Gimp 2.8
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Gimp 2.8

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Description


Gimp 2.8, le logiciel libre de retouche photo et de création graphique est l'allié idéal de votre appareil photo sous Windows, Linux et Mac OS X.

Découvrez les nouveautés de Gimp 2.8

Retouchez vos photos : redimensionnez, cadrez


Gimp 2.8, le logiciel libre de retouche photo et de création graphique est l'allié idéal de votre appareil photo sous Windows, Linux et Mac OS X.




  • Découvrez les nouveautés de Gimp 2.8


  • Retouchez vos photos : redimensionnez, cadrez, zoomez...


  • Isolez des éléments grâce aux sélections


  • Décomposez votre image en calques


  • Osez des photomontages originaux


  • Maîtrisez les outils de peinture


  • Utilisez du texte dans vos compositions



19 tutoriels dont :




  • Isoler le ciel d'une photo


  • Détourer facilement un élément


  • Effectuer un détourage parfait


  • Créer une composition à partir de plusieurs photos


  • Coloriser une image en noir et blanc


  • Mettre un texte le long d'un chemin


  • Créer des raccourcis clavier



Note : Ce livre, basé sur la dernière version stable du logiciel, la version 2.8.4, est une refonte complète des éditions précédentes.



Avec une préface de Cédric Gémy.




  • Les bases de l'infographie


  • Présentation et installation


  • Découverte et adaptation de l'interface


  • Premiers pas avec Gimp


  • Sélections et détourage


  • Calques


  • Insérer du texte


  • Les outils de de tracé et de peinture




  • A. Raccourcis clavier


  • B. Sites Web à consulter


  • C. Modes de fusion des calques


  • D. Formats de fichiers reconnus par Gimp


  • E. Dossiers et fichiers de Gimp


  • F. Réflexions sur les licences et la protection des oeuvres


  • G. FAQ

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 23 juillet 2013
Nombre de lectures 217
EAN13 9782212236453
Poids de l'ouvrage 5 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0112€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

R sum
Gimp 2.8, le logiciel libre de retouche photo et de création graphique est l’allié idéal de votre appareil photo sous Windows, Linux et Mac OS X.
Découvrez les nouveautés de Gimp 2.8
Retouchez vos photos : redimensionnez, cadrez, zoomez…
Isolez des éléments grâce aux sélections
Décomposez votre image en calques
Osez des photomontages originaux
Maîtrisez les outils de peinture
Utilisez du texte dans vos compositions
19 tutoriels dont :
Isoler le ciel d’u ne photo
Détourer facilement un élément
Effectuer un détourage parfait
Créer une composition à partir de plusieurs photos
Coloriser une image en noir et blanc
Mettre un texte le long d’un chemin
Créer des raccourcis clavier
Note : Ce livre, basé sur la dernière version stable du logiciel, la version 2.8.4, est une refonte complète des éditions précédentes.
Biographie auteur
L’auteur
Dimitri Robert enseigne l’utilisation des logiciels libres au sein de l’organisme de formation Libres à vous Scop. N’aimant pas la monotonie, avec un diplôme d’ingénieur en informatique de l’Ésil (désormais Polytech-Marseille), il fut successivement développeur de jeux chez Lankhor, rédacteur en chef de Linux Pratique, administrateur systèmes et réseaux à l’Université puis au rectorat d’Aix-Marseille. Il enseigne au sein de la licence Colibre à Lyon et est actif dans des associations telles l’Axul et l’Aful. Il anime régulièrement des conférences techniques et politiques liées à l’informatique libre, notamment aux Rencontres mondiales du Logiciel libre.
Illustration Ayo ( Alexis Younes , www.73lab.com )
www.editions-eyrolles.com

ÉDITIONS EYROLLES
61, bd Saint-Germain
75240 Paris Cedex 05
www.editions-eyrolles.com
Toutes les illustrations de l’ouvrage sont de l’auteur, excepté les illustrations suivantes :
Page 15 : « Blue city scene » d’Andy Tonyhewison, licence CC0
http://openclipart.org/detail/4623/blue-city-scene-by-ryanlerch
Page 19 : « Enluminure de Jean Fouquet pour l’ouvrage de Boccace », domaine public
http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Parlement-Paris-Charles7.jpg
Page 20 : « Peinture rupestre à Lascaux », domaine public
http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Lascaux,_replica_03.JPG
Page 24 : « LCD Monitor » d’Andy Molumen, licence CC0
http://openclipart.org/detail/6977/lcd-monitor-by-molumen
Page 27 : « Trame Quadri » de Zewan, licences GFDL et CC By-SA
http://fr.wikipedia.org/wiki/Trame_(imprimerie)
http://commons.wikimedia.org/wiki/File:TrameQuadri.png
Page 29 : « Comparaison des différents gamuts », domaine public
http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Comparaison_de_différents_Gamuts.svg
Page 45 : Logo Gimp, de l’équipe de développement de Gimp, licence GPL
http://commons.wikimedia.org/wiki/File:The_GIMP_icon_-_gnome.svg
Page 114 : « Sleepy Calico Cat » de Sarah A. Morrigan, licence CC0
http://openclipart.org/detail/27219/
Page 234 : « Citroën 2CV » de Joost J. Bakker, licence CC By
http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Citroën_2CV_1949-60.jpg
Attention : la version originale de cet ebook est en couleur, lire ce livre numérique sur un support de lecture noir et blanc peut en réduire la pertinence et la compréhension.
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans l’autorisation de l’Éditeur ou du Centre Français d’exploitation du droit de copie, 20, rue des Grands Augustins, 75006 Paris. © Groupe Eyrolles, 2005, 2007, 2008, 2009 et 2013 pour la présente édition, ISBN : 978-2-212-12700-3
À la mémoire d’Olivier « Gniarf » Souiry
C HEZ LE MÊME ÉDITEUR

Consultez les ebooks disponibles sur http://izibook.eyrolles.com
Préface
Cela fait presque quinze ans que la création numérique m’a conquis et une bonne partie de cette période a reposé sur l’utilisation de logiciels libres, notamment de Gimp. Pourquoi faudrait-il se passer d’outils aussi complets lorsque l’on sait qu’ils existent ? À chaque fois que j’ouvrais Gimp, je me lançais un défi : produire les meilleures images possibles. Cependant, dans la multitude des menus et fonctionnalités diverses, j’ai souvent déploré un manque patent de ce dont nous avons tous besoin : une documentation. Oh ! on trouve bien des documents pour les développeurs ou des pages de manuels, voire quelques didacticiels. Néanmoins, ce n’est pas de cela que je parle, mais d’une vraie documentation utilisateur qui permette de trouver des réponses à des questions précises liées à l’utilisation de telle ou telle commande, tout en assurant un certain recul laissant entrevoir des ouvertures et une appropriation réelle de l’outil. Cela est essentiel dans beaucoup de domaines, mais particulièrement dans celui de la création.
Ces livres-là sont rares dans le domaine du logiciel libre. Celui que vous avez entre les mains en fait partie, comme les autres livres de la collection Accès libre et quelques autres, épars. Si je l’avais eu entre les mains à la fin des années 1990, nul doute que je me serais épargné quelques longues soirées à m’interroger sur le sens de certaines cases à cocher. Il n’est rien de tel pour apprendre et comprendre que d’être bien guidé. Il me semble que cet ouvrage répond à cette exigence difficile.
Dimitri Robert propose ici un ouvrage pour ceux qui ne savent pas encore utiliser le logiciel. Les autres pourront l’utiliser comme un manuel de référence, pour pallier les petites lacunes de la mémoire. Le tout est agrémenté d’exemples concrets auxquels l’auteur a apporté un soin particulier.
Ce livre de prise en main était nécessaire afin que tous, des plus débutants aux plus professionnels, trouvent un livre qui leur convienne. Du simple dessin aux secrets de la retouche photo, beaucoup d’astuces et de secrets y sont livrés. Ceux qui ont de simples besoins de retouche de photos familiales mais qui parfois souhaitent se dépasser trouveront là une ressource formidable.
Après cela, une seule envie, me remettre au plus vite sur Gimp et essayer de nouvelles choses.
Cédric GÉMY
Table des matières
A VANT-PROPOS
Pourquoi utiliser Gimp plutôt que Photoshop ?
Que trouverez-vous dans ce livre ?
Liste des tutoriels
Remerciements
1. L ES BASES DE L’INFOGRAPHIE
Que voulez-vous faire avec vos images ?
Matricielles ou vectorielles ?
Les images matricielles
Les images vectorielles
Gimp ou Inkscape ?
Quelles dimensions ?
La résolution : un lien entre le numérique et la réalité
Comment gérer les couleurs ?
La couleur, ses variations et sa perception
RVB ou la lumière
CMJN ou l’encre
Les tons directs
Conversion du RVB vers le CMJN
Quels formats pour mes images ?
JPEG : attention à la qualité !
PNG, pour les images simples
GIF, un format désuet
XCF, le format de travail de Gimp
PSD, le format de travail de Photoshop
Tiff, pour une impression de qualité
EPS, pour les images vectorielles
PDF, pour des documents de plusieurs pages
OpenRaster, futur standard d’images matricielles ?
WebP, le futur JPEG selon Google ?
SVG, le standard vectoriel
SLA, le format de Scribus
Quels logiciels utiliser pour atteindre mon but ?
En résumé
2. P RÉSENTATION ET INSTALLATION
Gimp, un logiciel libre
Les possibilités et les limites du logiciel
Installer Gimp
Sous Windows
Téléchargement
Installation
Sous Linux
Sous Mac OS X
Téléchargement
Installation
Installer des ressources supplémentaires
Premier démarrage
Le futur de Gimp
En résumé
3. D ÉCOUVERTE ET ADAPTATION DE L’INTERFACE
Une interface plus souple
La zone d’images
La boîte à outils
Choisir une couleur
Les fenêtres ancrables
Découvrez d’autres fenêtres ancrables
Organisation et position des fenêtres ancrables
Les menus fonctionnels
Le menu Fichier
Le menu Édition
Le menu Sélection
Le menu Affichage
Le menu Image
Le menu Calque
Le menu Couleurs
Le menu Outils
Le menu Filtres
Le menu Fenêtres
Le menu Aide
Définir ses préférences
En résumé
4. P REMIERS PAS AVEC G IMP
Ouvrir une image
Choisir une image dans la liste des fichiers
Aperçu de l’image
Accéder directement aux répertoires courants
Filtrer par format
Ouvrir depuis le Web
Ouvrir en tant que calque
Ouvrir une image vectorielle
SVG
PostScript, PDF
Enregistrer une image
Enregistrer différemment
Exporter une image
Choisir le format
Exporter une image au format JPEG
Redimensionner une image
Dimensions et unités
Interpolation
Recadrer une image
Agrandir la zone de travail
Réduire l’image
Manier le zoom
Régler les niveaux de zoom
Utiliser la loupe
Passer par la boîte de dialogue Navigation
Déplacer les calques et les sélections
Pointer un calque
Déplacer pixel par pixel
Poser des guides
Imprimer
Scanner
En résumé
5. S ÉLECTIONS ET DÉTOURAGE
La sélection par forme simple
Supprimer une sélection
Redimensionner la sélection
Tracer des carrés et des cercles
Tracer depuis le centre
Options des sélections rectangulaire et elliptique
Agir sur les sélections
Le menu Sélection
L’éditeur de sélection
Combiner des formes
Transformer et déformer le tracé de sélection
Peindre le long de la sélection
La sélection à main levée
La sélection par couleur
Le seuil de tolérance
La sélection contigüe
Sélectionner sur tout le calque
Réussir un détourage
L’extraction de premier plan
Les ciseaux intelligents
Peaufiner avec le masque rapide
Utiliser un sujet détouré
Enregistrer des sélections
Comprendre les sélections
En résumé
6. C ALQUES
Qu’est-ce qu’un calque ?
Décomposer l’image en plans
Le principe de la superposition
Manipuler les calques
La fenêtre des calques
Les menus des calques
Les groupes de calques
Identifier le calque actif
Transparence et canal alpha
La sélection flottante
Créer des calques
Un nouveau calque vierge
Depuis une sélection flottante et le presse-papiers
Depuis une nouvelle image
Déplacer un calque d’une image à l’autre
Les dimensions des calques
Augmenter les dimensions du calque
Réduire les dimensions du calque
Aligner et déplacer les calques
Maîtriser le déplacement des calques
Aligner les calques
Utiliser habilement les masques de calque
Le principe du masque
Les propriétés du masque
Initialiser le masque
Le menu des masques
En résumé
7. I NSÉRER DU TEXTE
Insérer du texte
Un calque pour le texte
Modifier le texte
Définir la zone de texte
Les options de texte
La boîte d’outils Texte
Choisir une fonte (ou police)
Transformer le texte en sélection
Créer avec du texte
En résumé
8. L ES OUTILS DE TRACÉ ET DE PEINTURE
Les outils de dessin classiques
Le crayon, le pinceau et l’aérographe
La gomme
Propriétés communes
Le stylo-plume
Les brosses
Choisir une brosse
La brosse « presse-papiers
Filtres et mots-clés
Les dynamiques de brosses
Comprendre le principe
Définir une nouvelle dynamique
Gérer des profils d’outils ou préréglages
Créer un préréglage d’outil
Utiliser un préréglage d’outil
Remplissage de surface
Remplir avec une couleur unie
Remplir avec un motif
Remplir avec un dégradé de couleurs
Les différentes formes de dégradés
En conclusion
A. R ACCOURCIS CLAVIER
Personnaliser les raccourcis
Les raccourcis avec la souris et les touches de direction
Les raccourcis clavier par défaut
Activation des outils
Menu Fichier
Menu Édition
Menu Sélection
Menu Affichage
Menu Image
Menu Calque
Fenêtres ancrables
Menu Filtres
Aide
À la molette de la souris
Aux flèches de direction
B. S ITES WEB à CONSULTER
Sites en français
LinuxGraphic
Libres à vous Scop
Étude-Gimp.fr
GimpFR
Guide utilisateur de Gimp
GIMPons
Creationlibre
Sites en anglais
Gimp : le site officiel
GIMP Plugin Registry : le dépôt de greffons
GimpUsers.com : le site de la communauté Gimp
Meet the GIMP ! : des tutoriels en vidéo
GIMPStuff.org : matériels et matériaux pour Gimp
Ramón Miranda et Gimp Paint Studio
Gimp Magazine
Trouver des images libres ?
Des logiciels de graphisme complémentaires à Gimp
Dessin matriciel et retouche d’images
Dessin vectoriel
Composition 3D
Publication assistée par ordinateur
Gestion de banque d’images
Boîte à outils
C. M ODES DE FUSION DES CALQUES
D. F ORMATS DE FICHIERS RECONNUS PAR G IMP
Les formats propres à Gimp
XCF
Archives bzip et gzip
XJT
Brosse Gimp
Motif Gimp
Les formats vectoriels
SVG (L)
PDF
PostScript et PostScript encapsulé
Microsoft Windows Meta File (L)
Les formats points
Photoshop
Paint Shop Pro (L)
JPEG
PNG
GIF
Art ASCII (E)
Tableau HTML (E)
Icônes Microsoft Windows
Pixmap X et Bitmap X
Tiff
Windows BMP
E. D OSSIERS ET FICHIERS DE G IMP
F. R ÉFLEXIONS SUR LES LICENCES ET LA PROTECTION DES œUVRES
Les licences et le droit
Réflexions sur la protection d’une œuvre
G. F AQ
I NDEX
Avant-propos
Pourquoi utiliser Gimp plutôt que Photoshop ?
Premièrement, Gimp est un logiciel libre, ce qui signifie que vous avez le droit de l’utiliser sans condition. Personne ne vous demandera de payer une licence pour l’utiliser ou pour avoir une mise à jour. De plus, il n’existe pas de version édulcorée baptisée par exemple « Gimp Elements » : en utilisant Gimp, vous avez accès à toutes ses fonctionnalités.
Deuxièmement, Gimp est performant. Il répondra probablement à tous vos besoins.
Oui mais, certains objecteront-ils...
• Il ne gère toujours pas correctement la décomposition en CMJN ! Certes, mais est-ce vraiment son rôle ? Une lecture attentive du premier chapitre mettra à mal quelques préjugés. Ensuite, pour les cas où vous avez vraiment besoin de produire des images en CMJN depuis Gimp, l’extension Separate+ vous sera d’un grand secours. Je ne vous ferai pas l’injure de vous promettre que le CMJN sera correctement géré dans la version 3.0, nul ne sait quand elle sortira.
• Il n’est pas adapté aux contraintes qualitatives des photographes professionnels ! En effet, ne gérant qu’une profondeur de couleur de 8 bits, il perd une bonne partie des nuances des photos prises en 16 bits. La version 2.10 corrigera ce manque en gérant jusqu’à 32 bits et sortira dans un délai beaucoup plus raisonnable que la version 3.0. Gimp ne gère pas non plus les multiples formats bruts (Raw) des appareils photo. Ces formats garantissent une absence de traitement par l’appareil photo et vous permettent de développer vos photos comme dans un vrai laboratoire photo. Pour cet aspect-là, je ne saurai trop vous conseiller d’utiliser un logiciel dédié tel que digiKam ou DarkTable, tous deux libres, qui vous permettent également de gérer et de classer vos collections de photos.
• Il ne gère pas les calques de fonction ! Il ne gérait pas non plus les groupes de calques jusqu’à la présente version. Gimp est développé par des bénévoles et évolue au fil des versions. De plus, les calques de fonction offrent une certaine souplesse, mais ne sont pas indispensables.
• Il n’est pas comme Photoshop ! Non, c’est irréfutable. Pendant longtemps, Gimp a été développé pour répondre aux besoins de ses développeurs, pas pour copier Photoshop. Depuis quelques années, les développeurs sont plus à l’écoute des utilisateurs, ce qui a pour effet d’améliorer le logiciel. Les deux sont similaires dans leurs objectifs, sans pour autant être des clones. D’ailleurs, Gimp Magazine dans son numéro 3, a publié un comparatif intéressant et objectif sur les deux logiciels. Il est traduit en français sur le site de LinuxGraphic : http://www.linuxgraphic.org/wp/comparatif-gimp-photoshop/ .
Ceux qui ne seront pas convaincus par cet argumentaire auront peut-être tout intérêt a continuer leur chemin avec Photoshop. C’est leur droit et chacun est libre de choisir, de continuer à payer des licences et mises à jour, ou de ne pas être en règle et de craindre que la moindre mise à jour ne le trahisse.
Choisir d’utiliser des logiciels libres, c’est aussi choisir la tranquillité.
Que trouverez-vous dans ce livre ?
Si vous avez lu l’une des précédentes éditions, le passage à la couleur devrait vous enchanter autant que moi lorsque j’ai appris la nouvelle. Quel plaisir de pouvoir vous montrer des photos en couleurs, et quel soulagement de ne plus avoir à travailler les contrastes pour faire apparaître ce que les niveaux de gris avaient gommés !
Mais ce changement n’est pas le seul. Sept ans se sont écoulés depuis la première version de ce livre. En le relisant, je me faisais régulièrement la réflexion que ce que j’avais écrit à l’époque (même si certains passages ont été rafraîchis, enrichis au fil des trois rééditions) était aujourd’hui dépassé. Loin de moi l’idée de renier les éditions précédentes ! En sept années, j’ai eu le temps d’animer nombre d’ateliers et de formations sur Gimp, qui m’ont apportés nombre de retours de la part de débutants. Cette expérience acquise m’a amené à revoir entièrement la façon de présenter Gimp et son utilisation.
Le livre que vous tenez entre les mains n’est pas une simple mise à jour de l’édition précédente, mais une réécriture quasi complète. Bien sûr, il reste quelques passages issus du passé, mais la majorité du contenu est nouvelle. Ceci au prix d’un recentrage sur les bases de Gimp.
Les deux bases, selon moi indispensables pour être à l’aise avec Gimp, sont les sélections et les calques. Elles sont détaillées dans les chapitres 5 et 6 , avec le but avoué de vous permettre de les maîtriser. À la lecture de ces deux chapitres, sélections, calques et masques ne devraient plus avoir de secret pour vous, vous ouvrant la voie de la retouche d’images et du photomontage.
Mais avant cela, le chapitre 4 vous permettra de réellement débuter avec Gimp : vous apprendrez à redimensionner, pivoter, recadrer, déplacer puis enregistrer et exporter vos œuvres.
Le chapitre 7 , consacré à l’insertion de textes dans vos images, vous initiera à des pistes créatives qui peuvent être appliqués autrement qu’avec du texte.
Dans le chapitre 8 , vous apprendrez comment utiliser les outils de peinture et de remplissage. Gimp 2.8 améliore les possibilités d’exprimer son art pictural, notamment grâce aux dynamiques de brosses. Mais ces outils peuvent avoir d’autres usages que la peinture artistique. Une bonne connaissance technique vous aidera pour les calques et les sélections.
Les outils de transformation ne bénéficient pas d’un chapitre dédié, mais sont abordés rapidement dans d’autres chapitres. Les outils de couleur sont les grands perdants de cette restructuration. Mais, comme toute notion non détaillée, vous en trouverez une présentation rapide dans le chapitre 3 , consacré à l’interface de Gimp.
Le chapitre 2 vous guidera dans l’installation de Gimp et d’éventuelles extensions, porteuses de fonctionnalités supplémentaires.
Quant au premier chapitre , il est totalement nouveau. Il aborde des notions essentielles lorsque l’on travaille avec des images numériques : dimensions, résolution, couleurs (RVB, CMJN), formats d’image, etc. Il replace également Gimp dans une chaîne graphique entièrement libre et montre la nécessité d’utiliser conjointement d’autres logiciels tels qu’Inkscape (dessin vectoriel) et Scribus (publication assistée par ordinateur), selon l’objectif que vous vous fixez.
Vous retrouverez, au sein de ces chapitres, de nombreux tutoriels (dont la liste est donnée ci-après).
Enfin, les annexes du livre donnent d’autres informations utiles, telles la liste des raccourcis clavier utilisables dans Gimp (annexe A), les différents modes de fusion des calques (annexe C), les formats de fichier reconnus par Gimp (annexe D), les noms des dossiers et fichiers utilisés par Gimp (annexe E), mais aussi des ressources en ligne (annexe B) et quelques réflexions sur les licences et la protection des œuvres (annexe F).

A IDE Trouver rapidement les réponses aux questions que vous vous posez !
En fin d’ouvrage, avant l’index alphabétique, vous trouverez une FAQ (Frequently Asked Questions) qui vous permettra de retrouver facilement dans le livre les réponses aux questions que vous ne manquerez pas de vous poser en pratiquant Gimp.
Liste des tutoriels
Réaliser des sélections à partir de plusieurs formes géométriques, 146
Peindre des formes géométriques, 154
Isoler un ciel relativement uniforme, 162
Isoler les coquelicots, 164
Extraire le premier plan, 167
Détourer une jarre avec les ciseaux intelligents, 171
Réaliser un détourage parfait, 177
Réaliser un fondu entre deux photos avec le masque rapide, 183
Insérer une nouvelle image en tant que calque, 196
Créer une composition à partir de plusieurs photos, 214
Réaliser une ombre portée soi-même, sans utiliser le filtre, 220
Réaliser un fondu entre deux photos avec un masque de calque ,227
Réaliser un détourage parfait avec un masque de calque, 230
Convertir une image en noir et blanc en conservant un élément en couleur, 232
Coloriser une image en noir et blanc, 234
Insérer une image dans le texte, 254
Mettre un texte le long d’un chemin, 257
Utiliser la brosse « presse-papiers », 276
Créer des raccourcis clavier pour faire varier la brosse, 278
Remerciements
Merci à Karine Joly pour ses qualités relationnelles, sa patience, ses relances amicales. Merci à Muriel Shan Sei Fan pour les mêmes qualités et pour m’avoir lancé dans le grand bain en 2005. Ma gratitude va également à Matthieu, Anne-Lise, Aurélie, Gaël, Sophie, Éliza et Anne, qui ont contribué aux éditions précédentes (dont il ne reste certes plus grand-chose, mais le résultat actuel en découle) et enfin à Hind, et encore Gaël et Sophie pour cette nouvelle édition.
Merci à Natalie, Murielle, Malaïa et tout mon entourage qui m’ont supporté, encouragé, mis une gentille pression et donné des idées, parfois involontairement.
Un remerciement particulier à Cédric, Elisa, Alessandro, Louis, Vincent (pour la licence Colibre), Alexis, Pierre-Yves, Bouthaïna, Christophe (et les autres Framasoftiens ) et tous ceux qui œuvrent pour démocratiser les logiciels libres de graphisme et pour les faire progresser.
Surtout, merci aux développeurs et à tous les utilisateurs qui ont permis à Gimp de devenir aujourd’hui un outil de référence au même titre que Scribus, Firefox, Thunderbird et OpenOffice. Ce logiciel me procure toujours autant de plaisir.
Pour poursuivre l’aventure sur les chemins sinueux de Gimp, vous pouvez me retrouver sur le site de Libres à vous Scop ( http://libresavous.com ), l’entreprise que j’ai cofondée et qui propose des formations à l’usage des logiciels libres, mais aussi sur LinuxGraphic ( http://linuxgraphic.org ), site francophone dédié aux logiciels de graphisme libres. J’ai renoncé à tenir un blog qui ferait finalement doublon avec ces deux sites.
Toutefois, vous trouverez les photos utilisées dans cet ouvrage à l’adresse : http://photos.gabian-libre.org
Vous pouvez également me suivre sur Twitter :
@DimitriLav (compte personnel) et @Libresavous (compte professionnel).
Dimitri Robert
Les bases de l’infographie
L’infographie consiste à manipuler des images sur un ordinateur. Cette forme d’expression artistique s’appuie sur un ensemble de notions techniques qu’il convient d’assimiler.
S OMMAIRE
Images matricielles et vectorielles
Dimensions et résolution
Résoudre le problème des couleurs
Formats d’image
Panorama de la chaîne graphique


Connaître les bases exposées dans ce chapitre vous évitera bien des erreurs par la suite. Bien sûr, vous pouvez commencer à utiliser Gimp en laissant ce chapitre de côté, mais vous allez au devant d’incertitudes, voire d’incompréhensions.
Imaginez que vous prépariez une ratatouille en mélangeant tous les ingrédients dans une casserole (sans les trier de préférence) et que vous laissiez cuire un temps indéterminé. Vous obtiendrez quelque chose qui ressemble à une ratatouille, qui sera peut-être très bon, mais vous obtiendrez de bien meilleures saveurs encore si vous faites revenir vos légumes séparément avant de les regrouper dans une marmite dans laquelle vous laissez mijoter longtemps (il n’y a pas de durée précise, il faut goûter...).
Nous distinguerons, de manière générale, deux familles de supports : l’écran et le papier. Vous aurez ainsi une meilleure perception du chemin conduisant de l’idée au rendu final. Et probablement que Gimp ne sera qu’une étape de ce chemin pavé de formats ouverts.
Que voulez-vous faire avec vos images ?
Avant de partir bille en tête avec Gimp, posez-vous quelques questions simples. Par exemple, de quelles images disposez-vous : aucune, des dessins, des photos ? Que voulez-vous en faire : un DVD à regarder en famille, une galerie photo sur le Web, illustrer un magazine scolaire, celui d’une mairie, de votre entreprise ? Et si vous n’en avez pas l’usage immédiat, comment conserverez-vous ces fichiers ? Sous quel format ?
Selon votre objectif, déterminez des priorités en termes de qualité de rendu. Sachant que ces exigences devront être compatibles, a minima, avec la qualité de votre support : les photos et les dessins précités. Notez, par exemple, qu’il est quasi impossible d’illustrer la couverture d’un magazine au format A4 avec une photo de 640×480 pixels.
L’objectif de ce chapitre ? Vous fournir les clés pour fixer les exigences, tant sur la matière première que sur le rendu ; vous permettre d’arriver au résultat final sans difficultés majeures.

L OGICIEL ADAPTÉ digiKam, pour gérer vos collections de photos
digiKam est un logiciel libre, dont les fonctionnalités multiples sauront attiser l’intérêt du photographe professionnel. En voici une liste, loin d’être exhaustive :
• la gestion des métadonnées (EXIF, IPTC, XMP) personnalisables ;
• la gestion des étiquettes (tags) insérées dans les photos pour un meilleur classement des images ;
• un moteur de recherches multicritères : nom, caractéristiques, métadonnées, étiquettes, coordonnées géographiques, reconnaissance de formes, de visages ;
• la gestion d’une profondeur de couleur de 16 bits par composante ;
• la reconnaissance d’un très grand nombre de formats Raw ;
• la manipulation d’images basiques ;
• le traitement pas lots.
Vous pouvez installer digiKam via le gestionnaire de paquets de votre distribution Linux. Si vous n’utilisez pas l’environnement de bureau KDE, pensez à installer aussi le paquet de langue française de KDE (nommé kde- l10n-fr chez Debian, LinuxMint, Ubuntu et leurs descendantes).
Si vous utilisez Mac OS X ou Windows, rendez-vous sur le site web pour télécharger digiKam. À noter : les développeurs de digiKam déplorent d’avoir peu de retours des utilisateurs Windows. Aussi, si vous êtes sur PC et que vous utilisez digiKam, manifestez-vous, même en français !
http://digikam.org
Matricielles ou vectorielles ?
Dans le monde numérique, il existe une myriade d’images. Mais, qu’elles soient fixes ou animées, qu’elles se déclinent en deux ou trois dimensions, on ne distingue, en réalité, que deux types d’images : les matricielles et les vectorielles.
Les images matricielles
Une image matricielle se compose d’un assemblage de points ou de pixels, visibles dès que l’on zoome fortement. L’ensemble consiste en une sorte de tableau (la matrice) et des pixels (contraction de picture element ). Chacun de ces pixels, souvent de forme rectangulaire, est d’une couleur unique, exprimée généralement dans le modèle RVB : rouge, vert, bleu ; les trois couleurs de base sur un support lumineux, notamment l’écran. Certains formats de fichier gèrent une quatrième composante, nommée « alpha », qui permet de varier l’opacité. Ainsi, suite à un détourage, vous rendez certains pixels transparents ou translucides. Ils laisseront alors apparaître le « fond » sur lequel vous superposez l’image.
Une image matricielle peut être visualisée sur un écran d’ordinateur ou tout autre dispositif d’affichage RVB : par exemple, un vidéoprojecteur.
L’inconvénient majeur ? La matricielle supporte mal l’agrandissement : sur la figure 1–1 , la photo a été agrandie à deux reprises. Or, plus l’image est agrandie, plus les pixels apparaissent. Ici, l’agrandissement a été appliqué sans aucune amélioration, afin que le problème soit bien mis en évidence. Toutefois, il est possible d’atténuer le crénelage (effet d’escalier) via des algorithmes d’interpolation. Lors d’un redimensionnement, Gimp en propose plusieurs.
À noter : l’affichage sur un écran d’ordinateur est lui-même une image matricielle (que vous pouvez enregistrer dans un fichier via la « capture d’écran ») ; aussi, même lorsque vous affichez une image vectorielle, vous ne voyez en fait qu’un rendu, et non l’image proprement dite.

T ERMINOLOGIE Noms courants pour les images matricielles
L’adjectif « matriciel » fait référence à l’ordonnancement en matrice des pixels constituant une image. Mais vous rencontrerez plus probablement des termes tels que « bitmap », « raster », « image en mode point ». Les photos sont les images matricielles les plus répandues.
Les images vectorielles
L’image vectorielle (ou en mode trait) se compose d’éléments géométriques : lignes, courbes, polygones, etc. Et chacun d’entre eux sera défini par divers attributs de forme, de position, de couleur...

F IGURE 1–1 Lorsqu’on zoome dans l’image, on voit clairement apparaître les pixels sous forme de carrés .
L’élément de base est le chemin, mais on peut décrire et utiliser des objets tels que le rectangle, l’ellipse, l’étoile, le texte. Les objets ont des propriétés qui leur sont propres et assurent le maintien de leurs caractéristiques.
Le chemin (dont la figure 1–2 présente un exemple basique) est composé de nœuds par lesquels passent une courbe, la courbure étant définie par deux poignées de contrôle associées à chaque nœud. Les poignées de contrôle induisent les tangentes au nœud et déterminent la courbure.

F IGURE 1–2 Propriétés d’un chemin
Ces tangentes peuvent être symétriques, alignées, dissociées ou nulles. Dans ce dernier cas, les courbes deviennent des segments de droite.
Un chemin dispose également d’une couleur de remplissage (qui peut être un dégradé ou un motif), ainsi qu’un contour qui pourra être paramétré : épaisseur, continuité, couleur, etc.
À chaque modification de la vue d’une image vectorielle (zoom ou déplacement), un nouveau rendu est généré ( figure 1–3 ). Ainsi, vous ne verrez jamais l’image vectorielle, mais un rendu matriciel (n’oubliez pas que votre écran affiche des pixels) pour une vue donnée. Raison pour laquelle, il est possible de zoomer à l’infini sur une image vectorielle sans que n’apparaisse le moindre effet de crénelage. En revanche, l’imagerie vectorielle n’est pas vraiment adaptée à la photo.

F IGURE 1–3 Plusieurs rendus d’une même image vectorielle
Gimp ou Inkscape ?
Gimp est dédié au traitement des images matricielles. Ce qui ne l’empêche pas, avec l’outil Chemin , de gérer certains aspects vectoriels (mais ni les couleurs ni le style). À noter : le texte intégré dans les images est également vectoriel, jusqu’à un certain point.
Pour le dessin vectoriel, optez pour Inkscape, essentiellement dédié à ce type d’illustration. En outre, ce logiciel autorise l’intégration d’images matricielles, ce qui ouvre à toute sortes d’assemblages, moins bien assumés par Gimp.
En bref : l’usage en parallèle de Gimp et d’Inkscape est fortement recommandé.
Quelles dimensions ?
Une fois de plus, le monde de l’image se divise en deux catégories : le numérique (quelque peu virtuel) et le physique (propre au réel).
Dans le monde numérique, les images sont composées de pixels. Le pixel est l’unique unité de base utilisée pour mesurer la largeur et la hauteur d’une image numérique. Les dimensions de ce type d’images sont ainsi désignées : largeur × hauteur. Par exemple, 1 024 × 768. C’est ce qu’on appelle la définition d’une image (à ne pas confondre avec la résolution ).
Une image numérique s’affiche sur un écran (d’ordinateur ou de télévision) ou se projette via un vidéoprojecteur. Ces dispositifs d’affichage ont également une définition. Par exemple : un écran actuel d’une diagonale de 20 pouces avec un ratio de quatre tiers a une définition de 1 600 × 1 200.
Dans la phrase précédente, on sent poindre un lien avec la réalité. L’écran d’ordinateur a une diagonale de 20 pouces... Il s’agit donc d’un objet réel, qu’on peut toucher, mesurer avec une règle ou un mètre de couturière. De même, une image imprimée (donc sur papier) sera mesurable avec les mêmes outils.
Dans le monde réel, nous mesurons les dimensions avec des unités telles que le centimètre, le millimètre (probablement, le pouce, si vous êtes anglophone). Lorsque vous souhaitez imprimer une image, le logiciel utilisé pour communiquer avec l’imprimante devra donc faire une conversion des dimensions en pixels vers les dimensions physiques (en millimètres, par exemple). Cette conversion s’effectue grâce à un paramètre que vous ne devrez jamais négliger : la résolution.

É QUIVALENCE Le pouce
Vous l’aurez constaté, l’informatique est très anglophone. Les unités de mesure n’y échappent pas. Ainsi, le pouce ( inch en anglais) est une référence. L’occasion de noter que 1 pouce équivaut exactement à 2,54 centimètres.
La résolution : un lien entre le numérique et la réalité
La résolution est le rapport entre la dimension physique et la dimension numérique. Elle s’exprime :
• en pixels par pouce ( pixels per inch , PPI) pour un affichage sur écran ;
• en points par pouce ( dots per inch , DPI) pour une impression.
Plus la résolution est importante, plus l’affichage sera de qualité.
Votre écran d’ordinateur affiche des pixels. En ce début de deuxième décennie du siècle (et depuis quelques années déjà), la résolution courante pour un écran est de 96 ppi. Si on reprend l’exemple cité au paragraphe précédent (un écran de 20 pouces avec une définition de 1 600 × 1 200 pixels), on peut aisément mesurer la largeur et la hauteur de la dalle (la zone où sont effectivement affichés les pixels). Pour afficher 1 600 pixels à 96 dpi, la dalle de l’écran doit donc mesurer 16,66 pouces (1 600/96) ou encore 42,33 cm de large.

R ÉGLAGE Connaître la résolution de votre écran
Dans Gimp, il est possible de mesurer la résolution de votre écran. Pour cela, il vous faut une règle graduée (en bois ou en plastique, car vous risquez d’abîmer votre écran avec du métal).
Rendez-vous ensuite dans les préférences : Édition>Préférences>Affichage . Vous avez le choix entre utiliser la valeur du système ou l’option Saisir manuellement . Si vous optez pour cette dernière, le bouton Calibrer ouvre une nouvelle fenêtre incluant deux règles graduées en pixels. Mesurez-les avec votre propre règle graduée, puis reportez les valeurs.
Que se passe-t-il lorsqu’une image passe du numérique au support papier ? Un pixel devient un point d’encre déposé sur la feuille. En impression, on considère deux valeurs limites de résolution :
• 150 dpi est le minimum acceptable – en-deçà, la trame d’impression, voire la forme carrée des pixels, sera trop visible ;
• 300 dpi est la résolution idéale et maximale – au-delà, l’œil humain ne percevra pas la différence.
Cependant, ces deux valeurs doivent être relativisées en fonction d’autres critères. Tout d’abord, la distance de lecture. L’image doit-elle être vue sur un document tendu à bout de bras ou affichée dans un arrêt de bus ? En effet, plus la distance de lecture est grande, plus la résolution peut diminuer (généralement, les dimensions physiques de l’image augmentent, ce qui laisse supposer que les dimensions numériques sont stables).
Le budget peut également avoir une incidence sur la résolution, car plus la qualité est bonne, plus la quantité d’encre et la finesse de l’impression augmentent et plus c’est cher. C’est aussi simple que cela. Observez de près les magazines. Pour réduire les coûts, beaucoup d’entre eux sont imprimés à 150 dpi. À cette résolution, en regardant de près, on distingue très bien la trame.
En conclusion, la résolution est une information décrivant comment votre image va être imprimée : comment les pixels, une fois transformés en points, vont être répartis sur le papier. Même si on parle d’une résolution de 96 ppi pour les écrans, cette valeur n’est que constatée et non figée dans l’image. L’information de résolution contenue dans une image ne concerne que l’impression. Modifier la résolution n’a absolument aucun impact sur les dimensions numériques de l’image, ni sur son poids.

N E PAS CONFONDRE Définition ou résolution
On utilise souvent le terme résolution pour désigner en réalité la définition. Par exemple, pour régler l’affichage de votre écran, il est souvent fait mention de résolution (notamment dans Gnome et ARandR). Certes, modifier la définition de l’écran induit un changement de résolution (sachant que les dimensions physiques ne sont pas altérées), mais les valeurs affichées (1 600 × 1 200, 1 280 × 900, etc.) correspondent bien à la définition et non à la résolution. De même pour une image que vous souhaitez alléger : vous réduisez sa définition et non sa résolution.
Comment gérer les couleurs ?
La couleur, ses variations et sa perception
Petit retour aux sources : la diffusion d’images n’a pas toujours été produite par des machines, capables de dupliquer en grande quantité.
Avant Gutenberg, les images et les textes étaient élaborées à la main, un par un, avec du papier, de la peinture ( figure 1–4 ), de l’encre, voire des pigments bruts ( figure 1–5 ). Si les œuvres étaient dupliquées, c’était également à la main, une par une.

F IGURE 1–4 Enluminure de Jean Fouquet pour l’ouvrage de Boccace , Des cas des nobles hommes et femmes représentant un lit de justice au parlement de Paris, tenu par Charles VII de France. Vers 1450 (source : domaine public sur Wikimédia Commons)

F IGURE 1–5 Peinture rupestre à Lascaux (photo : HTO, domaine public sur Wikimédia Commons)
Les pigments proviennent de la nature (avez-vous déjà visité les Ocres de Roussillon ?) et leur mélange produit des teintes très variées. Dans votre enfance, vous avez sûrement utilisé de la gouache ou de l’aquarelle ( figure 1–6 ). Peut-être avez-vous, au collège, suivi des cours d’arts plastiques et pratiqué la peinture, du temps où cela existait encore. Peut-être même la pratiquez-vous toujours ?
Maintenant, imaginez que vous scanniez l’une de vos œuvres. Vous obtiendriez une image matricielle et numérique qui pourrait être affichée sur nombre d’écrans d’ordinateur (surtout si vous la publiez sur Internet). Cette image que vous avez peinte avec amour en mélangeant dix ou quinze couleurs différentes s’affichera avec trois couleurs seulement : le rouge, le vert et le bleu. Comment représenter fidèlement votre peinture à partir de ces trois teintes ? C’est tout simplement impossible, d’où la limite du numérique.

F IGURE 1–6 La peinture sans assistance informatique
Si par la suite, vous deviez imprimer votre œuvre (par exemple, pour une affiche tirée à des centaines d’exemplaires), vous n’allez tout de même pas les peindre une par une ! Vous devrez donc utiliser cette fabuleuse invention de Gutenberg (qui a tout de même bien changé depuis) nommée imprimante. Qu’il s’agisse de la vôtre achetée en supermarché ou de celle d’un imprimeur, cette machine, pour reproduire votre œuvre, n’utilisera que quatre couleurs (ou encres, dans ce cas).
Le pire, c’est qu’il ne s’agira pas des mêmes couleurs que celles de l’affichage sur écran ! Vous risquez donc de perdre encore quelques nuances à la conversion.
Comme si tout cela ne suffisait pas, l’impression d’un document en couleur inclut d’autres paramètres. En effet, selon le type de papier (glacé, recyclé, ou suivant la densité, la capacité d’absorption de l’encre) ou la nature de l’encre employée, les résultats peuvent fluctuer. C’est pour cette raison que le « bon à tirer » (ou BAT), l’épreuve que doit vous soumettre l’imprimeur avant de lancer l’impression, doit être sur papier. Ce qui vous permet de vérifier la conformité de votre document. Un BAT numérique vous permettra uniquement de vérifier que tous les éléments de votre document sont bien présents, mais pas la fidélité des couleurs.
Et pour couronner le tout : nous ne sommes pas tous égaux devant les couleurs. Certains humains les perçoivent de manières différentes. Le daltonisme et ses diverses variantes, est l’affection la plus connue.

W IKIPÉDIA Daltonisme
Le daltonisme est une anomalie dans laquelle un ou plusieurs des trois types de cônes de la rétine oculaire, responsables de la perception des couleurs, sont déficients.
En France, la proportion de daltoniens est d’environ 8 % chez les hommes et 0,45 % chez les femmes.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Daltonisme
En fait, pour reproduire fidèlement une œuvre en quantité industrielle, il n’existe pas de solution miracle (sauf si un imprimeur avait l’idée d’enfermer une armée de copistes dans une cave... Et encore, faudrait-il qu’elle soit bien éclairée). Certes, il y a bien moyen d’atténuer cette catastrophe en utilisant des tons directs, c’est-à-dire des encres supplémentaires, mais cela a forcément un coût.
Puisqu’on évoque la lumière, notez que l’éclairage de votre bureau ou de votre environnement de travail, influence votre perception des couleurs ; qu’il s’agisse de celles de votre écran ou de celles imprimées. La situation se complique avec la multiplication des ampoules à économie d’énergie – qui sont, d’un point de vue énergétique, une bonne chose. En effet, ces types d’ampoules, pour être économes, ont un spectre limité à des longueurs d’onde réellement visibles par l’œil humain. Le spectre n’est pas représenté en totalité, à moins de choisir des ampoules à spectre complet, et encore. Quoi qu’il en soit, la perception des couleurs se fera différemment en fonction des ampoules utilisées.
Une fois ces fatalités acceptées, voyons comment fonctionnent ces modèles colorimétriques si pauvres.

W IKIPÉDIA Influence de la lumière sur la couleur
Quelques pages sur Wikipédia pour en savoir plus sur le sujet :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lampe_fluorescente
http://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_rendu_de_couleur
http://fr.wikipedia.org/wiki/Température_de_couleur
RVB ou la lumière
Ce modèle colorimétrique, dit additif , est utilisé pour tout affichage généré par de la lumière, notamment sur écran. Chaque couleur est obtenue par l’addition des composantes rouge, vert et bleu. On l’appelle également trichromie .
Ces trois composantes sont des sources lumineuses colorées : plus l’intensité augmente, plus la couleur est vive. Le mélange de ces trois couleurs de base crée l’éventail de teintes qu’on peut observer à l’écran. Lorsque ces trois sources de lumière sont au maximum, on obtient du blanc. Lorsqu’elles sont éteintes, on obtient du noir. La figure 1–7 montre l’affichage des trois couleurs de base, ainsi que leur mélange deux à deux. Au centre, où elles sont toutes les trois présentes, on obtient du blanc.

À SAVOIR Pourquoi la valeur oscille-t-elle entre 0 et 255 ?
Que ce soit en mémoire ou dans un fichier image, chaque composante occupe l’espace d’un octet.
Un octet, unité de base en informatique pour représenter les données, représente 8 bits. Un bit ( binary digit ou chiffre binaire) aura pour valeur 0 ou 1 ; ce qui correspond à la présence ou à l’absence d’électricité.
En combinant 8 bits, nous pouvons représenter 256 valeurs différentes (2 à la puissance 8). Comme nous pouvons gérer trois couleurs de base, cela permet 256 × 256 × 256 combinaisons multiples (soit 16 777 216 couleurs différentes). Cependant, un écran plat actuel ne peut afficher que 266 000 couleurs, le reste étant simulé par des techniques de tramage.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Moniteur_d’ordinateur

F IGURE 1–7 Affichage et mélange basique des couleurs de base sur un écran (source de l’écran : OpenClipart)
Une quatrième composante nommée alpha définit l’opacité (le degré de transparence) d’un élément ; elle est également codée sur 8 bits.
En imagerie numérique, il existe deux dérivés du modèle RVB.
•    Niveaux de gris : ce modèle ne comporte qu’une seule composante qui varie du noir au blanc. En mode 8 bits, on ne dispose que de 256 valeurs différentes.
•    Palette indexée : il s’agit ici d’extraire un échantillon de la totalité des couleurs possibles en RVB. On ne considère que les couleurs réellement utilisées. Les couleurs sont alors désignées dans l’image par un numéro qui fait référence à la palette (incluse dans l’image pour les formats gérant cette spécificité, tel le PNG). La palette contient la liste des couleurs avec leurs composantes RVB. Celles-ci ne sont mentionnées qu’une seule fois, ce qui allège considérablement le fichier, d’autant qu’il contient peu de couleurs différentes.

CMJN ou l’encre
Ce modèle colorimétrique dit soustractif est utilisé par tous les appareils d’impression : de l’imprimante personnelle à la rotative professionnelle.
À la base, on considère les trois couleurs primaires du monde physique : cyan, magenta et jaune (CMJ). Chaque couleur, résultant de l’occultation du blanc du papier par chaque composante, sera traduite par des gouttelettes d’encre déposées sur la feuille. Ainsi, la superposition de cyan et de jaune produira du vert, et le recouvrement des trois encres tendra vers le noir ( figure 1–8 ).
En pratique, la physique et la chimie font que le noir ainsi obtenu n’est pas tout à fait noir, mais virerait plutôt au marron foncé. D’où l’adjonction d’une quatrième composante : le noir, correspondant à une encre noire (d’où le N dans CMJN). Sur la figure 1–9 , vous pouvez comparer un noir composé du mélange des trois encres (à gauche) et un noir pur (à droite). On appelle généralement quadrichromie ce modèle colorimétrique.

F IGURE 1–8 Impression et mélange basique des trois couleurs de base


F IGURE 1–9 À gauche, un noir créé à partir de cyan, magenta et jaune ; à droite, un noir pur

À SAVOIR Éviter les décalages à l’impression
L’imprimeur travaille avec divers appareils d’impression traditionnelle. Par exemple, une rotative offset. Ces techniques nécessitent la décomposition du document en autant de plaques que de composantes utilisées dans le document. En quadrichromie classique, chacune des pages est donc décomposée en quatre plaques. L’impression se fait par application successive de ces quatre plaques sur le papier.
La difficulté consiste à ce que chaque plaque s’applique très précisément au même endroit sur le papier et pas un millimètre à côté. L’imprimeur doit donc caler les plaques (c’est ce qu’on appelle le calage).
Rien n’étant parfait dans le domaine de la mécanique, il existe une marge de tolérance. Sauf que, lorsque le texte subit un décalage, cela crée des flous, pas toujours du meilleur effet. Aussi, pour le texte, préférez une couleur à une seule composante (noir, par exemple). Ainsi, il n’y aura pas de décalage !
http://fr.wikipedia.org/wiki/Imprimerie
Le « point d’encre » consiste en l’assemblage, selon une trame, de points de chacune des composantes ( figure 1–10 ). La taille de chaque point déposé sur le papier est déterminée par la valeur de la composante. Les valeurs sont exprimées en pourcentage. 0 % signifie que le point est inexistant ; à 100 % le point occupe la place maximale qui lui est allouée.

F IGURE 1–10 Détail d’une trame d’impression (source Wikipédia)
On ne peut créer de blanc en quadrichromie, le blanc et la transparence étant confondus (puisqu’on considère que le papier est blanc). Aussi, si vous souhaitez imprimer du blanc sur un papier coloré, vous devrez utiliser un ton direct.
Les tons directs
Pantone ® est un célèbre nuancier qui recense un grand nombre d’encres élaborées à partir d’une quinzaine de couleurs primaires. Peut-être souhaitez-vous que ses teintes soient gérées par une suite Gimp-Inkscape-Scribus ? Hélas, Pantone ® est soumis à un copyright, et donc absent des logiciels libres. Heureusement, il n’est pas le seul nuancier disponible.

W IKIPÉDIA Pantone ®
Pour en savoir plus sur Pantone ® et les autres nuanciers :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pantone_Inc .
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nuancier
Un nuancier est associé à des encres. Aussi, lorsque vous appliquez l’une de ses couleurs, c’est avec l’intention que l’encre qui y correspond soit utilisée à l’impression. Il n’est donc pas indispensable que le rendu soit fidèle à l’écran. L’essentiel étant que l’information soit contenue dans le document remis à l’imprimeur. D’autant que, même avec des logiciels propriétaires, la conversion d’une couleur Pantone ® en RVB (pour l’affichage écran) est approximative.
Dans Scribus, on parle de « ton direct », mais le principe est le même. L’idée étant d’utiliser une encre dont le mélange des couleurs primaires est réalisé avant l’impression. Cette encre est alors utilisée en remplacement de l’une des quatre composantes (quadrichromie) ou en sus (cinq composantes ou plus). Attention, ajouter une encre augmente le prix de l’impression.
Pour choisir un ton direct, rien ne vaut un nuancier sur papier. Aussi, si vous avez une exigence très forte en termes de couleurs, rencontrez votre imprimeur et accordez-vous avec lui sur l’encre à utiliser. Ainsi, dans un document élaboré sur Scribus, il vous sera plus facile d’indiquer quand vous utilisez cette encre, même si celle affichée est totalement différente.
Conversion du RVB vers le CMJN
Pourquoi convertir un fichier RVB en CMJN ? Pour une seule et bonne raison : l’impression. Mais, si votre image est destinée au Web ou à un affichage écran (par exemple, via un DVD), nul besoin de conversion, et encore moins de travailler en CMJN.
La figure 1–11 illustre le gamut de l’œil humain dit « normal », c’est-à-dire le spectre des couleurs que celui-ci peut percevoir. Le triangle bleu montre pour sa part le gamut correspondant au modèle RVB, donc le spectre de couleurs affichable sur écran. Enfin, le polygone rouge délimite le gamut correspondant au modèle CMJN, c’est-à-dire le spectre de couleurs imprimable en quadrichromie classique.

F IGURE 1–11 Gamuts de l’œil humain, de l’écran et de l’impression
Comme vous le constatez, ces trois gamuts ne se superposent pas. C’est fâcheux, mais cela confirme les limitations évoquées précédemment au sujet de la gestion numérique des couleurs, et notamment le fait qu’on ne peut reproduire, ni à l’écran ni à l’impression, l’ensemble du spectre vu par un humain.
Pire, les gamuts « moniteur » et « impression » ne se superposent pas non plus ! Cela signifie que certaines couleurs s’affichent sur écran (le vert vif est un très bon exemple) mais ne sont pas imprimables. Inversement, vous obtiendrez certaines couleurs à l’impression, impossibles à afficher sur écran.
Que se passe-t-il lorsque vous imprimez un document en couleur sur votre imprimante de bureau ? C’est le pilote de l’imprimante qui fait la conversion des couleurs du modèle RVB vers le modèle CMJN (en supposant que vous ne l’avez pas fait vous-même ; ce qui est le cas généralement). Pour ce faire, le pilote utilise un profil ICC qui lui est propre et contient des instructions pour transformer les couleurs au plus proche tout en conservant l’homogénéité du document. En effet, même les couleurs dont le spectre est présent dans les deux gamuts ne sont pas converties telles quelles.

W IKIPÉDIA Profil ICC
Un profil ICC est un fichier numérique d’un format particulier (extensions .icc et .icm) décrivant la manière dont un périphérique informatique restitue les couleurs. Ce type de fichier a été créé par l’ International Color Consortium (ICC) pour permettre aux professionnels de la publication assistée par ordinateur (PAO) de maîtriser les couleurs tout au long de la chaîne graphique. Un profil ICC peut caractériser :
• un écran, un scanner, un appareil photographique numérique – dans ce cas, il s’agira d’un profil RVB ;
• une imprimante, un traceur, une presse offset – dans ce cas, il s’agira généralement d’un profil CMJN ; pour être complet, le profil ICC devrait contenir autant de canaux de couleurs que de pigments utilisés à l’impression, mais peu de chaînes logicielles permettent la création ou l’utilisation de profils à plus de quatre canaux.
Comme le profil ICC permet de savoir quelles couleurs sont atteintes par le périphérique et de quelle manière, il est possible :
• d’optimiser le rendu colorimétrique du périphérique ;
• de calculer et de visualiser son gamut (le gamut de couleur est un sousensemble complet de couleurs ; l’usage le plus fréquent du terme fait référence à un sous-ensemble qui, dans certaines circonstances, représente précisément l’étendue de l’espace colorimétrique qu’un certain type de matériel permet de reproduire) ;
• de simuler le rendu colorimétrique du périphérique sur un autre en vue d’un épreuvage contractuel ; un cas très courant est la simulation d’une presse sur un traceur ;
• d’une manière générale, d’harmoniser les rendus colorimétriques d’une chaîne graphique entre scanner, écran, traceur et presse.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Profil_ICC

A TTENTION La conversion est irréversible
Lorsqu’une couleur est convertie de RVB vers CMJN, puis à nouveau vers RVB, vous ne retrouvez pas les mêmes valeurs, donc pas la même couleur. Faites l’expérience dans Scribus avec le gestionnaire de couleurs ( Édition>Couleurs ). Créez une couleur en RVB puis passez-la en CMJN. Revenez en RVB : les valeurs ne sont plus celles de départ. Conclusion : vous devez travailler le plus longtemps possible en RVB et ne passer au CMJN qu’au moment de l’impression. C’est une généralité bien sûr : si vous utilisez une charte graphique avec des codes couleur spécifiés, vous devrez les utiliser en CMJN (pour l’impression), mais ce travail-là sera fait avec Scribus, ce qui n’est pas le sujet de cet ouvrage.
Quels formats pour mes images ?
« Ouh là là, c’est compliqué les formats, il y en a plein ! Mon appareil photo fait du JPEG, c’est aussi ce qu’on trouve sur Internet, alors je mets tout en JPEG ! » Réflexion imaginée, mais sans doute proche de la réalité pour de nombreuses personnes...
Comment s’y retrouver ? Considérons qu’une image matricielle est un ensemble de points colorés. Ces points sont conservés dans un fichier ; ce qui permet d’y accéder ultérieurement, de visualiser ou de modifier l’image. Or il y a différentes façons de « ranger » ces points dans le fichier. Ces méthodes sont désignées sous le terme de format . Gimp en reconnaît bon nombre, dont la plupart intègre un algorithme de compression qui diminue la taille finale du fichier.
Un format est dit « ouvert » lorsque ses spécifications sont publiques : elles décrivent la façon dont sont organisées les données à l’intérieur du fichier, l’algorithme éventuel de compression... Bref, tout ce qui permet d’exploiter les données contenues.
JPEG : attention à la qualité !
JPEG est une norme de compression mise au point par le Joint Photographic Experts Group. Les données sont compressées et altérées, c’est-à-dire que l’image enregistrée dans ce type de fichier est modifiée par la compression. Certes, il est possible, lors de l’enregistrement, de choisir le niveau de cette compression. Mais, même une qualité de 100 % altère le contenu.
Toutefois, pour une photo, tant que la qualité ne descend pas en dessous de 85 %, cette altération est imperceptible à l’œil nu. En revanche, pour une image incluant peu de couleurs réparties en surfaces unies (par exemple, un logo), le JPEG est à proscrire ! À noter : ce format ne gère pas de palette de couleurs. Toutes les couleurs du modèle RVB sont prises en compte, même lorsqu’elles ne figurent pas dans l’image.

F IGURE 1–12 Comparaison des formats JPEG et PNG sur une image contenant des formes géométriques et peu de couleurs. La compression JPEG a été forcée à 50 % afin de bien mettre en évidence la dégradation. Le format JPEG ne devrait donc être utilisé que pour des photos ; la diversité de couleurs incluses évitant aux artefacts d’apparaître aussi clairement .
Sur la figure 1–12 , on peut voir la même image compressée en JPEG et en PNG. Cette image comporte peu de couleurs et les bords des formes sont nets. On voit ici nettement les ravages de la compression JPEG, qui laisse apparaître des artefacts (en créant de nouvelles couleurs) là où l’image devrait être nette.
Sauf que tout bon photographe ou imprimeur vous le dira : il est des domaines où une perte de qualité, même minime, n’est pas acceptable. Si vous envisagez d’imprimer vos photos (toujours cette fameuse finalité), vous ne devriez pas les abîmer aussi sciemment ! Aussi, pour conserver leur qualité initiale, utilisez d’autres formats qui n’altèrent pas le contenu.
En fait, le JPEG ne s’avère utile que pour des photos destinées à la mises en ligne sur un site web, car son unique avantage est de produire des fichiers de petite taille.

E N PRATIQUE Prise de vues : quel format ?
Les appareils photo numériques se divisent en deux catégories : ceux qui n’enregistrent les photos qu’en JPEG et les autres. Ces derniers, outre le JPEG, proposent d’enregistrer en brut ce que capte l’objectif, c’est-à-dire sans traitement logiciel intégré à l’appareil et sans compression. Il s’agit du format Raw, mais il en existe à peu près autant que de modèles d’appareil. Et un seul d’entre eux est libre : le DNG (Digital Negative) . Gimp permet de développer du Raw (via l’ajout d’extensions), mais digiKam ou DarkTable sont nettement plus indiqués pour cette tâche.
http://fr.wikipedia.org/wiki/RAW_(format_d’image)
Malheureusement, les appareils limités au JPEG sont les plus accessibles et usités. Pour limiter la casse, optez pour la plus grande définition et la plus grande qualité. Certes, vous pourrez stocker moins de photos sur la carte, mais c’est le prix pour une meilleure qualité.
PNG, pour les images simples
La norme PNG (Portable Network Graphics) a été conçue pour remplacer le format GIF (limité et soumis à des brevets). Les données y sont compressées mais inaltérées. Le PNG est utilisé sur le Web depuis une dizaine d’années, même si Internet Explorer ne le gère que depuis peu.
Ce format est efficace pour les images composées de peu de couleurs telles que les dessins, logos, pictogrammes, schémas, ainsi que le texte. Il emploie une palette des couleurs réellement présentes dans l’image. Il gère également un canal alpha et offre ainsi 256 niveaux de transparence.
PNG est adapté pour contenir des photos tout en conservant la qualité. En contrepartie, il produit des fichiers de taille plus grande que celle proposée par le JPEG.
Il existe deux variantes permettant d’animer des images en PNG :
• le format MNG (Multiple-image Network Graphics) , extension officielle de PNG qui n’a jamais vraiment percé et n’est, à ce jour, reconnu que par le navigateur Konqueror ;
• le format APNG (Animated Portable Network Graphics) , une extension non officielle de PNG, mais soutenue et poussée par la fondation Mozilla — Firefox est donc capable de le lire et de le restituer correctement.
GIF, un format désuet
Le format GIF (Graphics Interchange Format) , à l’instar du PNG, utilise une palette de couleurs ; mais celle-ci est bloquée à 256 couleurs, alors que le PNG peut aller au-delà. Cette limitation est historique, car elle date d’un temps où les débits sur Internet étaient faibles et où les cartes graphiques de nos ordinateurs ne pouvaient afficher simultanément que 256 couleurs. En outre, la transparence est limitée à deux niveaux : transparent/opaque.
De nos jours, le GIF revient à la mode dans sa forme animée pour diffuser de courtes vidéos sur le Web (notamment sur le thème « le héros est un félin »).
XCF, le format de travail de Gimp
Le XCF (eXperimental Computing Facility) est le format de travail de Gimp. Il permet de gérer sans dégradation toutes les spécificités de ce logiciel : calques, masques, textes, chemins, sélection active.
Lorsque vous travaillez sur une image avec Gimp, vous utilisez des éléments additionnels : calques (avec leur nom), chemins, masques, sélections, guides, etc. Toutes ces informations ne sont pas conservées dans les formats d’image courants. Pour enregistrer un projet et tous ses éléments (hormis l’historique des modifications), vous devrez utiliser le format XCF, propre à Gimp.

A TTENTION Enregistrer ou exporter
Techniquement, dans les deux cas, on enregistre une image dans un fichier selon un format. Jusqu’à la version 2.6, Gimp ne proposait que la fonction Enregistrer , mais avec Gimp 2.8, vous enregistrez obligatoirement en XCF, le format de travail de Gimp. Pour les autres formats (GIF, JPEG, PSD, PNG...) vous devrez passer par la fonction Exporter .
La nuance est sémantique, mais reflète mieux l’action que vous faites : lorsque vous exportez dans un autre format, vous perdez des informations que vous auriez conservées avec XCF. La logique veut donc que vous conserviez vos images de travail en XCF et que vous produisiez des versions adaptées à l’usage final, dans un format également adapté.
Dans un fichier XCF, les données sont enregistrées à l’état brut, c’est-à-dire sans aucune compression, celle-ci étant souvent synonyme d’altération des données. Gimp propose également d’enregistrer dans un format XCF compressé avec Gzip ou Bzip2. L’avantage ? Gimp crée une vignette de prévisualisation qui sera visible par les divers gestionnaires de fichiers que vous pourrez utiliser ensuite. En outre, ce type de compression diminue la taille du fichier sans altérer son contenu.
PSD, le format de travail de Photoshop
Le format XCF est l’équivalent du PSD de Photoshop. Gimp peut sauvegarder vos projets d’image au format PSD, si vous souhaitez ensuite les reprendre dans Photoshop. Il peut également ouvrir vos projets PSD, mais dans la limite des fonctionnalités disponibles dans les deux logiciels. À noter que Scribus peut également lire le format PSD.
Tiff, pour une impression de qualité
Tiff (Tagged Image File Format) désigne un conteneur plus qu’un format. À l’instar de l’AVI ou du ZIP, il peut en effet contenir d’autres formats comme le JPEG. Il peut englober tous types d’images matricielles, compressées ou non. Il accepte plusieurs algorithmes de compression, dont LZW qui n’altère pas le contenu.

Intimement lié au monde de l’impression, il gère un grand nombre de modèle colorimétriques, dont le RVB et surtout le CMJN. C’est dans ce format que vous pourrez exporter des images en CMJN avec Gimp et l’extension Separate+.
Le Tiff peut gérer plusieurs calques, plusieurs pages, voire des chemins. Cette dernière possibilité est prise en charge par Gimp et Scribus, ce qui permet de définir des chemins dans le premier afin de les utiliser dans le second.
EPS, pour les images vectorielles

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