Le bilan de compétences
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Le bilan de compétences

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Description

Conçu par des experts, ce guide de référence propose une démarche complète de bilan de compétences, d'un point de vue à la fois personnel et professionnel. Reposant sur une double démarche, de psychologue et de consultant, il constitue un outil nouveau, pertinent et efficace. Chaque partie est complétée par des exemples, des exercices et des conseils.




  • Identifiez vos compétences


  • Analysez votre trajectoire professionnelle


  • Cernez votre personnalité


  • Définissez vos priorités


  • Élaborez votre projet


  • Préparez votre changement


  • Planifiez votre réussite


  • Passez à l'action




  • Identifiez vos compétences


  • Que dire de votre personnalité ?


  • De quoi avez-vous envie ?


  • Elaborons votre projet et identifions vos axes d'évolution


  • Et maintenant réussir ?

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 07 juillet 2011
Nombre de lectures 491
EAN13 9782212171655
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0135€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

R sum
Conçu par des experts, ce guide de référence propose une démarche complète de bilan de compétences, d’un point de vue à la fois personnel et professionnel. Reposant sur une double démarche, de psychologue et de consultant, il constitue un outil nouveau, pertinent et efficace. Chaque partie est complétée par des exemples, des exercices et des conseils.

AU SOMMAIRE
Identifi ez vos compétences
Analysez votre trajectoire professionnelle
Cernez votre personnalité
Défi nissez vos priorités
Élaborez votre projet
Préparez votre changement
Planifi ez votre réussite
Passez à l’action
Biographie auteur
Cécile Debray , dirigeante d’Amaé Conseil, cabinet en Ressources Humaines, est conceptrice d’une méthode d’évaluation des compétences. Elle intervient auprès d’entreprises et de collectivités locales.
Sarah Famery est coach et psychothérapeute. Dirigeante d’Évolution Conseil, elle intervient auprès d’entreprises et de particuliers. Elle est l’auteur de plusieurs livres à succès dont Avoir confi ance en soi (Eyrolles pratique).
www.editions-eyrolles.com
Nous vous remercions pour l’achat de ce livre électronique.
La version papier de cet ouvrage étant accompagnée d’un support physique, nous vous proposons de télécharger les fichiers depuis notre site, de manière à ce que vous puissiez pleinement profiter de votre achat.
Cécile DEBRAY, Sarah FAMERY - Le bilan de compétences - ISBN : 978-2-212-54337-7
Vous pouvez télécharger les fichiers présents sur le CD-ROM qui accompagne le livre papier à cette adresse :
http://www.st1.eyrolles.com/9782212543377/Bilan_competences_cd.zip
Pour toute remarque ou suggestion, merci d’écrire à numerique@eyrolles.com www.editions-eyrolles.com www.editions-organisation.com
Service numérique, © 2012
Cécile Debray Sarah Famery
Le bilan de compétences
Groupe Eyrolles 61, bd Saint-Germain 75240 Paris Cedex 05 www.editions-eyrolles.com
En partenariat avec le CNL
Mise en pages : Facompo
En application de la loi du 11 mars 1957 il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’Éditeur ou du Centre Français d’Exploitation du Droit de Copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
© Groupe Eyrolles, 2010 ISBN : 978-2-212-54337-7
Des mêmes auteurs, chez le même éditeur
Avoir confiance en soi, Sarah Famery
Développer son empathie , Sarah Famery
Être soi sans culpabiliser , Sarah Famery
Savoir et oser dire non, Sarah Famery
Se libérer de ses peurs, Sarah Famery
Dans la même collection
Le CV, la lettre et l’entretien, Jean-Paul Vermès et Charles-Henri Dumon
Chez le même éditeur
Faites le bilan de vos compétences, Patrick de Sainte Lorette et Corinne Goetz
Préparer et valoriser son bilan de compétences, de Michel Cribert et APEC
Sommaire
Introduction
Préambule
Partie I Identifiez vos compétences
Chapitre 1 : Analysez votre trajectoire professionnelle
Chapitre 2 : Identifiez vos connaissances et vos savoir-faire
Partie II Que dire de votre personnalité ?
Chapitre 3 : Quelle est votre façon de penser, de raisonner ?
Chapitre 4 : Quels sont vos modes relationnels ?
Partie III De quoi avez-vous envie ?
Chapitre 5 : Quels sont vos « désirs » ?
Chapitre 6 : Quel est votre « moteur » ?
Chapitre 7 : Quelles sont vos sources de plaisir ?
Chapitre 8 : Quelles sont vos valeurs ?
Chapitre 9 : Quelles sont vos priorités aujourd’hui ?
Chapitre 10 : Finalement, que voulez-vous changer ?
Partie IV Élaborons votre projet et identifions vos axes d’évolution
Chapitre 11 : Élaborez votre projet : partir des motivations ou des compétences ?
Chapitre 12 : Construire un projet professionnel quand tout est flou
Chapitre 13 : Entre désir et réalité
Chapitre 14 : Préparez votre changement
Partie V Et maintenant réussir ?
Chapitre 15 : Êtes-vous prêt à passer à l’action ?
Chapitre 16 : De quoi allez-vous parler et comment ?
Liste des tableaux
Table des matières
Table des matières
Sommaire
Introduction
Tout pour mener votre bilan de compétences
Bâtir votre projet, clarifier vos choix, valoriser vos acquis
La démarche
Deux auteurs : la complémentarité et la richesse de deux approches
Un parti pris
Des conseils pour mener vous-même votre bilan de compétences
Comment cheminer dans ce guide ?
Chaque bilan est unique
Aborder tous les thèmes
Quels sont vos objectifs et qu’attendez-vous de votre bilan ?
Définissez vos objectifs
Quelques pistes pour cheminer
Préambule : D’abord retrouvez qui vous êtes
Un petit retour sur vous-même
Qui êtes-vous ?
Quelles sont vos racines ?
Quels ont été les choix importants pour vous ?
Aujourd’hui, dans quel état d’esprit êtes-vous ?
Partie I Identifiez vos compétences
Un mot sur les savoir, savoir-faire et savoir-être
Comment repérer vos compétences ?
Chapitre 1 : Analysez votre trajectoire professionnelle
Repérons ensemble les caractéristiques de trajectoire professionnelle
Tout d’abord, retracez votre parcours
Analysons les activités que vous avez menées et les fonctions que vous avez exercées
Faisons ensemble la synthèse de votre parcours professionnel
Que dire sur vos activités extraprofessionnelles ?
À propos, est-il temps pour vous de songer à changer de poste ?
Évaluez votre activité actuelle
Faisons le point sur les notes que vous avez mises
Croisons les critères d’efficacité et de plaisir
Chapitre 2 : Identifiez vos connaissances et vos savoir-faire
Quels sont vos champs de connaissances ?
Tout d’abord faites la liste de ce que vous connaissez
Analysons ensemble la liste que vous avez établie
Dans quel autre environnement pourriez-vous utiliser vos connaissances ?
Quels sont vos « savoir-faire » ?
Partons simplement de verbes d’action
Passez à la rédaction de ce que vous savez faire
Quelles sont vos dominantes ?
L’exemple du responsable de production
Les familles de savoir-faire
À quoi ressemble votre graphe ?
Quels sont les contextes professionnels qui sollicitent le plus vos savoir-faire ?
Partie II Que dire de votre personnalité ?
Chapitre 3 : Quelle est votre façon de penser, de raisonner ?
Votre style de raisonnement
Quelle est votre démarche intellectuelle privilégiée ?
Chapitre 4 : Quels sont vos modes relationnels ?
Votre portrait… ou ce qu’on dirait de vous
Quel est votre positionnement relationnel ?
Dans votre environnement professionnel…
Et dans l’environnement personnel
Quelle est votre attitude dans le travail ?
Évaluez vous-même vos comportements
Comment gérez-vous les conflits ?
Quel est votre rapport à la hiérarchie ?
Quelles sont vos relations avec vos équipes ?
Quels sont les environnements qui vous conviennent ?
Partie III De quoi avez-vous envie ?
Se donner le temps de réfléchir
Mais de quoi sont faites vos motivations ?
Différents éléments d’origine mixte
En général, qu’est-ce qui vous motive et vous démotive ?
Chapitre 5 : Quels sont vos « désirs » ?
Des bienfaits de reconnaître ses désirs
Les désirs : rêve ou réalité ?
Lever les censures et les interdits
Rester acteur et vivant
Alors, et si vous rêviez…
Osez formuler vos désirs
Comment savoir s’il s’agit d’un désir ?
Comment différencier le rêve d’un vrai désir ?
Quels sont vos autres souhaits ?
Avez-vous vraiment osé formuler tous vos désirs et vos souhaits ?
Interrogez-vous
Pour aller plus loin
Chapitre 6 : Quel est votre « moteur » ?
Désir et moteur
En relation aux autres
Moteur et motivation
À moteur identique, métiers différents et à métier identique, moteurs différents
Connaître votre moteur : de multiples avantages
Pour vous mettre sur la voie
Repérez les signes
Des mots-clés pour vous aider
Cernez votre moteur
Chapitre 7 : Quelles sont vos sources de plaisir ?
Deux principales sources de plaisir
Au fond, qu’aimez-vous faire ?
Comment être sûr que l’on aime vraiment faire quelque chose ?
Quelles sont vos sources de satisfaction ?
Quels sont vos besoins ?
Plusieurs types de besoins
Comment se déclinent chez vous les besoins de base ?
Quels sont vos besoins personnels ?
Quels sont vos goûts et vos domaines de prédilection ?
Les grands domaines d’appétence
Quels sont vos domaines de prédilection ?
Des domaines de prédilection au choix d’une filière ou d’un métier
Chapitre 8 : Quelles sont vos valeurs ?
Votre système de valeurs
Sachez vous interroger
Des mots-clés pour vous aider
Différents pôles de valeurs
Finalement, quel serait votre emploi « idéal » ?
Chapitre 9 : Quelles sont vos priorités aujourd’hui ?
Sachez reconnaître vos priorités
Qu’attendez-vous de votre emploi ?
Mais encore… ?
Chapitre 10 : Finalement, que voulez-vous changer ?
Qu’est-ce qui est fondamental pour vous ?
Hiérarchisez vos desiderata
Commencez à orienter vos choix
En cas de grande confusion
S’il faut trancher
Si vraiment vous bloquez
Avez-vous besoin de changer et jusqu’où ?
1 er temps : Mesurez les écarts entre vos « envies » et votre réalité
2 e temps : Pondérez ces écarts entre vos « envies » et votre réalité
3 e temps : Regardez les choses en face
Terminons notre analyse et faisons des hypothèses
Alors, vous voulez changer un peu, beaucoup, passionnément… ?
Partie IV Élaborons votre projet et identifions vos axes d’évolution
Qu’est-ce qu’un projet ?
Chapitre 11 : Élaborez votre projet : partir des motivations ou des compétences ?
Les principaux cas de figure
Vous envisagez un changement relativement important
Vous envisagez un changement peu important
Si vous partez de vos motivations
Revisitez l’ensemble de vos motivations
Et vos compétences alors ?
Si vous partez de vos compétences
Revisitez l’ensemble de vos compétences
Et vos motivations alors ?
À présent, il est temps de boucler votre projet
Chapitre 12 : Construire un projet professionnel quand tout est flou
Quelle est votre « identité » professionnelle ?
Quand votre identité professionnelle est basée sur vos connaissances
Quand votre identité professionnelle est basée sur votre style de raisonnement
Quand votre identité professionnelle est basée sur votre personnalité
Visualisez votre identité professionnelle
Comment élaborer votre projet à partir de votre pyramide de « compétences » ?
Vous souhaitez une évolution en interne
Vous souhaitez une évolution en externe
Vous êtes dans des fonctions d’expert
Vous êtes dans des fonctions de type généraliste
Et si finalement vous aviez trop de pistes…
Chapitre 13 : Entre désir et réalité
Prenez en compte vos contraintes personnelles
Tenez compte de la réalité du marché pour valider votre projet
Voyez comment consolider votre projet
Sachez influencer la lecture du « marché »
La création d’entreprise vous tente ?
Anticipez la phase de création
Anticipez la phase de fonctionnement
Chapitre 14 : Préparez votre changement
Établissez votre plan d’action
La stratégie à adopter
Quels sont vos axes de progrès personnel ?
Partie V Et maintenant réussir ?
Chapitre 15 : Êtes-vous prêt à passer à l’action ?
Validez votre engagement
Êtes-vous prêt à prendre la décision de changer ?
Avez-vous suffisamment confiance en vous ?
Sachez tenir compte de votre rythme
Chapitre 16 : De quoi allez-vous parler et comment ?
Liste des tableaux
Introduction
« Il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va. »
Sénèque
Tout pour mener votre bilan de compétences
Vous avez envie de changer d’activité mais vous n’avez pas d’idée précise ; vous hésitez entre plusieurs solutions professionnelles, vous avez envie de savoir où vous en êtes ; vous avez un projet et vous voulez le valider ; vous êtes stressé à l’idée d’aller travailler ; vous vous ennuyez dans votre emploi, vous vous y sentez piégé, à l’étroit ; vous avez plus ou moins perdu confiance en vous… le moment est sûrement venu de faire votre bilan de compétences.
Vous doutez d’avoir de l’avenir dans votre métier ou dans votre entreprise ; vous souhaitez analyser vos possibilités de promotion, d’évolution ou de changement d’affectation ; vous êtes remis en cause dans votre environnement professionnel ou bien encore vous avez envie de comprendre une réussite ou un échec professionnel que vous venez de vivre ; vous êtes confronté à des modifications de votre poste de travail, à des évolutions dans votre métier, à l’introduction de nouvelles technologies qui modifient votre quotidien et vous amènent à vous interroger sur vos motivations et vos valeurs professionnelles… toutes ces raisons peuvent là encore vous amener à avoir envie de faire votre bilan de compétences.
Quel que soit votre objectif, que vous désiriez valider un projet ou que vous cherchiez votre voie, que vous souhaitiez mesurer les écarts éventuels entre vos savoir-faire actuels et ceux requis dans un futur poste ou que vous souhaitiez repérer vos atouts pour mieux traverser une période de turbulence, que vous ressentiez le besoin de vous adapter, de rebondir ou de vous épanouir davantage dans votre vie professionnelle, nous avons conçu cet ouvrage pour vous guider dans votre questionnement et vous aider, d’où que vous partiez, à construire votre réflexion sur votre avenir professionnel.
Bâtir votre projet, clarifier vos choix, valoriser vos acquis
Faire un bilan de compétences ne consiste pas seulement à faire le bilan de vos acquis. Ce bilan n’a d’intérêt que s’il vous permet de clarifier vos choix professionnels, de tracer des voies ; que s’il vous aide à bâtir un projet, à répondre à toutes vos questions, à bien vous positionner par rapport à l’évolution d’un contexte, d’une entreprise, à mieux savoir ce que vous voulez, à mieux valoriser votre parcours.
Quatre entrées fondamentales
Pour mener un « bilan » complet et solide, il est incontournable de prendre en compte quatre composantes fondamentales.
Vos compétences
Il est difficile de se projeter dans un avenir professionnel si l’on ne s’appuie pas sur ses propres compétences, si l’on ne se les est pas appropriées quelle qu’en soit la nature. Or nous verrons que nous avons bien d’autres compétences que celles liées à la description de notre fiche de poste.
Vos motivations
Vos compétences ne sont rien si elles ne sont pas « animées », c’est-à-dire rendues actives et opérationnelles par votre volonté, votre énergie.
Vous pouvez faire une superbe liste de toutes vos connaissances, identifier des savoir-faire complexes et rares. Tout cela ne sera rien si vous n’avez plus envie de les mettre en œuvre.
Les compétences ne sont que des outils dont vous savez vous servir. Elles ont besoin d’énergie pour être utilisées.
Il est donc impossible de mener un bilan de compétences sans connaître vos motivations : envie ou nécessité de changer de métier, de filière, de voie professionnelle.
Votre personnalité
Vous offrez certes des compétences, et une certaine volonté et l’énergie pour les animer, mais elles s’articulent nécessairement avec des éléments de votre personnalité. La manière que vous avez de vous comporter, d’échanger, d’établir des liens, de gérer éventuellement des conflits participe de votre positionnement professionnel. Ces caractéristiques vous conduisent aussi à préférer certains contextes professionnels à d’autres, et à être plus à l’aise ou efficace dans certains environnements plus que dans d’autres. Il est donc nécessaire de faire le point sur les éléments clés de votre personnalité.
Le marché
En identifiant tout d’abord qui vous êtes, ce que vous avez fait, ce que vous pouvez faire, ce que vous souhaitez faire et ce que vous avez envie de mettre en avant, vous construisez un projet professionnel qui a un sens et a une chance d’aboutir dans la réalité d’un marché professionnel imparfait, incomplet certes mais qui fonctionne avec sa propre rationalité et ses propres lois.
La démarche
Deux auteurs : la complémentarité et la richesse de deux approches
La double approche, basée sur les compétences complémentaires de Cécile Debray et de Sarah Famery, permet de vous aider à mieux vous connaître et de vous pencher de façon approfondie tant sur vos compétences et votre démarche intellectuelle que sur votre désir et vos motivations profondes.
À chaque étape, la lumière sera faite sur ce qui peut parasiter votre réflexion, l’appropriation de vos acquis et de vos qualités, l’identification de vos motivations profondes ; sur ce qui peut vous faire déformer en positif comme en négatif l’image que vous avez de vous-même ; aussi, sur ce qui vous freine parfois pour vous lancer ou passer à l’acte. Un éclairage essentiel pour rester objectif, surtout quand on fait seul le cheminement.
Un parti pris
Notre désir est de vous accompagner d’où que vous partiez. Pour bâtir ce guide, nous avons donc choisi non seulement de vous proposer l’ensemble de nos « outils » mais aussi de partir des multiples situations rencontrées au cours de notre pratique et de notre expérience professionnelle, de manière à tenter d’être à la fois les plus concrètes et les plus complètes possible.
Rester au plus près de vos questionnements
Notre approche très centrée sur la personne et notre pratique nous ont permis de mettre au point tout un questionnement à travers lequel chacun peut dialoguer avec lui-même et trouver ses propres réponses, au plus près de sa réalité.
Ouvrir toutes les pistes possibles
Si l’on tient compte de l’existant, des acquis, il est donné toute leur place à vos désirs, et leur prise en compte est permanente. De plus, en fonction de votre situation, toutes les hypothèses sont abordées.
Être et rester réaliste
Un bon projet doit prendre en compte l’ensemble de vos motivations et s’inscrire dans la réalité d’un marché et d’un possible. Nous oscillons en permanence entre ces deux pôles.
Des conseils pour mener vous-même votre bilan de compétences
Nous avons conçu cet ouvrage comme un véritable guide qui vous permettra de suivre seul votre cheminement, d’identifier l’ensemble de vos connaissances et savoir-faire, de mieux connaître vos motivations, de mieux gérer vos doutes et vos contradictions, pour mieux cerner vos atouts et orienter à plus ou moins court terme vos choix professionnels.
Vous y trouverez :
tous les outils d’analyse pour identifier vos compétences acquises, vos potentiels et vos motivations ;
toutes les grilles de questionnement pour cheminer et dialoguer avec vous-même ;
des conseils pour orienter votre réflexion ;
des analyses pour exploiter vos réponses ;
des commentaires sur les situations types.

À noter
- Pour faciliter votre travail de réflexion, des fichiers téléchargeables accompagnent ce livre. Ils contiennent, par chapitre, les grilles des questionnement, tableaux et graphes qui sont présentés ici de façon réduite. Vous pouvez aussi les imprimer et les remplir au fil de votre lecture.
- Appuyez-vous sur le livre pour comprendre le chemin proposé et savoir comment interpréter vos réponses aux différentes questions que nous vous incitons à vous poser.
Comment cheminer dans ce guide ?
Faire son bilan relève d’une démarche si complexe que l’on peut se demander comment cheminer et par quel bout démarrer sa réflexion.
Même si ce guide est là pour vous indiquer la marche à suivre, il reste quelques précisions à apporter.
Chaque bilan est unique
Aucun bilan de compétences n’est semblable à un autre, et ce que chacun en tirera pour lui-même sera unique. Nous sommes tous différents, nos parcours et nos questionnements à un moment donné le sont, chacun a sa personnalité… sans parler des raisons toutes différentes qui peuvent amener à vouloir identifier ses compétences et ses motivations. Aussi chacun aura-t-il également sa propre manière de cheminer.
Vous avez des envies ? Vous allez de préférence chercher à les valider et à élaborer votre plan d’action pour organiser votre transition.
Vous n’avez pas d’envies, pas d’idées ? Vous aurez plutôt intérêt à repérer ce que vous voulez valoriser dans votre expérience professionnelle mais aussi ce que le marché du travail peut vous proposer comme poste ou comme évolution. C’est peut-être à partir des offres concrètes du marché que vous pourrez vous positionner et construire votre dynamique.
Puisqu’il n’existe pas deux bilans identiques, puisque vos attentes sont forcément personnelles, puisque vos compétences sont spécifiques, puisque votre parcours professionnel est unique et vous positionne d’une manière toute personnelle sur le marché du travail en offrant une certaine lisibilité à vos interlocuteurs sur vos aptitudes et potentialités professionnelles, il n’y aura pas qu’une seule façon de naviguer dans cet ouvrage.
Un cheminement tout personnel
Il existe trois passages obligés et en l’occurrence trois grandes parties dans cet ouvrage : l’une est centrée sur l’identification de vos compétences et aptitudes personnelles ; la suivante est axée sur le repérage de vos souhaits, de vos désirs ; la troisième se consacre à la construction ou validation de votre projet. Toutefois, vous pourrez vous promener comme vous le souhaitez à l’intérieur des différents chapitres.
Peut-être vous sera-t-il plus aisé de commencer par réfléchir à vos motivations, vos envies, par rechercher vos sources de satisfaction personnelles. Peut-être aurez-vous d’abord besoin de poser votre projet actuel, de l’écrire et de réfléchir à la façon de le valider et de le concrétiser. Peut-être au contraire souhaiterez-vous démarrer de façon plus pragmatique et identifier vos aptitudes, valider vos compétences, spécifier vos savoir-faire. L’important est que vous vous sentiez à l’aise dans le chemin que vous emprunterez, de manière à ce qu’il facilite votre réflexion et stimule votre prise de décision.
De toute façon, que vous y parveniez par le sud ou le nord, vous aurez à un certain moment atteint le but de ce parcours.
Aborder tous les thèmes
Peu importe donc le chemin que vous souhaiterez prendre pour réaliser votre bilan, nous insistons juste sur l’importance d’avoir abordé tous les thèmes. Les associer a comme ambition de vous faire « parler » de vous sous des angles différents. Vous aurez parfois le sentiment que vous avez à un autre moment déjà évoqué telle ou telle caractéristique, pointé tel trait de personnalité. De fait nous cherchons la redondance, nous la provoquons : elle est un indicateur majeur de la qualité du travail de réflexion que vous mènerez.
Vous remarquerez d’ailleurs que nous vous posons parfois une même question de façons différentes et que nous vous invitons à formuler vos idées de plusieurs manières.
De fait, en changeant simplement de formulation, on change parfois de perspective et on ouvre des portes que l’on n’entrevoyait pas sous d’autres angles de questionnement. Encore une fois, la redondance dans un bilan de compétences prend tout son sens.
Quels sont vos objectifs et qu’attendez-vous de votre bilan ?
Il existe mille et une raisons pour faire son bilan de compétences ; bien au-delà d’une évaluation de ses seules compétences, il s’agit de faire le point aussi sur ses motivations et ses désirs, de clarifier certaines de ses contradictions.
Un bilan réussi doit répondre à vos questionnements, vous permettre de voir plus clair, déclencher une dynamique, en d’autres termes devenir votre bilan.
Si établir son « bilan de compétences » comporte des passages obligés, il est bon, le plus en amont possible, de faire son bilan dans une perspective précise, d’avoir déjà d’une certaine façon bien posé le problème.
Pour en tirer tous les bénéfices possibles, le plus important est de savoir ce que l’on en attend soi-même, de manière à ce que les exercices et les réflexions proposés aient toujours une résonance, un relief et un sens particuliers par rapport à ses propres questions.
Vous n’aborderez pas non plus vos compétences de la même façon. S’il s’agit au cours d’un bilan d’identifier et de faire la liste de ses compétences – pour autant qu’il soit possible d’en établir une qui soit exhaustive –, la question est davantage de savoir ce que l’on veut en faire, comment et où les utiliser, en d’autres termes de connaître ses motivations.
Vous pouvez souhaiter construire ou valider un projet professionnel. Vous pouvez souhaiter identifier vos motivations parce que vous avez envie de faire un point ou que votre quotidien devient lassant, difficile et moins motivant. Vous pouvez avoir besoin de les clarifier pour construire un argumentaire dans une recherche d’emploi.
Définissez vos objectifs
Essayez à présent de formuler ce que vous souhaitez obtenir comme réponse, à travers votre bilan.
Vous pouvez écrire plusieurs objectifs, même apparemment contradictoires entre eux. Vous pouvez vouloir définir ce que vous pourriez faire au sein de votre entreprise actuelle mais aussi valider par la même occasion ce que le marché du travail pense de vous.
Nous savons par expérience que la personne qui fait son bilan de compétences éprouve la plupart du temps à la fois l’envie de faire autre chose, l’envie de changement mais un sentiment de « brouillard », de flou.
Par exemple : « J’ai envie de faire d’autres choses, je me sens usé par ce que je fais aujourd’hui, cela ne me correspond plus mais pour autant je ne sais pas ce que j’ai envie de faire demain » ou « J’ai des pistes mais c’est incertain » ou « J’ai des projets mais je n’arrive pas à passer à l’acte. »
N’ayez pas peur de ces contradictions, de cette ambivalence. Elles sont, en tout cas dans un premier temps, totalement naturelles et utiles. Le « brouillard » est une alerte et aussi un guide. Il faut juste que vous arriviez à canaliser votre questionnement pour ne pas être immobilisé : nous sommes là pour vous y aider.

Les bonnes questions à vous poser
– Quels objectifs poursuivez-vous en faisant votre bilan de compétences ?
– Qu’avez-vous envie de clarifier ?
– Qu’avez-vous envie de résoudre ?
Pour vous aider à préciser vos objectifs, reformulez-les :
« Lorsque j’aurai réalisé mon bilan de compétences, je pourrai… »
« Je verrai que j’ai réussi mon bilan de compétences parce que… »
Quelques pistes pour cheminer
Quand on cherche à faire un bilan de compétences, on ne part pas tous du même endroit, on ne se pose pas les mêmes questions, on n’est pas au même stade de maturité par rapport à un éventuel projet. Voici donc, en fonction des situations types, quelques indications pour mieux cheminer dans l’ouvrage.
Vous désirez connaître plus précisément vos atouts professionnels et vos axes possibles d’évolution
Commencez a priori par vos compétences, puis explorez les caractéristiques de votre personnalité et enfin vos motivations.
Toutefois, avant de démarrer, assurez-vous qu’il ne se cache pas derrière votre attente toute légitime et raisonnable, une insatisfaction, une frustration cachée ; dans ce cas il se pourrait que vous ayez à l’inverse intérêt à commencer par vos motivations pour élargir dès le départ le champ de votre questionnement. À vous de voir…
Vous êtes bien dans ce que vous faites mais vous aimeriez savoir si vous pourriez faire autre chose
Vous pouvez tout à fait indifféremment commencer par vos compétences ou par vos motivations.
Toutefois assurez-vous que vous êtes aussi bien que vous le dites dans votre situation actuelle. Si ce n’est pas le cas, vous avez peut-être intérêt à explorer d’abord vos motivations. En effet, même si ce que vous faites vous plaît, vous ne vous y épanouissez peut-être pas ou plus entièrement et il est possible qu’il existe alors une autre voie, un autre métier, un autre statut qui vous plairait davantage.
Si à l’inverse vous êtes parfaitement en accord avec votre situation professionnelle présente, vous avez peut-être également besoin de commencer par vos motivations, précisément pour vous assurer qu’il n’y a rien à changer, en tout cas dans le court terme.
Enfin, il se peut – même si vous êtes en majeure partie bien dans ce que vous faites – que vous ayez malgré tout envie de vous exprimer davantage dans votre activité, d’être plus créatif ou d’oser être davantage vous-même, de vous autoriser plus de plaisir, de liberté, d’audace, d’initiative, etc. Là encore, vous avez peut-être intérêt à démarrer par les motivations.
Vous anticipez et désirez explorer ce que vous pourriez faire d’autre
En fonction de votre intuition, de votre fonctionnement – à savoir selon que vous êtes réaliste, concret ou rêveur – et en fonction aussi de vos préférences, vous pouvez indifféremment démarrer par vos motivations ou par vos compétences.
Vous avez une idée, un désir
Il est clairement préférable dans ce cas de démarrer par vos motivations, pour valider d’abord que cette envie ou ce désir est réel et ne cache pas en fait autre chose. On peut rêver et penser sans arrêt à changer complètement d’activité alors qu’en réalité on désire par exemple seulement changer un paramètre dans sa vie professionnelle, voire évoluer à titre personnel. C’est le cas de l’ingénieur qui veut s’orienter vers les ressources humaines ou les métiers de la communication parce qu’il ressent le besoin d’avoir des contacts plus faciles avec les autres, une communication plus aisée. C’est aussi le cas de l’assistante commerciale qui souhaite se lancer dans la filière marketing qu’elle juge plus valorisante, uniquement parce qu’elle a en réalité besoin de gagner en estime d’elle-même.
Ce désir ou cette envie de changer de métier s’avère parfois n’être qu’une fuite en avant, une compensation par rapport à une situation frustrante, et n’est donc pas à prendre totalement au sérieux en tant que telle.
S’il s’agit de ne pas s’enfermer dans une idée qui peut s’avérer être un piège et parasiter le reste de la réflexion, commencer par les motivations reste bien sûr le meilleur moyen de voir de quoi précisément est fait votre désir, votre idée, en évitant aussi l’écueil de ne pas, à l’inverse, lui accorder suffisamment d’importance – ce qui est relativement fréquent dans la mesure où l’on a culturellement plutôt tendance à censurer nos désirs et nos aspirations.
Vous ressentez le besoin de reprendre confiance en vous
Vous pouvez démarrer par vos compétences pour réaliser quels sont vos atouts, vos acquis… et retrouver par là même confiance en vous.
Toutefois, si vous êtes vraiment très déstabilisé, fragilisé, vous pouvez également avoir intérêt à démarrer par vos motivations pour découvrir a fortiori si vous êtes objectivement dans une situation d’échec professionnel, pour redécouvrir que vous êtes vivant et que vous avez encore des envies, des ressorts, des ressources.
Vous ne savez pas du tout ce que vous voulez faire
Il est très rare que l’on ne sache pas du tout au fond de soi ce que l’on désire faire ; c’est souvent l’accès à ses propres désirs qui est parasité, encombré, interdit.
Vous avez vraiment intérêt à vous recentrer sur vos motivations et vos désirs, et il serait judicieux sans doute de démarrer par là.
Toutefois, en fonction de votre fonctionnement mais aussi d’éventuels « blocages » que vous ressentez peut-être à ce jour comme insurmontables, il peut s’avérer plus productif de démarrer par vos compétences, afin de ne pas vous faire « peur » ni vous bloquer davantage.
Vous hésitez entre deux choix possibles
Vous avez dans tous les cas intérêt à démarrer par vos motivations, pour analyser précisément à quoi correspondent pour vous les deux voies en question et valider celle qui vous correspond le plus, voire pour identifier une troisième voie. En effet, il peut exister, dans chacune des deux idées, un seul ou deux éléments essentiel à retenir qui, une fois isolés, donneront corps à une nouvelle idée plus fédératrice et plus porteuse.
Il peut s’agir également de deux voies tout à fait envisageables ; seules les opportunités pourront par la suite décider de leur mise en œuvre.
Il se peut encore que vous sachiez déjà parfaitement bien ce que vous voulez et où va votre préférence, mais que vous ayez simplement du mal à vous autoriser votre « choix » ; l’analyse en premier lieu de vos motivations sera alors là aussi particulièrement précieuse.
Enfin, votre hésitation peut cacher le fait que le choix à faire est d’une autre nature, d’un autre ordre : plus « intérieur », plus personnel. Par exemple : je peux hésiter entre rester au poste dans lequel je suis actuellement ou partir faire radicalement autre chose ; mais le meilleur choix à faire, et en l’occurrence mon désir profond, n’est-il pas finalement d’avoir des relations plus faciles et plus fluides avec la hiérarchie ou d’oser m’affirmer davantage ou bien encore de prendre plus de plaisir dans ce que je fais et de ne pas considérer le travail seulement comme une contrainte ?
Avoir identifié dans ce cas ce qu’est votre désir réel à un moment précis de votre vie peut vous éviter de faire un choix de toute façon erroné, en tout cas tronqué, dans la mesure où vous risquez de retrouver ailleurs le problème que vous pensiez régler à travers votre envie de changer.
Si vous êtes prêt, nous pouvons commencer…
Préambule

D’abord retrouvez qui vous êtes
Même si d’une certaine manière nous nous fréquentons quotidiennement, nous sommes rarement en « contact » avec nous-mêmes. Les contraintes journalières, les objectifs à atteindre, les pressions sociales et parfois familiales, les habitudes, l’image que nous voulons donner aux autres ou bien leur regard sur nous, les rôles dans lesquels ils nous mettent ou ceux dans lesquels nous nous sommes mis nous-mêmes nous éloignent souvent de la personne que nous sommes vraiment.
De même les compromis que nous avons dû faire avec la réalité, les rails sur lesquels la plupart du temps nous nous trouvons finissent souvent par voiler des aspects plus profonds de notre personnalité, de notre identité.
En d’autres termes nous oublions la plupart du temps qui nous sommes.
Par ailleurs, surtout quand il s’agit de faire un bilan de compétences, nous avons tendance à ne nous percevoir et à ne nous « penser » qu’à partir de la situation professionnelle dans laquelle nous sommes, des postes que nous avons occupés, des compétences que nous pensons ou non avoir ou que les autres nous reconnaissent, de l’avenir qui parfois manque de clarté, d’un présent qui pour différentes raisons ne nous donne plus entière satisfaction, en tout cas à réduire à la dimension strictement professionnelle d’une part et à la situation présente d’autre part, le champ de notre réflexion.
Ainsi souvent désirons-nous nous projeter dans l’« avenir » mais nous oublions notre passé, nous désirons mieux nous connaître mais nous oublions qui nous sommes, d’où nous venons, tout comme la manière dont nous avons forgé l’image que nous avons de nous-mêmes.
Un petit retour sur vous-même
Entrer en contact avec ce que vous êtes plus profondément, plus intimement, réembrasser la personne, l’être que vous êtes, revisiter de quoi vous êtes fait, retrouver un tant soit peu les fils qui inévitablement ont en partie tissé votre histoire et vos choix professionnels, toutes ces étapes sont importantes avant même de procéder à votre bilan.
Au-delà de ce que vous allez retrouver ou non, ressentir ou non, il est essentiel de vous remettre en contact avec vous-même pour deux raisons.
D’une part pour vous considérer avant tout, même si nous sommes dans le cadre d’un bilan de compétences, comme une personne, un individu.
Que vous décidiez de changer ou non, c’est toujours une personne qui mène à bien ses projets, une personne qui évolue, qui ose, se lance, se projette, crée ; cela ne peut venir que de l’intérieur. Ainsi en évitant de ne vous regarder qu’à travers le spectre trop étroit des seules compétences professionnelles, voire des seules caractéristiques de votre personnalité, vos idées, vos ressources, vos talents, sont stmulés, mobilisés ; vous y avez accès plus naturellement.
D’autre part, plus vous élargissez le regard que vous portez sur vous-même, plus vous revisitez même rapidement vos origines et mieux vous cernez votre identité, plus vous retrouvez vos racines, plus vous acceptez aussi certaines de vos fragilités, erreurs, échecs passés et plus vos propres bases deviennent par le fait solides.
Quand la conscience de soi devient plus aiguë, plus fine, on peut s’approprier plus facilement ses forces, ses atouts réels ; on gagne alors ainsi en confiance et l’on peut d’autant mieux se lancer, repartir ; ce qui quelque part reste toujours l’objectif majeur d’un bilan.
Qui êtes-vous ?
Les questions qui suivent ne sont faites que pour vous ; il s’agit de revisiter, de rentrer en contact, de regarder à nouveau et peut-être différemment certains éléments de votre histoire pour en être enrichi, éclairé, renforcé ; et non pas forcément d’apprendre, au sens strict du terme, quelque chose.
Plus la question vous surprend ou plus elle vous choque, plus il y a pour vous, indubitablement, quelque chose à regarder de plus près.


Notre commentaire
Vous êtes plus ou moins habitué au type de questionnement que nous allons vous proposer.
Laissez-vous aller aux souvenirs, sensations, émotions – plaisir ou déplaisir, tension, malaise, jalousie, honte peut-être – que vous ressentirez à la lecture des questions. Ces émotions vous conduiront sur la voie d’une frustration ou au contraire d’une satisfaction très profonde. Dans les deux cas, elles vous mettront plus facilement au contact de vos désirs mais aussi de ce qui peut vous empêcher d’avoir davantage confiance en vous ou de prendre précisément vos désirs, vos besoins, vos souhaits, vos talents au sérieux. Par exemple : l’envie de plaire, le besoin de réparer, de ne pas décevoir, de « revanche », etc.

Ces questions ne sont en rien exhaustives : elles ont essentiellement pour but de vous reconnecter avec vous-même. Aussi ne censurez rien qui puisse vous revenir à l’esprit à la lecture de ces questions qui vous sont simplement proposées.
Certaines d’entre elles sont volontairement très ouvertes pour laisser ressurgir ce qui est le plus important, le plus fort pour vous. Laissez flotter ; ne restez pas sur un seul plan intellectuel, rationnel, du type « je le savais, je ne vois pas ce que cela apporte ».
Si aucune réponse, idée ou ressenti ne vous vient, ne vous inquiétez pas ; les questions continueront à cheminer à votre insu et les réponses ou des éléments de réponse nécessaires à votre avancée se feront jour dans votre esprit.
L’objectif, une fois encore, n’est pas d’obtenir des informations en tant que telles mais plutôt de vous reconnecter avec différents éléments de votre histoire, de les laisser résonner en vous.
Quelles sont vos racines ?
Si vos motivations, vos goûts, vos valeurs, certaines aptitudes ou sensibilités sont en partie innés, ils se sont aussi développés, nourris ou au contraire bloqués, inhibés au cours de l’enfance, au contact d’autres membres de votre famille, du milieu et de la culture familiale, des professions qui y étaient exercées, des valeurs qui y étaient véhiculées.

Notre conseil
Prenez votre temps et laissez remonter les souvenirs, les impressions. Quand il vous vient une idée, soyez attentif à ce que vous ressentez. Est-ce négatif pour vous ? Positif ? Concentrez-vous. Ne vous contentez pas de ce qui vous vient tout de suite à l’esprit. N’hésitez pas à vous attarder sur certaines questions.
De même, les voies sur lesquelles vous vous êtes engagé ou sur lesquelles l’on vous a mis ont inévitablement façonné ou déformé l’être que vous êtes aujourd’hui et surtout la perception que vous en avez…
Ne tentez pas ici de tirer une quelconque conclusion ; vous êtes simplement invité à reprendre contact avec vos racines et, si c’est le cas, de laisser résonner, de vous laisser toucher par tel ou tel souvenir, sans rien chercher de plus.
Ces réminiscences vous permettront parfois même de redécouvrir à votre insu un goût ou une valeur qui vous sont importants, la connaissance que vous avez d’un certain milieu. Vous mettrez le doigt sur une attirance ou un désir enfoui que vous aviez totalement oublié ou auquel vous ne vous êtes jamais autorisé à accorder de l’importance.

Les bonnes questions à vous poser
– Quel métier exerçait votre père ?
– Que faisait votre mère ?
– Que faisaient vos grands-parents ?
– Dans quel milieu avez-vous évolué ?
– Quel type d’éducation avez-vous reçu ? (stricte, ouverte, basée sur le dialogue, sur l’autorité, etc.)
– Quelles étaient, enfant, les qualités que l’on vous accordait le plus spontanément ?
– Quels étaient, enfant, les défauts que l’on vous accordait le plus spontanément ?
– De quoi, enfant, étiez-vous le plus fier ?
– De quoi, enfant, étiez-vous le moins fier ?
– À qui, enfant, ressembliez-vous le plus ? À votre père ? À votre mère ?
– En quoi ?
– Avez-vous des frères et sœurs ?
– Si oui, quel est votre rang de naissance ?
– En quoi étiez-vous semblable à eux ?
– En quoi étiez-vous différent ?
– Aujourd’hui que fait chacun d’eux (par ordre de naissance) ?
– Si non, en quoi étiez-vous semblable à des cousins, par exemple ?
– Et différent ?
– Quelles étaient les valeurs les plus importantes dans votre famille ?
Plus précisément et par ordre d’importance :
- Être heureux
- Être utile
- Faire le bien
- Gagner de l’argent
- Avoir du pouvoir
- Avoir la connaissance
- Autre ?
– Dans quel domaine réussissiez-vous le mieux ?
– Dans quel domaine réussissiez-vous le moins bien ?
– Qu’est-ce qui vous était le plus naturel dans vos relations aux autres ?
– Qu’est-ce qui vous était le moins naturel dans vos relations aux autres ?
– Quels étaient vos goûts, vos centres d’intérêt ?
– Si vous vivez en couple, que fait votre compagnon (gne) ?


Exploitons vos réponses
• Qu’est-ce qui vous a le plus touché ?
• Qu’est-ce qui vous a le plus étonné ?
• Que retenez-vous d’essentiel en liaison possible avec votre situation d’aujourd’hui ?
• Que retenez-vous d’essentiel en liaison possible avec vos choix d’hier ?
• Que retenez-vous d’essentiel en liaison possible avec vos questions ou vos doutes ?

Quels ont été les choix importants pour vous ?
Repenser aux choix que vous avez faits dans le passé, ou que d’autres ont faits pour vous, est une autre manière de retrouver le contact avec vous-même.
Que vous ayez ou non fait ces choix, y penser remet forcément au contact de ce qui comptait pour vous à l’époque et, par effet d’association ou de résonance, de ce qui compte peut-être pour vous encore aujourd’hui.
En effet vous pouvez ainsi vous remettre au contact de désirs profonds dont vous avez été détourné ou de certaines de vos inhibitions, c’est-à-dire de ce qui a pu vous empêcher à l’époque d’être plus libre, d’oser être davantage vous-même.

Notre conseil
Balayez votre histoire et retrouvez les moments clés où vous avez fait des choix ou bien où l’on a fait des choix pour vous.
Pensez aux choix scolaires, puis professionnels mais aussi aux choix de loisirs et aux aspects de la vie personnelle et relationnelle : amitiés, relations, choix amoureux, ruptures, lieux de vie.
Quand un souvenir revient, soyez attentif là encore à ce que vous ressentez : impression de force ou de faiblesse, de puissance ou d’impuissance, de joie ou de tristesse, de révolte ou de résignation, etc.
De même que l’on a plus ou moins fortement expérimenté par le passé cette faculté de choix inhérente à tout individu, se pencher sur cette question permet de retrouver le fait même de pouvoir avoir des souhaits, des désirs, des préférences, ce que l’on a parfois perdu de vue et par conséquent de pouvoir plus facilement ensuite laisser émerger à nouveau certains souhaits, désirs ou préférences et dans tous les cas de redécouvrir sa propre capacité de choix.
Ainsi sort-on toujours plus acteur, plus fort ; ainsi peut-on également mieux prendre sa vie en main.
Même si vous réalisez par exemple que vous avez très rarement, voire jamais, été à l’origine des orientations importantes dans votre vie, vous allez peut-être avoir le déclic aujourd’hui pour choisir cette fois en fonction de vous.

Les bonnes questions à vous poser
– Quel choix avez-vous fait dans votre vie et dont vous êtes le plus fier ou le plus satisfait aujourd’hui ?
– Pourquoi ?
– Quels ont été, dans l’enfance, les choix que l’on a faits pour vous ?
– Quels ont été, dans l’enfance, les choix que vous avez faits ?
– Quels ont été, au cours de l’adolescence, les choix que l’on a faits pour vous ?
– Quels ont été, au cours de l’adolescence, les choix que vous avez faits ?
– Quels sont les choix que vous auriez voulu faire et que vous n’avez pas faits ?
– Pourquoi ne les avez-vous pas faits à l’époque ?
– Le regrettez-vous encore aujourd’hui ?
– En quoi ?


Exploitons vos réponses
• Qu’est-ce qui vous a le plus touché ?
• Qu’est-ce qui vous a le plus étonné ?
• Que retenez-vous d’important en liaison possible avec votre situation d’aujourd’hui ?
• Que retenez-vous d’important en liaison possible avec vos choix d’hier ?
• Que retenez-vous d’important en liaison possible avec vos questions ou vos doutes d’aujourd’hui ?

Aujourd’hui, dans quel état d’esprit êtes-vous ?
L’état d’esprit dans lequel on aborde un bilan est, que l’on en ait conscience ou non, souvent lié à ce que l’on vit et à ce que l’on a vécu de positif et de négatif quelque temps auparavant.
Il est, là encore, important d’être à l’écoute de vous-même et de sonder, de reconnaître l’état d’esprit dans lequel vous êtes, surtout s’il est très négatif. Même s’il est conjoncturel, il influence inévitablement votre propre estime, la perception de votre parcours.
Si votre état d’esprit est négatif, vous aurez tendance à tout voir en noir et à occulter certains aspects de la réalité… L’inverse est vrai aussi et, même si cela est sur l’instant davantage plaisant, peut également comporter certains écueils.
Or l’expérience prouve que, surtout quand notre état d’esprit est négatif, nous avons tendance à ne pas le sonder suffisamment : dans le besoin de nous protéger, nous préférons nous couper de ressentis légitimes mais douloureux, que du même coup nous n’évacuons pas.

Notre conseil
Se projeter dans l’avenir suppose que l’on soit a minima au clair sur son état d’esprit et par conséquent sur le regard que l’on porte sur sa vie professionnelle passée et présente. Cela permet d’objectiver l’analyse de la situation dans laquelle on se trouve et par conséquent d’envisager dans tous les cas l’avenir d’une manière plus constructive.
De même, sonder si vous êtes plutôt confiant ou pas, si d’autres aspects de votre vie parasitent votre lucidité, votre dynamisme et si vous avez d’une manière générale, une bonne estime de vous-même est important.
Au-delà de ce que vous donnez parfois à voir en surface, il est utile de repérer les éventuels parasites à votre optimisme, à votre confiance. Inversement il est bon, si c’est le cas, de réaliser et de savoir qu’au fond de vous, vous êtes confiant, positif et que vous avez toutes les raisons de l’être.

Les bonnes questions à vous poser
– Êtes-vous en général plutôt content de vous ? Pourquoi ?
– Aujourd’hui êtes-vous plutôt satisfait de votre vie en général ? Pourquoi ?
– Qu’est-ce que vous aimez dans votre situation actuelle ? Pourquoi ?
– Qu’est-ce que vous n’aimez pas dans votre situation actuelle ? Pourquoi ?
– Qu’est-ce que vous aimez dans votre vie professionnelle ?
– Qu’est-ce que vous n’aimez pas dans votre vie professionnelle ?
– Qu’est-ce que vous aimez dans votre personnalité ? Pourquoi ?
– Qu’est-ce que vous n’aimez pas dans votre personnalité ? Pourquoi ?
– Êtes vous satisfait de votre parcours professionnel ? Pourquoi ?
– Auriez-vous souhaité faire complètement autre chose ?
– Êtes-vous satisfait des études que vous avez faites ? Pourquoi ?
– Auriez-vous souhaité faire complètement autre chose ? Pourquoi ?
– Êtes-vous fier de ce que vous faites ? Pourquoi ?
– Êtes-vous fier de ce à quoi vous êtes arrivé ? Pourquoi ?
– Si vous êtes honnête avec vous-même, avez-vous « honte » de quelque chose en particulier vous concernant ? Pourquoi ?
– De quoi êtes-vous le plus fier vous concernant ? Pourquoi ?
Plus on est conscient, plus on est libre de ses pensées et de ses actes.
Soyez donc simplement conscient de votre état d’esprit et, s’il est très négatif, profitez de ce bilan pour retrouver une perception positive de vous-même et de vos atouts professionnels.


Exploitons vos réponses
• Avez-vous finalement l’impression d’être plutôt positif ? Pourquoi ?
• Cela vous surprend-il ? Pourquoi ?
• Avez-vous finalement l’impression d’être plutôt négatif ? Pourquoi ?
• Cela vous surprend-il ? Pourquoi ?
• Avez-vous finalement l’impression d’avoir une bonne estime de vous-même ? Pourquoi ?
• Cela vous surprend-il ? Pourquoi ?
• Avez-vous finalement l’impression d’avoir une piètre estime de vous-même ? Pourquoi ?
• Cela vous surprend-il ? Pourquoi ?
• Vous est-il venu à l’esprit des éléments importants ayant un impact négatif sur votre état d’esprit et auxquels vous n’aviez pas pensé auparavant ? Lesquels ? Pourquoi ?
• Vous est-il venu à l’esprit des éléments importants ayant un impact positif sur votre état d’esprit et auxquels vous n’aviez pas pensé auparavant ? Lesquels ? Pourquoi ?
• Vous est-il venu à l’esprit des éléments importants ayant un impact négatif sur l’estime de vous et auxquels vous n’aviez pas pensé auparavant ? Lesquels ? Pourquoi ?
• Vous est-il venu à l’esprit des éléments importants ayant un impact positif sur l’estime de vous et auxquels vous n’aviez pas pensé auparavant ? Lesquels ? Pourquoi ?
Partie I
Identifiez vos compétences
Le repérage et l’identification de vos compétences sont incontournables à cette étape.
Plus on sait ce que l’on cherche et mieux l’on trouve, plus on sait pourquoi l’on cherche et plus on est précis dans son investigation. Pour vous aider dans votre analyse, voici quelques indications sur ce que sont à proprement parler les « compétences ».
Le terme « compétences » fait partie de ces mots à multiples facettes que personne n’a véritablement eu le pouvoir de réduire à une seule définition.
Le Petit Robert définit la compétence comme une connaissance reconnue qui confère le droit de juger ou de décider dans certains domaines.
De façon usuelle, une personne compétente est celle qui sait faire face avec efficacité à la situation qu’elle rencontre, ou sait apporter des réponses efficientes au problème qu’elle rencontre en mettant en œuvre ses connaissances et ses savoir-faire. Dans tous les cas, la notion de compétence induit celle d’efficacité, d’objectif à atteindre dans un contexte particulier.
Un mot sur les savoir, savoir-faire et savoir-être
Malgré des approches différentes, un consensus se dégage pour rassembler la notion de compétences dans le fameux triptyque « savoir, savoir-faire, savoir-être ».
Le savoir renvoie aux connaissances acquises au cours de la période de formation initiale ou continue. Qu’elles soient de type généraliste ou expert, scientifiques, techniques, elles se caractérisent aussi par le fait qu’elles sont indépendantes d’un contexte. La maîtrise des écritures comptables par exemple est la même quels que soient la taille de l’entreprise et son secteur d’activité.
Les savoir-faire au contraire s’inscrivent dans un environnement particulier. Il s’agit de la capacité à mettre en œuvre des habiletés gestuelles, procédurales ou conceptuelles pour mener à bien une activité. Souvent moins standardisés, ils proviennent d’apprentissages ou d’expériences personnelles, professionnelles ou sociales. On peut ainsi apprendre des principes pour négocier, mais toute négociation s’inscrit dans un contexte particulier et s’adaptera aux caractéristiques des personnes en présence et à celles de leur interaction. Certes il est fréquent qu’une compétence requière à la fois des connaissances et des savoir-faire. Établir une fiche de paie, par exemple, nécessite à la fois une connaissance des techniques de paie, une connaissance des conventions collectives de l’entreprise concernée, une connaissance également dans le fonctionnement du logiciel de paie mais elle nécessite aussi une pratique dans l’organisation des données et dans la cohérence de l’ensemble, ce qui est un savoir-faire.
Enfin il y a les savoir-être ou, exprimé autrement, les comportements.
« Les savoir-être sont les capacités à manifester des attitudes ou des comportements adaptés aux situations de travail. »
(A. Barkatoolah, 2000)
Ces savoir-être sont eux aussi mobilisés dans notre exemple précédent sur l’activité Paie. En effet, vous pouvez savoir réaliser un bulletin de paie en utilisant des connaissances mais vous l’établirez dans un environnement particulier, avec des salariés qui viendront vous poser des questions, qui attendront de vous des réponses et une prise de position. Vous réagirez d’une manière qui est la vôtre et qui vous sera peut-être spécifique. Un de vos collègues dans la même situation, se comportera probablement différemment et générera un autre type d’interaction avec ses interlocuteurs.

À noter
On peut dire qu’il existe trois composantes dans les compétences :
– les connaissances, qui permettent de comprendre « comment cela marche » et peuvent être acquises par une formation préliminaire ;
– les savoir-faire, qui indiquent « comment faire marcher » et qui s’objectivent dans un contexte toujours particulier même si elles peuvent se transférer dans d’autres contextes ;
– les « métaconnaissances », qui permettent de gérer les connaissances et ne sont acquises que par l’expérience. Il peut s’agir bien sûr de la manière de raisonner ou d’adapter des connaissances à un environnement.
Tout cela peut sembler secondaire à un non-initié. Cependant, choisir un cadre théorique ou un autre n’est pas anodin et impacte la taille du champ exploré et la qualité des observations que nous en tirerons.
Imaginons ou posons le postulat que nous réduisons la notion de compétences à des tâches menées ou des activités réalisées. Faire un bilan de compétences reviendrait alors à identifier toutes les activités que vous avez réalisées au cours de votre parcours professionnel, à valider que vous avez été efficace et que vous sauriez encore les mener. Outre que cela réduit le travail à une procédure d’évaluation, la conséquence sur votre projet professionnel est immédiatement réductrice : vous n’avez de compétences que dans ce que vous avez déjà fait. Votre projet se doit donc d’être en continuité avec vos tâches précédentes. Peu motivant, n’est-ce pas ? Vous savez bien, vous, que vous pouvez faire davantage que ce que vous avez déjà fait.
Puisqu’il faut choisir une définition, nous nous appuierons pour vous aider à repérer vos compétences sur celle proposée par des ergonomes : les compétences sont des « ensembles stabilisés de savoirs et savoir-faire, de conduites-types, de procédures standard, de types de raisonnements que l’on peut mettre en œuvre sans apprentissage nouveau ». (Montmollin, 1984)
Comment repérer vos compétences ?
Pour repérer vos compétences, nous vous proposons donc une démarche en trois étapes.
1. Retracer votre parcours professionnel et en extraire des faits marquants, des résultats qui attestent de vos savoir-faire.
2. Analyser votre parcours de formation , tout au moins dans un passé récent. Il est vrai que plus le temps passe et plus les connaissances apparaissent comme obsolètes. Il vous sera de moins en moins possible de vous appuyer dessus. Gardez cependant à l’esprit dès maintenant qu’à défaut de connaissances encore très actives, votre parcours de formation atteste de votre capacité à avoir su les acquérir à un moment donné. Et si la mentalité de votre interlocuteur est « il a fait, il saura faire », pensez à lui faire remarquer que « qui a pu apprendre, peut à nouveau apprendre ».
3. Repérer votre style de raisonnement , analyser les démarches intellectuelles qui vous conviennent et déterminer vos modes relationnels, c’est-à-dire votre façon de vous comporter, communiquer, éventuellement diriger, bref de composer avec votre entourage professionnel.
Chapitre 1

Analysez votre trajectoire professionnelle
Bien sûr vous connaissez votre histoire et votre parcours professionnel. Vous en avez aussi nécessairement une perception, parfois déformante d’ailleurs, de réussite ou de laisser-aller, peut-être des regrets ou d’éventuelles déceptions, des satisfactions, des périodes de rendez-vous gagnants ou de rendez-vous manqués. Vous avez l’impression de l’avoir subi ou clairement piloté, il vous paraît homogène ou un peu chaotique. En tout cas, il est souvent trop proche de vous, trop évident et le décrire, l’examiner avec un œil neuf et lucide, n’est pas toujours aussi simple qu’il y paraît.
Analyser votre parcours professionnel va toutefois vous permettre de prendre du recul, d’identifier les activités que vous avez menées, de construire éventuellement une cohérence de parcours et donc une légitimité pour votre prochaine évol

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