Soliman Al HaraÏri
148 pages
Français

Soliman Al HaraÏri

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148 pages
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Description

يناقش هذا التقرير أثر الصواريخ الفلسطينية ودورها في عمليات المقاومة ضدّ الاحتلال الإسرائيلي. ويستعرض تطور القدرات الصاروخية الفلسطينية، وأعداد الصواريخ التي أطلقت، والخسائر الناتجة عن ذلك. ويوضح موقف الأطراف الفلسطينية المختلفة من عملية إطلاق الصواريخ، كما يبين المواقف الإسرائيلية والعربية والدولية. ,وهذا التقرير هو الإصدار الثالث من سلسلة تقارير معلومات، التي يقوم قسم المعلومات والأرشيف بمركز الزيتونة بإعدادها. وتهدف هذه التقارير إلى تسليط الضوء في كل إصدار على إحدى القضايا المهمة التي تشغل المهتمين والمتابعين لقضايا المنطقة العربية والإسلامية، وخصوصاً فيما يتعلق بالشأن الفلسطيني. وتزود هذه التقارير التي تصدر بشكل دوري القراء بمعلومات محدَّثة، وموثقة، ومكثفة في عدد محدود من الصفحات.

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Date de parution 01 janvier 2012
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EAN13 9796500151540
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

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Exrait

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Moncef Chebbi SOLIMAN AL HARAÏRI Arabesques 2012 3
Livre : SOLIMAN Al Haraïri Auteur : Moncef CHEBBI Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés à l’éditeur. ARABESQUES Editions
ISBN : 978-9938-07-028-6 33, rue Lénine-Tunis 1000 Tel/ Fax : 71.33.81.37 E-mail : arabesques1991@yahoo.fr
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INTRODUCTIONL e dix-neuvième siècle est, pour la Tunisie, une époque où se multiplient les courants de pensées gravitant autour de la problématique de la modernisation, susceptible de mettre un terme aux siècles de décadence. Réformes et modernisation étaient perçues sous des angles différents, et obéissaient à des logiques souvent contradictoires. Mais comment ignorer que, si différentes et contradictoires qu’elles soient, ces attitudes prennent leur source dans une même conjoncture, et sous la pression des mêmes facteurs sociaux, politiques et culturels. 1 La campagne de Napoléon en Égypte , la 2 3 bataille de Navarin et la prise d’Alger sont trois 1  En 1798, Napoléon débarque en Egypte à la tête d’une puissante armée qui brise rapidement la résistance des Mamelouks et met le pays sous domination française. Cependant, cette conquête présente une particularité ; Napoléon amène avec lui bon nombre d’hommes de lettres et de savants dont le contact avec les élites égyptiennes de l’époque va bouleverser l’évolution de la pensée, non 5
événements qui bouleversent totalement les rapports Nord/Sud dans le bassin méditerranéen. Ils démontrent la supériorité de l’occident chrétien sur l’orient musulman dans les domaines des sciences et des techniques, surtout lorsque celles-ci sont appliquées aux arts militaires. Plus tard, l’orient musulman découvrira que l’organisation de cette puissance se réfère à des modes et à des
seulement en Égypte mais probablement partout où s’étendait jusque là le pouvoir des sultans Ottomans. Napoléon quitte l’Egypte en 1801, mais l’idée de réforme s’installe durablement dans ce pays tenté depuis longtemps par l’insubordination à la Sublime Porte. 2 La bataille de Navarin, le 20 octobre 1827, est une date clé de l’histoire tumultueuse des relations entre les deux rives de la méditerranée. Les flottes chrétiennes alliées (France, Grande Bretagne, Russie) répondent à l’appel de la Grèce et affrontent les flottes musulmanes (ottomane, égyptienne, tunisienne et algérienne) ayant répondu à l’appel du Sultan Ottoman dans le cadre de la guerre d’indépendance grecque. Les flottes européennes, mieux préparées et mieux équipées, détruisent complètement l’armada ottomane et les flottes alliées et livrent définitivement la mer méditerranée à la puissance européenne. 3 En 1830, prétextant d’un geste maladroit du Dey d’Alger à l’encontre de son Consul, la France dont les appétits territoriaux n’échappaient à personne, et qui depuis longtemps déjà lorgnait vers Alger, envoie une flotte qui assiège la ville, exigeant des excuses officielles. Devant le refus du Dey, le débarquement a lieu dans la région de Sidi Fredj. C’est le commencement de la mainmise française sur l’Afrique du Nord.
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modèles institutionnels démocratiques dont il n’avait aucune connaissance. Ni l’État Ottoman, naguère si puissant, ni l’Egypte, ne peuvent constituer des remparts sérieux pour les pays musulmans, face à la puissance des nations européennes dans les petits pays sur lesquels s’exerçait encore un semblant de suzeraineté ottomane. Le sentiment d’être, en quelque sorte, abandonné à soi-même, face à ce danger menaçant, stimule la réflexion chez les élites politiques et intellectuelles. On s’interroge sur le meilleur moyen d’éviter que la chrétienté n’engloutisse tous les autres pays musulmans de le rive sud de la méditerranée. Si, à l’instar du Wahhabisme, certains préconisent un retour à l’Islam originel, d’autres préfèrent chercher en Europe même le remède aux maux des nations musulmanes. Pour les premiers, le mal trouve son explication dans la non-observance des préceptes de l’Islam chez les peuples musulmans. Il s’agirait donc d’opérer un retour vers un respect de ces préceptes, par l’éducation et la régénérescence du savoir. Pour les seconds, le mal a peut-être cette même origine, mais une solution strictement endogène ne peut sauver la société musulmane. Il
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lui est nécessaire d’emprunter à l’occident les normes qui ont favorisé sa puissance et sa science. Cependant, cet emprunt ne doit pas se faire sans discernement. Il ne s’adresse pas à l’ordre moral chrétien, mais à l’œuvre scientifique et au progrès technologique de l’Europe. Telles sont les deux grandes écoles réformistes, l’une fondamentaliste et l’autre moderniste, les plus en vue dans ce dix-neuvième siècle chargé de nuages. Mais n’y a-t-il vraiment eu que ces deux grandes écoles ? N’y a-t-il vraiment eu que Sidi Brahim Erriahi, chef de file de la première, et le général Khair-Eddine animateur de la seconde ? Certaines sensibilités apparentées aux deux premières, mais plus précises, et plus limitées n’ont-elles jamais vu le jour ? Des courants d’idée totalement indépendants, de l’une et de l’autre ont-ils existé à côté d’elles ou plutôt en opposition avec elles ? Soliman Al Haraïri, dont la vie et l’œuvre constituent l’objet de cette étude, pourrait être l’une des réponses à cette question. En effet, son nom apparait souvent dans les études les plus diverses sur les mouvances intellectuelles et ème politiques de la Tunisie du XIX siècle, côtoyant ceux du Général Khair-Eddine, du Cheikh Mahmoud Qababou, de Mohamed Beyram Al Khames et bien d’autres encore.
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