Dette publique : état des lieux
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Description

La "dette" publique" est présentée par nos gouvernants comme un poids qui les empêche de réaliser leurs projets. Leur réponse : une politique d'austérité qui pèse sur les citoyens. Mais qu'est-ce vraiment que cette dette ? Est-ce une fatalité ? Quelles solutions pour en sortir ? André Jacques Holbecq et Philippe Derudder nous disent les vraies raisons de la dette et dénoncent les mécanismes scrupuleusement occultés, lesquels ont spolié les Etats de la capacité à émettre leur monnair. Ceux ci doivent désormais l'emprunter ou augmenter les impôts. Vulgarisateurs de la 'chose économique", leur but est de permettre aux citoyens de "savoir", et surtout de comprendre que nous avons tout pour relever l'immense défi humain et écologique de notre temps et que la dette et l'argent ne sont que "vrais faux" problèmes

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 20 février 2015
Nombre de lectures 10
EAN13 9782364290600
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0150€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Couverture
Titre
André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder








La Dette publique : état des lieux

Mieux la comprendre et comment en sortir










5, allée du Torrent – 05000 Gap (France)
Tél. 04 92 65 52 24
www.yvesmichel.org
Résumé






La « dette publique » est présentée par nos gouvernants comme un poids qui les empêche de réaliser leurs projets. Leur réponse : une politique d’austérité qui pèse sur les citoyens.
Mais qu’est-ce vraiment que cette dette ? Est-ce une fatalité ? Quelles solutions pour en sortir ?
André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder nous disent les vraies raisons de la dette et dénoncent les mécanismes destructeurs scrupuleusement occultés, lesquels ont spolié les États de la capacité à émettre leur monnaie. Ceux-ci doivent désormais l’emprunter ou augmenter les impôts.
Vulgarisateurs de la « chose économique », leur but est de permettre aux citoyens de « savoir », et surtout de comprendre que nous avons tout pour relever l’immense défi humain et écologique de notre temps et que la dette et l’argent ne sont que « vrais-faux » problèmes.
Sommaire
Préambule
1 re partie : Rappel concernant les monnaies et leur création
2 e partie : La dette publique, où en sommes-nous ?
3 e partie : Quelques pistes de solutions
Conclusion
Présentation des auteurs
Les éditions Yves Michel
Mentions légales
Préambule
Bien sûr, nous aurions pu laisser les choses en l’état, telles que décrites dans La dette publique, une affaire rentable , car l’essentiel y était dit. Mais la dette est toujours là, continuant à s’alourdir sans que l’horizon se dégage. Les pieux engagements pris se traduisent par des mesures d’austérité qui conduisent à la récession (faut-il s’en étonner ?) plus qu’à la reprise attendue. La dette est donc toujours et plus que jamais d’actualité.
Il nous est donc apparu comme nécessaire de faire le point. D’une part, parce que la 2 e édition du livre, mise à jour fin 2010, s’appuyait sur les données INSEE de 2009. D’autre part, parce que les échanges d’informations et les réflexions qui ont alimenté le sujet depuis la dernière édition méritent selon nous d’être partagés. Ce livre fait la synthèse sur la dette, ses causes et ses conséquences, et propose des solutions pour en sortir.
En parallèle de la parution de la 3 e édition mise à jour de La Dette publique en janvier 2015, cet ouvrage, plus court et synthétique, précise donc un certain nombre de données publiées par l’INSEE, la Banque de France et l’Agence France Trésor, arrêtées fin 2013. Il donne un éclairage plus fin quant à l’origine de la dette. Il fait le point sur ce que nous proposons pour permettre de la rembourser ou, au moins, éviter qu’elle ne grossisse en nous arrêtant plus spécifiquement sur les solutions qui, à nos yeux, sont les plus prometteuses. Pas de redite, donc, mais une actualisation et une synthèse des choses à la lumière des événements et des pistes de solutions existantes à ce jour.
Première partie Rappel concernant les monnaies et leur création
Le principe de double monnaie et de réserve fractionnaire
Pour nous, citoyens ordinaires, nous parlons de LA monnaie, comme s’il n’y en avait qu’une, qu’elle se présente sous forme de pièces et billets dans notre poche, ou d’écritures sur notre compte en banque. Les choses sont toutefois plus subtiles que cela, ce qui crée beaucoup de confusion, d’incompréhension et de crises !…
Oui il n’y a bien qu’une monnaie, celle dont la Banque centrale (BCE) a le monopole d’émission, appelée « monnaie de base » ou « monnaie centrale ». Cette monnaie se décompose en :
a) monnaie scripturale/électronique : nous ne la « connaissons » pas sous cette forme car elle n’est utilisée qu’entre banques commerciales ou dans les relations entre la banque centrale et l’État (en France : le Trésor public) ;
b) monnaie fiduciaire dite aussi monnaie manuelle : ce sont les billets de banque et les pièces que nous utilisons.
Mais le principe de réserve fractionnaire fait que les banques commerciales 1 n’ont en réserve sur leur compte à la Banque centrale, qu’une « fraction » seulement de nos dépôts 2 .
Cela veut dire que le solde qui figure sur notre relevé de compte, ce n’est pas « encore » de la vraie monnaie mais une promesse faite par notre banque de nous remettre ce montant en monnaie centrale SI nous le demandons et QUAND nous le demandons. Cet engagement de la banque lui permet d’assimiler une promesse de monnaie à de la monnaie de sorte que dans la pratique, la distinction n’est ni faite ni dite. Pourtant, il faut bien comprendre que toute la partie non couverte par de la monnaie centrale, n’est que de la « monnaie maison », entendez des euros BNP ou des euros Société Générale ou encore des euros Crédit Agricole qui ne valent rien en dehors de l’enseigne. Quand une banque doit une somme à une autre, elle la paie exclusivement en monnaie centrale qu’elle prélève sur son compte à la Banque centrale ou qu’elle emprunte si elle n’en a pas assez. Ce principe de double monnaie (monnaie centrale et monnaie de banque) et de réserve fractionnaire, inconnu de la plupart d’entre nous, est ce qui permet aux banques commerciales de créer la monnaie et ce qui rend le système instable dans son ensemble.
Ainsi donc, la monnaie des banques commerciales, appelée « monnaie secondaire » est toujours scripturale/électronique. C’est celle qui est inscrite sur nos comptes bancaires : les comptes à vue (les « Dépôts à Vue ») ou les comptes d’épargne (les « Dépôts à Terme »). La BCE comptabilise tous les comptes d’épargne en dessous de deux ans. À plus de deux ans, ce n’est plus de la « monnaie »…


Au 30 mars 2014. Zone euro.
Monnaie de base (banque centrale) = 1 163 Mds€
(dont 103 Mds de Réserves Obligatoires et 926 Mds de pièces et billets)
Dans les banques secondaires :
Dépôts à Vue : 4 564 Mds
Dépôts à Terme (épargne) : 4 402 Mds
La masse monétaire « utilisable » (M1) est de 4 564 + 926 = 5 490 Mds
Le total de la monnaie secondaire (M3), tel que comptabilisé par la BCE est de 5 490 + 4 402 = 9 892 Mds
Le total estimé des dettes aux banques (y compris dettes à long terme) est de 16 000 Mds
La « masse monétaire » que nous, particuliers et entreprises, utilisons, se compose donc de

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