En finir avec les régimes
109 pages
Français

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Description

Dans ce livre, voici ce que vous ne trouverez pas : protocole à tenir, liste d'aliments interdits, menus imposés, phase de stabilisation mystique...



Aucune violence alimentaire



Et pourtant, vous perdrez du poids ! Vous en perdrez même de façon durable et mettrez un terme à l'infernale spirale des régimes chroniques.



Comment ? En tenant compte des nombreuses caractéristiques de votre alimentation personnelle pour améliorer et redéfinir un mode de vie alimentaire qui vous corresponde.




  • Identifiez vos facteurs d'influence (environnement, organisation, créativité alimentaire, plaisir, fonction émotionnelle, priorité donnée à l'alimentation...).


  • En quoi influent-ils sur votre alimentation et surtout, sur votre prise de poids ?


  • Comment en tenir compte pour redéfinir une nouvelle stratégie alimentaire ?


  • Comment sur le long terme, vous approprier ces changements dans votre nouveau mode d'alimentation ?



4 étapes pour mincir et rester en harmonie avec vous-même




  • Pourquoi les régimes sont-ils si désastreux ?


  • Observez votre alimentation


  • Remettez en question votre alimentation


  • Progressez sur les axes d'amélioration


  • Projetez-vous dans le futur


  • Faisons un rapide bilan final

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 08 août 2011
Nombre de lectures 751
EAN13 9782212007725
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0097€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Alexandre Lefèvre
En finir avec les régimes
Groupe Eyrolles
61, bd Saint-Germain
75240 Paris Cedex 05
www.editions-eyrolles.com
Le Code de la propriété intellectuelle du 1 er juillet 1992 interdit en effet expressément la photocopie à usage collectif sans autorisation des ayants droit. Or, cette pratique s’est généralisée notamment dans l’enseignement provoquant une baisse brutale des achats de livres, au point que la possibilité même pour les auteurs de créer des œuvres nouvelles et de les faire éditer correctement est aujourd’hui menacée.
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’Éditeur ou du Centre Français d’Exploitation du Droit de copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
© Groupe Eyrolles, 2011
ISBN : 978-2-212-55153-2
Sommaire
Préface
Introduction
Pourquoi les régimes sont-ils désastreux ?
Les bases de la méthode
La méthode en bref
Parlons de vous
Étape 1 : observez votre alimentation
Sommaire
Présentation
Maillon 1 : vos environnements
Maillon 2 : vos perceptions alimentaires
Maillon 3 : votre organisation
Maillon 4 : la diversité et la créativité de votre alimentation
Maillon 5 : vos techniques culinaires
Maillon 6 : votre alimentation quotidienne de référence (votre « train-train alimentaire »)
Maillon 7 : vos plaisirs alimentaires
Maillon 8 : les fonctions émotionnelles de votre alimentation
Maillon 9 : le niveau de priorité de votre alimentation
Bilan de l’étape 1
Étape 2 : remettez en question votre alimentation
Sommaire
Présentation : remises en question et acceptations
Maillon 1 : vos environnements
Maillon 2 : vos perceptions alimentaires
Maillon 3 : votre organisation
Maillon 4 : la diversité et la créativité de votre alimentation
Maillon 5 : vos techniques culinaires
Maillon 6 : votre alimentation quotidienne de référence (votre « train-train alimentaire »)
Maillon 7 : vos plaisirs alimentaires
Maillon 8 : les fonctions émotionnelles de votre alimentation
Maillon 9 : le niveau de priorité de votre alimentation
Bilan de l’étape 2
Étape 3 : progressez sur les axes d’amélioration
Sommaire
Présentation
Maillon 1 : vos environnements
Maillon 2 : vos perceptions alimentaires
Maillon 3 : votre organisation
Maillon 4 : la diversité et la créativité de votre alimentation
Maillon 5 : vos techniques culinaires
Maillon 6 : votre alimentation quotidienne de référence (votre « train-train alimentaire »)
Maillon 7 : vos plaisirs alimentaires
Maillon 8 : les fonctions émotionnelles de votre alimentation
Maillon 9 : le niveau de priorité de votre alimentation
Bilan de l’étape 3
Étape 4 : projetez-vous dans le futur
Sommaire
Présentation
Maillon 1 : vos environnements
Maillon 2 : vos perceptions alimentaires
Maillon 3 : votre organisation
Maillon 4 : la diversité et la créativité de votre alimentation
Maillon 5 : vos techniques culinaires
Maillon 6 : votre alimentation quotidienne de référence (votre « train-train alimentaire »)
Maillon 7 : vos plaisirs alimentaires
Maillon 8 : les fonctions émotionnelles de votre alimentation
Maillon 9 : le niveau de priorité de votre alimentation
Bilan de l’étape 4
Faisons un rapide bilan final
Remerciements
Préface de Christelle Eremry, psychologue
Dans la plupart des régimes, la nourriture est considérée sous l’angle des apports caloriques et nutritionnels. Il s’agit d’en réduire les quantités ou d’exclure certains aliments pour perdre du poids. Cependant, la nourriture et l’alimentation ne se réduisent pas à une liste exhaustive d’aliments autorisés ou non. Que faire sinon dès que l’on sort de chez soi pour aller dîner chez des amis, en famille ou au restaurant ? Comment exclure d’une vinaigrette l’huile interdite ou expliquer qu’on prendra trois portions de viande mais pas de haricots verts ?
Notre rapport à l’alimentation est à concevoir de façon beaucoup plus large et systémique, en considérant les contextes physiologiques, environnementaux et affectifs de chacun, car le fait de manger n’est pas un simple comportement stéréotypé répondant à un besoin organique ; c’est un acte social et culturel, individuellement investi d’un point de vue psychologique.
Le risque majeur de cette conception unilatérale de l’alimentation est d’induire dans les représentations personnelles et collectives des repères nutritionnels erronés puisque non adaptés à une alimentation quotidienne classique ; et de nourrir des frustrations physiques et psychiques que le corps et l’esprit auront vite fait de vouloir compenser une fois les privations suspendues. Le fameux effet yo-yo est la première réponse de l’organisme, et la plus évidente. Mais il ne faut pas ignorer des conséquences plus sourdes touchant à la perte de confiance en ses capacités à estimer ses besoins alimentaires et à les respecter, même au détriment de la bienséance ou des croyances collectives.
Introduction
En novembre 2010, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, ex-Afssa) publiait les résultats d’une étude nationale sur les régimes. Ses experts avaient passé au crible quinze d’entre eux. Leur conclusion était sans appel : les régimes sont inefficaces et mauvais pour la santé. Enfin, une instance officielle s’érigeait contre les régimes.
Au début de mon activité, à l’hôpital, je donnais des consultations de diététique basées sur des recommandations nutritionnelles. Très vite, j’ai vu les limites de leur efficacité. Pendant l’hospitalisation, tant que le patient est motivé par la guérison de sa pathologie, il applique les conseils diététiques. Un ou deux mois après sa sortie, les dangers de la pathologie initiale s’éloignent, et le patient reprend ses vieilles habitudes. La prise en charge par de simples recommandations diététiques n’apportait pas de solution durable.
Difficile, dans le cadre de l’hôpital, de proposer une autre solution aux problèmes de poids. Pour plus d’indépendance, j’ai ouvert un cabinet de diététique en janvier 1999. J’y ai testé beaucoup de procédés nutritionnels et comportementaux. J’ai étudié de nombreux régimes. Ceux qui s’appuient sur les déséquilibres protidiques, sur les déséquilibres glucidiques, sur les sélections alimentaires, les régimes hypoénergétiques, hypolipidiques, des régimes basés sur la chrononutrition, sur l’index glycémique… Et j’ai noté, pour chacun, les effets sur le long terme. L’opinion désastreuse que j’avais des régimes se renforçait jour après jour.
Ma méthode est née de cette volonté d’apporter une solution durable, d’aider ceux qui ne parviennent pas à se débarrasser d’un surpoids, ceux qui enchaînent les régimes sans jamais s’en sortir. C’est par la pratique, l’observation, au plus près de la réalité de mes patients, que j’ai mis en place des techniques, et amélioré peu à peu leur efficacité.
Une méthode efficace signifie sortir un patient de la spirale des régimes chroniques. Et le sortir durablement. Pour cela, il doit retrouver un mode de vie alimentaire qui lui correspond, et le plaisir de manger. C’est à cette condition seulement qu’il perdra le surpoids qui le gêne. Et il s’en débarrassera durablement.
Convaincue des bien-fondés de ma méthode, j’ai décidé de la diffuser. À travers ce livre mais aussi un site Internet interactif, www.vaiia.com .
Le but de cet ouvrage n’est pas de faire un cours magistral garni de termes techniques et de démonstrations sans fin. Bien que la méthode soit complète, j’ai voulu ce livre simple et agréable à lire, ponctué de témoignages et d’exercices pratiques.
Utilisez-le comme un guide personnel. Arrêtez-vous aussi longtemps que nécessaire sur les chapitres au gré de vos besoins. Il n’atteindra son but que si vous vous en servez comme un outil dynamique ponctué d’allers-retours.
Des espaces sont réservés pour que vous puissiez prendre des notes et répondre à certaines questions que nous nous poserons.
J’ai voulu m’éloigner des livres de régimes et des protocoles à « tenir bon », des menus à respecter, des listes d’aliments interdits et des délicieuses recettes à base de fibres de céréales…
Je vous propose ici de gagner en liberté. De vous responsabiliser vis-à-vis de votre alimentation et, pour une fois, d’aborder le thème de VOTRE alimentation, autrement dit de VOUS !
Pourquoi les régimes sont-ils désastreux ?
La jungle des régimes
Force est de constater que les régimes ne fonctionnent pas. Pourtant, ils sont de plus en plus nombreux à proposer des solutions miracles pour perdre les kilos qui dérangent. Chacun de nous est prêt à céder à leurs promesses, tant le désir de maigrir est ardent. Aux dépens souvent de notre intégrité physique et psychique.
Dans cette flopée de régimes, on distingue deux grandes familles.
Les premiers cherchent à provoquer les déséquilibres nutritionnels les plus puissants possibles pour faire maigrir leurs adeptes. Au menu : que du pamplemousse, que des pâtes, que de l’ananas, que de la soupe aux pouvoirs mystiques, que des protéines alimentaires ou en sachets… Ou alors ils dissocient les glucides et protéines, ils sélectionnent des aliments pour leurs pouvoirs « magiques », ils proposent de ne manger que ce que l’on attrape à la fourchette, ou que ce qui est cru… la liste est très longue.
Bref, tout est bon pour créer le déséquilibre. Et pourquoi pas, dans ce cas, ne plus rien manger ? Quelle absurdité !
Les seconds vantent au contraire les mérites d’un équilibre nutritionnel. Mais de quel équilibre parle-t-on ? La notion d’équilibre n’a de sens que si elle est relative à une personne en particulier, avec ses propres besoins nutritionnels, ses propres désirs, ses propres environnements, ses propres problèmes…
Si ce deuxième type de régime est moins néfaste pour la santé que le premier, il n’en reste pas moins un régime. En effet, tous deux répondent aux quatre caractéristiques récurrentes qui définissent selon moi les régimes :
–   ils se trompent de problématique initiale et définissent de mauvais objectifs, les réduisant à une perte de poids ;
–   ils créent un système de motivation basé sur la capacité de la personne à « tenir bon » dans le temps ;
–   ils imposent un mode d’alimentation sans se soucier de la spécificité de chacun, de sa problématique, de son histoire, de son corps, de son mode de vie… ;
–   ils laissent espérer qu’une simple période de stabilisation permettra de garder le poids souhaité.

RÉSIGNÉE SUR L’ISSUE
Un jour, une patiente me dit :
« Mais c’est impossible de maigrir sans régime ! Il y a forcément un moment où il faut se priver.
–  Et ensuite, qu’est-ce qui se passe lorsque vous reprenez votre alimentation normale ?
–  Eh bien, je reprends mon poids perdu… Mais c’est normal, c’est toujours comme ça que ça se passe. »
Après une multitude d’expériences et d’échecs, beaucoup de personnes ont perdu toute capacité à voir les choses autrement que par les régimes, se faisant ainsi une raison sur l’issue de leur poids sur le long terme. Ils se laisseront tenter par le prochain régime à la mode, espérant secrètement que celui-ci sera le bon.
Nous assistons actuellement à une course furieuse : quel régime permettra de perdre du poids le plus rapidement possible ? Chaque régime rivalise de créativité sur le plan marketing pour vous vendre cette illusion d’un amaigrissement éclair, sans fatigue, et durable… Mais jusqu’où ira-t-on dans cette frénésie ? À peine vous connectez-vous à Internet que l’on vous demande déjà combien de kilos vous voulez perdre.
Aujourd’hui, le consommateur est agressé de toutes parts par une démarche mercantile offensive qui exacerbe son désir de maigrir. Il écoute le chant des sirènes et perd alors ses repères « raisonnables ». Il est prêt à accepter n’importe quoi, à supporter n’importe quelle absurdité. Il oublie l’essentiel : la perte de poids ne doit pas se faire aux dépens de son intégrité ni physique ni psychique, et elle doit être envisagée durablement.
Un régime, c’est une illusion, un fantasme, un rêve qui renvoie la personne face à son désir de perdre du poids.
Bien sûr qu’ils font perdre du poids, et il suffit pour s’en convaincre d’additionner tous les kilos perdus depuis votre premier régime. Mais où en êtes-vous aujourd’hui ?
Régimes aux conséquences désastreuses
La perte de poids est un processus biologique qui affecte le corps. Mais le corps n’est pas une machine que l’on peut agresser sans qu’il réagisse.
Plus un régime est drastique, plus la perte est violente, et plus les conséquences sont importantes, voire graves.
Les « malus » santé
D’un point de vue physiologique, l’enchaînement des régimes se soldera par :
–   une reprise de poids quasiment assurée dans les vingt-quatre mois qui suivent l’arrêt du régime, avec, en moyenne, un bonus de 20 % du poids perdu en plus ;
–   une résistance accrue du corps face aux régimes suivants : ce qui avait bien marché fonctionnera de moins en moins aux tentatives suivantes ;
–   et, bien entendu, tous les effets délétères sur la santé, allant de la simple gêne (frilosité importante, transit perturbé, flatulences, fatigue chronique, mauvaise haleine, chute de cheveux, vertiges, etc.) aux problèmes plus graves (atteintes du foie, des reins, de l’intégrité des os, déséquilibres du cholestérol, de la glycémie, carences nutritionnelles parfois très importantes…).
Les « malus » comportementaux
Entre autres effets, nous pouvons noter :
–   un développement de restrictions cognitives se traduisant par la prohibition d’un grand nombre d’aliments de nos assiettes ;
–   l’apparition de toute une flanquée de croyances alimentaires absurdes ;
–   une détérioration du rapport à l’alimentation, qui peut devenir très conflictuel et douloureux ;
–   dans certains cas, apparition ou aggravation de troubles du comportement alimentaire, du type boulimie, anorexie, compulsions alimentaires…
Toutes ces conséquences viennent du fait que les régimes détériorent progressivement les fondamentaux de l’alimentation personnelle.
On se prive, on se restreint, on se maîtrise. À force de régimes, manger devient uniquement un moyen de contrôler son poids. Inéluctablement, nous perdons une relation naturelle et saine avec les aliments. La nourriture perd sa fonction sociale liée au partage et à la fête ; elle cesse de compenser des émotions, de réconforter, de remonter le moral ; elle ne nous rassasie plus…
Et pour supporter tout ça, la personne devra fournir de plus en plus d’efforts mettant à rude épreuve sa capacité à tenir bon… jusqu’à ce qu’elle craque une fois de plus.
Un régime : une dichotomie alimentaire
Plus un régime est drastique, plus se manifestera une distorsion entre ce que l’on « doit » manger et ce que l’on aimerait manger.
Ce processus conduira à l’apparition de deux alimentations de plus en plus antagonistes : mon alimentation plaisir du week-end ou des vacances et mon régime du lundi matin.
Et c’est précisément ce qui définit le régime : être ballotté entre deux modes alimentaires que tout oppose, ce qui génère des tensions psychiques insupportables au long cours.

La problématique des régimes, tous confondus, est plus une question de fond qu’une question de forme. Leur inefficacité vient non seulement de leur protocole alimentaire, mais aussi et surtout du simple fait de se « mettre au régime ».
Finalement, les seules choses que l’on perde avec les régimes, c’est du temps, de l’argent, et un peu – voire parfois beaucoup – de sa santé.
Les bases de la méthode
Il m’a fallu douze années d’observations, de consultations, de réflexion avant de mettre en place la méthode que je vous propose. Elle est le fruit d’une étude permanente des régimes et de leur échec.
Mais il ne s’agit pas d’un remède miracle, le énième du genre. Vous n’allez pas courir après un mirage, de ceux qui vous ont déjà fait perdre beaucoup de temps.
Pourquoi, cette fois, vous allez y arriver ? Parce que vous n’allez pas faire de régime. Non.
Rien ne vous sera imposé. Pas de menus, pas de produits à privilégier, pas de contraintes, pas de frustrations. Bref, pas de protocole qu’il faut « tenir bon ».
Nous allons chercher en vous ce qui est bon pour vous, et ainsi faire évoluer votre mode de vie alimentaire.
Pour cela, nous devons comprendre votre alimentation actuelle. Puis nous allons, ensemble, la faire progresser. À votre rythme.
Au final, vous allez :
–   redéfinir un « train-train alimentaire », sans frustration, et apprendre à vous en écarter en toute confiance ;
–   réapprendre à vous faire plaisir en mangeant et à faire jouer à votre alimentation ses fonctions émotionnelles, sans culpabilité ;
–   écouter vos sensations alimentaires et apprendre à leur faire confiance ;
–   redonner un sens à votre alimentation.
Pour cela, il faudra :
–   vous libérer progressivement de la « culture régime » ;
–   redéfinir correctement la problématique initiale pour ne pas vous tromper de bataille ;
–   recentrer vos efforts sur vous-même pour travailler sur votre alimentation et ses défauts ;
–   vous donner le temps nécessaire ;
–   acquérir une vision globale de la méthode.
Nous allons donc trouver l’alimentation réclamée par votre corps et votre tête. Pour faire cesser toute dichotomie et redéfinir une seule et unique alimentation. Celle que vous auriez dû avoir depuis toujours, celle qui vous permet d’obtenir et de maintenir votre poids de forme. Nous allons réparer les défauts alimentaires du passé. Et pour cela, pas de compléments, pas de substituts de repas, de poudres ou autres cristaux magiques. Juste vous et votre formidable envie que tout cela change.
Deux notions importantes
L’alimentation spontanée historique, l’ASH
C’est l’alimentation qui est à la fois spontanée, car naturelle, voire instinctive pour la personne, et historique, parce qu’elle est déterminée par un passé alimentaire, par son histoire. Depuis la naissance, chacun de nous vit des expériences gustatives et voit ses goûts évoluer. Chacun de nous est emprunt d’une culture culinaire, d’une éducation familiale autour de la table. Notre environnement, nos rencontres, nos croyances, nos activités sportives… Tout conditionne notre façon de nous nourrir.
Ainsi, cette ASH est propre à chacun de nous. Non seulement elle définit ce que l’on mange, notre manière de manger, mais elle est aussi le reflet de nous-mêmes, de nos valeurs et de notre vie de façon plus générale.
« Dis-moi ce que tu manges (et j’ajouterais comment tu le manges ), et je te dirais qui tu es… »
Par conséquent, l’ASH de chacun est unique, elle est l’expression de notre « moi alimentaire ».
Les besoins alimentaires spécifiques, les BAS
Les besoins alimentaires sont spécifiques à chacun d’entre nous.
Qui n’a pas un jour été écœuré de voir sa voisine avaler trois croissants tous les matins sans prendre un gramme, quand la plupart d’entre nous grossissent à la seule vue de ces viennoiseries ? La chanceuse voisine a juste des besoins énergétiques bien plus importants que les autres.
Crions à l’injustice !

DU SIMPLE AU DOUBLE
Deux femmes viennent me voir. Ce sont deux sœurs. Elles vivent ensemble et mangent rigoureusement les mêmes repas depuis l’enfance. Aucune pathologie n’a été décelée. Pourtant, l’une pèse 67 kg, l’autre 123 kg.
Les BAS comprennent non seulement les besoins en calories, en vitamines, en minéraux, mais aussi le besoin d’une structure de l’alimentation. On entend par structure la manière dont les repas s’articulent dans la journée, les associations, les proportions.
Les BAS sont bien sûr dictés par l’organisme, l’âge, le sexe, la taille et le poids. Mais aussi par l’état de santé, l’activité physique, le tabagisme pour certains, les temps de repos, l’activité hormonale, la chronicité des régimes…
Les BAS varient dans le temps. Les besoins énergétiques d’une jeune fille de 17 ans ne sont pas les mêmes que ceux d’une femme de 57 ans. Cette dernière a des besoins énergétiques bien moins importants. Chaque jour nous brûlons un peu moins de calories. Certes, sur un ou deux ans cela ne se ressent pas trop, mais par tranches de dix ans, vous avez probablement déjà ressenti les différences…
D’où l’importance de prendre votre temps avec cette méthode, pour ne plus en perdre dans les régimes chroniques.
Comme l’ASH, les BAS sont donc à la fois très personnels et évolutifs dans le temps.
Le bon équilibre alimentaire
On peut expliquer le bon équilibre alimentaire à partir de ces deux éléments que sont l’ASH et le BAS.
Si l’ASH comble les BAS dictés par notre corps, mais aussi par notre tête, alors nous atteignons l’équilibre alimentaire.
Les problèmes de poids menacent quand l’ASH ne répond plus aux BAS.

Le problème peut provenir de l’alimentation qui se serait déséquilibrée. Ou alors des besoins qui ont évolué et d’une alimentation qui n’a pas su s’adapter.
Quoi qu’il en soit, l’ASH présentera désormais des défauts. Des défauts qui ne sont pas pour autant des erreurs alimentaires, mais qu’il faudra corriger pour faire correspondre l’ASH aux BAS.
Un jour ou l’autre, pour vous débarasser définitivement de votre surpoids il faudra que cette correspondance soit vérifiée, et stable dans la durée.

Josiane, 57 ans, a pris 8 kg en un an. La ménopause a créé en effet des désordres hormonaux, ses besoins énergétiques ont chuté drastiquement. Malgré tout, Josiane a, dans un premier temps, continué à se nourrir de la même façon qu’avant.
Il a fallu rééquilibrer son alimentation en fonction de ses nouveaux besoins. Tout est rentré dans l’ordre depuis : son poids a baissé, et Josiane mange toujours selon les bases de son ASH, mais elle en a corrigé les défauts.
La solution durable
La correction des défauts de l’ASH permettra de régler le problème de surpoids. Votre ASH correspondra à nouveau à vos besoins. Mais pour retrouver cette alimentation spécifique à vous-même, vous allez devoir travailler sur… vous-même.
Ce sera un travail à mener à votre rythme. Mais grâce à ce rééquilibrage alimentaire profond, vous perdrez dès le début et progressivement votre surpoids.
Cette fois-ci, ça marchera, car vous n’allez pas reproduire ce qui ne marche pas.
La méthode en bref
Point de cours académique sur la diététique ou la physiologie humaine, je vous propose une méthode pragmatique.
Neuf maillons
Nous avons évoqué plus haut l’ASH. On peut la schématiser en une chaîne de neuf maillons.

Ces neufs maillons correspondent à neuf thèmes : les environnements, les perceptions alimentaires, l’organisation, la diversité et la créativité, les techniques culinaires, l’alimentation quotidienne de référence, le plaisir alimentaire, les fonctions émotionnelles de l’alimentation, le niveau de priorité de l’alimentation dans notre vie.
Chacun des maillons de cette chaîne est capital, chacun contribue à l’équilibre de l’alimentation. Cela signifie que si un seul d’entre eux est faible ou défectueux, l’équilibre n’est plus assuré. Du moins sur le long terme.
Il ne s’agit pas non plus d’être à 100 % d’efficacité sur chacun des maillons. C’est impossible. L’alimentation parfaite n’existe que dans les manuels. Seule une poignée d’individus adopte le style de vie d’ascète qui l’accompagne. Pour la plupart d’entre nous, elle exigerait un effort insupportable et de trop longue haleine.
Non, l’objectif n’est pas ici de s’imposer une alimentation parfaite. L’idée est d’identifier les défauts dans chaque maillon, ceux qui créent le déséquilibre et provoquent la prise de poids, et, bien sûr, de les corriger progressivement.
C’est ce que nous ferons en quatre étapes.
Quatre étapes
Pourquoi quatre étapes ?
Très loin de la volonté de suivre le phénomène de mode des régimes en quatre phases, nos étapes correspondent à des phases d’intégration psychique.
Première étape : vous allez observer et prendre conscience de chaque maillon et des défauts qu’ils contiennent. En clair, vous allez comprendre ce que vous mangez, pourquoi vous le mangez et comment vous le mangez. Pour cela, vous allez devoir répondre à de nombreuses questions.
Deuxième étape : vous allez remettre en question vos habitudes alimentaires, en particulier celles qui visiblement vous font prendre du poids. Ces habitudes néfastes auront été mises au jour dans la première étape. En revanche, certains éléments de votre alimentation ne dépendent pas de vous. Nous les aborderons aussi.
Troisième étape : nous allons trouver des solutions à chacun des défauts identifiés lors des étapes précédentes. Et nous allons les améliorer, mais à votre vitesse. L’objectif est de vous laisser le temps de vous approprier les changements. De ce rééquilibrage suivra une normalisation durable du poids.
Quatrième étape : vous allez vous projeter dans le futur avec les modifications apportées. Une dernière étape qui vous permettra de les rendre définitives.

Une patiente me demande :
« À chaque régime, je suis fatiguée. Est-ce que ce sera encore une fois le cas ?
– Non, car il ne s’agit pas d’un régime. À mesure que l’alimentation progressera vers l’équilibre, que les kilos superflus fonderont, vous allez vous sentir de mieux en mieux. »
Questions de temps
Au premier rendez-vous avec les patients, une question revient immanquablement : « Combien de temps ça va prendre ? » Ce à quoi je réponds souvent : « Ça dépend. Combien de temps vous donnez-vous pour assumer un nouvel échec de plus ? Et combien de temps vous donnez-vous pour assurer une réussite durable ? »
Il faut du temps pour franchir chacune des quatre étapes d’intégration psychique. Ce temps est plus ou moins long selon chacun. Il dépend du surpoids à perdre. Il dépend de l’environnement professionnel, familial ou social. Il dépend des défauts à corriger. Il dépend de la facilité avec laquelle chacun sait remettre en question son alimentation et accepte les changements. Il dépend surtout de la capacité de chacun à sortir de la logique des régimes.
Il dépend aussi du déséquilibre entre son ASH et ses besoins. Plus celui-ci est important, plus il faudra de temps pour le redresser.
On peut toutefois noter cette référence : une personne qui doit perdre entre 7 et 10 kg, si elle comprend vite l’intérêt de se déconnecter du mode régime, si elle s’ouvre rapidement aux changements à opérer, met environ six mois pour mener à bien ce travail. Aussi, sachez qu’il est inutile voire nocif de vouloir maigrir trop rapidement. Le corps ne peut supporter qu’une perte de 15 % à 20 % de son poids… par an. Au-delà, il subit une véritable agression.
Alors autant oublier les promesses du type « perdez 5 kg en trois semaines ». Je ne vous propose pas une course de vitesse, mais une marche de fond. Je vous propose de normaliser peu à peu votre poids. Cette méthode vous aidera à vous sentir de mieux en mieux. À la fois avec votre alimentation et avec votre corps. Et, pour une fois, ce travail ne sera pas vain.
Le temps nécessaire sera celui que vous vous donnerez pour réussir ce travail sur vous-même.
L’aboutissement, c’est l’alimentation qui vous correspond. Celle qui vous assurera un poids de forme durable. Il n’y a donc pas de fin en soi, il s’agira pour toujours de votre alimentation, rééquilibrée.
Pour mener à bien ce projet, je vous conseille d’aller à votre rythme, de travailler chacun des neuf maillons de chacune des quatre étapes.
Ils sont tous indispensables, car ils peuvent révéler un détail important de votre alimentation.
Si vous vous sentez peu concerné par l’un d’entre eux, prenez au moins la peine de le lire.
À la fin de chaque étape, nous ferons un bilan.

Vous allez vous occuper de vous. Vous allez gagner en plaisir. Vous allez vous libérer de tous les stress des régimes. Le travail que nous allons effectuer ensemble doit rester un moment positif et agréable.
Parlons de vous
Pour une fois, il va falloir vous concentrer sur vous, vous occuper un peu moins de la balance et un peu plus de vous.
Et gardez ceci à l’esprit : vous ne pouvez pas mieux faire pour vous occuper de vous que de vous occuper de votre alimentation ! J’ai bien dit votre alimentation, pas celle imposée par un régime ou un protocole de perfection diététique.
Retracez l’histoire de votre poids

Ce livre est le vôtre, vous pouvez y noter vos réponses. Ici, personne ne vous jugera. C’est donc le moment d’être parfaitement honnête.
Ouvrez-vous, confiez-vous… à vous-même !
Depuis quand vous estimez-vous en surpoids ?

Essayez d’y réfléchir, cela vous donnera une indication du moment où votre alimentation a cessé d’être en phase avec vos besoins énergétiques.
Comment a été cette prise de poids ? Violente, progressive, en escalier, en yo-yo ?

Faites une courbe de poids très grossière, selon le modèle ci-dessous. Elle doit représenter l’évolution de votre poids très schématiquement. N’y mettez pas de graduations.

Quelle forme a votre courbe ? En dents de scie ? Exponentielle ? En yo-yo qui monte ? Y a-t-il un point clairement identifié où votre poids monte d’un coup ?

Indiquez, si vous le pouvez, une date pour chaque prise ou reprise de poids.

Puis essayez de vous rappeler à quoi correspondent ces moments-là : l’arrêt d’un régime ? la prise d’un médicament ? un changement d’environnement professionnel ? social ? un mariage ? une rupture ? l’arrêt de la cigarette ? un problème de santé ? Les raisons pour prendre du poids sont très nombreuses, d’autant qu’elles peuvent être associées entre elles. Cela peut provoquer des situations explosives en termes de prise de poids.
L’EFFET YO-YO

Parmi les différentes prises de poids, celle provoquée par la répétition des régimes (le fameux effet yo-yo) est particulièrement regrettable, car elle pourrait être évitée. Ce sera le cas dorénavant !
Cela fait, pouvez-vous identifier avec beaucoup d’honnêteté ce qui a changé dans votre alimentation à ces moments-là ? Apparition de grignotages, déstructuration globale de l’alimentation, apparition de compulsions, augmentation des quantités, changement dans les habitudes d’achat, de cuisson, de livreur de pizza… ?
Peut-être n’y a-t-il pas eu de changements perceptibles ? Dans ce cas, la prise de poids peut être due à des changements dans vos besoins alimentaires, ou bien à des modifications de votre alimentation très légères et très progressives.
Vos attentes en termes de poids
Bien que la notion de poids ne doive plus jamais être interprétée comme un objectif en soi, il n’en reste pas moins que si vous lisez ce livre, c’est aussi et surtout pour retrouver votre « bon poids » et vous donner les moyens de le garder.
Le poids ne doit pas être un objectif. Cependant, pour poursuivre, nous devons connaître le poids que vous aimeriez faire. Et ainsi définir votre « bon poids » ou « poids de forme ».
Définissez votre poids de forme
Le poids de forme est celui qui est médicalement correct, qui vous permet de vous sentir bien physiquement, qui esthétiquement est en accord avec l’image que vous aimez de vous, et qui, au niveau alimentaire, correspond à votre ASH.
À quel poids vous sentez-vous bien ou pensez-vous vous sentir bien ?

Pourquoi vous y sentez-vous bien ?

S’il a été un jour votre poids, quand était-ce ?

Qu’en pensait votre entourage ?

Quelle était alors votre alimentation ?

Votre activité physique ?

Vos activités professionnelles ?

Quelle était votre situation professionnelle, familiale, sociale ?

Dans quelles conditions mangiez-vous le matin, le midi et le soir ?

Et psychologiquement, comment vous sentiez-vous ?

Vérifions votre IMC
Pour vérifier si ce poids est bien votre poids de forme d’un point de vue médical, calculez votre IMC (indice de masse corporelle) :

Exemple : si vous mesurez 1,65 m et pesez 55 kg, vous calculez :

Théoriquement, le nombre obtenu doit être compris entre 20 et 25.
Mais attention, il faut également tenir compte de votre morphologie, de votre musculature, de votre âge, de l’histoire de votre poids, et de votre poids actuel.
Si votre IMC actuel est très au-dessus de 35, voire de 40, inutile de vous fixer des objectifs intenables en espérant rapidement tomber à un IMC inférieur à 25.
Mieux vaut y aller par étapes et progresser à votre rythme.
Et surtout, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin : il sera en mesure d’apprécier ce poids de forme.
Vous pouvez également définir votre poids de forme sur notre site Internet www.vaiia.com .
Calculez votre rapport taille/hanches
Le rapport entre le tour de taille et le tour de hanches est important : il reflète assez bien les risques de complications cardio-vasculaires.
Pour le calculer, il suffit de diviser votre tour de taille par votre tour de hanches.
Vous êtes une femme ? Le résultat ne doit pas être supérieur à 0,8.
Vous êtes un homme ? Le résultat ne doit pas être supérieur à 0,9.

Je tiens à rappeler que je déplore la dictature de la maigreur. Et je ne compte pas en faire ici l’apologie. Je souhaite simplement que votre poids ne soit plus une source de tracas. J’imagine que vous aussi, puisque vous avez ouvert ce livre.
Le point sur votre état de santé
L’objectif de ma méthode est de vous aider à retrouver un équilibre alimentaire. À la clé : un bénéfice physique notable. Manger mieux, c’est ressentir un bien-être physique, une meilleure forme générale, avoir plus d’énergie, se sentir moins essoufflé…
Si vous présentez des pathologies particulières, votre médecin ne pourra que vous encourager dans cette démarche.
Cependant, certaines pathologies, comme les diabètes de type I ou les pathologies rénales, et certaines situations physiologiques particulières comme la grossesse ou l’allaitement nécessitent une prise en charge spécifique dans le cadre de consultations auprès d’un diététicien.
Vos qualités pour aller jusqu’au bout
Si la plupart des régimes exigent une force de caractère pour « tenir bon », pour se re-motiver chaque jour et supporter la frustration, et parfois la culpabilité, ma méthode demande d’autres qualités.
Elles sont simples, et vous les possédez certainement.
Qualité 1 : être capable de réapprendre à se faire plaisir.
Qualité 2 : savoir remettre en question ses références de « normalité alimentaire » et faire un travail sur soi.
Qualité 3 : être patient(e)…
Cette dernière qualité est importante : on perd souvent du temps à vouloir aller trop vite. Et c’est toujours le cas dans les régimes express.
Avant de commencer, redéfinissons correctement la problématique initiale pour ne pas nous tromper de bataille.

En consultation, je demande à une patiente :
« Vous pensez avoir un problème de surpoids ? Eh bien non !
–  Ah bon ? Vous m’avez bien regardée ? s’exclame-t-elle en faisant un bond sur sa chaise.
–  Eh bien non, vous n’avez pas de problème de surpoids, mais un problème d’équilibre alimentaire. Et votre surpoids, qui est bien réel, n’en est qu’une des conséquences ! Un peu comme un symptôme. »
C’est comme une infection qui provoquerait de la fièvre… Vous ne diriez pas « j’ai un problème de fièvre », sinon vous passeriez à côté du réel problème à traiter, vous vous tromperiez de combat.

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