La part d autrui dans la formation de soi
330 pages
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La part d'autrui dans la formation de soi , livre ebook

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Description

Les travaux sur la réciprocité permettent d'examiner une voie alternative d'une construction de l'autonomie "par et avec les autres". Cette autonomisation construite dans l'interdépendance répond alors à une logique d'autoformation, individuelle et collective à la fois, qui privilégie l'échange et la coopération, au détriment de toute forme d'individualisme. La notion de réciprocité offre ainsi un moyen original de penser l'autoformation ; en visant l'autonomie de tous, elle permet notamment d'intégrer l'objectif d'un apprentissage organisationnel.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 mai 2005
Nombre de lectures 243
EAN13 9782336267371
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Histoire de Vie et Formation
Collection dirigée par Gaston Pineau avec la collaboration de Bernadette Courtois, Pierre Dominicé, Guy Jobert, Gérard Mlékuz, André Vidricaire et Guy de Villers

Cette collection vise à construire une nouvelle anthropologie de la formation, en s’ouvrant aux productions qui cherchent à articuler “histoire de vie” et “formation”. Elle comporte deux volets correspondant aux deux versants, diurne et nocturne, du trajet anthropologique.
Le volet Formations s’ouvre aux chercheurs sur la formation s’inspirant des nouvelles anthropologies pour comprendre l’inédit des histoires de vie. Le volet Histoire de vie, plus narratif, reflète l’expression directe des acteurs sociaux aux prises avec la vie courante à mettre en forme et en sens.
Déjà parus
Volet : Histoire de vie
Malika LEMDANI BELKAÏD, Transhumer entre les cultures , 2004.
Marie-Claire GRANGEPONTE, (sous la dir. de), Classes nouvelles et gai-savoir au féminin , 2004.
Claire HEBER-SUFFRIN, Quand l’université et la formation réciproque se croisent, 2004
Jean-Marie ALBERTINI, Mémoires infidèles d’une famille de Provence, 2004.
Jérémie MOREAU, Ma Mère, cette Utopie  !, 2003
Ann VOISIN, Fabienne, Les négligences médicales sont-elles une fatalité  ?, 2003.
Patrick MOLINA, L’homme interdit, 2003.
Jean-François CHOSSON, La mémoire apaisée, au long des routes de l’éducation populaire et de l’enseignement agricole , 1928-2001 , 2002
Patricia BOUCHER (éd.), Histoires de vie au féminin pluriel , 2002.
Renaud VALERE, Tranches de vie ou la roman de Jil , 2002. Catherine LOBSTEIN, Sur-vivre après accident , 2002.
Louis FOUCHERAND, Une vie de reporter , 2001.
Martine LANI-BAYLE (coord.), Histoires de formation  : récits croisés, écritures singulière, 2001.
La part d'autrui dans la formation de soi

Jérôme Eneau
© L’Harmattan, 2005
9782747582865
EAN : 9782747582865
REMERCIEMENTS
Ce travail est le résultat partiel d’une thèse de Ph. D. en Andragogie, doctorat réalisé en cotutelle entre l’Université de Montréal et l’Université Louis-Pasteur de Strasbourg, sous la direction conjointe des professeurs J.M. Labelle et N.A. Tremblay. Je dois à ces deux éminentes personnalités une rare qualité d’accompagnement dans ce long travail de transformation de moi-même, de mes connaissances et de mes représentations ; mes plus chaleureux remerciements leur sont encore une fois adressés.
Ces remerciements vont aussi aux chercheurs et enseignants qu’ils m’ont permis de rencontrer, des deux côtés de l’Atlantique, et dont les commentaires ont été profitables et stimulants ; je pense en particulier à G. Pineau, L. Marchand, M. Hrimech, et M. Sonntag.
De l’expérience de la cotutelle de thèse et des multiples allers-retours qu’elle a induits, je suis aussi redevable à de nombreux collègues et amis, français et québécois, trop nombreux pour les citer tous ici, de m’avoir apporté leur soutien de diverses manières ; ce sont eux qui m’ont aidé à produire de ces deux cultures, européenne et nord-américaine, une véritable hybridation qui me permet aujourd’hui d’en apprécier pleinement le meilleur.
Plusieurs collègues, des deux côtés de la « Grande Mare », ont ainsi participé directement ou indirectement à l’élaboration de cette recherche, à travers de nombreuses et stimulantes interactions, professionnelles, amicales et je l’espère, réciproques !
Un merci tout spécial à J. Messier pour son aide patiente et ses relectures attentionnées, une reconnaissance plus que particulière à ma famille et à mes proches pour leur soutien indéfectible dans les moments difficiles et un merci plein d’amour à ceux qui sont partis entre-temps, et de qui j’ai tant reçu...
Ce travail est dédié en particulier à la mémoire de mon père,
pour qui vivre, c’était donner.
Sommaire
Histoire de Vie et Formation Page de titre Page de Copyright REMERCIEMENTS Table des Figures INTRODUCTION GENERALE CHAPITRE I - AUTONOMIE, FORMATION ET MONDE DU TRAVAIL CHAPITRE II - L’AUTOFORMATION EN CONTEXTE ORGANISATIONNEL CHAPITRE III - LA RECIPROCITE EN EDUCATION ET EN FORMATION CHAPITRE IV - UNE APPROCHE PLURIDISCIPLINAIRE DE LA RECIPROCITE CHAPITRE V - DE LA RECIPROCITE A L’AUTONOMISATION CONCLUSION GENERALE REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES INDEX
Table des Figures
Figure 1 Figure 2 Figure 3 Figure 4 Figure 5 Figure 6 Figure 7 Figure 8 Figure 9
INTRODUCTION GENERALE
Cet ouvrage s’intéresse à l’émergence de la notion d’autonomie dans le monde du travail et aux différentes questions qu’elle soulève : enrichissement des tâches, décentralisation des décisions, responsabilisation des acteurs ou encore gestion du travail en équipes autonomes peuvent apparaître comme autant de signes d’une certaine « modernité » de l’environnement professionnel. Les organisations qui la prennent en compte déportent alors la responsabilité et le contrôle de la majorité des étapes de la chaîne d’activités sur le salarié lui-même, impliquant de nouvelles obligations en termes de processus de décision, l’intériorisation de contraintes auparavant externes, de nouvelles compétences en termes de gestion de la complexité et de nouvelles relations d’interdépendances multiples, bref, une plus grande part d’autonomie, dont l’individu doit faire preuve et qu’il doit déployer à travers les différentes facettes de son travail et de sa formation.
Toutefois, cette autonomie n’est que rarement définie et peut ressortir d’une injonction paradoxale : « soyez autonome » signifie alors « vous êtes dorénavant responsable de l’ensemble de votre activité, depuis les différentes tâches qui la composent jusqu’à la qualité du service rendu ou du produit fini » ... alors que le pouvoir final d’évaluation individuelle de ce travail (par la rémunération) et de sanction collective (par la performance économique de la structure) reste en dehors du champ de compétences de l’intéressé lui-même. Si ce discours managérial d’autonomisation et de responsabilisation (empowerment, dans la littérature anglophone) cherche à décloisonner les niveaux hiérarchiques et à déconcentrer une partie du pouvoir de décision en vue d’une plus grande efficacité de l’organisation dans son ensemble, cette autonomie fait aussi appel à des compétences et à des devoirs nouveaux pour les salariés, sans que ceux-ci ne puissent toujours entrevoir clairement ce qui est attendu d’eux, ni les éventuels avantages qu’ils pourraient en tirer.
Dans de nombreux cas, ils pourront percevoir, au contraire, dans cet « enrichissement du travail préconisé, une simple augmentation du nombre et de la nature des tâches et des responsabilités qui leur incombent, sans avoir été préparés pour autant à assumer une autonomie croissante qui peut alors paraître plus imposée que concédée. La question de la formation des salariés, dans cette perspective d’autonomisation des acteurs, choisie ou subie, est donc l’un des premiers problèmes que cet ouvrage tente de cerner.
De la même manière, au plan organisationnel, de telles politiques ne sauraient être préconisées ou instituées sans une réflexion approfondie sur les enjeux et les limites qu’elles comportent. Les différentes questions concernant la nature de cette autonomie, en contexte professionnel, ses liens avec les notions de dépendance ou d’indépendance, en particulier, ainsi les valeurs sous-tendant ces politiques de gestion, constituent un autre axe de réflexion important de cet ouvrage.
Finalement, au-delà des questionnements concernant la formation, l’autoformation et le développement de l’autonomie en milieu professionnel, c’est à une réflexion plus large encore et peut-être plus inattendue qu’invite cet ouvrage : en examinant la notion de réciprocité dans l’apprentissage, ce travail incite aussi, plus généralement, à réfléchir sur le rapport que joue autrui dans ce processus de formation. Cette problématique dépasse le seul champ disciplinaire de l’éducation des adultes et pourra permettre ainsi au lecteur de découvrir (ou de redécouvrir) des travaux portant sur la réciprocité, l’échange et le don/contre-don qui suscitent cependant, dans ce champ comme dans d’autres, probablement plus de questions qu’ils ne permettent d’apporter de réponses définitives...
Ce livre est constitué de cinq chapitres. Le premier rappelle que la question de l’autonomie de l’individu, en situation de travail, a été abordée tant en sociologie que dans le champ de la gestion des ressources humaines, mais très peu dans le domaine de la formation professionnelle, ce qui ne permet pas aujourd’hui d’en donner une définition simple et univoque ; dans les travaux sur l’autoformation, toutefois, et depuis q

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