Référencement mobile
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Description

Comment aborder son projet mobile et parvenir à une réelle visibilité ? Écrit par une experte en stratégie de contenu et en référencement naturel, cet ouvrage part de l'analyse du trafic, du contenu et des spécificités du référencement mobile pour construire son positionnement sur les pages de résultats. Il explique comment décrypter les statistiques de trafic (web analytics) et adapter le contenu à la cible, au potentiel et aux contraintes du mobile. Il permet de se familiariser avec les particularités de la recherche et des pages de résultats mobiles (géolocalisation, mots-clés spécifiques au comportement de surf, réseaux sociaux...). Toutes les clés pour optimiser son référencement mobile et en déjouer les pièges.



Un livre indispensable à tout professionnel du Web : chargés de contenu, référenceurs, chefs de projet, chargés de marketing, ergonomes et graphistes !




  • Stratégie et conception des sites et applications mobiles


    • Usages, contraintes et opportunité du mobile


    • Site ou application : quelle solution choisir ?


    • Analyser les statistiques


    • Mettre en place une stratégie de contenu




  • Référencement des sites et applications mobiles


    • Analyser la page de résultats


    • Bien choisir ses mots-clés


    • Optimiser les critères "in-page"


    • Optimiser les critères "off-page"


    • Améliorer le référencement des applications


    • Eviter les risques



Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 30 juillet 2013
Nombre de lectures 125
EAN13 9782212203028
Langue Français
Poids de l'ouvrage 56 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0165€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait



  • Optimiser les critères "off-page"


  • Améliorer le référencement des applications


  • Eviter les risques



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    R sum

    « Nul doute que cet ouvrage vous aidera à mieux vous mouvoir dans le monde mobile qui nous attend… de pied ferme ! »
    Olivier Andrieu Éditeur du site Abondance http://www.abondance.com
    « Générer du trafic, ça commence par une stratégie de contenu en adéquation avec les besoins. D’où l’intérêt de l’approche proposée par Isabelle Canivet-Bourgaux dans ce livre : construire sa visibilité et son trafic autour d’une stratégie de contenu bien pensée. »
    Jean-Marc Hardy User Attraction http://www.60questions.net
    Comment aborder son projet mobile et parvenir à une réelle visibilité ? Écrit par une experte en stratégie de contenu et en référencement naturel, cet ouvrage part de l’analyse du trafic, du contenu et des spécificités du référencement mobile pour construire son positionnement sur les pages de résultats. Il explique comment décrypter les statistiques de trafic (web analytics) et adapter le contenu à la cible, au potentiel et aux contraintes du mobile. Il permet de se familiariser avec les particularités de la recherche et des pages de résultats mobiles (géolocalisation, mots-clés spécifiques au comportement de surf, réseaux sociaux…). Toutes les clés pour optimiser son référencement mobile et en déjouer les pièges.
    Un livre indispensable à tout professionnel du Web : chargés de contenu, référenceurs, chefs de projet, chargés de marketing, ergonomes et graphistes !
    AU SOMMAIRE
    Contexte et enjeux du Web mobile Usages, contraintes, opportunités Web analytics & stratégie de contenu mobile Analyse de trafic, KPI, rapports d’analyse préconfigurés Site web, mobile ou application ? Mettre en place une stratégie à partir des web analytics Intégrer le référencement dans la stratégie éditoriale Promouvoir sa version mobile Codes-barres Réseaux sociaux Se positionner sur les moteurs de recherche Particularités du web mobile et des pages de résultats Optimiser les critères internes à la page Déterminer les bons mots-clés Optimiser les titres, les liens, les images, les balises HTML, les URL et vidéos Optimiser les critères externes Noms de domaine Backlinks Google AuthorRank Sitemaps Google Maps Google Local+ Optimiser le référencement des applications Risques liés au référencement mobile Contenu dupliqué Cloaking.
    Biographie auteur

    Isabelle Canivet-Bourgaux a fondé la société Action-redaction.com SA. Elle est spécialisée en stratégie de contenu web et mobile, orientée référencement naturel ainsi qu’en web analytics . À côté de ses activités de consultance et de formation, elle enseigne à l’Université de Paris, Mulhouse, Strasbourg et du Sénégal. Elle est l’auteur de Bien rédiger pour le Web et améliorer son référencement naturel (Eyrolles, 2011), et co-auteur avec Jean-Marc Hardy de La stratégie de contenu mise en pratique (Eyrolles, 2012).
    http://www.editions-eyrolles.com
    Isabelle Canivet
    Référencement mobile
    WEB ANALYTICS & STRATÉGIE DE CONTENU
    Préface de Jean-Marc Hardy
    ÉDITIONS EYROLLES
    61, bd Saint-Germain
    75240 Paris Cedex 05
    www.editions-eyrolles.com
    Attention : la version originale de cet ebook est en couleur, lire ce livre numérique sur un support de lecture noir et blanc peut en réduire la pertinence et la compréhension.
    En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans l’autorisation de l’Éditeur ou du Centre Français d’exploitation du droit de copie, 20, rue des Grands Augustins, 75006 Paris. © Groupe Eyrolles, 2013, ISBN : 978-2-212-13667-8
    D ANS LA COLLECTION D ESIGN W EB

    C HEZ LE MÊME ÉDITEUR
    À mes « petits machins », Éliza, Alexandre, Azzaro et à l’homme de ma vie. Merci d’être.
    À Denis et Christine, frère et soeur de cœur, deux étoiles qui embellissent le ciel et en font toute son essence.
    Aux coccinelles, au sens et à la Vie !
    Aux femmes qui cavalent à la tête de leurs sept vies et pas à la traîne du référencement, ni de la conception mobile, une expertise attribuée de manière sexiste à la gent masculine.
    Aux hommes intelligents qui ont perçu que féminin et masculin sont complémentaires et s’enrichissent infiniment plus qu’ils ne se concurrencent.
    PRÉFACE
    Le référencement, ça bouge.
    Ça bouge tout court. Parce que Google lâche ses pandas, ses pingouins et autres bestioles destinées à enterrer les spammeurs et améliorer jour après jour la pertinence des résultats.
    Ça bouge parce que nous bougeons. Bienvenue dans l’ère du référencement mobile !
    Si vous cherchez « wasabi » sur votre ordinateur de bureau, il est probable que vous ayez droit à des résultats très « wikipédiés ». Du genre : « Le wasabi est une plante de la famille des brassicacées, originaire du Japon, très proche du raifort et dont la racine est utilisée comme condiment dans la cuisine japonaise. »
    Si vous cherchez du « wasabi » à Cannes à partir de votre smartphone, il se peut que vous tombiez sur le restaurant japonais du même nom, installé dans la région. Êtes-vous à Chicago ? Vous atterrirez probablement sur le restaurant du Logan Square.
    Google géolocalise ses résultats, selon que vous soyez à Lille, Luxembourg, Marseille, Boa Vista ou Chiny. Le commerce qui, autrefois, était relégué aux oubliettes peut tout à coup émerger dans le triangle d’or des résultats de Google, en raison du contexte.
    Mais pour en profiter pleinement, l’entreprise devra activer certains leviers qui vous sont révélés dans ce livre.
    Au-delà de la géolocalisation, c’est la nature même des recherches qui évolue. En situation de mobilité, les gens cherchent des informations différentes ! Prenez le site web de l’ambassade du Cap-Vert. Assis confortablement à son bureau, l’internaute téléchargera le formulaire de demande de visa ou la brochure de présentation de l’archipel. En revanche, une fois sur place, si la connexion le permet sur cette terre de volcan, le mobinaute photographiera une plante exotique pour en faire la reconnaissance automatique avec une application comme Goggles, il traduira au vol le menu de l’hôtel, afin de ne pas espérer de la mousse au chocolat en commandant de la « sopa de peixe », ou il cherchera des précisions sur la fréquence des bateaux qui relient Praia à Santo Antao.
    En d’autres termes, l’offre de contenu mobile doit être adaptée à des besoins spécifiques. Générer du trafic, ça commence par une stratégie de contenu en adéquation avec les besoins. D’où l’intérêt de l’approche proposée par Isabelle Canivet-Bourgaux dans ce livre : construire sa visibilité et son trafic autour d’une stratégie de contenu bien pensée.

    Isabelle randonne entre deux continents : la stratégie de contenu et le référencement. Elle est métisse. Un peu d’Europe, un peu d’Afrique. Et ses chaussures ont déjà pas mal de miles à leur actif. Ne vous fiez pas aux apparences : derrière son profil de bande dessinée, se cache un garagiste, un bulldozer qui abat des heures de boulot nocturne et plonge les mains dans le cambouis de Google Analytics ou de Google Webmaster Tools. La force principale de l’expertise d’Isabelle, à mes yeux, est de se focaliser sur cet objectif concret : générer du trafic qualifié. Elle ancre le référencement dans la stratégie de contenu.
    Le référencement mobile est complexe et évolue très rapidement. Le site mobile d’une entreprise rentre même en concurrence, d’une certaine manière, avec le site web classique. La présence mobile d’une entreprise s’évalue et se construit à travers de multiples outils et plates-formes : entre Google Analytics et Webmaster Tools, Google+ Local et les autres réseaux sociaux, les boutiques d’applications mobiles, ou encore les spécificités du référencement mobile, les enjeux sont tellement grands qu’il valait bien un ouvrage entier à lui seul. Alors cap vers le mobile !
    Jean-Marc Hardy
    http://www.60questions.net
    TABLE DES MATIÈRES
    Avant-Propos
    Remerciements
    P ARTIE 1 Stratégie et conception des sites et applications mobiles
    CHAPITRE 1
    Usages, contraintes et opportunités du mobile
    Les usages spécifiques au mobile
    La recherche géolocalisée et l’orientation
    Une consultation multitâche
    L’intervention du mobile dans le cycle de consommation
    Des recherches orientées tâche
    Les lieux de consultation sur mobile
    Les périodes de consultation
    Un outil de gestion et de planification
    Communication et information : e-mail et réseaux sociaux en tête
    Les contraintes liées au mobile
    Les contraintes matérielles
    Les contraintes liées aux réseaux
    Les contraintes liées aux conditions extérieures
    De nouvelles opportunités
    Un marché gigantesque
    L’avantage des pionniers sur la concurrence
    L’interaction géolocalisée en temps réel
    La personnalisation
    Les opportunités technologiques
    Votre site est-il adapté au mobile ?
    CHAPITRE 2
    Site ou application : quelle solution choisir ?
    Adapter le site classique aux mobiles
    Le site est géré via une seule URL
    Le site est géré via des URL différentes
    Concevoir un site mobile dédié
    Analyse préalable
    Développer un site mobile
    Site mobile ou application ?
    Développer une application mobile
    Les avantages d’une application
    Les inconvénients d’une application
    Exemples à suivre… ou pas !
    Développer une application web
    Application native ou web ?
    Et les applications hybrides ?
    CHAPITRE 3
    Analyser les statistiques
    Google Analytics, l’outil de référence
    Que va-t-on mesurer ?
    Définir ses objectifs
    Bien paramétrer son code de tracking
    Segmenter le trafic
    Analyser les indicateurs
    Le trafic sur mobile
    Les appareils mobiles utilisés
    Les mots-clés référents
    La géolocalisation
    La recherche en temps réel
    Les pics de fréquentation
    Les sources de trafic
    Les interactions avec les réseaux sociaux
    Les sites référents
    Le taux de rebond
    Par où commencer ?
    Exemple n° 1 : analyse de la performance d’une page de demande de devis
    Exemple n° 2 : analyse de la performance d’une page de contact
    Les fonctionnalités utiles de Google
    Créer des rapports personnalisés
    Visualiser les rapports de conversion multicanaux
    Suivre l’entonnoir de conversion
    Tester deux versions avec Google Optimiseur de site
    Analyser le flux de l’objectif
    Comprendre la recherche sur site
    Configurer des rapports pour l’analyse du trafic mobile
    Configurer un tableau de bord personnalisé
    CHAPITRE 4
    Mettre en place une stratégie de contenu
    Définir les objectifs, la cible, les attentes et les besoins
    Quels sont vos objectifs et ceux de votre cible ?
    Quel est le profil de votre cible ?
    Trouver un compromis entre vos objectifs et ceux de votre cible
    Procéder à l’inventaire des contenus
    Concevoir l’architecture du site mobile
    Partir de l’inventaire des contenus
    Créer une arborescence verticale
    Exploiter les statistiques
    Quelques exemples
    Proposer du contenu unique et spécifique pour mobile
    Tirer profit des fonctionnalités et spécificités du mobile
    Penser « cross-média »
    Rédiger son contenu pour les mobiles
    Intégrer le référencement dans la stratégie éditoriale
    Analyser ses statistiques dans une logique de référencement
    Tirer profit du succès d’une page et des sujets populaires
    Adapter la stratégie éditoriale à la stratégie de référencement
    Concentrer ses efforts éditoriaux autour d’une thématique
    Intégrer une stratégie de liens
    Intégrer le référencement prédictif
    Mettre en place un calendrier éditorial
    Promouvoir sa version mobile
    Via le site classique
    Utiliser les codes-barres 2D (QR codes)
    Autres canaux de promotion
    P ARTIE 2 Référencement des sites et applications mobiles
    CHAPITRE 5
    Analyser la page de résultats
    Bien se positionner sur la page des résultats
    Apparaître en première position
    Oui… mais sur quel moteur ?
    Considérer les différences et contraintes du référencement mobile
    Tenir compte de la différence des pages de résultats
    La stratégie de Google : garder l’utilisateur sur sa page
    L’expérience utilisateur
    Priorité à la géolocalisation
    L’adaptation au type de mobile
    La verticalisation des résultats sur la page mobile
    Google Goggles versus Google Images
    La propulsion des applications
    Toujours plus de personnalisation
    Focus sur les snippets enrichis
    Identifier les pages indexées
    Via les requêtes Google
    Via Google Webmaster Tools
    Quel volume de pages dans quel index ?
    CHAPITRE 6
    Bien choisir ses mots-clés
    Tenir compte du contexte de recherche sur mobile
    Recherche navigationnelle versus recherche informationnelle
    La géolocalisation
    Les modes alternatifs de recherche sur mobile
    La longueur des requêtes
    Les lieux et horaires de consultation
    Le poids du site classique
    Choisir les mots-clés adaptés aux besoins des mobinautes
    Identifier les mots-clés pour mobiles versus mots-clés pour ordinateurs
    Intégrer la géolocalisation
    Se concentrer sur les tâches principales
    Priorité à l’actualité
    Insérer les mots-clés « magiques »
    Utiliser des outils pour trouver des mots-clés
    Les journaux des moteurs de recherche interne
    Les filtres et outils de Google
    Les outils de recherche des mots-clés
    Les statistiques du site
    Intégrer les mots-clés dans les balises et attributs
    Adapter la longueur du texte
    Insérer les mots-clés aux endroits stratégiques
    CHAPITRE 7
    Optimiser les critères « in page »
    Les titres
    Rédaction : informer et insérer des mots-clés
    Longueur du titre : attention à l’affichage !
    Auditer les titres
    Les liens
    Des liens informatifs
    Des liens cliquables facilement
    Format des liens
    Rationaliser les liens pour transmettre de la popularité
    Les liens entre site classique et site mobile
    Les images
    Des images de bonne qualité et à haute valeur ajoutée
    Renseigner l’alternative textuelle
    Formats et noms de fichiers
    Définir une taille fixe d’image
    Adapter la taille de l’image pour les mobiles
    La balise title
    Un title par page
    Réduire la longueur pour plus de visibilité
    Insérer les informations essentielles
    Adopter une structure efficace
    Exemple
    La balise meta description
    Un résumé de chaque page
    Quelle longueur ?
    Inciter au clic
    Afficher la photo de l’auteur
    Les URL
    Une URL adaptée aux mobiles via le DocType
    Bien concevoir ses URL
    Les vidéos
    Visualiser la vidéo sur un mobile
    Utiliser la balise video
    CHAPITRE 8
    Optimiser les critères « off page »
    Gérer les noms de domaine
    Extension, sous-domaine, sous-dossier : quelle URL mobile adopter ?
    Attention aux EMD (Exact Match Domain) !
    Changer de nom de domaine sans perdre son référencement
    Améliorer l’autorité de son site
    Le PageRank, indice de popularité
    L’AuthorRank, indice d’autorité
    Le TrustRank, indice de confiance
    Améliorer son réseau de liens entrants : le netlinking
    Poids des liens : PageRank versus AuthorRank
    Systèmes de liens : les liaisons dangereuses
    Détecter les liens entrants
    Acquérir des liens entrants
    Générer un sitemap mobile
    Assurer sa présence locale
    La position géographique de l’utilisateur est-elle connue ?
    La recherche locale dans Google et Google Maps
    Optimiser sa présence locale
    CHAPITRE 9
    Améliorer le référencement des applications
    Préparer l’application à la publication
    Soigner l’identité de l’application
    Développer un site mobile pour promouvoir l’application
    Être présent sur les boutiques d’applications
    Quels critères de visibilité ?
    Référencer une application dans l’App Store
    Référencer une application dans Google Play Store
    Faire connaître son application
    Encourager les utilisateurs à laisser un commentaire
    Promouvoir l’application sur les différents canaux de communication
    Faire appel à la communauté
    Profiter de la viralité de Facebook
    Faire du push SMS et e-mail
    Publier des communiqués de presse
    Référencer son application en dehors des boutiques
    CHAPITRE 10
    Éviter les risques
    Contenu dupliqué : les pièges du Web mobile
    Les différents types de contenus dupliqués
    Détecter les contenus dupliqués
    Comment éviter les contenus dupliqués ?
    Faut-il considérer le site mobile comme un contenu dupliqué ?
    Quelques cas de contenu dupliqué spécifiques au mobile
    Cloaking : ne dissimulez rien aux agents utilisateurs !
    Offrir le même contenu aux robots qu’aux utilisateurs
    Comment éviter le cloaking ?
    Jouer dans les règles de Google
    Ressources utiles
    Index
    AVANT-PROPOS
    En 2013, davantage de personnes auront utilisé leur mobile que leur ordinateur pour accéder à Internet.
    Il suffit de regarder autour de nous. Taper, glisser, scroller, pincer, etc., sur un écran de smartphone est plus fréquent qu’un échange de poignées de main. Les mobinautes sont actifs… Les entreprises, moins.
    Les proclamations successives de « l’année du mobile » font sourire au regard des discrets m. ou .mobi sur les pages de résultats des moteurs de recherche. Et pourtant, 50 % des mobinautes effectuent chaque jour une recherche sur leur smartphone et 64 % d’entre eux ne consultent que la première page des résultats.
    « Le mobile explose ! » En 2013, seuls 4 % des sites sont optimisés pour les mobiles et 3 % des mobinautes sont très satisfaits de leur expérience mobile sur Internet. 3 %, quand même. Osons le dire, face à certains sites mobiles, « exploser son mobile » relève de la légitime défense.
    Il est temps de sortir de l’ère mésozoïque du mobile ! Entrons de plain-pied dans l’ère révolutionnaire de ce terminal, afin de tirer profit de son formidable potentiel.
    Pourquoi ce livre ?
    Parce qu’il est temps de répondre aux besoins des mobinautes pour réaliser les objectifs de l’entreprise. Et parce qu’un site positionné sur les moteurs est une condition sine qua non de cette réalisation. Mais puisque vous tenez ce livre entre les mains, c’est que vous avez l’intention d’agir. À moins que vous veniez en fan assidu suivre les pérégrinations de mes canards au fil des livres que j’ai publiés…
    Consultante en stratégie de contenu et référencement naturel, j’ai toujours choisi d’aborder le référencement sous l’angle du contenu, moteur des moteurs d’une visibilité à long terme, au sein d’une machine bien conçue et bien développée. Google me conforte dans mon approche avec l’introduction de l’AuthorRank, le freshness update, les query deserves freshness, Panda (qui sera intégré dans son algorithme), Penguin, dit « le nettoyeur », Google+, etc. Ma démarche s’aligne donc sur la politique de Google.
    Référencement mobile : Web Analytics et stratégie de contenu . Le titre du livre parle de lui-même, car j’adopte la méthodologie suivante.

    • Partir de l’analyse des statistiques de trafic mobile sur le site de l’entreprise pour comprendre les besoins du mobinaute, améliorer son expérience et obtenir sa conversion, sachant que l’information recherchée et son comportement sont différents à partir d’un mobile. Faut-il développer un site dédié, une application ou adapter le site classique à l’affichage sur petit écran ? Vos budgets sont aussi inextensibles que votre temps.
    • Mener une stratégie de contenu dans une logique de référencement. Elle englobe tant l’architecture du contenu que la production, la maintenance et la planification, afin d’assurer la viabilité de la stratégie éditoriale.
    • Enfin, aborder le référencement en tenant compte des contraintes et spécificités du mobile, et ce que cela implique dans le cadre d’une campagne de visibilité : importance de la géolocalisation, mots-clés répondant à la recherche sur mobile, gestion des URL entre site classique et site mobile, nécessité de concision, risque de contenu dupliqué ou dissimulé, etc.
    En partant des Web Analytics et de la stratégie de contenu mobile, mon livre se positionne différemment de tous les excellents livres que vous trouverez sur le thème du référencement.
    À qui s’adresse ce livre ?
    Ce livre est destiné aux chargés de contenus et aux référenceurs. Mais pas seulement. Au plus un acteur du projet a une vue d’ensemble de la complexité du mobile, de ses spécificités et de ses contraintes, au plus le projet mobile a des chances de répondre aux besoins du mobinaute et de l’entreprise. Alors, continuons la liste de manière non exhaustive : management, chefs de projet, chargés de marketing et graphistes y trouveront matière à réflexion.
    Qu’allez-vous trouver dans ce livre ?
    Ce livre donne une méthodologie pour concevoir un site mobile et un éclairage sur le référencement du site ou de l’application mobiles. Ce n’est pas une compilation de recettes de cuisine qui vous propulseront sur les moteurs de recherche, tout au plus des ingrédients.

    Il s’articule autour de deux parties. La première est dédiée à la stratégie et à la conception de sites mobiles et d’applications ( chapitres 1 à 4 ). La seconde aborde le référencement des sites et applications mobiles ( chapitres 5 à 10 ).
    Chapitre 1. Les utilisateurs n’utilisent pas l’ordinateur de la même façon que le mobile. Quels sont les usages particuliers au mobile ? Quelles sont les contraintes dont il va falloir tenir compte ? Les pionniers du mobile ont un marché gigantesque à embrasser s’ils savent tirer profit des opportunités, mais quelles sont-elles ?
    Chapitre 2. Adapter le site classique aux mobiles, concevoir un site mobile dédié ou développer une application mobile ou application web ? Nous présentons les avantages et inconvénients de chaque solution.
    Chapitre 3. Les Web Analytics sont le point de départ de tout projet. Mais que va-t-on mesurer une fois l’objectif défini ? Après avoir présenté les indicateurs à analyser à partir du trafic mobile, nous vous présenterons deux cas de figure pour illustrer notre méthodologie. Enfin, nous abordons les fonctionnalités de Google Analytics qui facilitent l’analyse des statistiques de trafic.
    Chapitre 4. Une fois le cœur de cible défini, ses besoins identifiés grâce à l’analyse de trafic et les objectifs arrêtés, il est temps de concevoir l’architecture du site mobile. Pour ce faire, vous partirez de l’inventaire des contenus. Vous proposerez du contenu spécifique en tirant profit des fonctionnalités et spécificités du mobile. Enfin, vous apprendrez comment intégrer le référencement dans la stratégie éditoriale, produire le contenu, le planifier et promouvoir le site mobile.
    Chapitre 5. Votre site mobile est-il accessible et visible sur les pages de résultats mobiles ? Combien de pages du site mobile sont-elles indexées ? Après un très bref survol de quelques règles de base du référencement classique, nous considérerons les différences et les contraintes du référencement mobile : pages de résultats différentes, géolocalisation privilégiée, types de mobiles pris en compte, propulsion des applications, personnalisation poussée, etc.
    Chapitre 6. Géolocalisation, modes alternatifs de recherche, longueur des requêtes, lieux et horaires de consultation différents… Le choix des mots-clés doit tenir compte du contexte de recherche sur mobile. Quels outils utiliser et où intégrer ces mots-clés ?
    Chapitres 7 et 8. Le bon positionnement du site sur les pages de résultats dépend d’un certain nombre de facteurs, aussi bien internes à la page (titre, liens, balises title ou meta description …) qu’externes (noms de domaine, liens entrants, géolocalisation, PageRank, AuthorRank, TrustRank…) Comment optimiser ces critères « in page » et « off page » ?
    Chapitre 9. Les pages de résultats mobiles propulsent les applications : comment améliorer leur visibilité ? Comment les référencer de manière optimale sur les boutiques d’applications ?
    Chapitre 10. La gestion des sites mobiles n’est pas sans risque pour le référencement : comment identifier, puis éviter le contenu dupliqué ou le cloaking ? Le plus important : jouer dans les règles de Google !
    L’univers impitoyable du référencement et la vitesse de révolution des moteurs ne nous permettent pas de coller au plus près à l’actualité du jour. Il vous faudra donc garder un esprit critique et mettre en place une veille. C’est sûr, certains jours, je suis tentée de me recycler dans l’étude des stygimolochs et autres pachycéphalosaures de l’ère mésozoïque… Un enchaînement facile pour vous inviter à sortir du jurassique mobile. Que la force soit avec vous et que la lecture de ce sixième bébé vous accompagne. Je vous souhaiter d’ores et déjà un beau projet.
    Je serai très heureuse de recevoir votre retour par mail ( mailto:isabelle@action-redaction.com ) ou sur mon site ( http://www.action-redaction.com ).
    À bientôt !
    Isabelle Canivet-Bourgaux

    Du même auteur
    Bien rédiger pour le Web : Stratégie de contenu pour améliorer son référencement naturel, Eyrolles, 3 e édition à paraître 2013. Avec J.-M. Hardy :
    La stratégie de contenu en pratique : 30 outils passés au crible, Eyrolles, 2012
    Du Web vers le mobile : Stratégie de contenu, ergonomie, référencement, analyse de trafic, Tools4webcontent.com, 2012
    REMERCIEMENTS
    Mobilisé, il l’a été… Merci à Denis Devaux pour son travail d’infographie et de mise en page, et pour son amitié aussi exceptionnelle qu’essentielle.

    Denis Devaux Graphic Design (d-d@ddgd.be)
    Graphic Design, Branding, Campaigns, Editorial Design, Photography, Copywriting, Website
    Merci à Jean-Marc Hardy pour sa préface. Sa sensibilité fait honneur aux femmes. Oui, elles savent plonger les mains dans le cambouis, changer une roue en talons aiguilles, mettre des enfants au monde et réfléchir, un mobile apparent !
    Merci à Karine Joly, mon GPS dans le monde de l’édition. Son enthousiasme toujours renouvelé me fait oublier les nuits blanches. Je rends hommage à son travail de dentelière et d’orfèvrerie parfaitement complémentaire avec ma tactique du bulldozer : un chantier salutaire pour le lecteur ! Et enfin, +1 à toute l’équipe des Éditions Eyrolles !
    J’en profite pour remercier les universités où je donne cours : Paris, Strasbourg, et en particulier Mulhouse. Merci à « mes » étudiants. La relève est assurée ! Merci à Michel, Nathalie, Olivier… les aventuriers du temps académique, pionniers de la première licence qui met à l’honneur le référencement et le contenu.
    Je rends hommage au parrain honoris causa de mes canards, Olivier Andrieu, qui m’a mis le pied à l’étrier du référencement et m’a transmis sa passion.
    Enfin, sans mes clients, ce livre ne serait qu’un exposé théorique. Je renouvelle mes remerciements pour leur confiance et leur fidélité.
    STRATÉGIE ET CONCEPTION DES SITES ET APPLICATIONS MOBILES
    P ARTIE 1

    Gagner du temps, meubler les temps morts, sociabiliser, trouver une information géolocalisée… Voilà ce que veulent les mobinautes ! Sur mobile, ni les temps, ni les lieux de consultation ne s’alignent sur ceux observés sur ordinateur. Une myriade de modèles d’appareils, des écrans qui tiennent dans une poche, un réseau instable, limité ou coûteux, des conditions de consultation inconfortables, etc., sont autant de contraintes que le concepteur de sites mobiles devra prendre en compte. Mais le mobile possède également un énorme potentiel et présente de formidables opportunités !
    Mesurer les spécificités inhérentes au mobile vous permettra de les intégrer dans votre stratégie mobile. Quelle est la solution la plus adaptée à votre projet : présenter un site adapté aux mobiles ou concevoir une application ? L’analyse de vos statistiques, la détermination de vos objectifs, l’identification de votre cible et de ses attentes sont un bon point de départ. Vous organiserez ensuite votre contenu et mettrez en place une stratégie afin de gérer, produire et mesurer le retour sur investissement de votre solution dans une logique d’amélioration continue.
    Le temps des cow-boys est révolu et pourtant, nous dégainons tous notre smartphone plus vite que notre ombre, sans pour autant atteindre à chaque fois notre objectif. Le concept AnyTime, AnyWhere, Any Device (ATAWAD) résume bien le phénomène mobile. Et vous ? Vos pages sont-elles adaptées pour une consultation sur mobile ? Avez-vous pris en compte les spécificités de ce type de support ?

    Dans ce chapitre
    • Les usages spécifiques au mobile
    • Les contraintes du mobile : matériel, réseaux, conditions extérieures
    • De nouvelles opportunités commerciales et technologiques
    • Votre site est-il adapté au mobile ?
    Selon une étude menée par Google et Ipsos OTX MediaCT ( http://services.google.com/fh/files/blogs/our_mobile_planet_france_fr.pdf 1 ), en France, 77 % des 1 000 personnes interrogées disent ne jamais sortir sans leur smartphone et consulter Internet tous les jours depuis celui-ci ( fig. 1-1 ).


    F IG . 1-1 : « Jamais sans mon smartphone » : 77 % des mobinautes (France : Q1 2012)
    Source : http://www.thinkwithgoogle.com/insights/library/studies/our-mobile-planet-France/

    À propos de l’étude « Notre planète mobile : France »
    L’étude Our Mobile Planet France a été menée en France conjointement par Google et Ipsos MediaCT au premier trimestre 2012. Elle s’appuie sur un échantillon de 1 000 utilisateurs de smartphones (18-64 ans). Cette enquête a analysé la façon dont les consommateurs utilisent Internet sur leur smartphone au quotidien, de façon générale et à titre privé. Elle vise à dégager des données et statistiques sur l’adoption et l’utilisation de smartphones. Son objectif est, en outre, de cerner les comportements des utilisateurs de smartphones en matière de recherches, de vidéos, de réseaux sociaux, de publicités et de commerce sur mobile (m-commerce).
    Voici les quatre questions :
    • Les consommateurs utilisent-ils leur smartphone tout en effectuant différentes tâches ?
    • Quelles actions les consommateurs effectuent-ils sur leur smartphone ?
    • Quel est le rôle des smartphones dans le processus d’achat ?
    • De quelle façon les consommateurs répondent-ils aux annonces, aussi bien hors ligne que sur leur mobile ?

    Ce rapport sur les consommateurs français s’inscrit dans le cadre d’une étude mondiale réalisée dans différents pays. Visitez Our Mobile Planet pour avoir accès à davantage d’outils et d’informations.
    http://www.thinkwithgoogle.com/mobileplanet/fr/
    http://bit.ly/XXEc3c 2
    http://bit.ly/14VnDME 3
    http://bit.ly/KeVySv 4
    LES USAGES SPÉCIFIQUES AU MOBILE
    Le mobile ne s’utilise pas de la même façon que les ordinateurs et les tablettes. Nous le transportons partout, le personnalisons, le consultons en tout lieu et à toute heure, consommons le contenu en des temps très courts, réalisons des tâches différentes, recherchons des informations spécifiques en situation de mobilité et parfois dans l’urgence.
    La recherche géolocalisée et l’orientation
    Selon une étude de Google, en 2012, aux États-Unis, 95 % des mobinautes cherchaient des informations locales (coordonnées d’une entreprise, renseignements dans le cadre d’un achat, horaires de cinéma dans la ville, restaurant le plus proche, etc.), contre 90 % en 2011, faisant de la recherche géolocalisée la plus populaire dans l’utilisation quotidienne d’un mobile (sources : http://bit.ly/Z5fns7 5 et http://bit.ly/v60Ujo 6 ). Pour la France, au premier trimestre 2012, ce taux est de 85 % (contre 83 % en 2011). De plus, parmi ces utilisateurs, 81 % ont réalisé une action après avoir cherché une information locale (source : http://www.thinkwithgoogle.com/mobileplanet/fr/ ).
    • 46 % se sont mis en relation avec l’entreprise (soit en recherchant son emplacement sur une carte, soit en l’appelant).
    • 59 % se sont rendus dans le magasin ou l’entreprise ou ont visité son site web.
    • 16 % ont communiqué sur l’entreprise ou le service (soit en écrivant une critique, soit en les recommandant à quelqu’un d’autre).
    • 34 % ont effectué un achat, depuis un magasin ou en ligne.
    Une fois l’information trouvée, la majorité des mobinautes aux États-Unis agissent immédiatement (36 %), dans les heures qui suivent (39 %), le jour même (14 %), dans les jours qui suivent (8 %), dans la semaine (2 %), dans les semaines qui suivent (1 %) (source : http://bit.ly/sYOCeV 7 ). Le mobinaute est, comme on peut le voir, très engagé et rentre dans la catégorie des acheteurs compulsifs. Dans cette optique, les promotions géolocalisées et affichées en temps réel ont une réelle force de frappe. Selon Google, en 2011, 48 % des mobinautes aux États-Unis ont profité de coupons ou de promotions via leur smartphone.
    Et vous ? Peut-on trouver vos coordonnées dans les résultats de recherche sur mobile ? Mais question plus basique encore : votre site s’affiche-t-il correctement sur l’écran d’un mobile ?
    Le mobile dispose de toutes les composantes pour s’orienter géographiquement : navigation GPS, boussole, assistance vocale. Elles offrent une expérience riche en matière d’orientation : calcul de l’itinéraire par les différents moyens de locomotion, infos trafic, possibilité de rechercher des établissements à proximité, réalité virtuelle (par exemple, Google Street View), plans de bâtiments, fonctions d’envoi multimédia et de partage, sauvegarde d’adresses, possibilité d’interagir avec Foursquare, etc. ( fig. 1-2 ). En outre, certaines applications cartographiques peuvent être téléchargées et sont consultables sans connexion. Les lunettes futuristes de Google (Google Glass, voir page 180) nous permettront même d’accéder à des informations en temps réel enrichies de la réalité augmentée.
    En 2011 aux États-Unis, 75 % des utilisateurs de smartphones déclaraient l’utiliser pour se rendre sur un lieu (source : http://bit.ly/sYOCeV 8 ).


    F IG . 1-2 : Maverick GPS Navigation est une application de cartographie riche en fonctionnalités.
    Source : http://codesector.com/maverick

    Une consultation multitâche
    Selon cette même étude, 76 % des mobinautes font usage de leur mobile tout en utilisant un autre type de média :
    • 53 % en regardant la télévision ;
    • 47 % en écoutant de la musique ;
    • 29 % en surfant sur Internet ;
    • 28 % en regardant un film ;
    • 16 % en lisant un magazine ou un journal ;
    • 13 % en jouant à un jeu vidéo ;
    • 7 % en lisant un livre.
    Selon une étude de Pew Internet Research de 2011 ( http://bit.ly/oLFkgd 9 ), 42 % des personnes utilisent leur smartphone pour meubler les temps morts : dans une file d’attente (59 %), en mangeant (48 %), en faisant les courses (44 %), pendant les trajets (43 %), lors de rencontres sociales (40 %), aux sanitaires (39 %), en cuisinant (27 %), etc. (source : http://bit.ly/sYOCeV 10 ).
    L’utilisation du mobile se fait d’une main maladroite et d’un œil distrait. Les temps d’attente peuvent être longs ou très courts, néanmoins, les mots-clés les plus populaires sur Yahoo!, Google et Bing pourraient laisser croire que ce sont les sujets divertissants ou utilitaires et l’actualité qui sont les plus consultés.
    Votre contenu est-il adapté à ce comportement de surf ?
    L’intervention du mobile dans le cycle de consommation
    Les smartphones ont transformé le comportement des consommateurs et deviennent un outil d’aide à l’achat. Souvent, ces comportements sont multicanaux : mobile et ordinateur sont utilisés en synergie dans le cycle de décision. C’est ce que montre une étude de Zero Moment Of Truth ( fig. 1-3 ), dans le ZMOT Handbook ( http://bit.ly/UnmWWS 11 ).
    D’après l’étude Our Mobile Planet, les utilisateurs de smartphones recherchent des produits ou des services et achètent en ligne (source : http://bit.ly/PKbi8U 12 ) :
    • 70 % des utilisateurs ont déjà utilisé leur téléphone pour rechercher un produit ou un service ;
    • 85 % des utilisateurs de smartphones voient les annonces pour mobile ;
    • 47 % des utilisateurs ont effectué une recherche sur leur smartphone après avoir vu une annonce hors ligne ;

    • 25 % des utilisateurs de smartphones ont déjà effectué un achat à partir de leur téléphone ;
    • 52 % des utilisateurs affirment qu’une mauvaise expérience mobile a un impact négatif sur leur relation avec l’entreprise (source : http://www.thinkwithgoogle.com/insights/emea/tools/how-to-gomo/ 13 ) ;
    • 75 % des utilisateurs préfèrent avoir une version du site adaptée pour le mobile (source : http://www.thinkwithgoogle.com/insights/emea/tools/how-to-gomo/ 14 ).
    Avez-vous une stratégie marketing et de vente adaptée au mobile ?


    F IG . 1-3 : Source : ZMOT Handbook, États-Unis, janvier 2012

    C LIN D ’ ŒIL Le couch commerce
    Le « couch commerce » (commerce sur canapé) fait référence aux achats des mobinautes à la maison sur leur téléphone mobile.

    D autres études réalisées aux États-Unis ( http://www.dudamobile.com , d’après des données internes et de Google) nous donnent des pistes intéressantes :
    • plus de 30 % des visites sur des sites de pizzerias adaptés au mobile aboutissent à un appel immédiat, probablement pour commander une pizza ;
    • 30 % de toutes les recherches de restaurants sont effectuées depuis un mobile ;
    • 51 % des voyageurs d’affaires utilisent leur smartphone pour obtenir des informations sur leurs voyages ;
    • 70 % des utilisateurs de smartphones en font usage dans les magasins, en faisant les courses.
    En Europe, l’usage principal du smartphone en magasin consiste à prendre (et envoyer) une photo du produit, à envoyer un SMS concernant le produit ou à scanner un code-barres ( fig. 1-4 ).


    F IG . 1-4 : Que font les mobinautes dans un magasin ?
    Source : http://www.comscore.com
    Enfin, toujours d’après Comscore.com , 14 % des possesseurs de smartphones affirment s’être rendus sur un site ou une application de commerce en ligne, 12 % ont utilisé un service de paiement en ligne, 10 % ont accédé à un comparateur de prix, 10 % ont utilisé leur carte de crédit et 10 % également ont utilisé un coupon de réduction.
    Des recherches orientées tâche
    Le contexte d’utilisation amène le mobinaute à rechercher des informations spécifiques. Elles sont essentiellement orientées tâche.
    Les applications de transports en commun en sont un bon exemple ( fig. 1-5 ). Calculer le chemin le plus rapide, faire des recherches à partir de sa position GPS ou d’une adresse, afficher les horaires des prochaines correspondances, etc. Autant de fonctionnalités qui viennent à point à qui ne veut pas attendre.


    F IG . 1-5 : L’application Métro 01 (Paris) pour des transports en commun plus sereins
    Source : http://www.atelier01.net

    La recherche sur mobile : quelques chiffres
    En 2011, Google a déclaré qu’une requête via navigateur sur sept provenait des mobiles (source : http://bit.ly/NZjTQ4 15 ).
    En 2011, Yahoo! a déclaré que la recherche sur mobile constituait en moyenne 20 % des requêtes globales (source : http://bit.ly/Ux1RYW 16 ).
    D’autre part, une étude menée en avril 2011 par Google a démontré que les utilisateurs de smartphones utilisaient davantage la recherche via les navigateurs (77 %) qu’ils n’utilisaient les applications (68 %) (source : http://bit.ly/vEMsb1 17 ).
    Aux États-Unis, une des premières tâches effectuées sur le mobile serait la recherche (source : http://selnd.com/fd8umO 18 ).
    Enfin, selon une étude menée par Performics ( http://www.performics.com ) début 2011, sur 500 mobinautes interrogés, 32 % utiliseraient, pour des recherches, davantage leur mobile que leur ordinateur.
    La nécessité d’une réponse est également une donnée récurrente dans l’utilisation d’un mobile. Selon Pew Internet ( http://bit.ly/nXCjgh 19 ), 51 % des mobinautes recherchaient une information qui nécessitait une réponse immédiate, sans laquelle ils auraient été en difficulté : par exemple, le numéro des urgences ou d’un médecin. 40 % des personnes interrogées ont utilisé leur téléphone pour obtenir de l’aide dans une situation critique. Le mobile répond de toute évidence à l’urgence.

    Mais les mobinautes ne dégainent pas l’artillerie lourde qu’en cas de danger de mort ! La faim semble également justifier le moyen. En effet, un des secteurs les plus populaires de la recherche sur mobile est la restauration : 30 % de toutes les recherches relatives aux restaurants se font à partir d’un mobile. Nous verrons cela en détail dans les chapitres 5 et 6, dédiés aux pages de résultats et aux mots-clés.
    À ce propos, le site Resto.be est le premier portail des restaurants en Belgique. Il ne possède apparemment pas de version mobile. En tout cas, s’il en a une, elle est introuvable sur les moteurs de recherche ( fig. 1-6 ). Le site classique ne s’adapte pas non plus au mobile ( fig. 1-7 ). Si l’on sait que la recherche d’un restaurant, bar ou café constitue 43 % de la recherche sur mobile, n’ayons pas peur de le dire : ça sent le roussi ! (Source : Our Mobile Planet France. )


    F IG . 1-6 : Le premier portail belge de restaurants ne possède apparemment pas de version mobile. Ou alors, elle est bien cachée et absente sur les pages de résultats.


    F IG . 1-7 : Le site classique de resto.be ne s’adapte pas non plus au mobile. Source : http://www.resto.be
    L’immédiateté joue également un rôle prépondérant dans les achats en ligne sur mobile, notamment pour les voyages. EasyJet ( http://www.easyjet.com ) a observé que 38 % des réservations par mobile avaient trait à des voyages dans les 10 jours, comparés à 13 % sur les ordinateurs. C’est ce que confirme Our Mobile Planet France , qui donne le pourcentage de 29 % des recherches sur mobile concernant le voyage. Enfin, 14 % de ces recherches seraient consacrées aux offres d’emploi et 18 % à la recherche immobilière.
    Les lieux de consultation sur mobile
    Selon des chiffres avancés par Google, sur 1 000 personnes interrogées, 98 % affirment utiliser le mobile à la maison, 79 % au travail. 76 % s’en servent en chemin, 76 % dans un magasin. 65 % le manipule au restaurant : il est toujours agréable de rivaliser avec le look du dernier iPhone devant un plat qui refroidit. 63 % font usage de leur mobile dans les transports publics, 62 % dans un café, 45 % dans la salle d’attente du médecin et dieu sait si le temps est long. 44 % l’emploient dans les aéroports, 42 % lors d’un événement social : un chiffre qui nous interroge sur la nature des relations humaines. Enfin, 26 % l’utilisent à l’école.
    La nature de ces lieux de consultation génère la nécessité d’adapter le contenu au comportement du mobinaute : les articles courts et facilement appréhensibles sont de mise, les fonctions de partage s’imposent.


    F IG . 1-8 : Lieux de consultation des smartphones dans différents pays (février 2012)
    Source : http://www.docnews.fr/data/document/etude-ipsos-google_global-smartphone.pdf
    Les périodes de consultation
    Mon smartphone ou mon compagnon ? (Ça marche aussi pour compagne.) Entre les deux, mon cœur balance et le sillon se creuse : les écrans nomades sont essentiellement utilisés entre 18 heures et minuit, puis entre 6 heures et 9 heures, majoritairement à la maison ( fig. 1-9 ). L’ordinateur prend le relais au cours de la journée. Les week-ends, les consultations sont plus importantes, toujours à la maison, selon Google.


    F IG . 1-9 : Heures de consultation pour les ordinateurs, smartphones et tablettes sur 24 h
    Source : http://www.comscore.com
    Dans un article paru en janvier 2011, Read it Later (devenu Pocket) identifie les heures de lecture sur l’iPhone, l’iPad et l’ordinateur ( http://bit.ly/gGnsjI 20 ). Les pics de consultation sont différents en fonction de l’appareil ( fig. 1-10 ).


    F IG . 1-10 : Les heures de consultation sont différentes selon le support : iPhone, ordinateur ou iPad.
    Source : http://readitlaterlist.com/blog/2011/01/is-mobile-affecting-when-we-read/

    Vos campagnes de publicité tiennent-elles compte de ces heures de pic de trafic ?
    De plus, le temps de consultation sur mobile est plus court que sur un ordinateur (source : http://bit.ly/gGnsjI 21 ). Les mobinautes consultent plus des mises à jour et flux de contenus que de véritables articles de fond. Les sites de presse devront en tenir compte.
    Un outil de gestion et de planification
    45 % des mobinautes utilisent leur mobile pour gérer et planifier leurs activités : comptes et factures, réservation de restaurant, organisation de voyage (source : http://bit.ly/sYOCeV 22 ). Des applications permettent de faire ses courses en attendant son sandwich à partir d’une liste prédéfinie ou sauvegardée et de les payer avant d’aller les chercher en trombe sans passer par la case caisse ( fig. 1-11 ). Des outils appréciés par les mobinautes et les chargés de corvée !


    F IG . 1-11 : Le shopping en mobile, rien de tel : gain de temps et d’argent assuré !
    Source : http://www.myshopi.com
    D’après Comscore.com , la consultation des comptes bancaires représente 20 % des usages transactionnels sur smartphone en Europe (source : http://bit.ly/YQE4FK 23 ). Les applications de m-banking permettent de gérer ses comptes ( fig. 1-12 ) : mouvements, paiements, dépôts d’argent, actions, etc. Il est à noter également que ce sont les applications bancaires, immobilières et télécom qui monétisent le mieux (source : http://bit.ly/TQmnFg 24 ).


    F IG . 1-12 : La consultation des comptes bancaires représente 20 % des usages transactionnels sur mobile en Europe. Source : http://m.wellsfargo.com

    Des chiffres et des clés
    Les mobinautes sont plus engagés que les autres internautes. Resolution Media a mené une étude (Google Mobile Search – Ranking Factors for Better Mobile SEO) et a constaté que la majorité des sites positionnés avaient en moyenne plus de 100 000 visites par mois, 2 visites en moyenne par utilisateur sur le site et que les visiteurs restaient en moyenne 5 à 10 minutes.
    http://www.resolutionmedia.com/white-papers/rank-higher-in-google-mobile-search
    Communication et information : e-mail et réseaux sociaux en tête
    Toujours d’après l’étude Our Mobile Planet France , 87 % des 1 000 personnes interrogées utilisent leur mobile pour communiquer. Sur les réseaux sociaux : un peu, beaucoup, passionnément, en tout état de cause, c’est une des premières activités sur mobile ! 61 % disent consulter les réseaux sociaux, soit pour traiter une notification, soit pour consulter la page d’un « ami », soit pour vérifier leurs messages ( fig. 1-13 ). En effet, le type de contenu se prête bien au butinage et à l’interaction ponctuelle. 38 % y accèdent au moins une fois par jour. 78 % consultent et envoient des e-mails.
    70 % des mobinautes interrogés utilisent aussi leur smartphone pour s’informer : 60 % consultent des blogs, tandis que 47 % lisent les actualités sur les journaux en ligne ou les portails d’informations. De façon plus générale, 78 % surfent sur Internet, tandis que 48 % regardent des vidéos sur des sites comme YouTube.


    F IG . 1-13 : Les réseaux sociaux : une des premières utilisations sur mobile
    Source : http://www.comscore.com
    LES CONTRAINTES LIÉES AU MOBILE
    Si le marché est prometteur, les contraintes le sont aussi ! Elles sont principalement matérielles, technologiques et contextuelles.
    Les contraintes matérielles
    Certes, nous voyons apparaître des téléphones mobiles de grande taille avec des résolutions d’écran qui rivalisent avec les ordinateurs et les tablettes. Mais la manipulation de l’appareil n’offre pas le même confort : taille et orientation de l’écran, imprécision du système de pointage, limites du processeur, de la mémoire et de la batterie, formats non accessibles, diversité des navigateurs et des systèmes d’exploitation… tout cela est à prendre en compte lors de la conception d’un site mobile !

    Une taille d’écran réduite
    En consultant les statistiques de votre site, vous constaterez sans doute que les résolutions d’écran les plus courantes pour les mobiles sont 320 × 480 pixels (une résolution classique pour l’iPhone) et 320 × 568 pixels ( fig. 1-14 ), c’est-à-dire 80 % de perte d’espace par rapport à la résolution courante d’un ordinateur (1 024 × 780 pixels). Contenu à la diète de mise et optimisation de l’espace oblige !


    F IG . 1-14 : Les résolutions d’écran nomade les plus courantes sont 320 x 480 pixels et 320 x 568 pixels.
    Source : http://www.google.com/analytics/
    L’imprécision du système de pointage
    Saisir des données sur un écran tactile ou sur un clavier de mobile relève parfois de l’inhumanité, surtout pour les gros doigts (ou fat-finger syndrome ). Quant aux autres outils d’assistance à la saisie tels que le stylet ou le mini-joystick, ils ralentissent l’interaction et demandent de la dextérité. Taper un mot de passe en mode « caché », copier-coller une URL, remplir un formulaire… un vrai bonheur !
    Mode portrait ou paysage : une orientation parfois fantaisiste !
    Les smartphones peuvent être utilisés en mode portrait ou en mode paysage, mais les applications ne suivent pas toujours le mouvement, et les sites les suivent parfois trop assidument. Non, ce n’est pas confortable de lire ou de saisir un texte la tête inclinée à 90° !
    Des formats non accessibles
    Tous les mobiles ne sont pas égaux devant le code : HTML5, Flash, JavaScript, etc., affichent parfois des messages très drôles, mais beaucoup moins en situation d’urgence. Évitez de laisser s’afficher le message « Oops, another Flash site that sucks ! » sur mobile, ou votre restaurant étoilé ( fig. 1-15 , page suivante), s’éteindra dans la nuit !


    F IG . 1-15 : Le site du restaurant Extérieur Nuit est en Flash. Sur mobile, c’est la nuit noire ! 30 % des clients en moins, plus qu’à retirer des tables.
    Source : http://www.exterieurnuit.be
    Les limites du processeur et de la batterie
    Les applications en arrière-plan ( fig. 1-16 ), la consommation de multimédia, le téléchargement d’images lourdes, l’utilisation du GPS ou du WiFi, etc., sont autant d’éléments qui sollicitent le processeur et vident la batterie. Ne mettez pas les nerfs de vos utilisateurs à plat !


    F IG . 1-16 : Les applications sont gourmandes. Attention au processeur et à la batterie !
    Les limites du stockage et de la mémoire vive (RAM)
    Le stockage de données est très limité sur un smartphone, à moins d’ajouter des cartes périphériques. Quant aux capacités de la mémoire vive, elles sont très vite saturées, ce qui oblige à créer des contenus légers et à optimiser notamment l’utilisation du cache. Tenez-en compte lors de vos développements !

    Une grande diversité de navigateurs
    Pas facile de développer du contenu susceptible d’être interprété par de nombreux navigateurs différents : Opera, BlackBerry, Internet Explorer Mobile, NetFront, Obigo, Firefox Mobile, Opera Mini, Blot, Skyfire, etc. Une véritable jungle où il est difficile de naviguer !
    La dispersion des systèmes d’exploitation
    Même si Android et iOS (le système d’exploitation pour iPhone) se démarquent, les systèmes d’exploitation sont nombreux et évoluent à une vitesse V’. Les concepteurs et développeurs sont contraints d’adapter leurs applications pour chaque système et de tester les contenus dans plusieurs environnements. Pas chic et très cher !
    Les contraintes liées aux réseaux
    L’instabilité des connexions
    La qualité des réseaux est variable et la connexion, très volatile. J’en veux pour preuve le cauchemar des trois frontières (Belgique, France, Luxembourg) où, sur une distance de quelques kilomètres, vous perdez en moyenne trois fois la connexion, et autant de fois la transaction que vous êtes en train d’effectuer. Les personnes en déplacement sont souvent confrontées à des connexions WiFi hoquetant quelques kilobits par minute. Non, pas drôle…
    Le coût du transfert de données
    Le coût de l’accès à Internet via mobile est parfois prohibitif. En itinérance (roaming) , il est criminel. La plupart des opérateurs facturent au prorata des volumes de données transférées, ou bien limitent la consommation pour les formules « illimitées ». Le téléchargement de contenus trop lourds pèseront sur le portefeuille et exaspéreront les mobinautes. Un transfert qui vous coûtera cher aussi. Optimisez et rationalisez vos développements !
    La lenteur de la bande passante
    C’est elle que vous incriminerez en grognant : « Ça rame ! » et en fixant avec horreur cette barre bleue qui n’en finit pas de s’immobiliser. La vitesse de transfert des données via le réseau téléphonique mobile est loin d’atteindre les performances des réseaux domestiques. Mettez en place des solutions pour éviter l’étranglement.

    L’insécurité face au piratage
    Les logiciels qui crackent le mot de passe mettent à mal un smartphone en moins de 10 minutes. Un six chiffres résistera 50 heures ; huit chiffres, 5 mois. L’outil est capable de sortir toutes les données de votre portable : mots de passe, messagerie, clé WiFi… Un mobile est plus vulnérable aux agressions informatiques et aux actes de piratage qu’un ordinateur de bureau, souvent mieux protégé. Le système d’exploitation du téléphone, les applications, mais aussi toutes les informations personnelles et les contacts risquent d’en faire les frais. Risque à haut vol ! Mais si, poursuivez la lecture de cet ouvrage…
    Les contraintes liées aux conditions extérieures
    La luminosité
    L’utilisation d’un smartphone en extérieur, par exemple, sous un soleil de plomb, n’est pas des plus confortables. Les reflets gênent la visibilité. (Notez, dans certaines régions du Nord, ce n’est plus du tout frappant…) De plus, les portables sont généralement paramétrés pour se mettre plus rapidement en veille afin d’économiser la batterie. Tenez-en compte.
    Le bruit
    Regarder une vidéo, écouter de la musique, suivre les instructions ou lancer une requête vocale présentent toujours le risque de la fausse note. En outre, le bruit ambiant déconcentre le mobinaute du contenu. Autant offrir des alternatives, si possible : faut-il vraiment rajouter du son pour amasser le blé ?
    Les perturbations ambiantes
    La pluie sur l’écran, les secousses, les bousculades, les allers-retours entre la route, le volant et le clavier (« Pas bien, nous ne réitérerons pas, M’sieur l’agent ! »), voire les poteaux que l’on évite de justesse en consultant son mobile, sont autant d’obstacles à une utilisation confortable à partir de ce fidèle compagnon.
    La position physique
    Envoyer un message d’une seule main, remplir un formulaire debout dans une file d’attente ou en se tenant à la barre du métro aux heures de pointe, utiliser son smartphone avec des doigts gelés, etc., font partie du quotidien et sont autant de raisons pour soigner l’ergonomie de ses versions mobiles.

    DE NOUVELLES OPPORTUNITÉS
    Malgré toutes ces contraintes, la fabuleuse évolution de nos smartphones, couplée au AWATAD (AnyWhere AnyTime Any Device) , ouvrent la porte à de nombreuses opportunités, aussi bien commerciales que technologiques.
    Un marché gigantesque
    La France connaît un taux de pénétration du marché de 38 %. Les États-Unis, eux, prédisent 119,9 millions d’utilisateurs en 2013 ( fig. 1-17 ). Les chiffres parlent d’eux-mêmes.


    F IG . 1-17 : N ombre d’utilisateurs de smartphones, pourcentage d’utilisateurs de téléphones mobiles et pourcentage de la population concernée par le marché du Web et des applications mobiles aux États-Unis
    Source : http://www.emarketer.com/Article/Two-Five-Mobile-Owners-Use-Internet-on-Go/1008553
    Par ailleurs, les prix des mobiles se démocratisent. Google Android, système d’exploitation distribué librement auprès des constructeurs, y a fortement contribué. Ajoutons à cela les énormes avancées technologiques et les réseaux qui s’améliorent constamment, et vous avez à portée de main un énorme marché à conquérir.
    L’avantage des pionniers sur la concurrence
    Nous pouvons en attester : peu de sociétés ont développé des versions mobiles qui répondent au minimum de ce que l’on peut attendre. Surfez sur votre mobile et vous trébucherez sur d’innombrables versions classiques non adaptées à l’affichage sur mobile. Lancez une requête et vous découvrirez sur les pages de résultats de nombreux sites classiques qui devancent encore les versions mobiles. Non, vraiment, tout est à faire. De nouvelles niches sont à prendre. Les entreprises qui seront les premières à décliner leur offre de service sur les mobiles prendront une longueur d’avance sur la concurrence.

    L’interaction géolocalisée en temps réel
    L’offre de contenu peut être complètement adaptée à la localisation de l’utilisateur. Elle peut s’exprimer en temps réel par de multiples canaux, notamment le SMS ou le mode push . La fonction GPS permet en effet à l’entreprise d’agir sur un consommateur potentiel : « Ernest, vous êtes à 2 minutes de notre boutique. Profitez de notre offre spéciale sur le pop-corn ! »
    La personnalisation
    L’un des avantages du mobile mentionnés par les utilisateurs est son degré de personnalisation. Le mobinaute est connecté en permanence et ses informations personnelles peuvent être prises en compte pour offrir une interaction plus pertinente.
    Les opportunités technologiques
    Le smartphone est un appareil doté de nombreux capteurs, tous susceptibles d’être exploités pour une interaction plus riche.

    Tableau 1-1 Nouvelles technologies disponibles sur les smartphones TECHNOLOGIE USAGE Téléphone Dialoguer de vive voix, laisser un message. SMS Envoyer un message écrit. MMS Envoyer une photo, une vidéo. Capteur photo Prendre une photo, scanner un code-barres. Capteur vidéo Prendre une vidéo, faire une vidéoconférence. Reconnaissance vocale Encodage verbal, instructions verbales retranscrites. Caméra 3D Mesure de distance, capture du mouvement. Biométrie Authentification, accès sécurisé, preuve d’identité. NFC (Near Field Communication) Paiement, check-in , visite guidée, échange de données. Affichage 3D Réalité augmentée, projection vidéo. Accéléromètre Mesure de vitesse, intensité de mouvement. Gyroscope Orientation de l’affichage, jeux de conduite. Capteurs chimiques Détection d’espèces chimiques, alcootest, hypoglycémie. Boussole GPS, magnétométrie Orientation, mesure de distance, altitude, vitesse. Détecteurs de luminosité, infrarouge Vision nocturne, adaptation de la luminosité de l’écran.
    VOTRE SITE EST-IL ADAPTÉ AU MOBILE ?
    Les smartphones font désormais partie intégrante de notre vie quotidienne. Les entreprises qui placent le mobile au centre de leur stratégie peuvent tirer parti du phénomène pour susciter l’intérêt de ces nouveaux consommateurs, connectés en permanence.
    Dans son rapport What Users Want Most from Mobile Sites Today datant de septembre 2012 ( http://bit.ly/Qivs98 25 ), Google souligne que 75 % des utilisateurs préfèrent un site adapté à la consultation sur mobile (mobile-friendly) , mais que 96 % des consommateurs sont arrivés sur des sites qui n’étaient pas du tout conçus pour ce support. 67 % précisent que lorsqu’ils arrivent sur un site conçu pour le mobile, ils sont plus enclins à acheter un produit ou un service. À l’inverse, 61 % déclarent que s’ils ne trouvent pas tout de suite ce qu’ils cherchent sur le site mobile, ils le quittent et vont chercher sur un autre site. 48 % des utilisateurs pensent que si le site d’une entreprise ne fonctionne pas sur leur smartphone, cela signifie que l’entreprise se soucie peu de son affaire. Enfin, d’après le Mobile Playbook de Google ( http://www.themobileplaybook.com ), 57 % des utilisateurs ne recommanderaient pas une entreprise qui offre un site mobile non optimisé et 40 % sont partis chez la concurrence suite à une mauvaise expérience mobile.
    D’après Our Mobile Planet France , plus de la moitié des utilisateurs ne seraient pas satisfaits de la consultation de sites web sur smartphone ( fig. 1-18 ). Seuls 3 % des mobinautes en sont « tout à fait satisfaits »…


    F IG . 1-18 : ll y a (quand même) 3 % des mobinautes qui sont « tout à fait satisfaits » de la consultation de sites web sur un smartphone ! Réjouissons-nous ?
    Source : http://ourmobileplanet.com
    Fournir du contenu spécifique pour les mobiles ou adapté à ceux-ci augmente le taux de conversion jusqu’à 75 % (source : http://www.brysonmeunier.com ). Or, peu d’entreprises françaises possèdent un site mobile optimisé : seuls 12 % des annonceurs français ont développé des sites spécialement pour le mobile, selon une étude réalisée en partenariat par Google, Ipsos et la Mobile Marketing Association.

    Et vous, où en êtes-vous avec votre site mobile ? Faites le test en mettant votre site sur la sellette sur GoMoMeter de Think With Google : http://www.thinkwithgoogle.com/insights/emea/tools/how-to-gomo/ 26 ( fig. 1-19 ).


    F IG . 1-19 : Testez l’affichage de votre site sur mobile. Si vous en avez un…
    Source : http://www.thinkwithgoogle.com/insights/tools/how-to-gomo/

    Des questions sur les consommateurs mobiles ?
    Our Mobile Planet : découvrez le niveau d’adoption et d’utilisation des smartphones dans 40 pays. Créez des graphiques personnalisés pour approfondir votre compréhension des consommateurs mobiles et obtenez les données dont vous avez besoin pour guider votre stratégie mobile.
    http://www.thinkwithgoogle.com/mobileplanet/fr/
    Think with Google : études, statistiques, infographies, outils de planification, études de cas sur les mobiles.
    http://www.thinkwithgoogle.com/insights/
    HowToGoMo : apprenez les 10 incontournables pour un site mobile, testez ou créez votre site et consultez les guides.
    http://www.howtogomo.com
    Mobile Marketing Association : association des acteurs du marketing global mettant à disposition une mine d’informations, dont les bonnes pratiques, des études de marchés, des ressources et des cas d’étude.
    http://www.mmaglobal.com

    1. http://services.google.com/fh/files/blogs/our_mobile_planet_france_fr.pdf
    2. https://docs.google.com/gview?url=http://www.thinkwithgoogle.com/insights/uploads/614363.pdf&chrome=true
    3. http://thinkwithgoogle.com/insights/library/studies/our-mobile-planet-France/
    4. http://services.google.com/fh/files/blogs/our_mobile_planet_france_fr.pdf
    5. https://docs.google.com/gview?url=http://www.thinkwithgoogle.com/insights/uploads/18374.pdf&embedded=true&pli=1
    6. http://www.thinkwithgoogle.com/insights/library/studies/global-insights-smartphone-users-and-the-mobile-marketer/
    7. http://www.thinkwithgoogle.com/insights/library/studies/the-mobile-movement/
    8. http://www.thinkwithgoogle.com/insights/library/studies/the-mobile-movement/
    9. http://pewinternet.org/Reports/2011/Cell-Phones.aspx
    10. http://www.thinkwithgoogle.com/insights/library/studies/the-mobile-movement/
    11. http://www.zeromomentoftruth.com/assets/files/ZMOT_Handbook.pdf
    12. http://www.thinkwithgoogle.com/insights/library/studies/our-mobile-planet-France/
    13. http://www.thinkwithgoogle.com/insights/emea/tools/how-to-gomo/
    14. http://www.thinkwithgoogle.com/insights/emea/tools/how-to-gomo/
    15. http://www.youtube.com/watch?v=j-xh-lNpNhs&feature=youtu.be&t=7m37s
    16. http://www.mediapost.com/publications/article/158731/
    17. http://www.thinkwithgoogle.com/insights/
    18. http://searchengineland.com/highest-use-of-mobile-search-at-home-report-69557
    19. http://www.pewinternet.org/Reports/2011/Cell-Phones.aspx
    20. http://readitlaterlist.com/blog/2011/01/is-mobile-affecting-when-we-read/
    21. http://readitlaterlist.com/blog/2011/01/is-mobile-affecting-when-we-read/
    22. http://www.thinkwithgoogle.com/insights/library/studies/the-mobile-movement/
    23. http://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/usages-mobile-europe/usages-transactionnels.shtml
    24. http://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/monetisation-applications/
    25. http://www.thinkwithgoogle.com/insights/library/studies/what-users-want-most-from-mobile-sites-today/
    26. http://www.thinkwithgoogle.com/insights/tools/how-to-gomo/
    Si vous êtes arrivé à ce deuxième chapitre, c’est que vous êtes convaincu de la nécessité d’une offre mobile. Mais quelle solution faut-il mettre en place : un clone du site classique, un site mobile dédié, une application ou une application web ? Chacune de ces solutions présente des avantages et des inconvénients, en fonction de votre situation et des besoins de votre cible. Le choix devra donc être fait en conséquence, une fois vos objectifs définis et vos besoins évalués, notamment grâce à l’analyse des statistiques ( chapitre 3 ). Il devra tenir compte également des ressources disponibles (temps, budget) et de la valeur ajoutée du développement d’une version mobile au sens large.
    Avantages, inconvénients, pertinence… Voyons cela de plus près. Une chose est certaine : le pire en matière d’adaptation au mobile est sans doute… de ne rien faire !

    Dans ce chapitre
    • Adapter le site classique au mobile, via une seule URL ou des URL différentes
    • Concevoir un site mobile dédié
    • Développer une application mobile
    • Développer une application web (Web App)
    Vous êtes convaincu de la nécessité d’une offre mobile, mais sous quelle forme et avec quel contenu ?
    • Le site mobile est le clone du site classique. C’est le cas, par exemple, d’un site vitrine qui présente ses produits et services. Vous devez juste adapter l’affichage du contenu au support.
    • L’offre de votre contenu mobile est spécifique pour les mobinautes et diffère de celle du site classique : optez pour un site mobile avec une URL dédiée. Par exemple, dans le cas d’un restaurant, vous n’afficherez que son adresse, ses coordonnées de contact, ses horaires d’ouverture et éventuellement le menu, en tirant profit de la géolocalisation.
    • Votre contenu mobile doit répondre à des besoins fonctionnels récurrents ? Dans ce cas, le développement d’une application est pertinent. Par exemple, une société de transports publics donnera accès aux arrivées des bus en temps réel, offrira la possibilité de payer son ticket et la possibilité de calculer l’itinéraire à partir de son point de localisation.
    • Enfin, le contenu mobile présente du contenu et quelques processus transactionnels occasionnels ? Une solution de type application web (ou Web App ) peut répondre à votre besoin. C’est le cas d’une entreprise e-commerce qui permet l’achat en ligne, par exemple.
    Vous avez également la possibilité de développer une application hybride (app hybride), à la fois application native et web.

    Les bonnes pratiques de Google en matière de développement mobile
    http://goo.gl/rWtJo 1
    http://goo.gl/3Ij8l 2
    ADAPTER LE SITE CLASSIQUE AUX MOBILES
    Vous voulez fournir le même contenu sur le mobile que sur le site classique ? Vous êtes en réflexion (ou réunionites aiguës), ne sachant pas encore quelle solution mettre en place, ou encore, vous êtes en phase de développement d’une application ?
    Quoiqu’il en soit, faites un geste par humanité pour le mobinaute en adaptant tout au moins votre site à l’affichage mobile, car même si vous avez un site mobile dédié ou une application, le mobinaute peut très bien arriver sur le site classique sans savoir que vous avez des solutions mobiles. Et là, trouver une information nous plonge parfois dans l’odyssée de l’aiguille et de la botte de foin… en entamant au passage votre crédibilité.
    Il y a différentes façons d’adapter le site classique aux mobiles.

    • Utiliser le responsive web design (ou design « réactif ») : dans ce cas, toutes les versions (sites classique, mobile ou tablette) sont accessibles à partir de la même URL et c’est le même code HTML qui est utilisé pour tous les appareils. L’affichage est adapté grâce aux feuilles de styles CSS, via les media queries. C’est la solution que Google recommande.
    • Utiliser la même URL, mais envoyer un code HTML/CSS différent selon qu’il s’agit d’un ordinateur, d’un mobile ou d’une tablette.
    • Utiliser des URL différentes avec le même contenu éditorial et un code HTML adapté, par exemple http://www.nomdusite.com et http://m.nomdusite.com .

    Quand les moteurs de recherche adaptent eux-mêmes les sites…
    • Certains moteurs de recherche (Bing et Google, notamment) et opérateurs de réseau mobile déploient des solutions intégrées au réseau ou à leur service pour adapter les sites web aux mobiles. Dans certains cas, même s’il existe une feuille de styles adaptée au mobile, le moteur peut décider de privilégier l’affichage d’une page web classique et de l’adapter au mobile en la transcodant.
    • Ces pratiques présentent le désavantage de nuire parfois aux sites optimisés. L’expérience utilisateur n’est pas toujours heureuse au niveau de la navigation, les pages sont parfois morcelées en plusieurs pour un chargement plus rapide. En outre, les statistiques de consultation du site mobile sont tronquées. Nous en parlerons dans le chapitre 10 dédié aux risques.
    • Pour éviter toute transformation du contenu par les proxys, vous pouvez insérer Cache-Control: no-transform dans le header du site. Attention, cependant cette instruction interdit toute modification, y compris l’optimisation du contenu par le réseau lors de sa transmission : par exemple, dans le cas de la compression, si vous ne la faites pas vous-même.
    Le site est géré via une seule URL
    Le recours à une seule URL pour le mobile et le desktop (ordinateur de bureau) facilite le partage pour les utilisateurs et l’indexation par Google : pas de risque de contenu dupliqué, le jus de lien est consolidé vers une seule version, de sorte que la version mobile bénéficie de la popularité du site classique, etc.
    Via le responsive web design
    Dans le cas du responsive web design, le serveur envoie le même code HTML aux différents appareils et les feuilles de styles CSS sont utilisées pour adapter le contenu à chacun d’eux (en fonction de leurs résolutions, voir fig. 2-1 ), à l’aide des media queries (requêtes de média). Par exemple, pour les smartphones, on se limitera au média screen et à une largeur d’écran maximale indicative de 640 pixels :

    @media only screen and (max-width: 640px) {…}


    F IG . 2-1 : Adaptez vos feuilles de styles en fonction des résolutions des terminaux.
    Source : http://www.splio.fr/10-petits-conseils-en-responsive-design
    Google détecte alors automatiquement cette configuration, à condition que ses différents agents utilisateurs (User-Agents) , tant Googlebot que Googlebot-Mobile, soient autorisés à accéder aux différents éléments (CSS, JavaScript et images). Concernant la propriété max-width , les algorithmes de Google ne vont considérer que les valeurs maximales qui peuvent raisonnablement être utilisées pour les résolutions d’écran des smartphones.

    Implémenter les media queries
    Il y a plusieurs manières d’implémenter les media queries. Consultez le blog Google Webmaster pour en savoir plus : http://bit.ly/KsxMDo 3 .

    10 petits conseils en responsive web design
    Cette superbe infographie publiée par Splio vous présente 10 conseils capitaux pour réussir un site en responsive web design : http://www.splio.fr/10-petits-conseils-en-responsive-design


    F IG . 2-2 : Search Engine Land a choisi d’adapter son site via le responsive web design.
    Source : http://searchengineland.com

    Les téléphones basiques : pas du tout responsive
    Sans entrer dans les détails, pour les téléphones de première génération, vous devrez procéder d’une autre façon, étant donné qu’ils ne gèrent pas les media queries. Il faut, dans ce cas-ci, configurer le site de sorte qu’il renvoie un code HTML spécifique pour ce type de téléphone (dynamic serving), ou alors passer par une URL dédiée. Pour plus d’informations :
    https://developers.google.com/webmasters/smartphone-sites/feature-phones
    Les avantages du responsive web design
    Tout le contenu se trouve sur la même URL, ce qui a de nombreux avantages.
    • La gestion du contenu par l’entreprise est simplifiée, et les budgets de mise en œuvre et de maintenance allégés.
    • Les utilisateurs peuvent plus facilement interagir, notamment en matière de partage et de création de liens. Imaginez que je partage un lien via Twitter, depuis mon téléphone portable, à partir de la version mobile d’un site. Dans ce cas, grâce à la détection des User-Agents, les followers accéderont à la version adaptée à leur terminal : les utilisateurs sur ordinateur accéderont à la version du site classique et les mobinautes, à la version du site adaptée à l’écran de leur mobile.
    • Aucune redirection n’est nécessaire pour obtenir un affichage spécifique au type de terminal, ce qui réduit le temps de chargement, mais évite également de générer des erreurs.
    • Tout l’effort SEO est concentré sur une seule adresse : les « pages mobiles » bénéficient du référencement de la version classique. Il n’y a pas non plus de risque de fuite de jus de lien entre le site web classique et le site mobile qui se trouve sur une URL différente.
    • Les robots de Google n’ont pas besoin de multiplier leurs passages (crawls) dans la page pour en indexer le contenu, le cas échéant. Son crawling est plus efficace et plus rapide ; il peut indexer plus de contenu et assurer, par conséquent, un meilleur indice de fraîcheur du contenu. Veillez seulement à ne pas bloquer le crawling de Googlebot, notamment via le fichier robots.txt .

    À lire
    E. Marcotte, Responsive Web Design, A Book Apart, Eyrolles, 2012

    Performances : optimiser le temps de chargement des pages
    • Améliorez le temps de chargement de vos pages pour les mobinautes, si vous ne voulez pas que ceux-ci les quittent à bout de patience.

    • Veillez à offrir des images adaptées au mobile tant au niveau de la taille que du poids. Prévoyez une image redimensionnée et compressée adaptée pour les mobiles et faites en sorte que la feuille de styles sélectionne cette image-là pour les mobinautes.
    • Le recours au design responsive nécessite toute une série de scripts qui doivent être appelés dans la page. Autant de téléchargements ! Afin de diminuer le temps d’attente des mobinautes, réduisez les requêtes serveur au maximum en évitant la multiplication des fichiers : regroupez toutes les feuilles de styles au sein d’un même fichier et faites-en de même pour le JavaScript.
    • Allégez votre code en rationalisant les styles. Par exemple, si la typographie utilisée est l’Arial, n’appliquez pas ce style à chaque élément au sein de la page, mais gérez-le pour tout le contenu via les feuilles de styles.
    • Les bibliothèques JavaScript sont d’une grande aide au développement. Néanmoins, dans de nombreux cas, une poignée seulement de fonctions est utilisée. Inutile alors de télécharger les bibliothèques en entier : ne reprenez que les éléments dont vous avez besoin, en les copiant au sein de votre fichier regroupant tous les éléments JavaScript. Si vous utilisez le JavaScript, prenez également en compte les conseils donnés dans l’encadré suivant !
    Il existe des outils en ligne qui permettent de mesurer les performances des pages, par exemple Mobitest, PageSpeed ou encore Google Webmaster Tools :
    http://mobitest.akamai.com/m/index.cgi
    https://developers.google.com/speed/pagespeed/insights
    https://www.google.com/webmasters/tools/

    JavaScript : prudence et vigilance…
    Les navigateurs mobiles récents prennent en charge le JavaScript, mais l’exécution de scripts sollicite davantage le processeur, la mémoire, réduisant ainsi la durée de vie de la batterie, sans parler des problèmes liés à la lenteur du réseau. Le JavaScript sera utilisé en offrant une alternative HTML pour les mobinautes dont le navigateur n’interprète pas (ou en partie seulement) le JavaScript. Il doit donc toujours être utilisé dans une démarche d’amélioration progressive. Par ailleurs, afin d’éviter des erreurs dans l’exécution du code, mieux vaut utiliser le mode strict de JavaScript : utilisez l’outil JSLint ( http://jslint.com ) pour corriger le code. Enfin, séparez les scripts et le contenu HTML (mis à part le code nécessaire au chargement du script lui-même).
    Voici quelques points à prendre en compte :
    • Évitez l’ouverture des liens en JavaScript, car ils ne fonctionnent pas lorsque le JavaScript n’est pas disponible. Fournissez toujours un lien vers une page HTML en amont qui fournit l’alternative lorsque le JavaScript n’est pas interprété. De plus, les liens JavaScript mal codés nuisent au référencement car ils empêchent en grande partie les robots de les suivre.

    • Évitez la soumission d’un formulaire exécutée par le biais du JavaScript, pour les mêmes raisons de non-opérabilité. Dans une logique d’adaptation progressive, vous prévoirez le JavaScript pour faciliter le remplissage d’un formulaire par de l’auto-remplissage, mais vous offrirez toujours la possibilité de pouvoir remplir le formulaire sans devoir recourir au JavaScript, notamment en offrant des champs de texte.
    • Utilisez le test conditionnel ou code de diagnostic à certains points clés du script pour vérifier l’existence d’une fonction avant d’exécuter le code JavaScript, c’est-à-dire de vérifier si le navigateur intègre effectivement la fonctionnalité dont vous avez besoin : par exemple, pour vérifier l’existence d’une interface de géolocalisation.
    • Évitez les messages d’alerte JavaScript et les pop-ups en cas d’erreur, etc.
    Enfin, gardez en tête que coder votre site en XHTML permet d’assurer un bon affichage sur le plus de téléphones et navigateurs possible, et vous aurez plus de chance que le contenu de votre site classique s’affiche correctement sur le mobile sans devoir développer de version mobile spécifique. C’est ce que préconise Google ( http://goo.gl/em67n 4 ).
    Le code HTML est servi dynamiquement en fonction de l’User-Agent
    Dans cette configuration, la gestion se fait toujours via la même URL, mais le serveur utilise des feuilles de styles différentes et renvoie du code HTML adapté en fonction de l’agent utilisateur. Plutôt que de créer un site web sur la base d’un fichier HTML unique, mais dont la présentation est contrôlée par diverses CSS, on détecte le mobile puis applique un modèle par classe de mobile, en fournissant uniquement le code dont le navigateur a effectivement besoin. Cela permet d’éviter d’envoyer au mobile plus d’informations que ce qu’il n’utilisera réellement et de créer une expérience utilisateur appropriée pour le type de mobile en question.
    Cette solution présente néanmoins le risque d’être considérée comme du cloaking (voir le chapitre 10 sur les risques liés au référencement) par les moteurs de recherche, qui risquent de ne pas faire le lien directement entre l’altération du code HTML et sa nécessité pour répondre aux différents User-Agents. Le contenu mobile est, dans le cas présent, « caché ». Pour éviter que Google ne considère cette pratique comme une tentative de fraude et ne la pénalise, il préconise que le serveur envoie un signal à Googlebot-Mobile pour qu’il crawle également la page et découvre ainsi le contenu mobile. Pour ce faire, vous devez utiliser le code Vary dans les en-têtes HTTP pour indiquer que le contenu et les feuilles de styles peuvent changer en fonction de l’User-Agent.
    Vary HTTP
    La mention Vary dans l’en-tête HTTP va donc indiquer que le contenu et les feuilles de styles peuvent changer en fonction de l’User-Agent. L’en-tête est généralement utilisé pour le cache, mais il peut également être utilisé, dans cette situation-ci, pour signaler que le contenu a changé en fonction de l’User-Agent.

    Le recours au Vary HTTP a deux avantages.
    • D’une part, il envoie un signal aux serveurs pour spécifier s’ils doivent, oui ou non, envoyer la page mise en cache. Sans cet en-tête, la page mise en cache avec le contenu et le format adapté aux ordinateurs pourrait être servie aux mobiles et vice versa : la page adaptée aux mobiles pourrait être envoyée aux ordinateurs.
    • D’autre part, il accélère la découverte et le crawling du contenu mobile en lançant un signal à Googlebot pour lui indiquer que le contenu est optimisé pour les mobiles et pour l’inviter à le parcourir et à l’indexer.
    Le Vary HTTP fait partie de la réponse serveur à une requête :

    GET /page-1 HTTP/1.1
    Host: www.nomdusite.com
    (… Suite des en-têtes HTTP…)
    HTTP/1.1 200 OK
    Content-Type: text/html
    Vary: User-Agent
    Content-Length: 5710
    (… Suite des en-têtes HTTP…)
    De cette manière, vous faites en sorte que le type de contenu renvoyé en réponse à la requête dépende de l’User-Agent. Si vous utilisez déjà des en-têtes Vary HTTP, rajoutez User-Agent à la liste.
    La détection des User-Agents : prudence !
    Soyez prudent et évitez les problèmes en matière de détection des User-Agents (en oublier, ne pas utiliser le bon User-Agent, etc.). Lisez l’article de Google à ce propos : « Redirects and User-Agent Detection » ( http://goo.gl/7bfOt 5 ).

    Switchboard Tags : la redirection selon Google
    Pour faire la connexion entre les pages mobiles et les pages classiques d’un site web, Google a introduit les Switchboard tags , afin que l’indexation et le transfert de popularité s’effectue correctement.
    http://goo.gl/7B2Hg 6
    Le site est géré via des URL différentes
    Vous pouvez décider de gérer le site classique et le site mobile via des URL différentes, en passant par des sous-domaines, des extensions ou des noms de domaine différents, voire par des sous-dossiers. Vous aurez par exemple : http://www.nomdusite.com pour le site classique et, pour le site mobile, http://m.nomdusite.com , http://www.nomdusite.com/mobile , ou encore http://www.sitemobile.com ou http://www.sitemobile.mobi , noms de domaine dédiés à la version mobile.
    Google ne semble pas favoriser l’une ou l’autre forme, du moment que les URL sont accessibles pour Googlebot et Googlebot-Mobile. Notons toutefois qu’il y a plus de http://m.nomdusite.com positionnés sur les pages de résultats que de http://www.nomdusite.mobi .
    Google préconise de procéder comme suit : sur la page du site classique, insérez un lien avec l’attribut rel="alternate" qui pointe vers la page du site mobile correspondante, afin d’aider Googlebot à découvrir les pages du site mobile, en indiquant qu’il existe une URL alternative à celle prévue pour ordinateur. Sur la page mobile, ajoutez un lien rel="canonical" qui pointe vers la page du site classique correspondante.
    Soit la page ordinateur http://www.nomdusite.com/page-1 et la page mobile http://m.nomdusite.com/page-1 .
    Sur la page ordinateur, insérez le code :

    <link rel="alternate" media="only screen and (max-width: 640px)" href=" http://m.nomdusite.com/page-1" >
    Le media query ( media= ) indique pour quel type d’écran cette URL alternative doit être utilisée. Sa valeur, ici 640 px, cible spécifiquement les smartphones. L’attribut href définit la localisation de cette URL alternative.
    Sur la page mobile, on aura :

    <link rel="canonical" href=" http://www.nomdusite.com/page-1" >

    Vous pouvez également utiliser le rel="alternate" pour les pages ordinateur dans le Sitemap. Dans ce cas, vous insérerez :

    <?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
    <urlset xmlns=" http://www.sitemaps.org/schemas/sitemap/0.9"
    xmlns:xhtml=" http://www.w3.org/1999/xhtml">
    <url>
    <loc> http://www.nomdusite.com/page-1/</loc>
    <xhtml:link
    rel="alternate"
    media="only screen and (max-width: 640px)"
    href=" http://m.nomdusite.com/page-1" />
    </url>
    </urlset>
    Vous devez néanmoins rajouter le rel="canonical" dans les pages HTML mobile, comme nous venons de le faire.
    Cette façon « bidirectionnelle » de procéder va permettre à Googlebot de découvrir le contenu mobile. Il va aider l’algorithme à comprendre la relation entre les pages pour ordinateur et celles pour mobile : il pourra ainsi les gérer correctement. Quand vous utilisez deux URL pour présenter le même contenu, mais dans des formats différents, cette façon de procéder indique aux algorithmes que ces deux URL ont un même contenu et devraient être traitées comme une seule entité plutôt que deux. Si elles sont traitées séparément, les deux URL (pour ordinateur et pour mobile) apparaissent sur les pages de résultats classiques et leur classement peut en être affecté.

    Attention aux redirections !
    Si votre site classique redirige automatiquement les mobinautes vers votre site mobile, ou l’inverse, assurez-vous que vous avez configuré votre serveur afin qu’il puisse traiter le Vary HTTP. Consultez l’aide en ligne de Google :
    http://goo.gl/8fnt7 7

    Du .mobi erectus au mobile sapiens ?
    Voici une infographie qui illustre bien le futur du mobile ( fig. 2-3 ) : du .mobi au m. , puis au design responsive, et demain : un contenu calibré en fonction du contexte, de l’utilisateur et du terminal ? Une requête sémantiquement identique renverrait un résultat différent en fonction du terminal.
    Illustrons cela. Je suis dans la rue à Mulhouse, il est 13 h et j’ai une irrésistible fringale de sushis. Une requête « sushis » ne me renverra pas pléthore de recettes de sushis (j’ai faim !), ni les campagnes de Greenpeace contre la pêche sauvage du thon, ni encore la définition sur Wikipédia, dieu merci : j’ai faim ! Elle me renverra la liste des restaurants les plus proches, présentés par ordre de distance, assortie des Google Maps. Sur la page du restaurant que Nathalie recommande sur Google+ (tout en spécifiant que Michel y est en ce moment), le site renverra d’emblée la formule lunch du jour et m’informera que jusqu’à 14 h, le café est offert. Qui sait, étant une fidèle cliente, le site me proposera-t-il d’emblée mon dessert favori !


    F IG . 2-3 : Demain, le contenu sera servi dynamiquement.
    Source : Bryan Wright, Evolution of Man image ( http://searchengineland.com/mobile-search-after-the-final-mayan-baktun-142745 ).
    CONCEVOIR UN SITE MOBILE DÉDIÉ
    Dans ce cas, vous utiliserez un sous-domaine de type http://m.nomdusite.com ou un sous-dossier http://www.nomdusite.com/m. Vous pouvez également passer par le .mobi ou un autre nom de domaine, http://www.monsitemobile.com.
    Analyse préalable
    Avez-vous vraiment besoin d’un site mobile dédié ou une adaptation du site classique est-elle suffisante ? Ce site mobile permettra-t-il d’ancrer votre offre sur les besoins et attentes spécifiques des mobinautes ?
    Considérez, entre autres, les points suivants.
    • La géolocalisation est inhérente à votre offre.
    • Votre contenu répond à une consultation pendant les temps morts.

    • L’accès à votre contenu se prête au butinage avec des temps de consultation très courts.
    • Vos utilisateurs peuvent réaliser de courtes transactions.
    • Votre contenu répond à un besoin dans l’urgence.
    • Votre offre intègre une dimension sociale significative.
    • Les utilisateurs consultent souvent votre contenu en déplacement.
    Oui ? Votre stratégie de communication et les besoins de vos utilisateurs le confirmeront. Vous validerez également votre décision par l’analyse de vos statistiques, l’étude de la concurrence, etc. (voir les chapitres qui suivent).
    L’exemple des restaurants
    Dans certains cas, un site mobile s’impose, notamment dans le cas de la restauration. Par exemple, aux États-Unis, 95 % des restaurants indépendants et la moitié des chaînes de restaurants ont un site mobile ou adapté pour les mobiles (source : http://bit.ly/HOzXDb 8 ).
    Dans son article « Why Restaurants & Other Local Businesses Need Mobile (Not Responsive) Sites » ( http://selnd.com/K8N4CD 9 ), Bryson Meunier met en exergue la nécessité pour les restaurants d’avoir un site mobile dédié (et pas seulement une adaptation du site classique au mobile via le design responsive, par exemple). Il a comparé le top 200 des requêtes les plus populaires sur ordinateur avec le top 200 des requêtes populaires qui ont plus de recherches mobiles que de recherches à partir d’un ordinateur, dans la catégorie de la restauration (par exemple, fig. 2-4 ). D’après ses observations, les recherches sur ordinateur concernent essentiellement les coupons, menus, adresses et noms spécifiques de restaurants (par exemple, McDonald’s). Ils incluent également des mots-clés liés à la localisation dans une région spécifique (par exemple, Atlanta).


    F IG . 2-4 : 25 % des recherches sur « restaurant à Lyon » se font à partir des mobiles.
    Source : https://adwords.google.com

    Les requêtes à partir des mobiles montrent des similitudes avec celles sur ordinateur, à la différence que les fréquences sont différentes et que certains mots sont absents. D’autres mots-clés apparaissent, qui ne se retrouvent pas dans la liste des requêtes sur ordinateur, comme « numéro » et « le plus proche » ou « à proximité ».
    Comparons les nuages de mots-clés pour les ordinateurs et les mobiles ( fig. 2-5 , en anglais). Les internautes à la maison ou au bureau recherchent davantage les mots-clés coupons et menu que locations (adresses), tandis que les requêtes les plus fréquentes sur mobiles concernent, elles, plutôt les adresses (locations) et les horaires (hours) que les menus, par exemple.


    F IG . 2-5 : Les requêtes les plus populaires sur ordinateur (à gauche) et celles sur mobiles (à droite)
    Source : http://searchengineland.com/why-restaurants-and-other-local-businesses-need-mobile-not-responsive-sites-122002
    De plus, les mobinautes sont moins enclins à insérer des localisations spécifiques, s’attendant à ce que le moteur de recherche lui propose d’emblée les adresses les plus proches (via la géolocalisation), en rajoutant uniquement « le plus proche » ou « à proximité ». Selon les observations de Bryson Meunier, les mots-clés « restaurant à proximité » (restaurants near me) comptabilisent 10 000 recherches mensuelles sur ordinateur, mais quatre fois plus sur mobiles. De plus, les mobinautes cherchent davantage les numéros de téléphone et les heures d’ouverture que les internautes sur ordinateur. Ce qui confirmerait les chiffres de Google selon lesquels 94 % des utilisateurs de smartphones aux États-Unis recherchent une information locale et 90 % agissent en achetant ou en contactant l’entreprise.
    Comme le dit Bryson avec humour : un restaurant ne devrait pas offrir aux mobinautes en situation de recherche des bons de réduction imprimables, des offres d’emploi, ou encore une animation Flash sur un plateau pour les convaincre de l’atmosphère irrésistible qui règne dans leur établissement. Non. Inutile de les faire fuir en leur proposant des contenus superflus qui se trouvent sur le site classique. Cela ne fera que leur rendre la tâche difficile pour atteindre leur objectif et ils resteront sur leur faim.

    McDonald’s, Burger King, Subway, Pizza Hut, Taco Bell, etc., tous ces « hauts lieux de fine gastronomie » proposent une version mobile dédiée qui va droit au but. Mais afin d’offrir à tous les mobinautes la possibilité d’accéder à d’autres contenus s’ils le désirent, la meilleure solution est d’adapter votre site classique au mobile, à côté de la version mobile dédiée, afin de leur donner accès à toutes les informations, s’ils le souhaitent.
    Dans quels cas développer un site mobile dédié ?
    Comment vérifier si votre cible a des comportements de recherche différents selon qu’elle soit sur ordinateur ou sur mobile, et s’il est judicieux de développer un site mobile dédié ? Vous pouvez vous aider du tableau ci-après. Les catégories en tête de liste sont celles qui comptabilisent le plus de recherches sur mobile (restaurant, magasin, sport et fitness, Internet et télécom, etc.). Si vous y retrouvez votre activité, peut-être devez-vous envisager de développer un site mobile dédié. Les activités en bas de liste présenteront sans doute moins de différences entre les comportements des utilisateurs d’ordinateur et ceux des mobinautes (par exemple : immobilier, jardinage, cadeaux, emploi, enseignement, etc.).

    Tableau 2-1 P art du mobile dans les recherches sur les moteurs (aux États-Unis) (Google Adwords Générateur de mots-clés, source : http://goo.gl/4zuwb 10 )


    Différence entre les mots-clés recherchés : segmentation et catégories
    Recourez à Google AdWords générateur de mots-clés (segmentation volume de recherche ordinateur/mobiles) pour vérifier si les internautes utilisent les mêmes mots-clés à partir d’un ordinateur (c’est-à-dire qu’ils recherchent la même chose) que les mobinautes. Consultez également les catégories de Google Tendances des recherches.
    De manière générale, les utilisateurs qui utilisent le Web mobile le font à partir de mobiles de dernières générations (smartphones). Il serait donc logique de développer un site adapté spécifiquement pour ce type d’appareil. Mais faire un choix de développer un site pour un certain type de mobile et de son système d’exploitation dépend de la cible et du type d’informations que l’on met à disposition. Pour des informations d’intérêt général (par exemple, les actualités, les informations institutionnelles, les associations des consommateurs, etc.), il faudra soit développer des plates-formes accessibles à un très large public, soit se baser sur le plus petit dénominateur commun. Une fois encore, l’analyse de vos statistiques vous donnera des indications : identifiez le type d’appareil et les systèmes d’exploitation les plus utilisés sur votre site ( fig. 2-6 ).


    F IG . 2-6 : Identifiez les appareils mobiles les plus utilisés pour accéder à votre site à partir de vos statistiques.
    Développer un site mobile
    Vous trouverez ci-après un aperçu très général et très succinct des pratiques en matière de développement de site mobile. Il n’a d’autres objectifs que d’éclairer quelque peu les stratèges de contenu, histoire de dissiper le brouillard.
    Les formats les plus adaptés pour la création de contenus mobiles sont le XHTML 1.0 Strict ou le HTML5 avec un bémol, car il n’est pas encore pris en charge par tous les navigateurs. Les documents HTML utiliseront le système d’encodage des caractères UTF-8. En ce qui concerne les CSS, mieux vaut tabler sur la CSS Mobile Profile. Le JavaScript est bien géré si on utilise une syntaxe stricte. Pour les images : le JPEG, tout en faisant attention à la translucidité qui n’est pas bien gérée. Attention à l’utilisation des vidéos qui requièrent le format Flash, le HTML5 ou le développement d’une application extérieure au navigateur. Le PDF n’est pas adapté à la lecture sur mobile. Le Flash doit être banni (mieux vaut recourir au SVG, Scalable Vector Format ), tout comme l’Ajax, etc.
    La version mobile doit contenir une feuille de styles handheld.css. En utilisant Cache-Control: no-transform dans le header , vous interdirez toute modification du contenu par le proxy. Un bémol, cependant : comme nous l’avons vu, cet en-tête interdit également toute optimisation telle que la compression par le réseau du contenu lors de sa transmission.
    En toute logique, ce devrait être la version mobile qui est mise en avant sur les pages de résultats mobiles, mais ce n’est pas toujours le cas. Il est donc très important de faire des liens entre les deux versions du site. L’idéal est de créer un lien différent vers la version mobile pour chaque page et vice versa. Le texte d’ancrage contiendra le mot « mobile », par exemple « Site mobile » ou « Version mobile ». Chaque page du site mobile doit contenir un lien vers le site classique, le texte d’ancrage contenant le mot « Site classique » ou autre. Vous pouvez utiliser une image sur le site classique pour pointer vers la version mobile du site, mieux vaut dans ce cas la placer en haut à gauche sur la page. En la plaçant à droite, elle risque de ne pas apparaître lors du rendu sur le mobile, à moins de faire glisser l’écran horizontalement et de zoomer.

    En savoir plus
    Consultez les bonnes pratiques W3C en matière de développement de sites mobiles :
    http://www.w3.org/TR/mobile-bp/

    Outils pour construire son site mobile
    Certains outils de gestion de contenu (CMS) proposent désormais une version mobile automatique. Wordpress propose des templates adaptés aux mobiles ( http://bit.ly/hKafD2 11 ) ou des plug-ins pour faciliter la mise en place d’une version mobile ( http://wordpress.org/mobile/ 12 ). Drupal a également mis en place un thème « responsive » ( http://drupal.org/project/mobile_theme ).
    Soyez néanmoins vigilant, ces solutions prêtes à l’emploi ne génèrent pas toujours un code propre, l’ergonomie laisse parfois à désirer et tous ne tiennent pas compte des contraintes spécifiques au référencement des sites mobiles.
    Quant à Google, il met à disposition une plate-forme pour construire sa page d’atterrissage mobile personnalisable : couleurs, boutons, etc. Vous pouvez en quelques clics intégrer Google Maps et Google Analytics ( http://goo.gl/PoS37 13 ). Il offre des templates pour différents types d’activité : restaurant, entreprise locale, réseau social, boutique, etc. Pour en savoir plus sur l’optimisation d’une page d’atterrissage, rendez-vous au chapitre 7 sur les critères « in-page ».
    Site mobile ou application ?
    Développer un site mobile ou une application ? Le site mobile présente de nombreux avantages.
    • Le coût de développement, les ressources et le temps nécessaire à développer un site mobile sont inférieurs à ceux d’une application.
    • La technologie pour développer un site mobile est plus accessible pour des développeurs web. Le développement d’une application fait appel à d’autres langages et requiert une expertise pointue en matière d’ergonomie, avec de longues phases de tests.
    • Les mises à jour du site sont directement en ligne et ne nécessitent aucune manipulation de la part du mobinaute, contrairement aux mises à jour des applications qui doivent être téléchargées. De plus, ces mises à jour sont généralement moins gourmandes en taille et sollicitent moins le processeur.
    • La publication d’un site n’est pas soumise à validation, comme c’est le cas pour les applications qui doivent recevoir l’approbation des boutiques. De même, il n’y a pas de commission sur les bénéfices engendrés par la monétisation d’un site mobile, tandis que les applications doivent reverser un pourcentage aux boutiques.
    • Les pages d’un site mobile sont susceptibles d’être indexées et positionnées sur les moteurs, ce qui n’est pas le cas des applications, où seule la page de lancement sur un site ou sur une boutique peut être indexée.
    • Sans être du simple au double, loin de là, les publicités sont vues davantage sur un site mobile que sur une application (38 % versus 35 %, selon Google : http://goo.gl/cu9Te 14 ).
    • Le site mobile est accessible à la majorité des mobinautes, tandis qu’une application nécessite un développement spécifique pour chaque système d’exploitation.
    DÉVELOPPER UNE APPLICATION MOBILE
    L’application mobile est un programme téléchargeable développé pour un système d’exploitation spécifique, par exemple Android ou iOS. Elle est généralement orientée tâche. Elle fonctionne en autonomie, sans passer par un navigateur. Elle exploite la connexion en ligne, mais peut aussi être utilisée hors connexion.
    Avant d’investir dans le développement d’une application, vous mettrez en balance les coûts et le profit que vous en tirerez.

    Et toujours…
    Quoi qu’il en soit, si vous décidez de développer une application, pensez à adapter votre site classique pour les mobiles !
    Les avantages d’une application
    Une meilleure expérience utilisateur
    • Le principal avantage d’une application est d’offrir une expérience utilisateur parfaitement adaptée à ses besoins, dans une interface riche et ergonomique. Selon l’étude Usability of Mobile Websites and Applications, 2nd edition, du Nielsen Group, le taux de succès d’une tâche sur une application est de 76 %, contre 64 % pour les sites mobiles.
    • Elle permet d’utiliser les fonctionnalités du mobile et de tirer le maximum du média : téléphonie, GPS, appareil photo et caméra, reconnaissance vocale, etc.

    • L’application peut également tirer profit de la forte personnalisation du mobile. Installez l’application Gmail, et il vous importe tous vos contacts. Installez des logiciels de messagerie instantanée, par exemple Whatsapp, et il va chercher tous ceux qui, dans vos contacts, utilisent cette application. Cette facilité (et intrusion) permet de partager plus facilement des contenus.
    • Une application est généralement très facilement installée et désinstallée. Elle est accessible en un clic, en particulier lorsque l’icône est déposée sur le bureau du mobile (éventuellement classée dans un dossier). Par contre, trop d’applications sur le bureau (du mobile) nuit à la visibilité de la vôtre, qui risque finalement de passer à la trappe, faute de place ou d’utilisation.
    De meilleures performances
    • Les applications peuvent tourner en arrière-plan et vous alerter lorsque nécessaire en fonction de vos paramétrages. Par exemple, l’application Google+ vous prévient lorsque vous avez été ajouté à des cercles.
    • Les applications peuvent également fonctionner hors connexion. Par exemple, Gmail vous permet de lire et de répondre en mode off-line ; vous pouvez ensuite envoyer vos messages une fois connecté au réseau. L’application Google Maps vous permet de télécharger des cartes géographiques et de les consulter hors ligne. Pratique, dans le désert !
    • Les données peuvent être stockées directement sur le mobile, ce qui représente un fameux gain en nombre de transactions. De plus, cela évite la multiplication de requêtes au serveur et diminue le temps d’attente. Sans compter que l’exécution du code est plus rapide en mode « natif ».
    La monétisation
    • Une application peut plus facilement être monétisée, notamment via les boutiques. Les mobinautes sont plus enclins à payer pour une application qu’à payer pour accéder à un site, d’autant plus que le prix est rarement exorbitant, de l’ordre de quelques cents à quelques euros. De plus, les boutiques en ligne peuvent donner de la visibilité à votre application, le tout est de ne pas y être perdu au fin fond d’une catégorie.

    Promotion : application !
    Faites la promotion de vos applications à différents endroits du site classique, à commencer par la page d’accueil. Insérez des liens textuels avec la mention de l’application et le système d’exploitation du mobile, ainsi qu’une icône spécifique pour chacun d’eux. Par exemple : « Application Android », « Application iPhone », etc.

    Les inconvénients d’une application
    C’est mieux, mais c’est plus cher… et plus compliqué !
    Le développement d’une application et sa mise à jour génèrent des budgets beaucoup plus importants que pour un site web mobile. En effet, l’application doit être développée pour les différents systèmes d’exploitation : de même, ses mises à jour sont spécifiques à chaque plate-forme. Son développement fait appel à des langages qui requièrent l’intervention de développeurs spécialisés : Objective C pour Apple, Java pour Android, Silverlight pour Windows Phone 7, C++ pour Samsung, etc. L’économie réalisée en réutilisant des éléments d’un système d’exploitation à l’autre est de l’ordre de 30 %. De plus, les applications ne peuvent s’appuyer sur une expérience aussi établie que celle existant pour les sites web (même si le responsive web design est parfois aussi au stade de ses premiers balbutiements) : toutes les agences ne sont pas capables de le mettre en œuvre.
    La gestion des mises à jour
    • Pour des raisons de temps ou de connexion (pensons aux frais de roaming !), l’utilisateur ne téléchargera pas toujours volontiers la mise à jour, tant qu’il n’y sera pas contraint et forcé par un « La version que vous utilisez ne sera bientôt plus supportée. Téléchargez la nouvelle version. » Certains décocheront l’option « Mise à jour automatique » ou la refuseront en cliquant « Non » à la suggestion « Me rappeler le téléchargement ultérieurement ». La crainte de devoir reconfigurer tous leurs paramètres (Firefox excelle dans cette pratique), d’encombrer inutilement la mémoire disponible, de ne plus retrouver leurs fonctionnalités auxquelles ils sont habitués, voire encore la crainte de l’instabilité de la nouvelle version, sont autant de raisons qui rendront l’utilisateur frileux à télécharger une mise à jour.
    • La mise à jour d’une application complexifie l’analyse des statistiques en faisant cohabiter l’ancienne et la nouvelle version. Il faut parfois jusqu’à un an pour que les statistiques de l’ancienne version ne parasitent plus l’analyse de la nouvelle version. Il est donc difficile de mesurer la satisfaction des utilisateurs de la nouvelle version.
    La visibilité et le référencement
    • La publication d’une application est soumise à l’approbation des boutiques. Ce processus de validation peut prendre plusieurs semaines. Les exigences en matière de graphisme pour Apple, notamment, sont contraignantes et très strictes, image oblige. De plus, une partie des revenus engendrés par la monétisation sur les boutiques doit être reversée à la boutique. Certains types de contenus ne sont pas acceptés par les boutiques ou sont soumis à des contraintes. Une application contenant la possibilité de faire un don en ligne ne peut, par exemple, pas être monétisée. En outre, les applications ne peuvent pas être commercialisées dans tous les pays.

    • La concurrence sur les boutiques est rude, il n’est pas toujours facile de se positionner en tête de catégorie. Par ailleurs, l’influence des étoiles et des avis des consommateurs fera plus facilement pencher un utilisateur pour une application plutôt que pour l’autre. Enfin, les applications payantes se heurtent à celles gratuites (70 % des applications sur l’App Store !) Les formules de type freemium (application gratuite, mais payante pour profiter de toutes les fonctionnalités ou pour supprimer la publicité) ont le vent en poupe.
    • En termes de référencement, essayer de positionner son application sur les moteurs de recherche se résume grosso modo à optimiser la page de lancement ou la fiche de présentation de l’application sur les boutiques. Pour le reste, vous avez le choix de mener des campagnes sponsorisées, le devoir d’intégrer des métadonnées enrichies, de communiquer off-line et on-line – ou de racheter Google Play et App Store (un peu d’humour ne nuit en rien). Vous pouvez bien sûr avoir la chance d’être mentionné dans un article dans la presse spécialisée, vantant les fonctionnalités de votre application, ou gagner un prix, etc. Beaucoup d’aspirants et peu d’élus. Consultez la partie dédiée aux applications et à leur visibilité ( chapitre 9 ).
    La méfiance des utilisateurs face à l’utilisation des données personnelles
    Certaines applications nécessitent l’accès à des données personnelles pour que l’utilisateur puisse profiter au maximum de leur potentiel et de leurs fonctionnalités. « Mes données ne vont-elles pas être utilisées à d’autres fins, notamment commerciales ? Y a-t-il un risque de fuite de mes données personnelles ? Qu’est-ce qui est visible au public (notamment pour les réseaux sociaux) : ai-je bien paramétré l’application pour éviter cela ? » Autant de questions anxiogènes qui freineront ceux qui agissent « en bon père de famille » et toutes les personnes conscientes des risques.

    Outils
    Sans les avoir testés, voici quelques outils pour créer son application : Kawet, AppCooker, Mobile Roadie, Appsgeyser, Goodbarber, Glustr.
    Exemples à suivre… ou pas !
    Le Point.fr possède différentes plates-formes : un site classique qui ne s’adapte pas à l’affichage sur mobile, un site mobile (qui n’est pas un site dédié, mais un clone du site classique, accessible de surcroît via deux URL – typiquement un cas de contenu dupliqué) et une application. Sa stratégie consiste à forcer à utiliser l’application (gratuite) pour des raisons de régie publicitaire, probablement, au détriment du site mobile ( fig. 2-7 ). Tout est mis en œuvre pour la promouvoir, à tel point qu’il est difficile de savoir qu’il existe un site mobile ! Si l’on revient sur les chiffres de Google concernant la publicité (38 % des mobinautes voient la publicité affichée sur le site mobile versus 35 % dans une application), est-ce vraiment une bonne stratégie ?
    Une chose est sûre, en intégrant tout le contenu au sein d’une application, Le Point.fr se donne peu de chances de le positionner sur les moteurs (Google News ?), de bénéficier de sa force d’actualisation et de son potentiel à être référencé. Bien sûr, le site classique est là pour pallier ce problème, mais que se passera-t-il à long terme, si l’on considère l’évolution du mobile ? Le choix de développer une application s’est fait au détriment du site mobile, qui offre une expérience utilisateur insatisfaisante et une optimisation catastrophique pour les moteurs de recherche. Le mobinaute risque bien d’être frustré et de se voir contraint et forcé de télécharger l’application. Fort de cette constatation, Le Point.fr se concentre sur une refonte du site mobile. Notez que Le Figaro.fr se retrouve dans le même cas de figure !


    F IG . 2-7 : Le Point.fr pousse à l’utilisation de son application, au détriment du site mobile.
    Source : http://www.lepoint.fr (à partir d’un mobile : http://preroll.a4.tl/lepoint/p_android.php?urlad4s=http://www.lepoint.fr/ )
    Autre exemple, celui de l’opérateur Orange (

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