Je mange hypotoxique
120 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Je mange hypotoxique

-

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
120 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Description


Damien Leretaille a réussi à soigner son diabète grâce au régime hypotoxique. Cette alimentation, élaborée par le Docteur Seignalet, a changé sa vie ! Elle exclut notamment les produits laitiers d’origine animale, le gluten, les sucres, sels et céréales raffinés, et prône la cuisson douce des aliments, les produits d’origine biologique et l’apport en graisses de bonne qualité. Elle soulage les symptômes de nombreuses maladies chroniques pour enfin retrouver le chemin de la santé. Ce livre s’adresse aussi à toutes les personnes qui veulent augmenter leurs performances physiques et mentales au quotidien pour se sentir au top.


 


- Adoptez facilement les règles de l’alimentation hypotoxique.


- Repérez en un coup d’oeil les aliments à privilégier et ceux à éviter.


- Suivez un programme de menus décliné par saisons et concocté spécialement pour vous.


- Elaborez facilement vos listes de courses.


 


Renouer avec une alimentation savoureuse et saine n’a jamais été aussi facile !


Remerciements


Préface


Pourquoi ce livre ?


Mon expérience de l’alimentation hypotoxique


 


Partie 1 — Pourquoi adopter l’alimentation hypotoxique


• L’alimentation peut devenir toxique


• L’urgence d’un changement d’alimentation


• L’alimentation hypotoxique : par qui et pour qui ?


• Pourquoi l’alimentation hypotoxique n’est-elle pas plus connue ?


• Les 10 règles de l’alimentation hypotoxique


• Le cas particulier des colites sévères


Test : Avez-vous bien assimilé les recommandations de l’alimentation hypotoxique ?


 


Partie 2 — Je mange hypotoxique


• Je trouve 5 à 10 recettes qui me semblent compatibles


• Je fais le tri dans mes placards


• J’élabore mon « petit-déjeuner hypotoxique »


• Je déjoue les pièges


• J’identifie les produits compatibles en magasins bio !


• Je prépare mon premier repas hypotoxique !


• Je fais le point sur mes équipements de cuisine


• Je prépare ma liste de courses type


• J’apprends à faire du pain hypotoxique


• Je discute en famille de la conduite à tenir


• Je fais le point sur les produits laitiers


• Je fais les courses pour la semaine prochaine


 


Partie 3 — Mes menus hypotoxiques


Mes menus printemps/été


Mes menus automne/hiver


 


Conclusion


 


Annexes


Les questions pratiques fréquemment posées


Ma liste de courses type


Ma liste de courses printemps/été


Ma liste de courses automne/hiver


Bibliographie


Table des matières

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 14 septembre 2017
Nombre de lectures 37
EAN13 9782212595093
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0025€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Et si c’était la solution à vos maux chroniques ?
Damien Leretaille a réussi à soigner son diabète grâce au régime hypotoxique. Cette alimentation, élaborée par le Docteur Seignalet, a changé sa vie ! Elle exclut notamment les produits laitiers d’origine animale, le gluten, les sucres, sels et céréales raffinés, et prône la cuisson douce des aliments, les produits d’origine biologique et l’apport en graisses de bonne qualité. Elle soulage les symptômes de nombreuses maladies chroniques pour enfin retrouver le chemin de la santé. Ce livre s’adresse aussi à toutes les personnes qui veulent augmenter leurs performances physiques et mentales au quotidien pour se sentir au top.

EN BONUS 75 RECETTES Adoptez facilement les règles de l’alimentation hypotoxique. Repérez en un coup d’œil les aliments à privilégier et ceux à éviter. Suivez un programme de menus décliné par saisons et concocté spécialement pour vous. Élaborez facilement vos listes de courses.
Renouer avec une alimentation savoureuse et saine n’a jamais été aussi facile !

Ancien chef d’entreprise, Damien Leretaille s’est formé à l’alimentation hypotoxique suite à l’annonce de son diabète. Il décide alors d’y consacrer sa vie et depuis, il anime des conférences sur le sujet à travers toute la France. Il a créé un site Internet : www.qinali.fr
DAMIEN LERETAILLE
Préface du docteur Jean-Pierre Poinsignon
JE MANGE HYPOTOXIQUE
Groupe Eyrolles 61, bd Saint-Germain 75240 Paris Cedex 05
www.editions-eyrolles.com
La collection est dirigée par Anne Ghesquière, fondatrice du magazine FemininBio.com pour mieux vivre sa vie !
Dans la même collection : Happy Détox , Anne Ghesquière Je mange sans gluten , Audrey Etner, Marion Kaplan Je ne mange pas de produits industriels , Stéfane Guilbaud Je mange veggie , Ôna Maiocco Je mange sain en famille , Maëlle Feret
Création de maquette et composition : Hung Ho Thanh

Avertissement : seul un docteur en médecine a le droit d’établir un diagnostic et de prescrire des médicaments. Les conseils contenus dans cet ouvrage ne peuvent en aucun cas se substituer à la prescription d’un professionnel de santé. Les auteurs et l’éditeur ne sauraient être tenus pour responsables des conséquences éventuelles d’une automédication maladroite ou d’une mauvaise interprétation du contenu de cet ouvrage.
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
© Groupe Eyrolles, 2017 ISBN : 978-2-212-56682-6
REMERCIEMENTS
Ce livre présente les bienfaits de l’alimentation dite « hypotoxique ». Cette façon de manger m’a permis de soigner une maladie chronique et de développer des performances sportives insoupçonnées. Les bénéfices ont été tels que j’ai décidé de promouvoir cette approche alimentaire et d’en faire mon activité professionnelle depuis plusieurs années maintenant.
Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont accompagné dans cette transition alimentaire. En premier lieu mon épouse Catherine et mes enfants Magali, Basile et Gaétan qui partagent mes repas au quotidien. Mais aussi les nombreuses personnes qui m’accompagnent ou m’ont accompagné professionnellement sur ce sujet : Marjorie, Claire, Élisabeth, Wasyla, Éric, Jean-Marie, Robert, Georges, Matthieu, Pierre, Yves, Jean, Béatrice, et beaucoup d’autres. Je remercie tout particulièrement Cécile et Muriel qui m’ont fait découvrir l’alimentation hypotoxique.
Je remercie aussi tous les médecins et naturopathes qui m’ont expliqué les fondements scientifiques de cette diététique et qui la proposent quotidiennement à leurs patients. Je remercie en particulier mon médecin traitant qui a su me guider précisément et m’expliquer clairement les recommandations alimentaires à suivre.
Je n’oublie pas tous mes amis, mes parents et mes frères et sœurs qui m’ont toujours encouragé dans ma recherche d’une alimentation meilleure pour la santé. Et qui m’ont incité à partager mon expérience dans cet ouvrage.
Je remercie chaleureusement Anne Ghesquière, directrice de collection chez Eyrolles, et toutes les équipes d’Eyrolles sans qui ce livre n’existerait pas. Je remercie enfin le docteur Poinsignon d'avoir préfacé mon ouvrage.
PRÉFACE
« Encore un énième régime ! », allez-vous penser, à la lecture du titre de ce livre. Eh bien… trois fois non ! Non, ce n’est pas un « régime »… c’est une « diététique de santé », agréable de surcroît. Non, ce n’est pas une énième conception alimentaire… c’est « la » diététique spécifique de l’être humain. Non, ce n’est pas un livre uniquement théorique ni un témoignage larmoyant d’un malade qui recouvre la santé après un cheminement très ennuyeux à lire.
C’est un livre intelligent et pratique, car il explique les bases de l’alimentation hypotoxique avant de nous donner les moyens plaisants de les appliquer. Concision exemplaire dans l’énoncé des dix principes de base et des dizaines de recettes et de menus agréables, qui n’oublient surtout pas la base de l’alimentation : le plaisir.
L’auteur fait preuve de souplesse d’esprit et de nuances pour convaincre sa famille d’essayer de manger différemment. En effet, l’on peut facilement changer de style vestimentaire ou d’idées politiques, mais changer d’habitudes alimentaires demeure l’une des choses les plus difficiles qui soient. C’est changer quelque chose qui possède une relation forte avec notre mémoire profonde, forgée par la phase orale de notre développement psychologique. Or, précisément, ce changement alimentaire est salvateur et ce livre nous aide à nous sauver nous-mêmes.
Nos habitudes culturelles occidentales ont forgé notre goût et nos plaisirs alimentaires, ce qui ne correspond pas forcément à notre génétique, à notre physiologie humaine, et par conséquent à notre santé. Les sciences nouvelles comme l’épigénétique ou la nutrigénétique nous montrent que nous ne sommes pas prédéterminés uniquement par notre ADN. Notre environnement compte pour beaucoup dans notre qualité de vie et notre santé. La plus grande partie de notre environnement est faite de notre alimentation. Nous devenons ce que nous mangeons. La maladie n’est pas provoquée par une quelconque malédiction ou bien par le hasard, mais reste la conjonction de notre génétique et de notre mauvaise alimentation moderne.
Les « maladies de civilisation », signalées par des lanceurs d’alertes courageux et indépendants comme le professeur Henri Joyeux, sont pour la plupart dues à la « malbouffe ». Le génial docteur Jean Seignalet nous explique que trois « révolutions » ont eu lieu au Néolithique, il y a 10 000 ans : la domestication des céréales et la sélection des graines mutées, la sélection des espèces laitières et la consommation du lait, la cuisson des aliments. Quatre erreurs ont parachevé nos errements au XX e siècle : la pollution des aliments par des toxiques chimiques, qui n’existent pas dans la nature, le chauffage des huiles végétales, l’appauvrissement en minéraux et en vitamines des végétaux de notre agriculture intensive, et enfin les organismes génétiquement modifiés.
On ne peut pas changer notre génétique, donc nous sommes obligés de changer les manières d’avoir du plaisir en mangeant !
L’alimentation hypotoxique, qui est l’objet de ce livre, est à la fois préventive pour conserver la santé lorsque l’on croit la posséder et également curative, comme le montre Damien Leretaille avec son témoignage personnel et d’autres exemples de malades dont l’état de santé s’est incroyablement amélioré en suivant ce régime. La liste des maladies améliorées par l’alimentation hypotoxique englobe la plupart des spécialités médicales.
Oui, vraiment, le livre que vous tenez entre les mains est un trésor. Prenez-en soin, car c’est de vous dont il s’agit.
Docteur Jean-Pierre Poinsignon
SOMMAIRE
Remerciements
Préface
Pourquoi ce livre ?
Mon expérience de l’alimentation hypotoxique
PARTIE 1 — POURQUOI ADOPTER L’ALIMENTATION HYPOTOXIQUE
L’alimentation peut devenir toxique
L’urgence d’un changement d’alimentation
L’alimentation hypotoxique : par qui et pour qui ?
Pourquoi l’alimentation hypotoxique n’est-elle pas plus connue ?
Les 10 règles de l’alimentation hypotoxique
Le cas particulier des colites sévères
Test : Avez-vous bien assimilé les recommandations de l’alimentation hypotoxique ?
PARTIE 2 — JE MANGE HYPOTOXIQUE
Je trouve 5 à 10 recettes qui me semblent compatibles
Je fais le tri dans mes placards
J’élabore mon « petit-déjeuner hypotoxique »
Je déjoue les pièges
J’identifie les produits compatibles en magasins bio !
Je prépare mon premier repas hypotoxique !
Je fais le point sur mes équipements de cuisine
Je prépare ma liste de courses type
J’apprends à faire du pain hypotoxique
Je discute en famille de la conduite à tenir
Je fais le point sur les produits laitiers
Je fais les courses pour la semaine prochaine
PARTIE 3 — MES MENUS HYPOTOXIQUES
Mes menus printemps/été
Mes menus automne/hiver
Conclusion
ANNEXES
Les questions pratiques fréquemment posées
Ma liste de courses type
Ma liste de courses printemps/été
Ma liste de courses automne/hiver
Bibliographie
Table des matières
POURQUOI CE LIVRE ?
Ce livre est issu de mon histoire personnelle. J’ai déclaré une maladie chronique en novembre 2009 et je l’ai soignée grâce à un changement radical d’alimentation. Sur les conseils de mon médecin, j’ai opté pour une alimentation dite « hypotoxique ». Et les bénéfices de cette alimentation sur mon état de santé ont été étonnants. C’est comme si j’avais rajeuni de dix ans. Et j’ai retrouvé une forme physique et des performances sportives que je n’avais plus depuis longtemps.
J’ai ensuite étudié plus précisément cette diététique, trouvé de nombreux témoignages sur Internet et j’ai rencontré des médecins qui obtenaient d’excellents résultats par le biais de cette alimentation. Je me suis alors rendu compte qu’elle avait aidé de très nombreuses personnes à soigner leur maladie chronique : l’arthrose de Jacqueline, l’eczéma de Sophie, la spondylarthrite ankylosante de Frédéric, la fibromyalgie de Marjorie, les migraines de Dominique, la polyarthrite rhumatoïde d’Anne, le diabète de Bernard, etc.
C’est ainsi que j’ai décidé de créer un site Internet pour partager mon expérience quotidienne de l’alimentation hypotoxique ( www.qinali.fr ). Cela fait maintenant plusieurs années que j’échange sur les bienfaits de cette alimentation avec celles et ceux qui mangent « hypotoxique » et je reçois des témoignages de succès presque tous les jours !
Je suis convaincu qu’il est temps que cette alimentation soit connue du plus grand nombre. Même si elle ne permet pas d’obtenir des bénéfices dans 100 % des cas (car la maladie est souvent multifactorielle, l’alimentation n’étant alors pas la seule cause), elle pourrait aider des millions de personnes qui souffrent aujourd’hui de maladies chroniques graves à vivre mieux.
D’autant plus que l’alimentation hypotoxique convient à tout le monde. Elle permet tout simplement de remettre l’organisme dans de bonnes conditions de fonctionnement. Vous verrez dans ce livre qu’elle est particulièrement appréciée des sportifs, ainsi que des personnes en bonne santé souhaitant le rester le plus longtemps possible.
J’ai écrit ce livre pour diffuser le plus largement possible ce que j’ai appris sur les liens entre l’alimentation et la santé. Mon objectif est de vous expliquer en quoi consiste l’alimentation hypotoxique et comment la mettre en œuvre de manière simple et savoureuse.
Et si cette alimentation vous réussit et vous permet d’être plus en forme au quotidien, offrez ce livre à une personne que vous aimez afin qu’elle puisse elle aussi profiter des bienfaits de l’alimentation hypotoxique !
MON EXPÉRIENCE DE L’ALIMENTATION HYPOTOXIQUE
Dans ma vie personnelle
Le diagnostic de la maladie est arrivé de manière brutale. Les premiers symptômes ont été la soif et la perte de poids. En une semaine, j’ai perdu 5 kg sans raison apparente. J’ai alors pris rendez-vous chez mon médecin qui m’a tout de suite prescrit une analyse de sang en me conseillant de ne pas trop attendre. J’y suis allé immédiatement et, dans l’après-midi, le laboratoire d’analyse m’a appelé et m’a proposé un rendez-vous pour me livrer les résultats. C’est alors que j’ai appris que mon taux de sucre dans le sang était de 6 g/l. En comparaison, ce taux est de 1 g/l pour une personne normale. Le mien était 6 fois supérieur !
Le responsable du laboratoire m’a alors annoncé que j’étais diabétique. Il fallait que j’aille à l’hôpital pour gérer cette situation et faire redescendre ma glycémie (c’est-à-dire mon taux de sucre dans le sang). Je devais agir vite car je risquais un coma diabétique. Le soir même, j’étais à l’hôpital.
Je me souviens, comme si c’était hier, du moment où j’ai appelé ma femme pour lui annoncer que je ne rentrerais pas à la maison car j’étais à l’hôpital. Je pensais alors qu’il s’agissait d’une formalité. J’étais persuadé que je retournerais rapidement chez moi et que tout ceci serait vite oublié. Je ne savais même pas ce qu’était le diabète. Personne autour de moi n’était diabétique. J’avais beau chercher au plus profond de ma mémoire, je ne trouvais personne dans ma famille proche ou éloignée qui soit diabétique. J’étais sportif, mince et actif. Alors, je n’avais jamais pensé être prédisposé au diabète.
Finalement, je suis resté hospitalisé pendant quinze jours. C’était le temps nécessaire pour m’apprendre à gérer ma vie de diabétique. Il a d’abord fallu faire redescendre mon taux de sucre à 1 g/l en me donnant de l’insuline. Des analyses plus poussées ont déterminé que j’avais un diabète de type 1. Il s’agit d’une maladie auto-immune dans laquelle le système immunitaire détruit une partie des cellules du pancréas chargées de produire l’insuline, cette hormone qui régule le taux de sucre dans le sang. Et c’était parce que mon pancréas n’était plus capable de produire suffisamment d’insuline que ma glycémie avait grimpé. Il fallait donc que j’en prenne à chaque repas pour pallier la défaillance de mon pancréas.
À l’hôpital, les médecins m’ont très bien expliqué la façon dont le corps gérait le sucre et ce qu’il fallait faire lorsque l’organisme n’était plus capable de réguler le taux de sucre. Ils m’ont aussi informé des risques de complications si le diabète n’était pas soigné sérieusement (perte de la vue, détérioration des reins, baisse de l’espérance de vie, etc.). Mais personne ne m’a expliqué pourquoi j’étais devenu diabétique. Les médecins n’en savaient rien ! Ils savaient comment traiter le diabète, mais ils n’en connaissaient pas l’origine.
Cette incapacité à identifier la cause de mon diabète me troublait. En effet, j’avais la conviction que pour traiter cette maladie correctement, il fallait connaître les raisons de son apparition et agir directement sur la cause, sinon la situation s’aggraverait années après années et mon diabète augmenterait avec le temps.
À ma sortie de l’hôpital, j’ai donc essayé de comprendre pourquoi j’étais devenu diabétique. J’ai cherché dans de nombreuses directions. J’ai lu un ouvrage sur l’origine des maladies et le décodage transgénérationnel que m’avait conseillé un médecin. J’ai rencontré un hypnotiseur car un ami avait soigné une maladie auto-immune de cette façon. J’ai consulté plusieurs ostéopathes en qui j’avais pleine confiance… Mais ces pistes ne m’ont pas apporté les réponses à mes questions.
Puis, au détour d’un séminaire professionnel, j’ai rencontré Cécile. Atteinte d’une sclérose en plaques, elle allait beaucoup mieux depuis qu’elle avait changé son alimentation au profit d’une alimentation hypotoxique.
Cécile m’a expliqué à quel point l’alimentation pouvait jouer un rôle primordial dans la genèse d’une maladie. J’ai découvert grâce à elle que certains aliments pouvaient s’avérer « toxiques » et « agressifs » pour le système immunitaire. Et qu’en adoptant une alimentation hypotoxique (c’est-à-dire avec moins de toxines alimentaires), il était possible que le corps retrouve sa capacité de fonctionnement.
Cette rencontre m’a fait penser à une personne de ma famille qui soignait sa maladie auto-immune grâce à une alimentation spécifique. Je l’ai alors contactée et je me suis aperçu qu’il s’agissait de la même alimentation que celle décrite par Cécile.
J’ai finalement débuté l’alimentation hypotoxique en février 2010, avec l’aide d’un médecin qui connaissait bien cette approche de soin par l’alimentation. Il m’a indiqué précisément les principes à suivre. Il s’agit d’une alimentation sans laitages, sans gluten et qui utilise des cuissons douces. Cela a donc modifié profondément mes habitudes alimentaires. Du jour au lendemain, j’ai évité tous les produits laitiers, j’ai retiré de mon alimentation les aliments qui contiennent du gluten (pain, pâtes, pizza, gâteaux, etc.), et je me suis mis à cuire le plus souvent possible à la vapeur douce. J’ai aussi commencé à fréquenter les magasins bio.
J’étais surpris de constater à quel point cette alimentation, décrite par mon médecin comme étant très saine et parfaitement adaptée au corps humain, était éloignée des slogans et incitations que j’avais entendus jusqu’à présent. Comme tout le monde, j’avais plutôt en tête qu’il fallait manger 3 à 5 produits laitiers par jour et que les pâtes étaient un excellent repas avant les compétitions sportives…
Mais comme j’avais lu de nombreux témoignages positifs sur cette façon de manger et que mon médecin n’avait aucun doute sur les bienfaits de cette alimentation, j’étais curieux de savoir si elle me permettrait de soigner mon diabète ! Je me suis donc appliqué à suivre rigoureusement les recommandations.
Je n’avais franchement aucune certitude quant à l’efficacité de cette démarche, mais je me disais que cela valait la peine d’essayer, d’autant plus qu’il s’agissait d’une alimentation équilibrée et bonne pour la santé en général. Je n’avais donc rien à perdre.
J’aime bien la nouveauté et mes premières expériences culinaires furent vraiment agréables. Je redécouvrais les plaisirs de repas simples et plein de goûts. J’appréciais particulièrement les légumes de saison, bio, avec un filet d’huile d’olive. J’avais l’impression d’avoir accès à une alimentation « pure ».
Très rapidement j’ai ressenti des améliorations. Au bout de quelques semaines, je n’avais plus besoin de médicaments pour traiter mon diabète. Mais cela n’était pas forcément une surprise car, dans mon type de diabète (diabète de type 1), il est fréquent que le pancréas se remette à fonctionner pour quelques mois. Les médecins appellent cela une « lune de miel ». Cela peut durer de trois à six mois. Dans le meilleur des cas, cela dure jusqu’à deux ans. Mon objectif était donc de faire durer cette lune de miel le plus longtemps possible grâce à ma nouvelle alimentation.
Des effets bénéfiques que je n’avais pas anticipés se sont manifestés : Au bout de deux mois, j’ai gagné environ deux heures de sommeil par nuit. J’avais l’habitude de dormir huit à neuf heures par nuit, et désormais seules six ou sept heures me suffisaient. J’ai d’ailleurs gardé ce rythme aujourd’hui. Avec le recul cet aspect me semble toujours incroyable aujourd’hui. En effet, en gagnant deux heures d’éveil par jour, c’est comme si j’avais gagné environ six années d’espérance de vie ! Ne serait-ce que pour cette raison, je suis content d’avoir changé mon alimentation. Au bout de six mois, ma peau est devenue plus belle et plus lisse. J’ai longtemps été sujet à l’acné. Je me souviens d’ailleurs qu’il ne m’était pas toujours agréable de me raser le matin lorsque j’étais jeune. L’alimentation hypotoxique m’a donc permis de réduire les traces de mon acné juvénile et c’est un plus tout à fait appréciable. En parallèle de mon changement d’alimentation, j’ai repris le sport. J’avais arrêté le foot en septembre 2008, car je n’arrivais plus à tenir physiquement. J’avais alors 38 ans et je me disais que ce n’était plus pour moi… Je me suis mis à la course à pied. Et, à ma grande surprise, cette reprise sportive s’est très bien passée. J’ai progressé régulièrement. J’étais même étonné de mes performances. Je me sentais bien dans mon corps. Dès l’été 2010, j’avais l’impression d’avoir récupéré la forme de mes 30 ans. Je me suis même laissé tenter par un tour du Mont-Blanc en randonnée que m’a proposé un ami. Nous étions « affûtés » et nous faisions certains jours jusqu’à 40 km de marche. Le diabète m’a tout simplement permis de retrouver le plaisir du sport ! J’étais aussi très satisfait car je n’étais pas tombé malade de tout l’hiver : pas de grippe, pas de rhume. Mon système immunitaire fonctionnait mieux et me protégeait ! Et au printemps, je n’ai pas été gêné par les allergies au pollen qui se déclaraient systématiquement les années précédentes.
Mon changement d’alimentation a nécessité une réorganisation des repas familiaux. Mon épouse a tout de suite décidé d’adopter la même alimentation que moi. Je la remercie car cela aurait été difficile pour moi de manger toujours différemment des autres membres de ma famille. En revanche, les enfants n’ont pas changé leurs habitudes. Je n’ai pas voulu leur imposer ma nouvelle alimentation. Concrètement, nous préparions deux plats de résistance différents alors que l’entrée était la même pour tout le monde. Le dessert était « à la carte », en fonction de ce qu’il y avait dans les placards ou le réfrigérateur.
Au quotidien, mon épouse s’autorisait quelques écarts de temps en temps… mais respectait globalement bien les recommandations de l’alimentation hypotoxique. Elle y trouvait son compte car elle avait observé des bénéfices : moins de migraines, moins de « coups de barre » après le déjeuner, un travail plus efficace l’après-midi, et une progression nette sur le plan sportif.
Cette nouvelle alimentation était finalement assez simple et savoureuse. Nous nous y sommes donc vite habitués. En revanche, la situation était plus compliquée lorsque nous étions invités. Je me suis rendu compte que la plupart de mes amis étaient désemparés lorsqu’il s’agissait de préparer un repas qui me convienne. Ils avaient peur de se tromper et, souvent, ils se disaient que sans lait et sans gluten… ça ne serait pas bon. J’ai donc pris l’habitude de les inviter et de leur préparer un très bon repas. Cela leur a montré par l’exemple que l’alimentation hypotoxique pouvait être aussi délicieuse que simple. Depuis, ils voient les choses autrement et ils ont beaucoup moins de réticences à nous inviter !
Si les débuts de cette transition alimentaire se sont bien passés et m’ont apporté des satisfactions, c’est vraiment au bout d’un an et pendant toute la deuxième année que j’ai ressenti un changement profond dans mon corps : Mon hémoglobine glycquée (le taux de sucre moyen sur 3 mois) était bonne et s’améliorait trimestre après trimestre. Mon diabétologue était content de mes résultats. Au bout d’un an, mes analyses de sang étaient excellentes ! Je n’ai attrapé aucune maladie (grippe, rhume, gastro, toux…), ce qui n’était pas le cas de mes enfants. Je dormais toujours 6 à 7 heures par nuit et je ne me sentais jamais fatigué. En mai 2011, un an et demi après le début de mon diabète, j’ai pu participer à un challenge sportif de haut niveau : 250 km de parcours et 10 000 mètres de dénivelés positifs en cinq jours. Honnêtement, je n’aurais pas pensé être capable d’un tel exploit ! Mais à l’évidence mon corps fonctionnait beaucoup mieux. J’avais l’impression qu’il s’était « nettoyé de l’intérieur ».
Et puis est arrivé le deuxième anniversaire de mon diabète… je n’avais toujours pas besoin de médicaments. Ma « lune de miel » durait depuis deux ans ! Mon diabétologue était à la fois surpris et très content pour moi. Et moi, j’étais ravi !
J’ai alors eu l’occasion de rencontrer d’autres médecins en France qui utilisaient cette « nutrithérapie » avec leurs patients et qui m’ont confirmé l’intérêt de cette diététique. Ils obtenaient de bons résultats pour le diabète mais aussi pour d’autres maladies chroniques : arthrose, colite, fibromyalgie et de nombreuses maladies auto-immunes.
Avec le temps, ma conviction des bienfaits de cette alimentation n’a fait que croître. Ma « lune de miel » a finalement duré trois ans et demi. Et, pour un diabétique de type 1, se passer d’insuline pendant trois ans et demi est exceptionnel. D’ailleurs, la médecine traditionnelle ne l’explique pas.
Aujourd’hui, mon diabète est sous contrôle, mes analyses trimestrielles sont toujours très satisfaisantes alors que je prends très peu d’insuline. Cela m’apporte un vrai confort de vie car je n’ai pas besoin de m’injecter de l’insuline à chaque repas en fonction de ce que j’ai mangé. Et mon taux d’hémoglobine glycquée est tel que je ne crains pas les complications habituellement liées au diabète (perte de la vue, atteinte au niveau des nerfs, usure prématurée des reins…).
Dans ma vie professionnelle
Le site Qinali.fr que j’ai créé pour partager mon expérience m’a permis d’aider de nombreuses personnes à adopter une alimentation hypotoxique. En retour, j’ai reçu énormément de témoignages de rémission de maladies chroniques diverses. Vous trouverez ci-après quelques exemples de ces réussites spectaculaires.
Cas concrets
Martine
Un appel de Martine en janvier 2013… Bonjour, je m’appelle Martine. Je souffre d’une sclérose en plaques. J’ai entendu dire qu’un changement d’alimentation pouvait réduire les effets de cette maladie… Est-ce que vous pensez que cela pourrait m’aider ? Oui, effectivement, lui répondis-je. Nous avons reçu de nombreux retours positifs de personnes comme vous qui ont réduit les effets de leur sclérose en plaques grâce à l’alimentation hypotoxique. Mais vous savez… je suis en fauteuil roulant, et cela fait trente-trois ans que j’ai cette maladie. N’est-ce pas trop tard dans mon cas ? Il n’est pas certain que votre santé soit améliorée… mais cette alimentation a aidé de nombreuses personnes. Des scléroses en plaques récentes aussi bien que des cas sévères et anciens comme le vôtre. Je pense sincèrement que cela vaut la peine d’être tenté. Quels bénéfices puis-je en attendre ? Les bénéfices varient d’une personne à l’autre. Il peut s’agir d’une diminution des douleurs et des fourmillements, vous pouvez retrouver une meilleure mobilité. Certaines personnes arrivent à remarcher. Dans le meilleur des cas, on observe une rémission totale : tous les symptômes disparaissent. Mais comment est-ce possible ? Ce n’est pas encore très connu, mais l’alimentation peut avoir un impact considérable sur la santé. L’alimentation hypotoxique a été élaborée par des médecins et s’appuie sur une démarche scientifique de très haut niveau. Des études récentes confirment les fondements de cette approche de soin par l’alimentation. Qu’est-ce qu’il faut manger exactement ? Je vais vous l’expliquer…
À la suite de cet appel téléphonique, Martine a adopté l’alimentation hypotoxique. Dans un premier temps, elle était sceptique, mais étant donné son état de santé elle n’avait rien à perdre. Si un changement d’alimentation pouvait l’aider un peu… Elle a été suivie par un médecin près de chez elle qui connaissait bien les bienfaits de l’alimentation hypotoxique. Son neurologue était aussi très enthousiaste à l’égard de cette démarche, convaincu que cette alimentation lui ferait le plus grand bien. Martine a enfin bénéficié des conseils pratiques d’Élisabeth, qui avait elle-même amélioré sa sclérose en plaques en suivant ce régime alimentaire. Ce changement de nourriture a porté ses fruits et la maladie de Martine a énormément régres sé. À t el point qu’aujourd’hui Martine remarche !
Cette évolution s’est faite de manière progressive : d’abord avec un déambulateur à deux roues, puis à quatre roues. Puis en 2015, avec une canne et l’aide de son kiné. Et depuis octobre 2016, Martine se douche toute seule. Elle a énormément gagné en mobilité. Elle fait de l’exercice physique régulièrement. Sa vie a complètement changé.
Ces résultats extraordinaires sont dus avant tout à l’attitude de Martine. Elle ne s’est pas résignée. Elle a cru qu’une amélioration de son état de santé était possible. Elle a travaillé dans plusieurs directions : changement d’alimentation, séances de kiné, exercices physiques réguliers, suivi médical avec son neurologue…
Si j’ai encouragé Martine à se nourrir de manière hypotoxique, c’est parce que, avant elle, j’ai rencontré d’autres personnes qui m’ont fait part des bénéfices de l’alimentation hypotoxique sur leur sclérose en plaques. Tout ceci a été rendu possible grâce au travail de scientifiques exceptionnels qui, à la fin des années 1980, ont compris que certaines habitudes alimentaires étaient agressives pour le système immunitaire et pouvaient engendrer de graves problèmes de santé.
Novak
Novak Djokovic est né en Serbie en 1987. Il a passé son enfance dans un petit village de montagne où ses parents tenaient une pizzeria. À l’âge de 6 ans, alors qu’il regardait Pete Sampras remporter le tournoi de Wimbledon, il voulut devenir à son tour le meilleur joueur de tennis au monde. Pendant les treize années qui suivirent, il travailla chaque jour pour atteindre cet objectif. En 2006, à l’âge de 19 ans, il était en finale de l’Open de Croatie et fut à deux doigts de remporter son premier tournoi majeur. Mais dans le dernier set, il commença à se sentir mal : sa tête gronda, sa respiration devint difficile, ses jambes étaient lourdes, et il s’écroula sur le court. Son père se précipita avec un médecin et le fit asseoir sur une chaise. Le tournoi était fini pour lui.
Ce n’était pas la première fois que Novak s’effondrait sur un court de tennis. C’était comme si quelque chose dans son corps était brisé, en mauvaise santé et l’empêchait de tenir plus de trois ou quatre heures au meilleur niveau. Mais d’où cela venait-il ? Quelle était la cause de ce mal qui le rongeait ?
Trois mois plus tard, lors du tournoi d’ouverture de son premier US Open, alors qu’il jouait contre Gaël Monfils, il s’était littéralement évanoui sur le court.
Il renforça son entraînement. Il voulait être capable de tenir plus longtemps. Cela lui permit, en 2007, de battre à la fois Roger Federer et Rafael Nadal qui dominaient alors le tennis mondial. Cependant son ascension était semée d’embûches. Il gagnait un tournoi, puis s’effondrait subitement lors du suivant. En janvier 2008, il remporta l’Open d’Australie, mais un an plus tard, contre Andy Roddick, il dut une nouvelle fois abandonner le tournoi. En 2009, Novak Djokovic déplaça son camp d’entraînement à Abou Dhabi de manière à s’acclimater aux fortes chaleurs et pouvoir tenir plus longtemps lors du prochain Open d’Australie. Mais en 2010, son corps céda à nouveau, contre Jo-Wilfried Tsonga.
Quelque chose le freinait, l’empêchait d’être pleinement lui-même. Il sentait bien qu’il ne pouvait pas rivaliser avec les meilleurs joueurs du monde. Il avait des capacités, mais il n’était pas assez régulier à cause de ce mal « incompréhensible » qui anéantissait toutes ses forces lors de certains matchs.
Un jour, un médecin serbe lui recommanda de changer son alimentation : éviter le gluten, éviter les produits laitiers, manger lentement… C’est alors que la vie de Novak Djokovic changea du tout au tout. Ce changement d’alimentation lui permit de devenir beaucoup plus fort. En dix-huit mois, il atteignit son objectif d’enfant : être le meilleur joueur du monde ! Il restera ensuite n° 1 mondial en 2011, 2012, 2014 et 2015.
Sa nouvelle alimentation a transformé son rêve en réalité et lui a ouvert des horizons qui jusque-là lui étaient inaccessibles ! Son exemple montre à quel point l’alimentation joue un rôle primordial dans nos vies.
Novak Djokovic a raconté son histoire dans Service Gagnant , aux éditions Robert Laffont (2014). Je vous conseille ce livre remarquable et enthousiasmant. Il y décrit précisément l’alimentation qui lui a permis de franchir un cap majeur. Il s’agit d’une alimentation de type « hypotoxique ».
Françoise
Françoise a 67 ans et souffre d’arthrose. Elle a du mal à serrer les mains pour ouvrir une bouteille ou un pot de confiture. Des douleurs au dos l’empêchent souvent de dormir et son genou droit est fragile. Il lui est parfois difficile de monter les escaliers lorsque les marches sont trop hautes. Mais, par ailleurs, elle se sent en pleine forme et s’investit dans de nombreuses activités.
Comme beaucoup de personnes de son âge, elle pense que ses douleurs sont « normales » et qu’on ne peut rien y faire. Pourtant, lors d’une recherche sur Internet, elle a trouvé des informations sur les bienfaits d’un changement d’alimentation sur l’arthrose. Elle a lu des témoignages de personnes qui avaient soulagé totalement leur arthrose grâce à l’alimentation hypotoxique. Poussée par la curiosité et par son goût pour la cuisine, elle décide de tester cette nouvelle alimentation.
Au départ, elle n’y croit pas vraiment, mais c’est plutôt amusant d’apprendre de nouvelles recettes sans laitages, sans gluten, et d’utiliser des cuissons douces. C’est un changement important de ses habitudes, elle s’est donc promis d’essayer pendant trois mois avant de tirer des conclusions.
Au cours du premier mois, elle a du mal à ne pas faire d’écarts par rapport aux recommandations alimentaires. Elle a pourtant lu qu’il fallait limiter les entorses, car sinon les résultats en termes de santé seraient moins nets. À la fin du premier mois, elle se reprend, implique son mari qui accepte de manger aussi de cette façon, elle cuisine alors de manière totalement hypotoxique. À sa grande surprise, quelques semaines plus tard, elle ressent plus de souplesse dans les mains. Elle arrive à faire des mouvements qui lui étaient pénibles auparavant. Et à la fin du deuxième mois, elle commence à mieux dormir, les douleurs au dos sont moins fréquentes.
Elle décide de continuer. Au bout de six mois de cette nouvelle alimentation, son dos ne la fait plus souffrir. Puis viennent les fêtes de fin d’année. Elle reçoit ses enfants et est invitée chez des amis. Son alimentation n’est plus tout à fait hypotoxique et les écarts sont nombreux. C’est à ce moment-là que les douleurs dorsales reviennent, ce qui la fatigue énormément. Elle prend alors pleinement conscience que son arthrose est étroitement liée à sa façon de manger.
Après plusieurs années d’alimentation hypotoxique, elle a appris à se connaître et à s’autoriser certains écarts lorsqu’elle mange au restaurant ou chez des amis. Elle sait que ses douleurs varient en fonction de son alimentation, et oscille entre des périodes où elle respecte strictement les principes de l’alimentation hypotoxique et d’autres où elle s’autorise plus d’écarts. Globalement, elle y a beaucoup gagné : elle se sent plus légère, plus mobile et moins fatiguée. Et surtout, elle sait que l’arthrose n’est pas une fatalité !
Les histoires de Martine, Novak ou Françoise sont incroyables à première vue. Mais il ne s’agit pas de cas isolés. L’alimentation hypotoxique a aussi changé la vie de milliers de personnes comme vous et moi. Leurs histoires ne sont pas médiatisées, mais elles sont pourtant tout aussi extraordinaires. Toutes ces personnes pensent que l’alimentation hypotoxique mériterait d’être plus largement connue, car elle leur a permis d’améliorer considérablement leur vie quotidienne et pourrait très probablement être utile à d’autres.
Voici quelques autres témoignages que j’ai reçus et qui m’ont fortement motivé à écrire ce livre.
Témoignages
Ghislaine
« J’ai souffert d’arthrose cervicale, lombaire et dorsale (radios à l’appui) pendant trois ans et surtout la nuit. Au réveil, je ne pouvais pas mettre mes chaussettes. En mars 2014, après de nombreuses recherches, et pour ne pas prendre de médicaments, j’ai décidé d’essayer l’alimentation hypotoxique. Depuis juillet 2014, je n’ai plus de douleurs. En plus, j’ai trouvé une énergie que je n’avais jamais connue avant et j’ai perdu du poids. Quel plaisir de se déplacer avec légèreté, aisance et énergie à 58 ans ! »
Frédéric
« J’ai découvert l’alimentation hypotoxique grâce à mon beau-père qui était médecin. Je souffrais d’une spondylarthrite ankylosante depuis des années, et j’avais dû arrêter mon métier de musicien. Mon alimentation, essentiellement basée depuis plus de vingt ans sur le régime du Docteur Seignalet, m’a littéralement “libéré”. J’ai pu reprendre mon travail et retrouver une vie pleine d’activités auprès de mes jeunes enfants. »
Sophie ( www.sophieethugues.eklablog.com )
« En une semaine, l’éviction des laitages a permis à notre fille de 5 ans de ne plus se gratter et en quinze jours de voir disparaître son eczéma purulent et infecté, dont elle souffrait depuis ses 3 mois. En deux mois de régime hypotoxique, après une cure thermale, l’eczéma de notre fille de 2 ans, Louise, a disparu. »
Michèle
« J’ai commencé l’alimentation hypotoxique pour un diabète débutant. Après douze mois, j’en suis très contente. Mes analyses sont bonnes et mon médecin m’a indiqué que mon diabète était stabilisé (ma dernière hémoglobine glycquée était à 5,6). La bonne nouvelle, c’est que mon cholestérol a aussi baissé et que je n’ai plus d’hypertension. J’ai aussi perdu quelques kilos. »
Même si l’alimentation hypotoxique a permis à des milliers de personnes de soigner leur maladie chronique, il ne s’agit pas à proprement parler d’un « régime anti-maladie-chronique ». C’est une façon de manger bénéfique pour la santé qui concerne tout le monde.
L’alimentation hypotoxique résulte de la constatation que certains aliments et que certaines molécules provenant de la digestion perturbent le système immunitaire et empêchent l’organisme de fonctionner normalement. Pendant de nombreuses années, l’organisme s’accommode de ces molécules alimentaires toxiques… Mais, chez certaines personnes, il arrive un moment où la quantité de toxines est si élevée qu’elle déclenche un problème de santé. Suivant la spécificité génétique de chacun, le trouble de santé varie : fatigue chronique, migraine, problèmes intestinaux, allergies, arthrose, diabète, tendinite, fibromyalgie, spondylarthrite, cholestérol, ostéoporose, maladie d’Alzheimer, cancer, dépression inexpliquée, problèmes ORL, etc.
Les personnes qui adoptent une alimentation hypotoxique (c’est-à-dire avec moins de toxines d’origine alimentaire) observent en général une amélioration de leur état de santé. Dans le meilleur des cas, la rémission est totale. Et pour les personnes en bonne santé, cela permet de le rester aussi longtemps que possible.

À RETENIR

L’alimentation hypotoxique permet de prévenir ou de soigner de nombreux problèmes de santé. De fait, elle intéresse tout particulièrement les personnes qui souffrent de maladies chroniques.
Elle met l’organisme dans des conditions de fonctionnement optimales. Elle concerne donc aussi les personnes en bonne santé et qui souhaitent le rester, ainsi que les sportifs qui ont envie d’améliorer améliorer leurs performances.
Partie 1
POURQUOI ADOPTER L’ALIMENTATION HYPOTOXIQUE

Peu de gens savent que l’alimentation couramment suivie dans les pays industriels met à mal le système immunitaire et contribue à l’apparition de nombreuses maladies chroniques. Ce chapitre va vous permettre d’identifier certaines habitudes alimentaires toxiques et inadaptées au fonctionnement de l’organisme. En les supprimant, vous devriez ressentir une nette amélioration de votre santé et de votre vitalité.
L’alimentation peut devenir toxique
Depuis notre plus jeune âge nous mangeons, et notre corps se « débrouille » pour digérer et assimiler la nourriture que nous lui donnons. Tout se fait de manière naturelle et la plupart du temps sans problème. Si bien que nous nous préoccupons rarement de savoir ce que deviennent les aliments une fois dans notre organisme.
Nous savons bien que nos habitudes alimentaires peuvent être plus ou moins « saines », mais bien souvent nous pensons que cela impacte uniquement notre poids et éventuellement notre taux de cholestérol. Nous sommes pour la plupart loin de nous douter que notre façon de manger peut contribuer au déclenchement d’une maladie chronique.
Et pourtant, dans les années 1980, des médecins et des naturopathes se sont rendu compte que certains types d’aliments pouvaient avoir une action très néfaste sur l’organisme, un processus lent et sournois qui se produit sur des dizaines d’années. Il est donc difficile, pour un individu comme vous et moi, de concevoir le lien de cause à effet entre certaines pratiques alimentaires quotidiennes et l’apparition d’une maladie dix à vingt ans plus tard…
Le mécanisme de la toxicité des aliments
Le mécanisme par lequel certains aliments engendrent des problèmes de santé a cependant été mis en évidence par des études dans les années 1980 et a été confirmé par des études plus récentes. C’est un phénomène complexe qui se décompose en plusieurs étapes.
Étape 1 : Une digestion incomplète
Au cours de la digestion, le système digestif essaie de découper les aliments en nutriments de petite taille utilisables par nos cellules. Mais, pour certaines molécules alimentaires, cette digestion est incomplète et notre système digestif n’arrive pas à les décomposer en nutriments de petite taille. Ces molécules alimentaires restent alors sous forme de grosses molécules dans notre intestin.
La présence de ces grosses molécules alimentaires, mal digérées, engendre une flore de putréfaction au sein de l’intestin. Ce qui a pour effet d’agresser la paroi intestinale et de perturber l’équilibre de la flore intestinale.
Les molécules alimentaires difficiles à digérer sont principalement : des molécules issues d’une cuisson à plus de 110 °C et résultant de la recombinaison moléculaire entre des protéines et des glucides (appelées « molécules de Maillard ») ; des acides gras « cis » transformés en acides gras « trans » suite à une cuisson supérieure à 40 °C ; des protéines présentes dans certaines céréales (blé, avoine, maïs, orge, seigle, épeautre, kamut) ; une protéine présente dans le lait d’origine animale appelée « caséine ».
Étape 2 : L’hyperperméabilité intestinale
L’agression de la paroi intestinale causée par la présence des molécules alimentaires mal digérées peut provoquer une hyperperméabilité intestinale. La paroi intestinale devient alors « trop poreuse » et ne peut plus jouer son rôle de filtre.
En effet, dans un fonctionnement normal, la paroi intestinale joue un rôle de frontière entre le monde extérieur (là où se trouvent les aliments en train d’être digérés) et l’intérieur de notre organisme (le flux sanguin, nos organes, nos muscles, etc.). Elle doit normalement laisser passer les nutriments utiles pour nos cellules et retenir ce dont nous n’avons pas besoin. Mais si cette paroi intestinale est fragilisée et devient trop poreuse, elle laisse alors entrer à l’intérieur du corps de grosses molécules inadaptées et inutilisables par nos cellules.
À cela s’ajoute le déséquilibre de la flore intestinale résultant de la flore de putréfaction évoquée à l’étape 1. Habituellement, il existe un équilibre au niveau de la flore intestinale entre de « bonnes » bactéries et de « mauvaises » bactéries. Mais en présence d’une flore de putréfaction, les « mauvaises bactéries » prolifèrent et prennent le dessus sur les « bonnes bactéries ».

  • Accueil Accueil
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • BD BD
  • Documents Documents