Investir en Afrique pour gagner
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Description

L'Afrique a le plus fort taux de rentabilité de l'investissement. Terre fructueuse de l'investissement, elle est aussi le coeur des meilleures opportunités d'affaires au monde et un marché important. Les témoignages de nombreux investisseurs corroborent cette réalité : Nestlé, Coca-Cola, Olam, Unilever, Areva, Total, Eni, Microsoft, Group Afric Industry, Moov, Nsia, Ecobank, Bouygues, Huawei, Zhong Xin, etc., sont de plus en plus actifs en Afrique.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 février 2012
Nombre de lectures 139
EAN13 9782296481602
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Investir en Afrique pour gagner
L’entreprise africaine et la mondialisation
Études Africaines

Collection dirigée par Denis Pryen et François Manga Akoa

Dernières parutions



Edgard GNANSOUNOU, En finir avec le franc des conomies françaises d’Afrique , 2012.
Philippe NKEN NDJENG, L’idée nationale dans le Cameroun francophone, 1920-1960 , 2012.
Pierre Esaïe MBPILLE, Les droits de la femme et de l’enfant : entre universalisme et africanisme , 2012.
Michel BOURGEOIS, Senghor et la décolonisation . Radio Dissóó, la révolte paysanne , 2011.
Abderrahmane M’ZALI, La coopération franco-africaine en matière de Défense , 2011.
Aly Gilbert IFFONO, Naître, vivre et mourir en pays kisi précolonial, 2011.
E. Libatu LA MBONGA, Espoirs déçus en République démocratique du Congo , 2011.
Paulin KIALO, Parcs nationaux et diplomatie environnementale au Gabon , 2011.
Justine DIFFO TCHUNKAM, Droit des activités économiques et du commerce électronique , 2011.
Kouadio A. ASSOUMAN, Le rôle des Nations Unies dans la résolution de la crise ivoirienne. Tome 1 : Soutien aux initiatives françaises et africaines. Tome 2 : Soutien à l’accord politique de Ouagadougou , 2011.
Adrien DIAKIODI, La société kongo traditionnelle. Modèle pour l’Union africaine , 2011.
Divine Edem Kobla AMENUMEY, Les Éwé aux temps précoloniaux. Une histoire politique des Anlan, des Guin et des Krépi, 2011.
Joseph ITOUA, Otwere et justice traditionnelle chez les Mbosi (Congo-Brazzaville) , 2011.
Alfa Oumar DIALLO, Pratiques et recherches éducatives en chimie en Guinée-Conakry , 2011.
Elliott Anani Sitti






INVESTIR EN AFRIQUE POUR GAGNER

L’entreprise africaine et la mondialisation






Préface de Hamed El-Kady


L’Harmattan
DU MÊME AUTEUR


Pour une autre Afrique , Éditions des écrivains, Paris, 2004.


















© L’Harmattan, 2012
5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-296-55846-5
EAN : 9782296558465
À


Blidavestmerisasam
Soyez féconds.
Toute la Création attend votre manifestation.
Que DIEU vous bénisse !
LISTE DES ABRÉVIATIONS ET SIGLES



AFRIPANET - Réseau des agences de promotion des investissements en Afrique

AGCS - Accord général sur le commerce de service AGOA African Growth and Opportunity Act

APED - Accord de partenariat économique et de développement

API - Agence de promotion des investissements
C.A.M.I. - Conference of African Ministers of Industry
CEA - Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique

CEDEAO - Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest

CEMAC - Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale

CIMA - Conférence interafricaine des marchés d’assurance

C.I.R.D.I. - Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements
CNUCED - Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement

CPIIA - Conférence pour le partenariat industriel et l’investissement en Afrique

IED - Investissement étranger direct

MDP - Mécanisme pour un développement propre

MIGA - Agence multilatérale de garantie des investissements

NSIA - Nouvelle Société internationale d’assurances
O.H.A.D.A. - Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires

OMC - Organisation mondiale du commerce

OMPI - Organisation mondiale de la propriété intellectuelle

ONUDI - Organisation des Nations Unies pour le développement Industriel

PNUD - Programme des Nations Unies pour le développement

S.A.D.C. - Southern African Development Community
S.G.P. - Système généralisé de préférences

SIVOP - Société ivoirienne de parfumerie

STN - Société transnationale

U.E.M.O.A - Union économique monétaire ouest-africaine

UMP - Union pour un mouvement populaire

WACEM - West African Cement

WAGPCO - West African Gaz Pipeline Company

WIPA - World Investment Promotion Agencies
PRÉFACE
C’est en sa qualité de juriste qu’Elliott Anani Sitti entreprend avec brio, dans son livre Investir en Afrique pour gagner : l’entreprise africaine et la mondialisation , une longue marche en faveur de la valorisation de son continent : l’Afrique. Ce juriste distingué d’origine togolaise, qui a visité cinq continents à la recherche de modèles économiques, d’exemples applicables au contexte africain, suit du début à la fin une ligne directrice : comment améliorer l’image de son continent et le débarrasser des préjugés qui l’entourent pour attirer les investissements ? Il parle même de « démystification de l’image négative » de l’Afrique, pourtant porteuse de promesses et de potentialités immenses.
Le livre d’Elliott Anani Sitti pose en filigrane la question de savoir si l’Afrique n’a pas manqué, à l’heure de la mondialisation, son rendez-vous avec l’Histoire, faute d’avoir pu valoriser à temps son image aux yeux des investisseurs.

L’auteur affirme avec certitude que le continent africain demeure celui de l’avenir et peut devenir la plaque tournante des investissements internationaux. L’Afrique détient en effet des atouts majeurs : d’immenses richesses naturelles, un degré de compétitivité qui dépasse ceux des pays d’Asie et d’Europe de l’Est, une marge de profits inégalée, des cadres formés dans les meilleures universités et, surtout, des opportunités sans limites. « Tout est encore à faire en Afrique », semble affirmer avec force chaque ligne du livre. Avec la précision d’un expert et des preuves à l’appui, l’auteur pose les jalons d’une vaste campagne d’information afin de dévoiler le vrai visage de l’Afrique.

Il est nécessaire cependant d’associer à cette démarche une série de reformes législatives et administratives destinées à garantir et à protéger les investissements.
L’encouragement du secteur privé est également de mise, ainsi que l’amélioration des infrastructures. Il insiste d’autre part sur la nécessité de changer les mentalités et les comportements. Il se peut cependant que cette dernière étape soit précisément la plus difficile à atteindre, mais rien n’est impossible avec un effort de volonté, et l’Afrique, pour sa part, n’en manque pas ! « L’Afrique terre d’accueil des investisseurs » n’est pas pour Elliott Anani Sitti uniquement un slogan mais bien une réalité.
C’est aux Africains de faire la promotion de leurs marchés, de leurs potentialités, d’inspirer confiance, de convaincre…

Ce défi, devenu l’enjeu principal du siècle naissant, dont les pas sont comptés en termes de gains, de profits et de productivité, peut être gagné.
Je partage entièrement les espérances et l’optimisme de l’auteur, fervent partisan du secteur privé et des structures financières internationales qui le soutiennent.
Ce livre qui semble être la suite logique de l’ouvrage précédent intitulé « Pour une autre Afrique » est admirablement écrit et bien documenté. Enfin, ce condensé est un appel pour la survie d’un continent qui a les moyens de réussir et de prospérer. Il est certain qu’il servira de point de repère et de guide à tout chercheur désireux de connaître les mécanismes financiers et commerciaux de l’Afrique et de mieux cibler les secteurs des marchés concernés.

Hamed El-Kady
Expert des politiques de l'investissement international
CNUCED
INTRODUCTION
La rentabilité des investissements est plus élevée en Afrique que dans toute autre région du monde. Donc, avec le plus fort taux de rentabilité des investissements, l’Afrique est aussi le continent le plus compétitif de l’espace d’échange généralisé qu’est le monde. Ainsi, l’entreprise africaine, celle qui est installée en Afrique et qui, depuis l’Afrique, participe aux échanges commerciaux internationaux, est une entreprise compétitive. Non seulement elle peut supporter la concurrence caractéristique de la mondialisation, mais en plus, parce que jouissant des meilleures conditions de compétitivité, elle réussit. Les investisseurs qui l’ont compris se sont installés en Afrique, soit par la création de leurs affaires, soit par la délocalisation de tout ou partie de leurs activités. Parmi eux, il y en a qui sont heureux sur le continent parce qu’ils y font prospérer leurs affaires. Ils profitent d’un environnement favorable et compétitif constitué d’un coût de vie faible, de loyers et de salaires très peu élevés, de toutes sortes de mesures incitant à investir, d’un univers régulatoire soft et non sévère, parce qu’en élaboration ( jus naciendo ). Telle est l’Afrique dans la mondialisation de l’économie qui n’est rien d’autre que le résultat de la mondialisation des entreprises.
L’entreprise est envisagée comme un circuit de contrats entre différentes personnes contrôlant les ressources économiques qui sont mises en œuvre. Ces ressources peuvent être des droits de propriété sur des matières premières, des matériaux, des immeubles, des brevets, etc. ; il peut s’agir aussi de capitaux ou d’une force de travail. Il faut un contrat permettant de disposer de locaux (bail commercial par exemple) pour installer les salariés embauchés (au terme de contrats de travail) pour faire fonctionner les machines louées (contrat de location, crédit-bail, etc.) ou achetées (contrat de vente) grâce aux emprunts (contrat de prêts) contractés pour fabriquer des produits vendus par des distributeurs (au titre de contrats de distribution) etc.
Ces contrats forment un circuit où se produit une double circulation des prestations ; ainsi, à des obligations de faire quelque chose (fournir du travail, mettre à disposition des bureaux, des machines, etc.) correspondent des flux financiers (versement de salaires, de loyers, etc.) 1 .
Sur l’ensemble de ces flux financiers, l’Afrique est très compétitive.
Mais l’efficacité de l’entreprise dépend aussi de l’univers régulatoire dans lequel elle fonctionne ; face à des normes qui leur sont défavorables, les entreprises peuvent délocaliser certaines activités, lorsque celles-ci sont mises en danger parce qu’elles deviennent interdites ou voient leur rentabilité réduite par de nouvelles normes.
Une loi nouvelle peut venir bouleverser totalement la rentabilité de certaines activités : qu’il soit décidé au sein des institutions politiques que la protection de l’environnement réclame une loi nouvelle qui ait pour effet, par exemple, d’accroître le coût de l’utilisation d’un certain mode de production industrielle, et certaines entreprises seront conduites à abandonner ce mode de production (devenu moins rentable) ou poussées à la faillite. Ou encore, une hausse du coût du travail peut rendre non rentables certaines activités de main-d’œuvre si des concurrents implantés dans des environnements économiques où le coût du travail est moins cher continuent de proposer les mêmes produits aux mêmes prix dans les mêmes conditions.
Dans tous ces cas, il va de soi que l’entreprise va décider de délocaliser sa production et servir le marché existant à partir d’un univers régulatoire plus souple.
L’entreprise va ainsi éluder un droit du travail très développé, un droit de la consommation résolument protecteur du consommateur, un droit de la concurrence protégeant l’existence même des mécanismes du marché… Elle préfèrera un univers régulatoire moins contraignant. L’Afrique est une de ces destinations. Elle est un de ces univers régulatoires moins contraignants, non sévères, beaucoup plus soft que hard , simplement parce que le droit n’y est pas sophistiqué, mais qu’il y est plutôt en élaboration. Plusieurs aspects relatifs à l’industrie, au commerce, à l’environnement, aux conditions de travail, etc., ne sont que partiellement pris en compte par le droit.
De nombreux efforts ont été faits au plan interne national, au plan sous-régional, et même grâce à la mondialisation ; malgré cela, l’Afrique demeure un continent au droit naissant, un univers régulatoire où les normes sont en élaboration.
À bien considérer les choses, il s’agit là d’un avantage comparatif reconnu par les entreprises installées en Afrique.
Si, malgré tous les avantages qu’elle présente, et bien qu’elle soit le continent où la rentabilité des investissements est la plus élevée, l’Afrique n’a attiré qu’une part insignifiante de l’investissement direct étranger 2 , c’est que les Africains n’ont pas su valoriser l’Afrique ; ils n’ont pas su mettre en exergue la réalité concrète et palpable de ses atouts ; ils n’ont pas su mettre en relief ses avantages et les nombreuses opportunités dont elle regorge, ses talents, ses forces ; ils n’ont pas su communiquer et convaincre les investisseurs que « la rentabilité des investissements est constamment plus élevée en Afrique que dans toute autre région du monde ; elle équivaut à quatre fois celle des pays développés, au double de celle des pays d’Asie, à deux tiers de plus que les pays d’Amérique latine et deux fois et demie de plus que la moyenne mondiale » 3 . Ils n’ont pas su la parer de ses plus beaux atours.
Ainsi, le vide laissé par l’absence d’une communication et d’une image positives qui la soutiennent est rempli par un plein d’images négatives sur l’Afrique véhiculées dans le monde entier. C’est pourquoi elle paraît submergée par un flot de problèmes et de maux de toutes sortes qui la minent de toutes parts : maladies dont le paludisme et le sida, guerres civiles avec déplacements massifs de populations, crises sociopolitiques, mauvaise gouvernance, corruption, délabrement des économies, violences électorales, famines, pauvreté, etc.
Mais les problèmes et les maux sont partout et aucun continent n’est épargné. L’attentat terroriste du 11 septembre 2001 et l’écroulement des deux tours jumelles du World Trade Center, symbole de la prospérité américaine, avec ses milliers de morts et de disparus, resteront à jamais pyrogravés dans les mémoires. Le 11 mars 2004, un autre attentat terroriste secouait l’Espagne en même temps qu’il l’endeuillait ; la cible : le transport en commun, le train… Des centaines de victimes et de disparus. Les attentats terroristes de 2005 en Angleterre ont sérieusement ébranlé la quiétude de plus d’un. Ces derniers temps, il ne se passe aucun jour en Europe occidentale et aux États-Unis sans alerte à la bombe ; les métros, les aéroports, les gares sont pris d’assaut pour des fouilles et des contrôles. Les populations vivent la peur au ventre ; la psychose créée par les actes terroristes est préoccupante… L’insécurité grandissante risque de devenir un fait banal du quotidien si rien n’est fait pour l’arrêter. La paix n’est pas que l’absence de guerre…
En Asie, la pneumonie atypique a fait beaucoup de ravages en même temps qu’elle l’a momentanément isolée par la frayeur qu’elle a créée ; le port du masque n’a pas pu empêcher la propagation de l’épidémie.
Quant à la grippe aviaire, elle a ruiné plus d’un opérateur économique.
L’affaire du lait contaminé a secoué la Chine…
La guerre en Irak, avec ses plus de 4400 soldats américains tués et ses conséquences désastreuses, le sempiternel conflit entre Israël et la Palestine et ses dernières évolutions compliquées préoccupent la communauté internationale, et même les rencontres périodiques entre les autorités arabes et israéliennes sont diversement interprétées comme marquant des trêves que viendront remettre en cause des attentats suicide…
L’élection de Barack Obama, le symbole de « l’audace de l’espoir » 4 , est perçue comme un signe de grand optimisme quant aux défis américains et mondiaux à relever.
En tout état de cause, l’Afrique n’est pas le réservoir de tous les maux du monde comme on se plaît à la présenter ; la preuve, c’est que des problèmes, il y en a partout…

Il incombe à l’Afrique de lutter contre la mauvaise image par laquelle on la caractérise et de refuser les clichés par lesquels on la désigne ; elle doit arriver à se débarrasser du mauvais manteau qu’on lui a fait porter et de l’étiquette de puanteur qu’on lui a flanquée. Pour ce faire, il faut COMMUNIQUER car non seulement « sans communication tout périt dans la vie », mais aussi « parler, c’est bâtir, c’est construire le village ».
S’il est vrai que l’Afrique a le plus fort taux de rentabilité et qu’elle regorge d’opportunités et de potentialités, il n’en demeure pas moins qu’elle doit CONVAINCRE afin de mobiliser l’investissement et les capitaux nécessaires à son développement.
Dans une démarche pragmatique, cet essai s’attache à montrer les réalités de l’Afrique, ses forces et ses faiblesses, ses avantages par rapport aux autres continents, ses opportunités économiques, ses atouts, son potentiel, et les RAISONS évidentes et convaincantes pour lesquelles il faut INVESTIR EN AFRIQUE POUR GAGNER .




















1 Jean-Philippe Robe, L’Entreprise et le Droit, PUF, 1999.
2 Selon le World Investment Report 2009 (WIR), les flux d’investissements directs étrangers en Afrique se sont élevés à 87,6 milliards de dollars en 2008 contre 55,9 milliards de dollars en 2009, soit une baisse de 36,2% ; cette baisse est due à la crise économique et financière mondiale qui a entraîné le ralentissement de la demande mondiale de produits de base (secteur minier, pétrole, gaz), secteur qui constitue la principale destination des investissements directs étrangers en Afrique. Cf. www.unctad.org/wir
3 ONUDI, 1997.
4 Barack Obama, The Audacity of Hope , Crown Publishers, New York, 2006.
CHAPITRE 1. UNE CERTAINE IMAGE PRÉJUDICIABLE À L’INVESTISSEMENT EN AFRIQUE

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