoïétique de ses concepts. Dès 1923, Ogden et Richards décrivaient un modèle reposant sur l’existence d’interactions entre la pensée humaine, les symboles et les objets ou référents ; ils liaient la pensée au symbole par une relation causale exacte, la pensée au référent par une relation causale adéquate et le symbole au référent par une relation attribuée véridique.
S’il est facile de reconnaître l’existence de liens de récursivité, un tout autre propos est de les identifier avec clarté : on ne peut pas les extraire d’un contexte et les poser entre les plaques d’un quelconque microscope ; ils sont dans l’interaction entre le sujet et l’objet en général et sont soumis à la loi des émergences. Ils n’en régissent pas moins les rapports de tout système avec son ou ses environnements dans sa démarche négentropique de production de soi pour soi tout comme ils constituent les liens qui font que la partie puisse être considérée comme une représentation hologrammatique du tout.

Dialogique, récursivité et hologramme sont les principes d’intelligibilité qui étendent le discours sur l’objet complexe bien au delà de la dialectique, l’interaction entre le sujet et l’objet bien au-delà de la rétroaction et le sujet bien au-delà de lui-même et des modèles de représentation de son environnement.

Nous retiendrons aussi que trois aspects, la connaissance, la volonté et la puissance en acte caractérisent la capacité du sujet, qu’il soit individu comme le consommateur ou groupe comme le système de pilotage de l’entreprise à entretenir avec son environnement des rapports dialogiques porteurs de changement. Nous faisons l’hypothèse de la hiérarchie de ces trois fonctions particulièrement dans le cas de la démarche innovante de l’appareil de pilotage : la connaissance qu’elle a de son environnement grâce à la mise en oeuvre d’une veille systématique détermine sa volonté d’exploiter les opportunités émergentes, volonté qui, à son tour, détermine les actions négentropiques. Cela nous permet aussi de parler en termes de niveaux et de pouvoir montrer facilement que ceux où le problème de l’attribution de valeurs catégorielles du Bien ou du Mal, du Bon ou du Mauvais se résout avec le maximum de consensus sont les deux derniers. Nous analysons ici ces rapports complexes du sujet à son environnement dans sa tâche d’induire un changement porteur d’utilités à partir d’un choix volontaire d’axe stratégique : la prise en compte de l’impératif de lutte contre la pauvreté dans un contexte de pays pauvre. Nous définirons tour à tour ce sujet comme étant le représentant de l’espèce dans ses rapports aux réalités ontologiques sur-conscientes ou comme l’entreprise entité commerciale dans ses rapports avec le client-roi. Nous considérerons la hiérarchie précédemment établie par le bas : le sujet sera successivement agissant, voulant et connaissant.
La nouvelle dialogique qu’instaurent la globalisation et les interrogations somme toute inquiétantes de ce nouveau millénaire orientent indéniablement les décisions et les prises de position de tous les acteurs. C’est ainsi que la coopération pour l’aide et la solidarité internationale est devenue de nos jours une nécessité voire même une priorité pour les pays en développement dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et pour faire sortir ces pays du cercle vicieux du sous développement; elle l’est aussi pour les pays développés dans le but d’assurer un développement durable. Pour arriver au but espéré, des mécanismes ont été mis en place et gérés par les différents acteurs de la communauté internationale, on peut citer :
l’organisation des nations unies à travers ses organes (PNUD, FAO, AID, CNUCED...) ;
l’Union européenne à travers le FED et la convention avec les pays ACP ;
les organisations non gouvernementales (la société civile, les associations à caractère caritatif — le croissant et la croix rouge, Secours catholique -,...) ; et enfin
les États ou les gouvernements ainsi que les régions (conseils régionaux).

Arriver au but espéré par la communauté internationale n’est pas aussi facile, en effet, des entraves et des lacunes nées dans le cadre de la coopération centralisée ont été enregistrées. C’est pour ces raisons que des améliorations ont été portées et une nouvelle conception de la coopération s’est développée ces dernières années dans ce sens, elle est appelée « coopération décentralisée ».
Les acteurs que nous venons de voir et de définir sont liés par différentes relations de coopération, afin d’arriver au but recherché (l’aide et la solidarité).

Quelle que soit leur nature, gouvernements, ONG ou institutions internationales, la finalité est la même, c’est à dire, la solidarité et l’aide au développement dans tous ses aspects.
Ce sont les lacunes de la relation centralisée qui ont poussé les institutions internationales, les ONG et même les gouvernements à changer leur mode d’aide pour le développement et la solidarité.
De nouvelles relations ont été développées dans ce sens, actuellement on parle de la coopération décentralisée comme une nouvelle forme basée sur la relation sans intervention gouvernementale.
Voici donc le cadre nouveau où s’opère cette recherche action ; il se traduit au Sénégal par l’existence d’une structure associative appelée AGETIP (Agence d’Exécution de Travaux d’Intérêt Public contre le Sous-Emploi) au financement duquel participent pas moins de neuf bailleurs de fonds dont la Coopération Française, la Banque Africaine de Développement et l’Union Européenne et ce pour un montant cumulé de plus de 144 milliards de francs CFA soit plus de 216 millions d’euros.
Notre ouvrage est articulé de la manière suivante :
Dans le premier chapitre nous racontons les péripéties de la création de notre entreprise en tant qu’actrice sociale
Dans le deuxième chapitre nous enrichissons la mémothèque locale du site d’insertion par des informations montrant des praxis dont pourraient s’inspirer les acteurs locaux qu’ils soient décideurs publics ou opérateurs privés pour faciliter le développement des entreprises, ceci à des fins de « benchmarking » Et nous prenons comme exemple à ce propos la France.
Le chapitre trois constitue un clin d’oeil et une réponse à beaucoup de décideurs des collectivités territoriales décentralisées, en l’occurrence les communautés rurales, qui souhaitent connaître davantage les enjeux et les perspectives de la coopération décentralisée et pouvoir répondre en connaissance de cause aux sollicitations émanant de l’environnement global
Le chapitre quatre décrit plus en détails le site de création dans son évolution économique, politique et administrative en vue de s’adapter à la globalisation ainsi que les relations dialogiques du candidat-créateur que nous sommes avec les structures d’accueil.
Enfin le cinquième et dernier chapitre raconte l’aventure exaltante de la recherche de gisements de croissance d’une entreprise soucieuse de sa pérennisation.
L’entreprise Locahome, objet de notre observation a gagné des marchés et en gagne encore grâce à l’exploitation systématique d’une opportunité de croissance. Il est dans ses perspectives d’évolution d’étayer ses actions par des considérations sociales, dans une perspective de développement durable.
La figure du dirigeant à laquelle il est fait allusion dans ce livre possède encore un aspect familial tout en pouvant concerner des juristes et ingénieurs formés dans les Business Schools américaines ou européennes et donc sensibles aux conséquences de leurs décisions sur le fonctionnement plus général de la société.
De nouvelles pratiques d’entreprise sont à développer en nous épargnant les tâtonnements d’une logique d’« essais erreurs », débouchant sur le développement de négociations sociales, la mise en place de démarches de communication et de relations publiques, le développement de mécénat et d’autres actions philanthropiques adaptés. Loin d’être méfiant, le corps social dans lequel notre entreprise opère est demandeur.
Le contexte social sénégalais est un site où les questions d’ordre ontologique, économique et gestionnaire sont en constant rapport dialogique ; l’éthique religieuse (en particulier l’éthique musulmane et catholique) y occupe une place prépondérante.
La Responsabilité sociale de l’entreprise est un problème qui interpelle tous les acteurs d’une économie qu’elle soit développée ou non. Pour un pays en développement ou la force de proposition est largement attendue de la société civile et des opérateurs économiques surtout en matière de création d’emploi, l’intégration de cette doctrine dans la création de richesses s’avère être un défi incontournable.
La préoccupation de la communauté internationale pour la résorption de la pauvreté suite aux conférences de Rio (1992) et de Johannesburg (2002) demande une réponse appropriée de la part des entreprises du secteur privé, réponse qui ne peut s’inscrire que dans le cadre d’un développement durable bien assis sur les trois piliers que constituent la sphère économique, la sphère sociale et pour l’instant dans une moindre mesure la sphère écologique.
Nous nous efforçons, en tant qu’intellectuel et aussi en tant qu’acteur, d’apporter une réponse construite à cette interpellation dans un cadre situé et en ayant à l’esprit toute la complexité que comporte cette exaltante aventure du fait même de son caractère anthroposocial.
Ainsi nous pourrons développer notre expertise et asseoir un statut de leadership et de conseil vis-à-vis des pouvoirs publics, des institutions de la coopération décentralisée et de tous les autres opérateurs du secteur privé susceptibles de partager avec nous les principes de la Responsabilité Sociale de l’entreprise citoyenne de son site de création.

Le « Séjour de l’Elephant Blanc »

Une chambre d’hôte
CHAPITRE I
LA CREATION DE NOTRE ENTREPRISE DE DROIT SENEGALAIS
Quand on a enseigné pendant vingt ans la gestion d’entreprises et vu des générations d’étudiants passer par nos mains avant de s’aventurer à la vie d’adulte dans le tissu économique et même dans la vie politique ; quand on s’est affronté à la crise de l’emploi et observé les effets des mesures que chaque nouveau gouvernement prend pour lutter contre ce fléau ; quand on observe tous les ans, dans un autre contexte social, en l’occurrence un pays en voie de développement, combien il est dérisoire de vouloir « lire les réalités économiques locales » avec une grille d’observation occidentale malgré trente ans d’immersion dans la culture du nord.
Alors on peut s’essayer à observer le phénomène « entreprise » de l’intérieur, à l’appréhender non pas comme observateur extérieur féru de normes et de conseils mais aussi comme acteur participant à la production de soi pour soi en matière d’acquisition de connaissances, de compétences et de comportements. Bref il s’agit de devenir un créateur d’entreprise s’auto observant, s’auto analysant dans sa propre démarche autopoïétique au sens de la théorie de la complexité.
Or donc je me veux acteur ! Le premier choix est celui de la scène où je vais exercer mes talents. Mon statut de fonctionnaire ne me permettant pas de mener une telle expérience dans le contexte français, qu’à cela ne tienne, nous allons la mener dans le contexte de mon pays d’origine : le Sénégal.
C’est l’un des chics d’une nationalité multiple ; elle nous permet d’être français en France, sénégalais au Sénégal et ... chinois en Chine. C’est peut-être là un atout non négligeable de la mondialisation encore, hélas !, insuffisamment exploité.
Pour ce qui me concerne, sous ma casquette de français, je suis le consultant, l’universitaire, l’enseignant-chercheur, qui observe le créateur d’entreprise de droit sénégalais que je suis aussi drapé de mon caftan et coiffé de ma chéchia.

NOTRE PREMIER « BUSINESS PLAN »
Le second choix est celui du business plan : que voulons-nous faire ? avec qui ? pour quelle cible ? pour quels résultats à moyen terme ? Il s’agit de répondre à ces questions de manière structurée. Evidemment les réponses doivent être étayées, justifiées, en les insérant dans le cadre évolutif au sein duquel elles s’élaborent suite à une analyse SWOT comme diraient les anglais qui est celle de nos forces et faiblesses ainsi que des opportunités et menaces pouvant provenir de différents environnements pertinents.
Un de ces environnements a été l’environnement familial au sens strict : depuis 1995 nous avions acquis une maison dans la banlieue de Dakar où nous passions tous les ans le mois et demi de vacances qui nous replongeait dans la vie locale sans les inconvénients des maisons familiales surpeuplées. Je dois dire que dès cette époque, pour éviter d’avoir à fermer la maison pendant les neuf mois de l’année scolaire parce que nous ne souhaitions pas la louer, ce qui rendrait impossible sa récupération pendant les vacances, dès cette époque donc, nous avions envisagé d’en faire une Maison d’hôtes destinée à une clientèle touristique. L’avantage était que nous gérerions nous-mêmes les périodes d’occupation sans préjudice pour les cinq à sept semaines que nous nous réservions tous les ans.
Nous avons donc investi en mobilier et équipé les trois chambres et le salon ; toutefois nous ne créâmes pas de structure, limitant notre offre à une clientèle d’amis et de connaissances.
Cependant, dès l’année suivante, la solidarité familiale nous rattrape : de proches parents en recherche d’emploi désiraient occuper la maison pour avoir un point-base proche de la capitale où il était plus propice de trouver quelque chose plutôt qu’à Thiès située à 80 km de là. Nous leur avons laissé la maison deux années entières au bout desquelles nous l’avons reprise pour concrétiser notre projet d’origine.

Il n’est de richesse que d’hommes
Cette concrétisation, qui s’est faite progressivement, n’aurait pu se faire sans la rencontre d’une personne motivée, devenue plus tard le gérant de la société que nous avons créée.
Voici un « déflaté » naguère employé de la Société Nationale d’Electricité (SENELEC) que le gouvernement a poussé au « départ volontaire » sous la pression de la Banque Mondiale dans le cadre des fameux PAS (Programmes d’Ajustement Structurel) qui prêchent la réduction des effectifs de la Fonction Publique. Maurice, car c’est ainsi qu’il se nomme, a fait le choix de réclamer ses indemnités de départ volontaire pour voler de ses propres ailes tout en laissant sa femme continuer à travailler dans l’entreprise.
Les activités dans lesquelles il a investi sont multiples et variées : d’abord il s’est procuré une licence de bar troisième catégorie et a aménagé la maison familiale sise dans la banlieue de Dakar ; une partie abrite ses parents et ses frères et sœurs, une autre reçoit la clientèle avec trois employés embauchés à temps plein. Après des problèmes de voisinage dus à une différence de religion, la raison a fini par l’emporter et actuellement, le bar est bien intégré dans le milieu local. En même temps, il a tâté du transport en commun en achetant un « car rapide » et un taxi mais cette activité a périclité faute de contrôle sur les chauffeurs. Enfin il s’est essayé à la construction en s’improvisant constructeur de sa propre maison ainsi que celle de son oncle établi en France qui avait fait de lui son maître d’œuvre.
C’est dans le cadre de cette dernière activité que nous avons fait sa connaissance : mon épouse devait achever la construction d’une maison sur un terrain situé à Malika un village à une vingtaine de kilomètres de Dakar ; Maurice s’était proposé et a réalisé le travail à notre grande satisfaction. Je l’ai alors pressenti pour l’extension de notre maison de Guédiawaye dont nous venons de retrouver la jouissance. Malgré notre éloignement, cet homme a réalisé le travail avec une diligence et une honnêteté qu’on trouve rarement même de la part de ses plus proches parents.
C’est ainsi qu’au mois de juillet 2001, à notre arrivée en vacances, l’ancienne maison de plain pied est devenue une bâtisse à étage avec sept chambres, deux salons, quatre salles d’eau et une cuisine.
Le gros des investissements a eu lieu à ce moment-là car il fallait équiper toutes ces pièces en lits, tables, armoires, ventilateurs et tutti quanti ; il fallait aussi concrétiser ma volonté de créer une véritable entreprise en l’occurrence une S.U.R.L., Société Unipersonnelle à Responsabilité Limitée, l’appellation sénégalaise de l’EURL. Je fis cela sans hésitation le 21 août 2001 par devant la notaire Maître Hajarat Aminata Guèye après avoir bloqué le million de francs CFA du montant du capital à la Société Générale de Banque au Sénégal. Le jour même je fis le nécessaire pour que Maurice fût le gérant attitré de la société LOCAHOME sarl, Location de Chambres d’Hôtes en Meublés habilitée à mener, au Sénégal et dans le monde, une telle activité ainsi que celle de réalisation de projets touristiques et de toute activité mobilière et immobilière se rattachant de près ou de loin à ces deux activités principales.
Le bébé était né ; maintenant il convenait de la faire vivre !

Une longue gestation
Cette naissance ne s’est pas faite sans mal et s’inscrit dans une perspective historique remontant à ... avant 1983 !
1983 : c’est l’aboutissement de deux années de procédure pour faire octroyer à une société en formation que j’avais initiée un terrain de trois hectares situé sur le domaine maritime dans la zone de Malika à vingt kilomètres de Dakar. Le but de ce projet appelé « Saremalika » était de créer un village de vacances.

J’avais constitué un groupe de primo-investisseurs constitué de Français, de Hollandais, d’Allemands et bien sûr de Sénégalais venant de mon proche entourage qui tous avaient libéré une part de leur future participation pour les études préalables. Deux étudiants en Architecture étaient impliqués de manière enthousiaste dans ce projet : ils voulaient en faire une vitrine de l’Architecture en terre battue, économe en énergie et à la portée des habitants locaux. L’un deux m’avait rejoint au village où habitait d’ailleurs la famille de mon épouse pour repérer le meilleur emplacement. Ensuite les autorités ont envoyé des fonctionnaires pour faire une enquête d’acceptabilité : tous les notables du village avaient donné leur accord, sensibles aux retombées que le projet ne manquerait d’avoir en matière d’emplois et de dynamisme économique.
Sur le terrain, en France, des réunions régulières étaient tenues tous les mercredis lors de dîners dans un petit restaurant de Lille et un binôme d’étudiants du DESS « Gestion de projets » de l’IAE était mis à contribution ; des plans ont été élaborés, une maquette fabriquée. Tout semblait en place pour un démarrage en fanfare.
Hélas ! Un petit couac allait faire s’écrouler tout cet édifice : le permis octroyé par le gouvernement indiquait une occupation des lieux « à titre précaire et révocable » sans aucune indication de durée minimale ! Avec une telle imprécision, je ne pouvais décemment pas continuer à solliciter des investisseurs !
Par la suite, une autre réalisation a été effectuée dans le but principal de créer un outil de capitalisation pour réunir les fonds nécessaires à la réalisation du projet ne serait-ce qu’à petite échelle ; il s’agit de la création de l’association EUROSEN, anagramme de Europe-Sénégal qui a opéré quelques temps parmi les associations de solidarité dans le contexte lillois, mais... le cœur n’y était plus ; après des représentations culturelles par-ci, des soirées sénégalaises par là, elle est tombée en désuétude après que j’eus déménagé de Lille à un petit village des Flandres pour m’approcher davantage de Dunkerque, le lieu principal d’exercice de ma fonction d’enseignant.
Donc, la petite sarl Locahome a pour ainsi dire des ancêtres !

Ce sont les clients qui font une entreprise
Le défi de devoir gérer une entreprise à plus de six mille kilomètres de distance, je l’ai relevé pour deux raisons fondamentales :
D’abord, je voulais aborder l’expérience de la création d’entreprise après avoir enseigné la norme en matière de gestion pendant plus de vingt ans ; des générations d’étudiants sont passées sous mes fourches caudines pour ensuite intégrer des entreprises de toutes sortes avec plus ou moins de bonheur ; si on en juge d’après le trentième anniversaire de l’IUT fêté il y a quelques années qui faisait état de deux mille cinq cents diplômés depuis la création de l’établissement, c’est bien deux mille techniciens que j’ai aidé à préparer pour entrer dans la vie active.
La deuxième raison est liée à l’émergence de ce formidable outil de communication qu’est l’Internet. Mon propos initial était de vendre mon offre sur le web ; cela m’a obligé à m’initier à la création de vitrines sur Internet avec le logiciel FrontPage et à étudier les voies et moyens pour réaliser une bonne communication sur le web, depuis le référencement dans les principaux moteurs de recherche jusqu’à la pratique de l’emailing en passant par les échanges de page de garde et autres sites de surf pour l’acquisition de visiteurs.
Mais il faut croire qu’en cette année 2001, l’internaute français n’était pas encore suffisamment branché. S’ajoute à cela la réticence généralisée à pratiquer des paiements sur Internet quand bien même si cette possibilité n’est pas proposée par un site.
Il fallait donc aller à la recherche du client par d’autres moyens et le meilleur de ces moyens s’est avéré être le Bouche à Oreille, pour les initiés le BAO !
J’ai donc pris mon bâton de pèlerin après avoir élaboré une plaquette de mon cru suffisamment claire sur la description de l’offre et illustrée ; cela fut chose aisée : il fallait juste imprimer et agrémenter des pages de mon site www.locahome.com .
Ma première opération de communication a été un publipostage par le fax avec comme cible les médecins du Nord : des centaines d’envois mais ... aucun résultat ; ensuite ce fut le tour des associations de solidarité avec l’Afrique, en particulier avec le Sénégal ... toujours pas l’ombre d’un client !
C’est alors que je résolus d’aller prospecter directement dans les cafés de Lille tenus par mes compatriotes et fréquentés aussi bien par les français que par les immigrés et là, cela a fait tilt comme on dit : on fit bon accueil à mon projet et je pus déposer à mon gré des plaquettes d’information et mieux, je suscitai un vif intérêt de la part de l’Association de la Communauté Noire du Nord de la France dont le siège est au Salsero, un café de la rue Henri Kolb, propriété du ressortissant sénégalais El Hadj Fall. Le président de l’époque, Louis Vardon, originaire de la Martinique, résolut avec son bureau de mener une opération « Séjour chez l’Habitant » pour l’été 2002, du 7 au 21 août.
Pour mener à bien ce projet, cinq mille plaquettes publicitaires en quadrichromie furent éditées; Louis profita de son carnet d’adresses d’ancien journaliste pour réaliser ces supports à un prix intéressant. Les tables de la plupart des cafés de Lille furent pourvues de ces annonces par des membres bénévoles de l’association; d’autres équipes s’occupaient de faire du porte à porte dans les boîtes à lettre des villes du Nord; je fis ma part de ce travail pour ce qui concerne Bailleul, Méteren et Hazebrouck.
En même temps, à l’occasion d’une manifestation d’intégration qui se déroule tous les ans dans un quartier de Lille, une tombola fut organisée dont le ou la gagnante devait bénéficier d’un séjour gratuit.
Grâce à ces efforts de communication, Locahome reçut quinze clients enthousiastes pour quinze jours mémorables.
Ces premiers clients venaient d’horizons divers; il y avait si je me souviens bien une mère et sa fille, un père et sa fille, un couple de Lillois, un retraité, un instituteur, un serveur, trois amies, la gagnante de la tombola et une amie qui avait souhaité l’accompagner, un ex réfugié de Mauritanie naturalisé. Tous rêvaient du dépaysement annoncé. Certains vœux avaient été formulés notamment la visite d’un village traditionnel mais c’est surtout sur place que se manifesta la créativité des uns et des autres quant à la manière d’occuper les journées avant de se retrouver le soir pour le dîner et ... la projection des caméscopes. L’intégration de ce groupe avait débuté dès le départ de Lille grâce à l’offre par l’agence de voyage du transfert par autocar de Lille à l’aéroport de Paris.
C’est surtout dans la définition des activités au jour le jour qu’on appréhende le fait qu’effectivement, en tant que service, le produit touristique se fabrique au fur et à mesure qu’il se consomme : c’est une partie de pêche initiée par le serveur avec partage des frais de location de bateau entre cinq candidats dont moi-même; le bilan de cette journée fut dix huit thons pêchés et du poisson grillé pour tous; c’est une virée supplémentaire à la nouvelle réserve animalière de Bandia en plus des visites programmées de l’île de Gorée et du Lac Rose encore une fois à l’initiative des clients; le village traditionnel de Malika fut visité et le maire nous reçut avec amabilité pendant que nous faisions le trajet vers le Lac Rose, connu pour être le lieu d’arrivée du rallye Paris-Dakar: ce fut une étape mémorable.
Ainsi, ce qui a rendu ce séjour mémorable c’est la cohésion du groupe et l’initiative qui lui fut laissée pour proposer des activités. Dès l’instant qu’on leur a appris à négocier le prix du taxi et qu’on les a menés une fois au centre ville de Dakar faire le marché, les gens s’organisaient d’eux mêmes et se déplaçaient en taxi voire en convoi de deux à trois voitures pour aller satisfaire leur curiosité. Le soir, tous se réunissaient autour d’une grande table installée dans la cour pour prendre le repas commun et se raconter leurs mésaventures voire montrer les lieux visités grâce à leurs caméscopes.
Des liens forts se sont ainsi tissés à tel point qu’à leur retour en France deux repas communs furent organisés à Lille au restaurant pour se retrouver de nouveau.
Tel fut le point fort du premier exercice de Locahome.
En résumé, mes réponses aux questions relatives à l’esquisse de mon Business Plan ont été :

■ Que voulons-nous faire ? du tourisme intégré ! Offrir un site de dépaysement permettant la découverte d’une culture autre. Plus précisément : Il s’agit d’ajouter un étage supplémentaire à une maison de plein pied que je possède déjà L’exploitation du site sera confiée à la société LOCAHOME sarl qui se chargera de son aménagement en 6 à 7 chambres d’hôtes pour recevoir une clientèle touristique. En même temps des activités consistant en immersion dans la population locale, visites de sites, déplacements à l’intérieur du pays, séminaires seront proposés. Le produit de base sera un séjour d’une semaine comme hôte du maître de maison et de sa famille pendant les mois de juillet et août avec les activités liées à l’exercice de la Téranga (Hospitalité) sénégalaise. Les autres mois de l’année le même service convivial et de qualité sera offert par un personnel choisi avec soin et formé avec rigueur. En permanence, LOCAHOME sera une École d’Application en Marketing Touristique pour les étudiants en D.E.S.S. et offrira des services de Conseil pour les entreprises et les collectivités publiques dans son domaine de compétence.

■ Avec qui voulons-nous le faire ? Avec un ou des collaborateurs motivés cultivant les mêmes principes de saine gestion que nous dans la mesure où il s’agit aussi de mener une expérience, voire de tenter une aventure exaltante certes mais semée d’embûches. Une entreprise nouvelle est comme un nouveau produit; il faut la concevoir avec une stratégie managériale effective susceptible de mener au succès tout en minimisant les risques. Nous devons constituer une équipe ayant une vision proactive plutôt que réactive : il ne s’agit pas de chercher les moyens de réagir à la pression de l’environnement au fur et à mesure qu’elle s’exerce mais d’allouer les ressources et de les gérer en vue de prévenir un futur indésirable et en cette matière le seul futur indésirable est de devoir mettre la clé sous la porte.

■ Pour quelle cible ? Bien entendu la cible de cette offre est constituée de touristes étrangers de toutes origines désireux de se plonger dans la culture locale pour un dépaysement garanti. Le marché du tourisme d’immersion répond à un désir de découverte de l’autre et d’authenticité à l’heure où, au seuil du nouveau millénaire, les NTIC font de notre planète un village planétaire. C’est un micro-marché à des années lumières de la boulimie concentrationnaire des grandes chaînes comme Accor (3500 hôtels, 385000 chambres dans 90 pays) et somme toute aussi assez éloigné du marché potentiel des 26 hôtels de la région du Cap Vert avec leurs 3000 chambres. La concurrence directe se composerait en fait d’environ 300 chambres ou appartements louées chez l’habitant pour des prix allant de 22 à 91 € par jour, soit 154 à 637 par semaine sans la demi-pension.

■ Pour quels résultats à moyen terme ? Nous avions, dans un premier temps, une vision assez optimiste de la société; nous la voyions comme une société anonyme au capital de 10 000 000 cfa regroupé à la suite d’un tour de table. Ce chiffre nous paraissait être un montant transitoire raisonnable après l’aventure du projet Saremalika dont la capital avait été évalué à l’époque (1983) à 1 212 000 FF soit 184 768 € « répartis en 6060 actions de 200 FF de nominal ». Après tout, 10 millions CFA, cela ne fait que 15 245 € soit plus de douze fois moins. A défaut de cela, Locahome est une s.a.r.1 . de un million cfa de capital, une TPE, excellent laboratoire d’initiatives pour notre propos ou en langage complexe un excellent hologramme des grandes choses que nous espérions pour notre entreprise.
Nous avouons modestement que nous n’avons pas fait de projections sur trois ans avec cette configuration du capital ; avec la formule « société anonyme », nous prévoyions des chiffres d’affaires respectifs de 25, 30 et 37 millions cfa les trois premières années avec des résultats nets respectifs de 10, 13 et 16 millions, bref, le Pérou! Peut-être ce défaut de prévision est dû au fait que nous risquions nos propres sous et n’avions de compte à rendre à personne! Se pose alors le problème de savoir selon quels critères apprécier les résultats réellement obtenus pendant ces années de référence. Nous reviendrons là-dessus plus tard. Jouer à la pythie sur trois ans est un exercice qu’impose les bailleurs de fonds de tout acabit pour peu qu’on les sollicite en matière de participation aux fonds propres d’une société. Nous avons personnellement vécu l’approche Top-Down des relations bilatérales dans les années quatre vingt durant lesquelles si vous sollicitiez une banque d’un pays bailleur de fonds pour un projet privé, on vous renvoyait gentiment à un organisme de votre pays d’origine dûment contrôlé par des gens très peu enclins à considérer votre dossier. A présent que la mode est à l’approche Bottom-Up où il faut présenter une communauté de base et faire la cour aux ONG et aux structures de coopération décentralisée, ma mode à moi est le « fara da se » à la manière d’un Garibaldi sans oublier toutefois le contenu informationnel que pourrait constituer notre apport pour les générations à venir. C’est pourquoi toutes les opportunités seront exploitées surtout en matière d’état de l’art dans le financement du développement, de stratégies d’adaptation des états au nouveau contexte de la coopération au développement ainsi qu’en matière de collaborations naturelles émergeant de notre contexte professionnel car la vie... est un long fleuve tranquille mais on peut y rencontrer des « saumons » désireux de frayer. Nous avons investi nos propres fonds dans ce projet; nous fondons peu d’espoir sur le système bancaire local et c’est tant mieux d’ailleurs; nous considérons que le défi de l’entrepreneur africain est double : il lui faut créer non seulement l’outil de travail mais aussi l’instrument de capitalisation ; c’est comme si on vous demandait d’investir dans un pays en étant votre propre banquier : que ne voilà-t-il pas un défi « graalique ».
Nous allons donc continuer l’aventure de la rédaction de cet ouvrage qu’on pourrait sous-titrer « la longue marche d’un créateur d’entreprise au Sénégal » car pour sûr, la marche fut longue depuis le projet « Saremalika » ou bien « les tribulations d’un enseignant-chercheur qui se convertit par choix d’axe de recherche à la création d’entreprise dans son pays d’origine » ; effectivement l’auteur que nous sommes est bien un enseignant-chercheur, maître de conférences dans une université du nord de la France, qui a décidé d’orienter sa recherche dans cette direction. Cet ouvrage se veut donc pédagogique et normatif, l’auteur étant en même temps un sujet s’appliquant sa propre norme : en tant qu’enseignant il doit créer du savoir et en tant qu’acteur il doit s’appliquer à lui-même les indications et contraintes de ce savoir. C’est pourquoi les chapitres fluctueront d’une perspective à l’autre : du vécu clinique de l’acteur connaissant, voulant et agissant au diagnostic des environnements pertinents propres à être des sources d’informations et d’élaborations de stratégies pour des lecteurs intéressés.

NOTRE PREMIER EXERCICE
Le 14 août 2001 j’engage le processus de création de la société de droit sénégalais « Locahome sarl » ayant pour objet au Sénégal et à l’Étranger: La location de chambres d’hôtes en meublés L’organisation d’activités touristiques L’étude et la réalisation de projets touristiques
Et généralement toutes opérations industrielles, commerciales, financières, mobilières et immobilières se rattachant directement ou indirectement à l’objet ci-dessus.
L’adjonction de ce dernier paragraphe est d’une importance capitale car elle permet de redéfinir et réadapter la mission de l’entreprise dans un contexte plus large compte tenu des opportunités émergentes.
Le premier exercice se déroule donc sur 16 mois et demi, du 14 août 2001 au 31 décembre 2002 ; comme dans la législation française, le droit commercial sénégalais autorise cette possibilité d’élargir l’exercice au-delà de l’année civile pour une entreprise nouvellement créée.

Une mise en œuvre du concept de e-marketing :
Le marketing est une activité commerciale fondamentale et complexe, qui sert essentiellement à maximiser les revenus et à soutenir l’exploitation. Avec un objectif aussi vaste, le marketing s’appuie sur une foule de processus, de technologies et de stratégies commerciales. L’Internet est un des nombreux outils utiles. Utilisé à bon escient, il peut se juxtaposer à d’autres pratiques employées, étendre les activités et créer de nouvelles occasions. La clé du marketing efficace sur Internet consiste à appliquer les forces du média à des pratiques classiques éprouvées de façon innovatrice.
Le marketing Internet ressemble beaucoup au marketing traditionnel, et les deux comptent sept variables dont il faut définir les contours :

- la clientèle  : qui sont les consommateurs clés ?
- la concurrence : qui sont nos concurrents directs ?
- la conjoncture  : comment va-t-elle évoluer ?
- le produit  : quel produit ou service vont satisfaire les besoins ?

- le prix : quels prix et modes de paiement les consommateurs accepteront-ils, qui produiront des revenus suffisants ?
- la place : où l’entreprise exercera-t-elle ses activités (lieu réel ou virtuel) ?
- la promotion  : quel type de promotion joindra le consommateur (publicité, prospectus, personnel de vente ou soutien à la clientèle) ?
Il s’agit là des variables contrôlables synthétisées par McCarthy dans la règle des 4P et dont le dosage constitue le mix-marketing auxquelles s’ajoutent les trois variables-clés des 3C.
Si nous passons de la théorie à la pratique nous pouvons dire s’agissant de Locahome que :
L’outil de production est une maison de 7 pièces et 2 salons dont l’un sert de bureau sur 2 niveaux située à 5 km de la capitale Dakar en bordure d’océan. Une cuisine équipée et 2 salles d’eau viennent compléter l’offre. Les chambres sont équipées de 2 lits jumeaux, une table, une lampe de chevet, une armoire et un ventilateur. La société détient un bail sur cette maison au prix de location de 2000 FF par mois soit environ 300 euros
Le produit de base est un séjour d’une semaine à 15 jours en demi pension avec à la clef une visite guidée par semaine de séjour au tarif de 23 € par personne et par jour. C’est une offre unique en son genre, la plupart des concurrents offrant uniquement le gîte et accessoirement le petit déjeuner.
Bien entendu la cible de cette offre est constituée de touristes étrangers de toutes origines désireux de se plonger dans la culture locale pour un dépaysement garanti. Dans un premier temps elle sera constituée plus particulièrement de francophones et d’expatriés sénégalais.
Les besoins de cette clientèle se résument ainsi : la recherche d’exotisme, d’aventure, la découverte d’autres cultures et surtout avoir des échanges et des contacts avec les locaux.
Nous nous intéressions au départ à une clientèle préférant communiquer, acheter et régler par télépaiement (via Internet). C’est ainsi que, pour communiquer cette offre, Locahome a d’abord tablé sur l’Internet par la création du site http://www.locahome.com enregistré auprès de moteurs de recherche. Elle réalise aussi des annonces sur des sites de locations entre particuliers comme http://www.abritel.com ainsi que des sites communautaires tels que : http://www.senegalaisement.com
Des études ultérieures sur le commerce électronique en France devaient nous amener à nous intéresser davantage à la communication off line sous forme d’insertions périodiques dans les journaux gratuits tels que Le Galibot et Paris Boum Boum ainsi que le journal payant J’Annonce .
Dans notre vision initiale, Internet permet de diversifier la clientèle en s’adressant à des consommateurs non traditionnels comme les nouveaux groupes démographiques et les marchés étrangers, mais également de définir et de mettre en œuvre de nouveaux systèmes de distribution de produits et services et de concevoir des systèmes de transaction qui permettent aux consommateurs d’acheter des biens en direct. Ces systèmes de transaction qui à l’époque était l’apanage de groupes adossés à des banques sur le marché français pouvaient être intégrés dans un site marchand à moindre coût grâce à des plates-formes outre-atlantique comme https://www.paypal.com . Idéalement le site Internet était comme une agence de voyage ouverte 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et le tout dans le monde entier.
En matière de promotion nous tablions sur le fait que Internet permet :
- de guider les clients à tous les stades du cycle commercial (sensibilisation, intérêt, désir, achat, paiement et livraison) ;
- de mettre en œuvre des stratégies de promotion aptes à accroître la notoriété du produit ou service et à produire des ventes ;
- de diffuser les messages d’entreprise au grand public et à la presse afin d’établir solidement la marque ou l’image de celle-ci ;
- de faire le suivi des demandes d’information sur les produits ou services ;
- d’aviser les clients éventuels de nouveaux produits ou services, ou de mise à jour ;
- de collaborer avec d’autres organisations au soutien des efforts de marketing;
- d’offrir un soutien avant et après la vente 24 heures sur 24 ;
- de faire de la publicité.
Ainsi, sur le site LOCAHOME nous pouvions mettre en avant des offres promotionnelles afin d’attirer les clients.
Une foule de technologies Internet autonomes et intégrées peuvent simplifier ces étapes du plan marketing, comme les serveurs WEB, le courrier électronique, les listes d’expédition, les serveurs FTP, la télécopie Internet, les services de bavardage Internet, les groupes de nouvelles ainsi que les technologies du pousser (push media). Qu’il s’agisse de recherche, de sondages auprès de utilisateurs, d’études démographiques, d’essais auprès de la clientèle, de recherche de marché ou de collecte de commentaires des consommateurs, l’Internet est un puissant outil à intégrer à la composition commerciale.
La maîtrise de ces pratiques de e-Commerce nécessite bien entendu une formation appropriée que nous avons acquise progressivement en nous affiliant au site australien http://clik.to/abconseil .
En ce qui concerne la concurrence une opération de benchmarking auprès d’un site analogue nous a permis de comparer notre offre à trois offres similaires et de réaliser une petite analyse de nos forces et faiblesses.

a) Etude de concurrence de trois chambres d’hôtes à Dakar sur le site Internet des gîtes du Sénégal

b) Répartition de la concurrence à Dakar par type de chambres d’hôtes

c) Analyse des forces et faiblesses du site Internet LOCAHOME

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