On ramène le calme à la maison
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Description


« Calme-toi ! », « Arrête de t'agiter comme ça ! », « N'aie pas peur ! », « Cesse de crier ! » ...



Emplois du temps surchargés, conflits entre frères et soeurs, devoirs à effectuer, le quotidien familial est survolté. Apaiser les enfants agités est une nécessité, mais nous-mêmes, en tant que parents, ne sommes-nous pas responsables du stress et de l'agitation qui règnent à la maison ?



Dans cet ouvrage, la sophrologue Anne-Laure Mahé donne aux parents les clés pour anticiper les crises et les angoisses. Elle offre une foule d'outils à appliquer au quotidien, afin de désamorcer le stress de chacun et ramener le calme à la maison.



Ce livre propose :




  • Des outils pour comprendre les émotions des uns et des autres


  • Des réponses aux questions de parents


  • Des exercices de sophrologie pour petits et grands afin de libérer les tensions


  • Des témoignages sur ce qui fonctionne, et pourquoi


  • Des pages détachables pour poursuivre les activités



    1. Qui a besoin de calme ?

        Le karma de la maison

        Le ménage dans ma maison intérieure

        Mon petit nettoyage sophrologique

        Les bienfaits du jeu



    2. On revient au corps

        Un peu de yoga ?

        Nommer les différentes parties de son corps

        Utiliser l’imaginaire

        Développer ses cinq sens

        Lui faire sentir les contours de son corps

        Et vous, quel est votre rapport à votre propre corps ?

        Prendre soin de son énergie



    3. On respire !

        Besoin d’air ?

        Besoin de se recentrer ?

        Besoin de retrouver du souffle ?

        Besoin de s’apaiser ?

        Besoin de souffler ?

        Besoin d’inspiration ?

        Besoin de se lâcher ?



    4. On accepte les émotions

        Percevoir les émotions, les ressentis, les sensations

        Aider son enfant à s’apaiser lors de crises de colère ou de larmes

        Aider son enfant quand il a peur et qu’il fait des cauchemars

        Aider son enfant à exprimer son émotion

        Quand l’enfant n’a pas envie de se raconter

        Les « étiquettes émotionnelles »

        Et si on stimulait les émotions positives de notre enfant ?



    5. On anticipe les crises

        Les moments de crise à la maison

        Quand les parents se séparent

        Quand on ramène le calme dans deux maisons…

        Quand la structure familiale change de repères



    6. On cultive la confiance !

        On ramène la confiance à la maison

        « Crois que tu peux et tu es déjà à la moitié du chemin »

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 12 avril 2018
Nombre de lectures 100
EAN13 9782212326925
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Exrait

R sum
« Calme-toi ! », « Arrête de t’agiter comme ça ! », « N’aie pas peur ! », « Cesse de crier ! » ...
Emplois du temps surchargés, conflits entre frères et sœurs, devoirs à effectuer, le quotidien familial est survolté. Apaiser les enfants agités est une nécessité, mais nous-mêmes, en tant que parents, ne sommes-nous pas responsables du stress et de l’agitation qui règnent à la maison ?
Dans cet ouvrage, la sophrologue Anne-Laure Mahé donne aux parents les clés pour anticiper les crises et les angoisses. Elle offre une foule d’outils à appliquer au quotidien, afin de désamorcer le stress de chacun et ramener le calme à la maison.
Ce livre propose :
• Des outils pour comprendre les émotions des uns et des autres
• Des réponses aux questions de parents
• Des exercices de sophrologie pour petits et grands afin de libérer les tensions
• Des témoignages sur ce qui fonctionne, et pourquoi
• Des pages détachables pour poursuivre les activités
Biographie auteur
Anne Laure Mahé est sophrologue certifiée, formée aux trois cycles de sophrologie caycedienne à l’Académie de sophrologie de Paris. Depuis 2oo9, elle reçoit les adultes, les adolescents et les enfants, seuls ou en famille, et anime également des groupes. Elle est auteure d’un roman pratique de sophrologie Les aventures de Lucie Goodfellow (Marabout). L’écriture et l’accompagnement thérapeutique sont reliés par l’empathie et l’intérêt portés à l’autre. Outre son métier et sa propre pratique de la sophrologie, le yoga et la méditation sont intrinsèques à sa philosophie de vie positive.
www.editions-eyrolles.com
Anne-Laure Mahé
On ramène le calme à la maison
Aider son enfant à calmer stress, agitation, anxiété et angoisse
Groupe Eyrolles
61, boulevard Saint-Germain
75240 Paris Cedex 05
www.editions-eyrolles.com
Avec la collaboration d'Alice Breuil
Illustrations originales Leslie Plée : Couverture et personnage de la maman au chignon
Illustrations originales de Flora Czternasty [ Pomkipik.com ]
Mise en pages et maquette : Flora Czternasty [ Pomkipik.com ]
Attention : la version originale de cet ebook est en couleur, lire ce livre numérique sur un support de lecture noir et blanc peut en réduire la pertinence et la compréhension.
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
© Groupe Eyrolles, 2018
ISBN : 978-2-212-56881-3
Remerciements
J’ai écrit ce livre avec toute mon empathie pour tous les parents que je rencontre. Une empathie bienveillante, sans une once de jugement, et avec toute mon affection pour les petits que je reçois, qui se confient, qui jouent, qui me questionnent parfois. Je les en remercie.
Je remercie également les éditrices des éditions Eyrolles qui ont eu l’initiative de cet ouvrage et qui m’ont proposé de l’écrire.
Merci à ma fille de me permettre d’être mère et maman et de me faire grandir depuis qu’elle est née.
Et ce livre n’existerait pas sans l’amour de ma vie qui aime si bien la femme, la mère, la sophrologue et l’auteure que je suis, et auprès de qui je vis dans un état de confiance grâce à son regard positif.
Anne-Laure Mahé
Sommaire Introduction 1. Qui a besoin de calme ? Le karma de la maison Le ménage dans ma maison intérieure Mon petit nettoyage sophrologique Les bienfaits du jeu 2. On revient au corps Un peu de yoga ? Nommer les différentes parties de son corps Utiliser l’imaginaire Développer ses cinq sens Lui faire sentir les contours de son corps Et vous, quel est votre rapport à votre propre corps ? Prendre soin de son énergie 3. On respire ! Besoin d’air ? Besoin de se recentrer ? Besoin de retrouver du souffle ? Besoin de s’apaiser ? Besoin de souffler ? Besoin d’inspiration ? Besoin de se lâcher ? 4. On accepte les émotions Percevoir les émotions, les ressentis, les sensations Aider son enfant à s’apaiser lors de crises de colère ou de larmes Aider son enfant quand il a peur et qu’il fait des cauchemars Aider son enfant à exprimer son émotion Quand l’enfant n’a pas envie de se raconter Les « étiquettes émotionnelles » Et si on stimulait les émotions positives de notre enfant ? 5. On anticipe les crises Les moments de crise à la maison Quand les parents se séparent Quand on ramène le calme dans deux maisons… Quand la structure familiale change de repères 6. On cultive la confiance ! On ramène la confiance à la maison « Crois que tu peux et tu es déjà à la moitié du chemin » Conclusion Table des exercices Pour aller plus loin… Fiches détachables
Introduction
Je suis sophrologue depuis dix ans et j’ai une fille de 23 ans : on comprendra donc que j’ai rencontré la sophrologie trop tard ! J’ai pourtant traversé toutes les étapes du développement de l’enfant : les pleurs du nourrisson, l’angoisse de séparation vers 8 mois, le « non » des 2 ans, les colères des 3 ans et demi, les terreurs nocturnes… Et tout cela, sans la sophrologie !
À chacune de ces étapes, je crois que j’aurais bien aimé ramener du calme dans ma maison et que j’étais sans doute la première à avoir besoin de calme. Je ne parle pas des étapes personnelles de la vie et des étapes scolaires qui imposent de plus en plus de pression… J’aime à considérer que notre corps est une maison, avec différentes pièces que nous pouvons éclairer de notre conscience – mise en abyme du corps familial, du foyer, de la maison dans laquelle nous évoluons avec nos enfants. Nos maisons intérieures – la nôtre, celles de notre conjoint, de nos enfants – sont en interaction permanente et de cette interaction notamment dépend l’ambiance de la maison familiale.
Ramener du calme à la maison, c’est aider son enfant à trouver à l’intérieur de lui ses propres ressources, en se reconnectant à son souffle, à son corps, à son harmonie corps-esprit. C’est aussi l’aider à retrouver si besoin de la sérénité, c’est-à-dire sur le plan psychologique un état de tranquillité et de confiance. Vous êtes un parent bienveillant puisque vous avez choisi ce manuel pour l’aider, et vous pouvez déjà vous en féliciter. Vous pouvez renforcer les sentiments positifs de votre enfant !
Ramener du calme à la maison, c’est pour le parent canaliser parfois l’agitation forte, faire redescendre les émotions explosives, anticiper les situations inflammables, réduire le bruit, calmer ce qui est vécu comme trop dense, et remettre de la modération, de la pondération, du recul. En commençant par soi. Et c’est du travail ! C’est pourquoi vous trouverez dans cet ouvrage de nombreux outils issus de ma pratique de thérapeute sophrologue et praticienne de yoga et de méditation.
• Les exercices « sophro », « relaxation » ou « méditation » ont pour objectif la détente, la conscience du corps, l’évacuation des tensions, l’aisance respiratoire, la confiance et l’harmonie. Lisez puis faites les exercices qui vous sont proposés. Lorsqu’ils sont destinés à votre enfant, vous pouvez lire le texte de la séance avec lui, ou lui en expliquer le principe.
• Les exercices « coaching parent » aiguilleront votre réflexion de parent selon la thématique du chapitre.
• Les exercices « communication » vous donneront des clefs pour parler de façon adaptée avec votre enfant, selon son âge et sa psychologie.
La paix n’est pas un état de fait ou un concept. Elle s’apprend, se cultive, et les exercices qui suivent peuvent être considérés comme des outils de paix : de paix intérieure pour apaiser ses propres conflits ; de paix sociale aussi, dans la maison. La paix, ce n’est pas l’absence de conflit, et heureusement pour les familles ! Elle implique une résolution calme et mesurée de ce qui rompt l’entente. Nul besoin d’être Gandhi ! Chaque membre d’une famille peut contribuer à la paix du groupe et devenir une « personnalité engagée pour la paix », comme on dit…
Commencez par vous poser, vous installer confortablement et tranquillement pour lire. Car, pour ramener le calme à la maison, nous avons besoin de votre contribution et de votre optimisme.


Oui, en tant que thérapeute, j’ai pu constater que les enfants se calment grâce à ces exercices. Parents et enfants s’apaisent et retrouvent du lien. Tout parent peut se rendre compte, à certains moments, que son enfant est anxieux, angoissé, stressé, agité ou trop calme. Ces exercices peuvent se pratiquer au quotidien. Mettez-les en place sous la forme de rituels : c’est leur répétition qui assurera le maintien du calme. La pratique est toujours plus efficace que la théorie lorsqu’il s’agit de sophrologie ou de méditation.

On a tous besoin de calme, d’être exempts d’agitation, de perturbations, d’être capables de maîtrise de soi, ou de revenir à un état de tranquillité. L’une des définitions du « calme » évoque la cessation complète du vent et l’immobilité de la mer. Elle renvoie métaphoriquement au calme du cerveau, qui n’empêche pas la vie intérieure toujours riche et mouvante. Quand un enfant s’agite, crie, s’endort tard, s’ennuie souvent, est jaloux de son frère, supporte mal le changement, les séparations… qui a besoin de calme ? Comment vous sentez-vous dans votre propre maison, votre corps ? Quelle lumière dégagez-vous ? Comment influencez-vous celle de votre maison-foyer ? Puisque le stress est un processus interactif, on peut commencer en tant que parent par s’intéresser à notre propre stress pour mieux le gérer.
LE KARMA DE LA MAISON
Tout ce qui est à l’intérieur de soi a un impact sur l’extérieur, c’est le principe du « karma », ou de la fameuse loi de « cause à effet ». Rappelons que karman vient du sanskrit et signifie « agir », « fabriquer ». L’idée est que nous agissons et obtenons le fruit de nos actions. Si, par exemple, nous avons un mental positif, nous nous engagerons dans des actions positives dont l’impact sur nos enfants sera positif. En revanche, si nous sommes animés de négatif, notre regard prendra la couleur de ce négatif, nos jugements et nos actions seront influencés par ce négatif. Comme le dit Melki Rish, « un mental positif produit des sentiments positifs et attire des événements positifs 1 ».
Nous rapportons dans le foyer la façon dont nous avons vécu le monde dans la journée… Le stress est un processus interactif qui découle d’une transaction entre un individu et des facteurs de stress. Si nous revenons stressés du travail, nous rapportons cette énergie dans notre maison. Et si nous ne nous montrons pas disponibles à l’égard de nos enfants, cela a évidemment un impact sur eux et sur toute la famille – sur l’atmosphère du foyer, la qualité de ses liens, la possibilité d’y prendre sa place, d’y être bien.
Dans le karma, nous récoltons ce que nous semons, donc si nous arrivons stressés à la maison et que nous évacuons notre tension sur nos enfants, nous en récoltons l’énervement de nos enfants-qui-nous-énervent ! Il est donc très utile de transformer ce cercle vicieux en cercle vertueux et de poser des actes qui nous libèrent de nos tensions.Ensuite, il nous arrive de projeter sur l’extérieur notre espace intérieur. Nous rentrons fatigués après une journée de travail et nous projetons sur notre enfant notre fatigue (« Tu as l’air fatigué ! ») ou notre exaspération (« Mais comme tu es énervé ce soir ! »). Le problème est ailleurs : dans notre charge mentale.
 
LE POINT DE VUE DE…
Nathalie, maman de Ninon (9 ans)
Mon compagnon et moi avons emmené notre fille voir une sophrologue, sur les conseils de notre médecin, parce qu’elle avait du mal à respirer alors qu’elle n’avait pas d’asthme. Au fil des séances, il est apparu à la thérapeute que Ninon avait besoin de se détendre, mais surtout de parler, et de façon ininterrompue. Elle nous a expliqué que notre fille parlait sans respirer, comme si le temps pressait, comme si elle avait peur d’être interrompue. Nous avons compris qu’en rentrant chez nous stressés et fatigués, nous n’étions pas disponibles alors que nous avions un rôle à jouer. Nous avons donc modifié notre façon d’être pour pouvoir écouter Ninon. Et ses problèmes de respiration ont cessé. Nous nous sommes occupés de nous pour avoir nos propres espaces de respiration. En ce qui me concerne, j’étais submergée par le travail, le trajet, la fatigue, et j’avais oublié d’écouter mon propre stress et surtout de m’en occuper.
BON À SAVOIR
LA SÉROTONINE
La sérotonine est l’hormone de la détente, sécrétée principalement par nos intestins et un peu par notre cerveau. Si nous sommes en manque de sérotonine, nous sommes tout le temps stressés ou irrités, et cela devient un cercle vicieux dangereux pour notre santé. La sérotonine est très importante pour le maintien de notre moral et pour l’équilibre de nos humeurs, d’où l’importance de nous débarrasser régulièrement de notre stress pour ne pas être en état d’alerte permanent. La bonne nouvelle est qu’il suffit de se relaxer, de pratiquer une séance de sophrologie, de yoga, de méditer, de marcher, d’être à la lumière, de prendre de la vitamine B, de se faire masser, pour remonter notre taux de sérotonine et prendre soin de l’équilibre de notre corps, en diminuant la production de cortisol, l’hormone du stress. Nous avons tous besoin d’adrénaline et de cortisol pour faire fonctionner notre organisme et pour réagir aux facteurs de stress. Mais quand leur taux est trop important, tout notre corps entre en résistance et la sérotonine manque au bon fonctionnement de notre organisme.
QUIZ PARENT
OÙ EN ÊTES-VOUS DE VOTRE STRESS ?
Quelle énergie rapportez-vous à la maison ? Êtes-vous stressé et préoccupé quand vous retrouvez vos enfants le soir, quand vous passez du temps avec eux ? Ce quiz vous permettra de mesurer votre niveau de stress et d’évaluer votre besoin en sérotonine.
1. Souffrez-vous d’insomnie ou de difficulté à l’endormissement ?
Pas du tout    Un peu    Beaucoup
2. Êtes-vous irritable ?
Pas du tout    Un peu    Beaucoup
3. Êtes-vous fatigué ?
Pas du tout    Un peu    Beaucoup
4. Votre appétit est-il perturbé ?
Pas du tout    Un peu    Beaucoup
5. Avez-vous des difficultés à vous concentrer ?
Pas du tout    Un peu    Beaucoup
6. Êtes-vous sensible aux facteurs de stress ?
Pas du tout    Un peu    Beaucoup
7. Avez-vous régulièrement mal à la tête, au ventre, au dos, quelque part dans votre corps ?
Pas du tout    Un peu    Beaucoup
8. Montrez-vous des signes de nervosité ?
Pas du tout    Un peu    Beaucoup
9. Souffrez-vous d’une addiction au tabac, à l’alcool, au sport, etc. ?
Pas du tout    Un peu    Beaucoup
10. Êtes-vous attiré par le sucre ou le chocolat en fin de journée ?
Pas du tout    Un peu    Beaucoup
11. Vous sentez-vous inhibé par le stress ?
Pas du tout    Un peu    Beaucoup
12. Êtes-vous impulsif ?
Pas du tout    Un peu    Beaucoup
13. Avez-vous des sautes d’humeur ?
Pas du tout    Un peu    Beaucoup
14. Êtes-vous souvent dans l’urgence ?
Pas du tout    Un peu    Beaucoup
15. Avez-vous des difficultés à faire des projets ?
Pas du tout    Un peu    Beaucoup
16. Travaillez-vous beaucoup ou trop ?
Pas du tout    Un peu    Beaucoup
17. Avez-vous le sentiment d’être sous pression ?
Pas du tout    Un peu    Beaucoup
18. N’avez-vous plus de temps pour vous ?
Pas du tout    Un peu    Beaucoup
RÉSULTATS
Vous avez une majorité de « Pas du tout » : Bravo ! Vous avez trouvé un bon équilibre de vie et vous réussissez à le maintenir chaque jour en prenant soin de vous. Continuez sur cette voie en vous ménageant des pauses de relaxation.
Vous avez une majorité de « Un peu » : Pour faire baisser votre niveau de stress comme une jauge dans un thermomètre, vous avez besoin de vous relaxer, de changer vos habitudes de vie. Vous favoriserez ainsi votre sécrétion naturelle de sérotonine, l’hormone de la détente.
Vous avez une majorité de « Beaucoup » : Vous êtes en phase de résistance au stress et votre organisme se fatigue à force de lutter. Il y a chez vous un déséquilibre : votre adrénaline et votre cortisol sont trop importants ; votre taux de sérotonine est trop faible. Prenez soin de vous ! Arrêtez de courir et de vous épuiser. Attention à ne pas aller jusqu’à un état d’épuisement physique et émotionnel, qui peut conduire au burn-out.
LE MÉNAGE DANS MA MAISON INTÉRIEURE
Quand on veut aérer son appartement ou sa maison, on ouvre les fenêtres. Quand on veut la nettoyer, on fait le ménage, parfois le grand ménage : on trie, on range, on lave… Nous pouvons adopter la même démarche pour nous-même, nous aérer et entreprendre notre ménage intérieur .
Apprenons donc à nous nettoyer régulièrement et à faire respirer notre intérieur !
Si nous respirons bien, si nous nous nous occupons de notre maison intérieure , cela aura un impact positif sur la respiration de notre enfant. Tout le monde a connu cette expérience : une crise de colère chez un enfant prend moins d’ampleur si le parent est calme que s’il se met à crier et à gesticuler. C’est l’une des raisons pour lesquelles les cris, les hurlements, n’ont aucun sens.
Encore moins les fessées !
Faut-il le rappeler : toute violence infligée à un enfant – y compris la fessée, qu’on a soi-même reçue quand on était enfant et qui ne nous a peut-être pas traumatisé – est nuisible et condamnée par la loi. Les violences physiques et psychologiques sont des actes de maltraitance qui montrent l’incapacité du parent à maîtriser sa colère autrement qu’en blessant et en dominant. (Il est important que le parent soit alors accompagné par un psychothérapeute, un professionnel, qui ne le jugera pas et l’aidera à se dominer.)
CHANGEZ VOS HABITUDES !


Il n’y a pas de parents parfaits. Vous ne vous montrez pas égoïste en prenant soin de vous et en ne vous consacrant pas entièrement à vos enfants. Et si vous preniez un peu de temps pour développer des ressources de tranquillité et de sérénité ? Pour chasser aussi vos pensées négatives, mettre au vestiaire vos préoccupations ? Faites votre petit ménage intérieur… Si vous ne le faites jamais ou pas assez régulièrement, pensez à modifier un peu votre mode de vie, à changer vos habitudes pour prendre soin de vous. Considérez la possibilité de vous occuper de vous comme envisageable et réalisable. Comme le dit cette phrase attribuée à Bouddha, « ce n’est pas le changement qui est difficile, c’est la résistance au changement ».
Comment prendre de temps en temps des distances avec vos soucis quotidiens ? Voici quelques propositions qui ont fait leurs preuves.
• La relaxation ou la méditation : ces pratiques, notamment toutes celles que vous trouverez au fil de ces pages, permettent de prendre du recul, de mettre le négatif à distance, de calmer les angoisses et d’augmenter l’hormone du bien-être, la sérotonine . Que du bonus !
• (Re)prendre contact avec la nature : la relation à la nature est aussi celle de la relation à l’air et à la terre. Revenir régulièrement à la terre, à l’air, à la mer, nous dépollue de ce que nous portons et dont nous n’avons plus besoin. Pour les citadins, un parc, c’est déjà une ouverture sur du vert nourricier et un retour aux arbres et à la terre.
• Rire : le rire est excellent pour la santé. Les enfants, paraît-il, rient jusqu’à 400 fois par jour : ce sont des maîtres en la matière ! Riez autant que possible. Il existe des groupes de « yoga du rire », une pratique inventée par un docteur indien pour stimuler cet antidépresseur naturel. Vous pouvez vous renseigner auprès de l’Institut français du yoga du rire et du rire santé ( www.formation-yogadurire.fr ), pour savoir si un groupe existe dans votre ville.
• Manger en conscience , marcher en conscience, vivre en conscience : prendre conscience de ce que l’on vit, de ce que l’on fait, quitter ses automatismes, c’est aussi s’inscrire dans l’instant, être présent au moment que l’on vit. Cela peut demander un peu de discipline…
Pourquoi ne pas essayer, lors de votre prochain repas, de « conscientiser » ce que vous allez mettre dans votre bouche, pour en saisir toute la beauté et en retirer du plaisir ? Prenez le temps d’apprécier les saveurs, de distinguer les sensations que vous procure ce repas. Essayez de ne rien faire d’autre que de prendre votre repas et d’être le plus possible dans l’instant présent, dans le plaisir de l’aliment et dans le temps du partage lors des repas en famille.
• Ritualiser un moment pour soi : passer de la crème sur le corps le matin, aller tous les samedis à la piscine, faire une séance de sophrologie tous les soirs avant de s’endormir, effectuer quelques salutations au soleil au réveil… Bref, se créer une « chambre à soi », sans culpabiliser.
• Restreindre le temps passé sur l’ordinateur : les réseaux sociaux, les jeux en ligne sont extrêmement chronophages et pour autant ne permettent pas de créer du calme, de la sérénité et de l’interaction positive. Pourquoi ne pas éteindre l’ordinateur et laisser le smartphone dans un coin pour une soirée ?
• Apaiser le climat de la maison : allumer une bougie, faire de l’espace chez soi, sans vouloir que tout soit parfait ou bien rangé.
BON À SAVOIR
LA CONSCIENTISATION
La conscientisation est une des facultés de notre esprit qui consiste à prendre conscience de ce que l’on fait, de ce que l’on pense, de ce que l’on vit. Conscientiser, c’est utiliser sa conscience des événements, des émotions, des sensations. C’est se poser en observateur de soi, de son vécu, de ses impressions, de ses pensées. On « conscientise », autrement dit on observe. La conscience est au cœur de toute pratique méditative, au cœur du yoga, au cœur de la sophrologie, au cœur du travail sur soi. Quand on prend conscience, on est attentif, on porte notre attention sur ce qui est en train de se vivre. Conscientiser un repas par exemple, c’est porter son attention sur ce qu’on est en train d’absorber. Conscientiser notre corps, c’est porter notre attention sur ses sensations et prendre conscience de sa forme, de sa structure, de son vécu émotionnel.

MON PETIT NETTOYAGE SOPHROLOGIQUE
Mieux vaut un petit ménage quotidien qu’un grand ménage de printemps ou d’hiver ! La répétition et la régularité sont importantes quand on veut entretenir un peu de tranquillité intérieure, car nous sommes tous les jours très sollicités. C’est même une règle générale pour qui veut ménager sa monture de parent ! Un peu de sport répété plutôt qu’une journée par mois, une petite méditation régulière plutôt qu’un stage de quinze jours par an, etc. La sophrologie permet notamment, dans notre pratique quotidienne ou régulière, de nettoyer le mental du négatif que nous portons et de relâcher le corps en le libérant de ses tensions et crispations. C’est aussi l’occasion de prendre un temps pour soi, facilement insérable dans la journée, peut-être le matin ou avant d’aller se coucher. 10 minutes, c’est un bon début pour prendre un peu de distance ! Comme parfois il est compliqué de pratiquer seul, rejoindre un groupe hebdomadaire de relaxation dynamique ou s’offrir un suivi sophrologique individuel est un bon moyen de prendre soin de soi et de calmer son mental très actif. Pour reprendre une image très connue en Orient, le mental ressemble à un petit singe qui saute partout… On peut lui demander patiemment de se calmer un peu.
UNE BOITE À OUTILS


La sophrologie, ce n’est pas de la relaxation. Nul besoin de s’allonger pour pratiquer une séance. C’est une boîte à outils pour se détendre, calmer l’agitation ou la fébrilité de sa maison intérieure, faire taire le flot des pensées, prendre conscience de soi, développer la confiance en soi, l’image positive de soi, découvrir son corps, ses tissus, ses cellules, ses organes, et aussi pour cheminer dans la connaissance de soi et du monde. Ses techniques de base sont centrées sur la conscience du corps, le relâchement et le mental positif. Elles se pratiquent assis ou debout, avec ou sans mouvement. La sophrologie s’adapte aux petits et aux grands, aux tendus, aux pragmatiques, aux rationnels comme aux imaginatifs…
BON À SAVOIR
LA SOPHROLOGIE
La sophrologie est inventée en 1960 par Alfonso Caycedo, un neuropsychiatre qui connaissait bien la psychiatrie, la psychologie, la philosophie, la neurologie, les pratiques de l’Orient comme le yoga, la méditation, le zen, et la relaxation et l’hypnose. Conçue pour maîtriser l’équilibre corps-esprit, développer la conscience et partir à la conquête de ses valeurs et de son vécu corporel et psychique propre, c’est une méthode psychocorporelle fondée sur le regard positif, qui utilise principalement la respiration et la visualisation, le fait d’imaginer et de se vivre en train d’être, de faire, de ressentir, pour écouter le langage de son corps et calmer le petit singe très actif du mental qui alimente les peurs, la colère, l’appréhension, etc. On peut la pratiquer seul pour trouver du calme et du bien-être, ou être accompagné par un sophrologue durant plusieurs séances afin de résoudre des problèmes, envisager sereinement l’avenir, faire la paix avec le passé…
SOPHRO PARENT/ENFANT
LA BOULE MAGIQUE
Comme on se brosse les dents après le repas avant d’aller dormir, pourquoi ne pas se nettoyer l’esprit avant de commencer la soirée, le week-end ou les vacances ? Posez-vous 5 minutes. Ne cherchez ni à faire le vide ni à vous détendre : votre cerveau peut rester très actif.
• Sentez les points d’appui de votre corps, les pieds sur le sol. Si vous le pouvez, fermez les yeux.
• Commencez par effectuer trois respirations complètes : soufflez pour vider vos poumons, inspirez par le nez, retenez l’air (votre corps se contracte légèrement), puis soufflez par la bouche pour évacuer votre stress et vos tensions. Recommencez deux fois en prenant le temps de bien sentir les inspirs, les rétentions et les expirs. Si vous avez des pensées, ne vous en inquiétez pas, ne vous jugez pas. Et quand vous le pouvez, revenez à votre souffle.
• Imaginez devant vous une boule transparente. Videz votre esprit dedans : débarrassez-vous de tout ce qui vous embête, vous tracasse, vous oppresse, vous déplaît en ce moment, ou de tout ce qui vous a stressé dans la journée… Vous pouvez tout y mettre, sans restriction, comme dans un vide-poches mental. Mettez aussi vos pensées négatives, vos préjugés, vos appréhensions, vos réactions si elles sont impulsives, tout ce qui vous pèse. Prenez bien votre temps pour cela.
• Puis faites à nouveau une respiration complète.
• Imaginez que la boule s’est élevée dans le ciel : elle est déjà très loin, et le tableau est celui d’un ciel large, clair, dégagé, avec juste un tout petit point. Fixez ce tableau jusqu’à l’imaginer clairement.
• Puis faites encore une belle respiration complète, avec la plus belle inspiration de votre journée !
• Imaginez : la boule ne se voit plus, elle est derrière la barrière des nuages tellement elle est loin… Ce que vous voyez maintenant, c’est le tableau d’un ciel tout bleu… sans nuages. Fixez ce tableau jusqu’à l’imaginer clairement.
• Puis faites encore une très belle respiration complète, avec la plus longue expiration de votre journée !
• Imaginez que la boule monte, monte, monte, encore, elle arrive dans l’univers et, sous l’effet de la pression, elle explose ! Elle se désagrège. Toutes les particules elles-mêmes explosent et se désagrègent ; les grains de négatif se désagrègent ; la poussière de négatif se désagrège. Et il n’y a plus rien, plus rien du tout !
POUR LES ENFANTS
Une fois que vous serez à l’aise avec la pratique de la boule magique, vous pouvez la partager avec votre enfant, faire avec lui les respirations. Pourquoi ne pas créer un sas commun quand vous rentrez chez vous le soir, ou en début de journée, ou pendant le week-end ?
• Soufflez pour montrer à votre enfant comment bien inspirer par le nez et comment bien expirer par la bouche. Chacun doit avoir sa propre boule. Il est très important qu’elle soit personnelle : l’enfant n’a pas à dire ce qu’il met dedans ! Il a le choix. S’il veut partager avec vous, soyez à son écoute.
• Votre enfant pourra mettre dans sa boule tout ce qu’il n’aime pas ou tout ce qui le dérange. Même l’école, même les légumes ! Il n’y a ni hiérarchie ni censure. Le principal pour que cela fonctionne, c’est que ce soit un jeu.
Une petite fille de 4 ans que je reçois avec sa maman me dit dès le premier rendez-vous : « On peut faire la boule magique ? » Sa maman et moi-même sommes toutes deux très étonnées ! Elle a appris le jeu de la boule magique avec son cousin, âgé de 6 ans, que j’ai reçu quelques mois auparavant !
LES BIENFAITS DU JEU
Les enfants aussi ont leur vie, leurs soucis, leur stress, leurs préoccupations, leurs appréhensions, leur journée de travail, leurs mauvaises notes, leurs pressions, leurs rapports de force dans la cour d’école, leurs petites phrases mal digérées, leurs bagarres, leurs fatigues, leurs sujets d’énervement, leur sentiment d’injustice, leurs colères, etc. Ils peuvent paraître calmes et légèrement introvertis, mais être stressés et angoissés par leur journée.
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