Ils les ont tant aimés…
98 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Découvre YouScribe en t'inscrivant gratuitement

Je m'inscris

Ils les ont tant aimés… , livre ebook

-

Découvre YouScribe en t'inscrivant gratuitement

Je m'inscris
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
98 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Les témoignages recueillis dans cet ouvrage sont empreints d’émotions, de sentiments. Ils traduisent la façon dont ont été vécues la maladie, l’hospitalisation, la phase terminale, voire l’agonie et la mort du malade. Ils émanent de proches mais aussi de malades eux-mêmes. Ils nous ont été adressés directement ou, plus rarement mais plus officiellement, par l’intermédiaire de l’administration hospitalière. Ils sont vrais, inégaux, les plus courts n’étant pas forcément les moins émouvants. Ils n’ont subi d’autres modifications que celles strictement nécessaires à la préservation de l’anonymat de leurs auteurs, des malades, ou des soignants auxquels ils étaient adressés.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 26 octobre 2016
Nombre de lectures 0
EAN13 9782304046311
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0017€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Ils les ont tant aimés...
Recueil de témoignages

Gérard Terrier

éditions Le Manuscrit 2016
ISBN:9782304046311
Cet ebook a été réalisé avec IGGY FACTORY. Pour plus d'informations rendez-vous sur le site : www.iggybook.com
Table des matières

Introduction
Rester
Moi, ton fils
Adolescente
Compliments
Quelle fin ?
Comme au Canada
Convictions
Une mère
Peu de mots
Une équipe
Dialogues
Les arts
Maman
Paradoxes ?
Le temps
Recul
Les fêtes
Brièveté
La différence
Le handicap
La confiance
Gitans
Le temps venu
La dignité
La vie
Conclusion
Remerciements
Du même auteur
 
 
Souvenirs d’un carabin limousin, Éditions de La Veytizou, Neuvic-Entier (2009)
 
Carabin 2 ! Éditions de La Veytizou, Neuvic-Entier (2010)
 
La mort, cette énigme , Éditions de l’oeuvre, Paris (2012)
 
Petit guide pratique de questionnement éthique , Éditions PULIM, Limoges (2014)
 
Guide pratique de questionnement éthique (éditions 2), Éditions PULIM, Limoges (2015)
 
Hostobiographie , Éditions de La Veytizou, Neuvic-Entier (2015)
 
Couverture © Alain Bonnaure (détail)
 
 
À tous les malades,
leurs familles, leurs proches
pour ces magnifiques témoignages.
 
 
À tous les soignants,
médecins, infirmières, kinésithérapeutes, aides-soignantes,
mais aussi agents de service, secrétaires, assistantes sociales, diététiciennes, socio-esthéticiennes, bénévoles
du Service d’Accompagnement et de soins palliatifs du CHU de Limoges, sans lesquels rien de ce qui est apporté aux malades et à leur entourage ne serait possible,
en témoignage de ma reconnaissance.
Introduction
 

 
Dans un service de soins palliatifs, là où souvent les patients terminent leur vie, il est fréquent de recevoir de leurs conjoints, leurs parents ou leurs proches, des témoignages.
Ces cartes, lettres, mots, sont empreints d’émotions, de sentiments. Ils traduisent la façon dont ont été vécues la maladie, l’hospitalisation, la phase terminale, voire l’agonie et la mort du malade.
Bien sûr, on y trouve beaucoup de remerciements, sous des formes parfois inattendues, mais qui font très souvent référence à l’équipe. Cette équipe qui nous entoure nous les médecins, inchangée (mais qui s’est étoffée au fil des ans) depuis l’ouverture du service d’Accompagnement et de soins palliatifs du CHU de Limoges en 2004.
J’ai voulu leur rendre hommage à tous, médecins, infirmières, aides-soignantes, agents des services hospitaliers, mais aussi kinésithérapeutes, psychologues, assistantes sociales, diététiciennes, socio-esthéticiennes, secrétaires et bénévoles d’accompagnement ou de musicologie. C’est pourquoi vous trouverez dans cet ouvrage des correspondances, des textes, choisis de manière aléatoire puisque ceux reçus tout au long de ces années – plusieurs milliers – ne pouvaient pas tous y figurer.
Ils émanent de proches mais aussi de malades eux-mêmes. Ils nous ont été adressés directement ou, pour certains plus rarement mais plus officiellement, par l’intermédiaire de l’administration hospitalière.
Ils sont vrais, inégaux, les plus courts n’étant pas forcément les moins émouvants. Ils n’ont subi d’autres modifications que celles strictement nécessaires à la préservation de l’anonymat de leurs auteurs, des malades, ou des soignants auxquels ils étaient adressés.
Ces écrits pourront vous paraître simples, parfois plus construits, forts ou dérisoires, quelquefois poétiques et mêmes, pour quelques-uns d’entre eux, empreints d’un certain humour.
Ils sont tout simplement authentiques.
J’ai essayé, à l’aide de quelques textes (proverbes, citations, poèmes…), de les rendre peut-être encore plus proches de nous, de ce qui fait notre propre vie. J’espère, modestement, y être parvenu, pour ne pas faire de cet ouvrage seulement un livre d’or, même si j’ai utilisé certains témoignages du livre d’or du service.
Nous sommes toujours, nous les soignants, dans la recherche permanente du perfectionnement. Cette quête n’est pas nouvelle ; elle a été parfaitement décrite il y a des siècles par un médecin qui était aussi théologien et philosophe. Il s’agit de Maïmonide, né à Cordoue en 1138 et mort au Caire en 1204 qui formulait une prière qui est, pour nous, d’une criante actualité :
 Accorde-moi la force, le temps et l’occasion de corriger toujours ce que j’ai appris, d’étendre toujours mon domaine car la connaissance est immense et l’esprit de l’homme peut s’élargir indéfiniment, pour s’enrichir quotidiennement de nouvelles exigences. Aujourd’hui il peut découvrir ses erreurs de la veille et demain il peut obtenir de nouvelles lumières sur ce dont il croit être sûr aujourd’hui. 
 
 
 
 
« Les besoins humains, à l’approche de la fin de vie, rejoignent ceux du début de la vie et un seul terme les résume tous :
Le besoin qu’une personne aimante prenne soin de vous. »
Elisabeth Kubler-Ross
 
 
Témoignages de malades, de proches, provenant du domicile
 
 
« Personne ne peut regarder sa mort ni le soleil en face trop longtemps. »
François de La Rochefoucauld
( Maximes )
Rester
 

 
La lutte contre la maladie est une dure bataille.
Pour les lettres qui vont suivre, vous me pardonnerez sans doute de faire appel à une métaphore militaire ; il m’a ainsi semblé opportun de rappeler un extrait d’un discours, celui qui a été prononcé par Georges Clémenceau à la chambre des députés le 8 mars 1918 :
 Celui qui peut moralement tenir le plus longtemps est le vainqueur : celui qui est vainqueur, c’est celui qui peut, un quart d’heure de plus que l’adversaire, croire qu’il n’est pas vaincu…
Nous allons commencer ce recueil de témoignages par la lettre d’une famille qui a su entourer le malade de toute son affection, avec une présence de tous les instants, tant lors de son hospitalisation que lorsqu’il est revenu à son domicile. Ceci a permis des échanges très riches entre les différents soignants et ceux qui, tour à tour, étaient présents auprès de leur parent malade.
Une famille unie
Monsieur, Très sensible à votre gentille lettre, je vous exprime à vous ainsi qu’à votre équipe, mes sincères remerciements. Vous avez permis à mon mari de vivre ses derniers moments chez lui, auprès de sa fille, de moi-même et surtout auprès de sa petite fille M… qu’il aimait très fort. Nous sommes une famille très unie et avec votre aide, nous avons fait le maximum pour lui apporter notre réconfort. Jusqu’à la veille de son décès, nous avons pu échanger nos sentiments et je sais que même si la séparation est douloureuse le souvenir de lui avoir dit qu’on l’aimait est apaisant. Nous regrettons quand même une chose, très importante, qui est de ne pas vous avoir connu plus tôt. Cela lui aurait rendu un immense service, celui de ne pas souffrir autant pendant six mois. Je vous remercie encore pour vos soins, votre soutien et votre écoute et vous prie de croire, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments très respectueux.
De nouveau nous avons comme interlocuteur un entourage très présent, quoique moins nombreux, mais suffisant pour autoriser un retour à domicile, où le malade, ayant retrouvé ses repères, a terminé sa vie comme il le souhaitait.
La malice
Ma mère et mon frère se joignent à moi pour vous remercier des bons soins qui ont permis à mon père de rentrer à la maison. Là, il a pu profiter de sa famille, de ses amis, de son jardin. Il y a retrouvé sa joie de vivre et sa « malice », et a vécu pleinement ses derniers jours. Pour nous c’est immense. Mon père a été sensible à l’attention qui lui a été portée par tous, lors de son séjour dans le service. Il a apprécié le calme qui lui a permis de se reposer et de récupérer, la gentillesse et la disponibilité de chacun. Pour ma part, le soutien de toute l’équipe a été précieux et a bien adouci

  • Accueil Accueil
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • BD BD
  • Documents Documents